Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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samedi, 02 novembre 2013 12:39

Europe (7 inches)

Barbara Lenhoff est un sacré bout de femme, une boule de nerfs qui tant chez Peter Kernel que pour son projet solo, baptisé Camilla Spartsss, donne tout ce qu’elle a dans le ventre.

« Europe » constitue son troisième Ep. Un disque pour lequel elle a fait naturellement appel à son compagnon chez Peter Kernel, Aris Bassetti, pour la production et l’écriture. Quant au mastering, il a été confié à Simon Davey (Justice, Daft Punk, The Kills, …) Sur les deux titres de cet Ep, la Canadienne nous livre une electro-pop décomplexée aux accents noisy. Son phrasé est agressif et colle parfaitement à sa musique. Tant sur le titre maître, plus métallique que sur « This is Huge », tout au long duquel Mademoiselle Lenhoff montre les crocs.

Si ses trois premiers essais lui ont permis de se faire connaître au sein du petit monde indie, on attend de pied ferme le premier opus de Camilla Sparksss… 

 

lundi, 28 octobre 2013 02:00

Trop long et sans grand relief…

Fondé en 1995, Willard Grant Conspiracy ne compte plus que Robert Fisher comme membre permanent. Si au départ, son style est bien ancré dans le country/folk américain, WGC s’autorise régulièrement des incursions dans la pop, le psychédélisme et surtout le rock. Depuis 2002, Bob milite également au sein de The Transmissionary Six, en compagnie de Terri Moeller des Walkabouts, formation au sein de laquelle il tourne régulièrement. WGC se produisait ce soir au Botanique, pour défendre son dernier elpee, « Ghost Republic ». Il est vrai que le projet de Fischer ne rencontre pas un succès planétaire ; et pourtant, il est responsable de quelques long playings qui tiennent bien la route. Publié en 2006, « Let it roll » est ainsi un petit chef-d’œuvre. A contrario, ses essais sculptés dans l’americana manquent souvent de punch. Mais tout en préservant un paramètre : la qualité des lyrics. Et c’est sous un format dépouillé que WGC va nous livrer son set, dans une Rotonde qui compte une cinquantaine de spectateurs. Probablement des membres de son fan club… 

Physiquement, Robert Fisher ressemble à feu Carlos qui se serait laissé pousser la barbe et aurait troqué sa chemise à fleurs contre une veste en cuir. Sa carrure est impressionnante. Sur les planches, il est flanqué d’un violoniste. Le concert sera donc bien minimaliste. Les deux musiciens prennent place sur deux chaises placées au centre du podium. L’ambiance est détendue, tout le monde est assis sur les marches de la Rotonde. Ce n’est d’ailleurs pas plus mal, vu le climat au sein duquel nous allons être plongés…

Dès le premier morceau, le baryton de Fisher impressionne. Ténébreux, il résonne dans la Rotonde. Il est armé d’une gratte sèche et les interventions de son comparse au violon sont solides. En toile de fond, des projections défilent. Des images. Celles du désert de Mojave ou de villes étasuniennes abandonnées. Mais aussi des textes. Nous rappelant qu’après avoir séjourné quelques années à Boston, Robert est retourné vivre en Californie. De quoi permettre à l’auditoire de décoller. Une petite demi-heure cependant, pas plus. Car passé ce cap, l’attention des spectateurs se disperse et se rend compte que musicalement, Willard Grant Conspiracy tourne en rond. Si la voix du leader est irréprochable, son jeu de guitare est limité. Certes, pas besoin d’être un soliste de génie pour enflammer le public : mais trois accords, c’est tout de même un peu léger. En outre, au cours de sa prestation, jamais il ne haussera le ton. Pas la moindre bouffée d’excitation. Enfin, si en début de parcours, le jeu décousu et expérimental du violon bouleverse, trop rapidement l’effet de surprise s’estompe. Même le visuel se mord la queue. Au cours de l’heure et demie de spectacle (?!?!), les mêmes photos et les mêmes écrits seront projetés à 3 reprises. Pour rompre la monotonie du concert, on aura quand même droit à deux morceaux qui sortent du lot. Tout d’abord, lorsque le violoniste chante sa compo, pendant que Fisher exécute trois notes d’harmonica. Malheureusement, le songwriting n’est pas aussi brillant que celui de son partenaire. A cet instant nous avions quitté le désert, en nous imaginant autour d’un feu de camp, lors d’un camp scout. Le second a vraiment surpris tout le monde. Bob interprétant une compo a cappella. Et une telle performance dans la Rotonde, c’est classe !

Finalement, il est préférable d’écouter « Ghost republic » tranquillement chez soi, les paroles devant les yeux. Sa transposition en ‘live’ était trop longue, et manquait surtout de relief. Une petite déception !

(Organisation Botanique)

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:29

Stiff

Originaires de la Drôme, les membres de The Rippers sont avant tout des fans du punk-rock qui a sévi au cours de la deuxième moitié des 70’s et des 80’s. D’ailleurs, avant d’adopter ce patronyme, la formation française proposait comme répertoire des covers de Dead Kennedys, des adaptions qu’ils reprenaient dans les caves qu’on mettait à leur disposition. C’est en 2008, une fois le line-up fixé et le nom adopté, que The Rippers a choisi de se démarquer de ses idoles et de composer ses propres morceaux. Depuis sa création, le groupe a notamment ouvert pour Izia (NDR : oui, oui, la fille de Jacques Higelin) et accompli une mini tournée en Angleterre.

Intitulé « Stiff », leur album ne manque pas d’énergie. Il baigne d’ailleurs dans un climat gothico-punk respectueux de ses références. Malheureusement, le soufflé retombe un peu trop rapidement. Et malgré ce dynamisme, pour peu que l’on ne soit pas des grands fans du genre, on commence royalement à s’emmerder voir à se crisper face aux cris stridents féminins de la chanteuse Jill Strong.

Bref, pour l’originalité, on repassera. En fait, le band ne parvient jamais à nous entraîner dans l’univers malsain au sein duquel il est censé nous plonger. Pas assez punk. Pas assez gothique. Et les interventions électro saupoudrées à gauche et à droite ne sont pas de nature à améliorer la situation.

Bref, ce « Stiff » ne marquera certainement pas l’histoire du punk français. On est même loin du compte.

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:20

City, Same city

A cours des derniers mois, on ne peut pas dire que Bert Dockx se soit tourné les pouces. Entre la sortie du long playing de son nouveau groupe, Dans Dans, et celui-ci, l’Anversois a encore trouvé le temps de publier un nouvel elpee de Flying Horseman, quelques mois à peine après avoir gravé le second opus de cette formation. En peu de temps, le guitariste est devenu l’une des personnes à suivre de l’autre côté de la frontière linguistique. Et pour cause ! « City same city » pourrait tout simplement être plébiscité meilleur album belge de l’année. 

Divisé en deux parties (« City » et « Same City »), ce troisième essai confirme le talent des Anversois. Non seulement il est plus abouti, mais aussi plus accessible. Les longs passages instrumentaux qui grevaient « Wild Eyes » ont été abandonnés. Par contre, leur musique incorpore des sonorités africaines comme sur le morceau « City », des sonorités qu’il mélange au blues, au folk ainsi qu’au rock. Ténébreux, le climat est parfaitement entretenu par la voix caverneuse et la guitare de Bert Dockx. Il est même hanté, tour à tour, par les spectres de Nick Cave, Tom Waits, David Eugene Edwards (Wovenhand, 16 Horsepower) ou encore Michael Gira (Swans).

Au sein du paysage musical belge, Flying Horseman prend de plus en plus d’envergure. En publiant un tel album, il vient de gravir un échelon supplémentaire. On imagine mal ce qui pourrait maintenant l’empêcher de devenir incontournable.

 

Axel Monneau, alias Orval Carlos Sibelius, a publié un album qui a fait l’unanimité auprès de la critique. Intitulé « Super Forma », ce disque lui a permis de sortir de l’anonymat. Cependant, malgré la couverture de plusieurs magazines musicaux, la Rotonde, ce soir, était à moitié vide. Multi-instrumentiste, Orval (authentique trappiste belge !) Carlos (comme le terroriste), Sibelius (Jean de son prénom, ce Finlandais était un illustre compositeur de musique classique) est de nationalité française. Il est même parisien !  

En live, l’artiste est flanqué d’un groupe. Une jeune fille se charge des claviers. Derrière les fûts, siège un barbu. Probablement un Brésilien. C’est du moins ce que son nom laisse supposer. Le line up est complété par un bassiste et un tromboniste vêtu d’un costard. Et le compte y est. Quant à Alex Monneau, accoutré d’une chemise aux motifs ‘galactiques’ surprenants, reproduisant l’artwork du dernier opus, il se plante au centre. Il empoigne sa guitare et commence le set par un morceau instrumental de plusieurs minutes. Une introduction psychédélique qui monte en un long crescendo conclu par une ligne magistrale de trombone. Superbe ! Mais ces quelques minutes d’échauffement ne suffisent pas pour que le public daigne de lever. Il s’exécutera donc, à la demande des musicos. Dès que les spectateurs sont sur leurs deux jambes, le concert peut réellement commencer. On a alors droit à plusieurs morceaux du dernier album, dont le superbe « Desintegracao ». La formation maîtrise parfaitement son sujet ; les compos de ce récent elpee sont ainsi parfaitement interprétées. Les membres de la troupe n’ont vraiment pas la grosse tête. D’ailleurs, le leader de la troupe n’hésite pas à communiquer avec le public. Exemple, à la fin du concert, alors que la setlist est épuisée, Axel vient s’excuser devant le public, avouant qu’il n’avait plus rien en stock, à proposer. Pour se faire pardonner, le groupe réinterprète alors « Desintegracao », face à un auditoire satisfait de ce compromis.

Les autres disques d’Orval Carlos Sibellius ne seront pas pour autant, négligés. Mais les titres originellement sculptés dans le folk sont adaptés à la scène, pour embrasser une forme plus psychédélique. Si le résultat s’avère sympathique, il faut bien avouer que ceux issus de « Super Forma » sont de meilleure facture. Le set atteindra son apothéose en fin de parcours. Lors d’un « Good Remake » imprimé sur un même riff hypnotique et une nouvelle fois caractérisé par un crescendo d’une petite dizaine de minutes.

Orval Carlos Sibelius a confirmé tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Au cours de ce concert, sa formation nous a proposé un  cocktail de psyché/pop parfait et tout simplement incomparable. Seul bémol, un répertoire insuffisant. Une seule issue pour combler cette lacune : au travail !

(Organisation : Botanique)

 

jeudi, 17 octobre 2013 14:21

Rush for second place

A des années-lumière des valses de Strauss ou des chants tyroliens, cette formation autrichienne aurait pu naître au pays de l’Oncle Sam. D’ailleurs, leurs héros se nomment Bob Dylan, Townes Van Zandt ou encore Pete Seeger.

Pour concocter cet opus, elle s’est servie de tout l’attirail du parfait ‘folkeux’ : banjo, mandoline, violon et même une lap steel. Histoire de donner une coloration un peu plus personnelle à son expression sonore, le groupe y a ajouté des cuivres. Partagé en dix pistes, ce « Rush for second place » s’écoute d’une traite, et ce sans que, jamais, l’on ne jette un regard désapprobateur vers son lecteur. Et c’est peut-être là que le bât blesse ! Car après avoir écouté ce disque, on se rend compte qu’on n’a rien retenu. Que rien ne nous a vraiment marqué. Pas de mélodie qui accroche ou d’émotion qui nous traverse. La musique de Protestant Work Ethic est sympathique, mais n’a pas vraiment d’âme. Un peu à l’image de son chanteur. Il ne chante pas trop mal, mais on serait bien incapable, deux heures plus tard, de se rappeler la voix. Dispensable !

 

jeudi, 17 octobre 2013 14:13

Embracism

Personnage extraverti et torturé, Kirin J.Callinan n’est décidemment pas un artiste comme les autres. Actif durant ces dernières années au sein du groupe australien Mercy Arms, Callinan a préféré tout laisser tomber et se lancer dans une carrière solo. Il se déniche rapidement un label, et pas des moindres, pour l’accueillir, puisqu’il s’agit de Terrible Records, écurie fondée par Ethan Silverman et Chris Taylor (de Grizzly Bear).

Assez proche de Patrick Wolf aussi bien musicalement que dans l’attitude, l’Australien évolue dans un univers cependant plus glauque. C’est notamment le cas tout au long des claustrophobes « WIIW », « Come on USA » ou encore « Embracism ». Il n’hésite pas à se servir de claviers 80’s aux sonorités les plus singulières. Mais Callinan nous pond aussi des morceaux plus abordables voire même tempérés, aux mélodies facilement mémorisables, des chansons susceptibles d’évoquer David Bowie. A l’instar de « Victoria M. » ou « Chardonny Sean ».

Album attachant, « Embracism » sort quelque peu des sentiers battus. Il nous plonge au sein d’un monde inquiétant sorti de l’imaginaire de Callinan, un univers très personnel réminiscent du phénomène kitsch qui a marqué les 80’s. Pas pour rien qu’il adore se travestir. Jetez un œil (et une oreille) au clip « Victoria M », pour vous en convaincre… Et  c’est ici

 

 

jeudi, 17 octobre 2013 12:30

Kid is gone

Unwound est une formation américaine emblématique qui a sévi sur la scène noise, au cours des 90’s. Elle s’est séparée en 2002. Originaire d’Olympia (Washington), ce trio avait fait, à l’époque, les belles années du label Kill Rock Stars (NDR : écurie qui hébergeait alors également Elliot Smith ou encore les Bikini Kills). Grâce à un son brut, gras et spasmodique, Unwound est parvenu à inscrire son nom, en lettres d’or, dans l’histoire du rock. Leur musique a marqué une génération et influencé de nombreux groupes, tels que Chokebore.

Y aurait-t-il un anniversaire à fêter ou alors des caisses à renflouer ? La question mérite d’être posée. Une chose est sûre, cette compile réunit trente-quatre morceaux, enregistrés avant 1993, soit avant la sortie de leur premier elpee paru chez Kill Rock Stars, « Fake Train ». Si moralement, on peut douter des motivations qui ont poussé la publication de ces ‘fonds de tiroir’, « Kid is gone » devrait ravir les fans du groupe. Car si la qualité de l’enregistrement n’est pas au rendez-vous, ces morceaux préludent le règne d’Unwound. Le trio se défonce comme des forcenés pendant que Justin Troster hurle à se déchirer les cordes vocales. Les riffs de guitares sont à la fois brutaux et mélodiques. Un cocktail corrosif dont les sonorités ‘grunge’ préludent la naissance du mouvement hardcore. Sur « Awkward », morceau qui clôt cet elpee, on peut entendre une bande radio au cours de laquelle les deux commentatrices restent bouche bée, après la claque sonore qu’elles viennent de se prendre. Cet instant résume à lui seul le phénomène Unwound qui allait alors s’abattre sur la scène noise américaine.

 

dimanche, 06 octobre 2013 03:00

Audacieux !

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

dimanche, 06 octobre 2013 03:00

Epatant !

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

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