Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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dEUS - 19/03/2026
Stereolab
Béber

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mercredi, 29 mai 2013 12:48

Tennis

Deux ans après avoir gravé « La Chaleur », les déjantés de Papaye sont de retour. Leur math-rock est toujours aussi excentrique. En observant l’image reproduite sur la pochette, on en a la quasi-certitude. Faut dire que les chemises hawaiiennes sont toujours autant de mauvais goût. JB (batteur, Pneu), Mric (guitare, Room 204) et Frank (guitare, Kommandant Kobra) reviennent gonflés à bloc, mais sans jamais se départir de leur sens de l’humour. Plusieurs titres de l’elpee en témoignent : « Non mais vraiment j’taime j’te jure », « Long Long Island » ou encore « Super, marcher ! »

Peu de changement dans l’expression sonore de Papaye sur ce « Tennis ». Pas tellement étonnant, puisqu’on retrouve, derrière les manettes, Miguel Constatino qui a notamment travaillé en compagnie de Room 204, Passe Montagne, Marvin ou encore La Terre Tremble. Une nouvelle fois, le trio conjugue habilement son math-rock impressionnant de maîtrise aux bribes de mélodies. Et le résultat est aussi coloré que jouissif. Treize morceaux en 23 minutes : on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Papaye a quand même décidé d’introduire du chant sur « Grapes ». Et c’est nouveau ! Un aspect que le combo aurait peut-être intérêt à creuser…

A l’instar de Marvin, Pneu et Electric Electric, Papaye incarne la quintessence du math rock hexagonal, une scène indépendante dont on ne se lasse pas…

 

Trois années se sont écoulées depuis la sortie de « Halycon Digest », un remarquable album qui avait propulsé Deerhunter au faîte du mouvement noise indépendant. Pendant ce long break, les musicos ne se sont cependant pas tourné les pouces, puisqu’ils ont développé leurs propres projets, à l’instar de Bradford Cox chez Atlas Sound ou de Lockett Pundt pour Lotus Plaza. C’est donc afin de défendre son nouvel elpee, « Monomania », que la formation étasunienne (NDR : elle est issue d’Atlanta) était venue se produire, ce lundi 20 mai, à l’Ancienne Belgique. Dans ses valises, elle a emmené His Clancyness, pour assurer la première partie.

Leader d’A Classic Education, Jonathan Clancy est canadien d’origine italienne. L’an dernier, il avait publié « Alway Mist Revisited », un essai paru à l’origine sous forme de cassette et réédité après remasterisation, mais enrichi de 7 nouvelles plages. Début 2013, il a terminé l’enregistrement d’un nouvel opus, enregistré à Detroit, sous la houlette de Chris Koltay (Atlas Sound, Liars, Akron/Family). Prévue pour cet automne, sa sortie a été précédée par celle d'un Ep. Sur les planches, il est soutenu par un batteur, un bassiste et une claviériste. Le combo ouvre les hostilités vers 20h00. Pendant une bonne trentaine de minutes, His Clancyness va dispenser un psyché-pop-rock d’excellente facture (voir section photos ici ). Une mise en bouche idéale avant de passer au plat consistant.

Après une demi-heure de pause, les musicos de Deerhunter débarquent sur fond sonore jazzyfiant. La salle est loin d’être remplie ; mais perso, j’estime que moins de monde se traduit pas plus d’espace et donc de confort pour le spectateur. Au centre, on reconnaît immédiatement la silhouette squelettique de Bradfort Cox ainsi que la tignasse de Lockett Pundt. Le morceau d’introduction plante le décor. A coups d’envolés de grattes, Deerhunter va nous balancer un set dense et psychédélique. Il faudra d’ailleurs attendre 10 bonnes minutes avant d’entendre, pour la première fois, la voix de Cox. Les guitares crissent, les larsens fusent. Résultat des courses, le public non non-averti file à l’anglaise. Le tracklisting puise au sein de toute la discographie de la formation. Bradford Cox et Lockett Pundt alternent au chant. Ce dernier pose sa voix sur les compos les plus atmosphériques, à l’instar du titre maître du dernier opus. Son acolyte se réserve le micro pour les morceaux davantage noise et n’hésite pas à pousser sa voix, au risque de se déchirer les cordes vocales. L’atmosphère qui règne sur l’estrade est plus que tamisée ; d’ailleurs, vu la disposition des jeux de lumières, on ne verra jamais distinctement la tête des musiciens. Par contre, nos tympans sont soumis à rude épreuve, même si l’effort en vaut la peine. Faut dire que le bruit est très mélodique. A mi-concert, le climat s’apaise quelque peu. Les Yankees puisent dans leur répertoire plus rythmé et allègre ; notamment, en interprétant « T.H.M » et « Back to the Middle ». Vers 22 heures, le band vide les lieux, dans un vacarme électrique étourdissant. Pour y revenir quelques minutes plus tard, afin d’accorder un rappel de quelques titres, dont une version sublime de « Cover Me ».

Exceptionnel, ce set a mis en scène un groupe qui marche allègrement sur les traces des mythiques Sonic Youth. Et puis, pour une fois qu’un line up ne compte pas de claviériste… Bref, ce soir, Deerhunter nous a plongés dans un rêve psychédélique chargé d’intensité et de puissance, même si pour y parvenir, il a pris nos tympans en otage… (voir section photos ici )

(Organisation Ancienne Belgique)

 

 

mercredi, 22 mai 2013 18:57

Murderology (Ep)

L’histoire de Yard of Blondes débute, il y a quelques années, dans la Cité des Anges. Fanny Hill et Vincent Jacob se rencontrent. Ils sont tous deux français, mais exilés à L.A. Ils décident de fonder Yard of Blondes. Au départ, le duo privilégie les complaintes trempées dans le folk. Le stoner rock, il y viendra plus tard. Après avoir écumé la plupart des salles de la ville californienne, le couple décide de sortir une démo éponyme. C’était il y a déjà deux ans. Et de publier deux Eps en 2013. D’abord « Postcard From Joshua Tree », puis ce « Murderology ». En prenant soin d’élargir le line up du combo. Soit trois nouveaux musicos, deux Américains et un Français, qui se consacrent à la guitare, la basse et la batterie. C’est donc sous la forme d’un véritable groupe que YoB a pris la direction des studios Firewater, pour réaliser ce dernier essai.

Sur papier, l’idée a de quoi en jeter. Pensez-donc, baigner dans la même ambiance qui a permis à Kyuss et Queens of the Stone Age d’accoucher d’albums mythiques, il y a de quoi attraper le gros cou. En outre, l’ex-leader de Biohazard, Billy Grazidei, est venu apporter toute son expérience derrière la console…

Malheureusement, le plumage ne vaut pas le ramage. On a l’impression que la formation ne parvient pas à définir son style. Entre stoner et pop-rock, Yard of Blonde a décidé de ne pas trancher. Le résultat aurait pu naître d’un bon compromis, mais les quatre plages tirent un peu dans toutes les directions. On a l’impression que l’expression sonore n’a aucune ligne de conduite ; et du coup on ne parvient pas à comprendre où YoB veut nous entraîner… 

Comme quoi il ne suffit pas de mettre tous les atouts dans son jeu pour faire la différence…

 

mercredi, 22 mai 2013 18:51

The silent cry (Ep)

Chris Burda et Martin Grimm sont de retour, un an seulement après avoir gravé leur album « Fragments Of A Prayer ». Les deux artistes allemands enchaînent brillamment les enregistrements. Et ils se multiplient ! Depuis 2008, année de la naissance de Collapse Under The Empire, on ne compte plus la publication d’albums, de maxis ou encore de splits Ep’s. Il est vrai que le duo hambourgeois a fondé son propre label. Ce qui explique sans doute cette situation…

Quoiqu’il en soit, si le groupe ne jouit pas encore d’une grande notoriété chez nous, il faut reconnaître que leur post-rock électronique tient la route. Au début de leur courte carrière, on  comparait leur musique (et à juste titre) à celle de la formation anglaise 65daysofstatics. Depuis que le combo insulaire a coulé dans les tréfonds de la techno de mauvais goût, ce n’est plus du tout le cas. CUTE n’a pas changé de cap et pourrait même remplacer le band de Sheffield dans le cœur des aficionados du style.

Son nouvel Ep répond au titre sympathique de « The Silent Cry ». Le tandem teuton continue de superposer en couches, rythmes électroniques et riffs de guitares tantôt explosifs, tantôt mélodiques pour élaborer son post rock. Il possède, en outre, une sacrée maîtrise dans l’art du crescendo ainsi qu’un talent certain pour soigner le sens mélodique. Petit changement quand même, la présence plus marquée du piano. « Shut off the lights », titre empreint de romantisme bien germanique, et la marche funèbre « Stjarna », compo signée Martin L.Gore (Depeche Mode), en sont les plus belles illustrations. Manifestement, le combo a de solides relations.

Les mauvaises langues pourraient leur reprocher un manque de prise de risques. Pour l’instant, CUTE cherche avant tout à maîtriser son sujet. Il est devenu une valeur sûre. L’évolution sera sans doute plus progressive. D’autant que le duo ne compte que 5 années d’existence. On espère cependant, qu’il se produira bientôt près de chez nous, histoire de voir ce qu’il a dans le ventre, en live…

 

mercredi, 22 mai 2013 18:34

No selfish heart

Derrière le pseudonyme de Rick Redbeard, se cache l’Ecossais Rick Anthony. Pas un inconnu, puisque le barbu est également le leader de The Phantom Band. Le temps d’un album, il a donc décidé de mettre son groupe entre parenthèses. Un album sur lequel il calme le jeu et troque les réjouissances psyché-rock contre un paisible folk minimaliste.

Une pause carrière que l’on peut déjà annoncer comme réussie. Car, en effet, « No Selfish Heart » est un opus clairement abouti. Il faut dire que l’Ecossais a mis huit ans pour accoucher de ce disque. En observant l’illustration de la pochette, on se doute que l’univers sonore de Rick Redbeard sera serein. La voix de Rick est magistrale. L’instrumentation est 100% naturelle : sèche, xylophone, violon et piano. Tel un barde, il nous plonge dans son univers bucolique, pour mieux exprimer ses sentiments empreints de poésie. On se croirait au beau milieu des Highlands. La classe !

En dix morceaux, on est convaincu et, on en redemande ! Personnellement, j’épinglerai tout particulièrement « Any Way I Can » ainsi que « Now We’re Dancing ». Deux morceaux sur lesquels Rick Redbeard hausse le ton. Tout simplement magnifique !

 

Quoiqu’expérimentales, les trois formations qui vont se succéder ce soir, au Grand Mix de Tourcoing, jouissent toutes d’une certaine notoriété sur la scène indie. En l’occurrence Valleys, PVT et Suuns. Valleys et Suuns sont des groupes issus de Montréal. Le premier est un trio qui a publié l’album « Are You Going To Stand There And Talk Weird All Night ? », fin avril. Le second, un quatuor, dont l’elpee « Images du futur » est paru en mars. Quant à PVT, c’est un autre trio, mais australien. Il a gravé « Homosapien », en février dernier. Et tous sont venus défendre leur dernier opus.     

Valleys ouvre le bal vers 20h30. Il est réduit à un duo. Soit un guitariste chevelu et une claviériste. Le public est plus que clairsemé. Le couple nous propose une musique éthérée oscillant entre dream-pop et shoegaze. A la croisée des chemins de The Beach House et de The XX, si vous préférez. De quoi tenir normalement un public en haleine. Le set dure une demi-heure. Malgré l’indifférence manifestée par l’auditoire, le duo canadien, n’a pas à rougir de sa prestation.

Après une brève pause, au cours de laquelle les spectateurs ont à peine le temps de prendre l’air et se déshydrater, PVT monte sur l’estrade. Il est près de 21h00. Cette fois, l’assistance semble plus intéressée et s’approche du podium, afin de ne rien manquer du concert. Faut dire que le trio aussie, répondant autrefois au nom de Pivot, a déjà pondu quatre elpees. Et que son dernier marque un changement radical de style, davantage orienté électro-pop. Après avoir transité par le post rock et l’électro-math-rock, on peut affirmer que le band est en constante évolution. Le drummer s’installe derrière ses fûts, le bidouilleur, ses machines, et le bassiste, son clavier, au centre de la scène.  

Le set va durer une bonne heure. Un laps de temps au cours duquel PVT va enchaîner les morceaux de main de maître, en retranscrivant parfaitement les sonorités dispensées sur sib dernier long playing. La voix de Richard Pike est impeccable. Instrumentalement, la prestation est tout simplement remarquable. Et les jeux de lumières sont judicieusement utilisés pour rendre le show plus vivant. Ravi, le public savoure ces moments, d’autant plus que le combo a le bon goût d’intégrer des titres issus de leurs derniers elpees, dans leur tracklisting. A l’instar, de l’excellent « Windows », certainement le clou du spectacle.

Avant d’assister à la prestation de Suuns, la soirée est de toute manière, déjà réussie. Leur premier long playing, « Zeroes QC », était paru, en 2010. Après avoir sorti un vinyle intitulé « Bambi b/w Red Song », l’année suivante, il vient donc de publier son nouvel opus. Et cet « Images du futur » a fait l’unanimité auprès de la presse spécialisée. Leur set débute à 22h précises. Le quatuor canadien a la pression sur les épaules, vu la prestation de PVT ; même si les deux groupes ne s’expriment pas dans le même registre. Psyché/rock, la musique de Suuns est de forme plus classique. Le jeu de scène est plus dépouillé que celui de PVT. L’expression sonore est dense, intense, mais le band maîtrise assez bien son sujet, même ses nouvelles compos. Le concert tient la route, mais personnellement j’éprouve des difficultés à me libérer de la claque prise, une heure plus tôt. En fait, il aurait peut-être été judicieux d’inverser l’ordre de passage des deux derniers groupes. Néanmoins, les 90 minutes pendant lesquelles le chanteur, Ben Shemie, se trémoussera sur les planches, va passer assez vite. Une belle preuve que le set n’était certainement pas ennuyeux. Suuns achève sa prestation par une reprise ; en l’occurrence « Le Goudron » de Brigitte Fontaine. Parfait pour clôturer une affiche réussie, programmant des formations aux profils différents, mais finalement complémentaires…

(Organisation Grand Mix)

 

Quoiqu’expérimentales, les trois formations qui vont se succéder ce soir, au Grand Mix de Tourcoing, jouissent toutes d’une certaine notoriété sur la scène indie. En l’occurrence Valleys, PVT et Suuns. Valleys et Suuns sont des groupes issus de Montréal. Le premier est un trio qui a publié l’album « Are You Going To Stand There And Talk Weird All Night ? », fin avril. Le second, un quatuor, dont l’elpee « Images du futur » est paru en mars. Quant à PVT, c’est un autre trio, mais australien. Il a gravé « Homosapien », en février dernier. Et tous sont venus défendre leur dernier opus.     

Valleys ouvre le bal vers 20h30. Il est réduit à un duo. Soit un guitariste chevelu et une claviériste. Le public est plus que clairsemé. Le couple nous propose une musique éthérée oscillant entre dream-pop et shoegaze. A la croisée des chemins de The Beach House et de The XX, si vous préférez. De quoi tenir normalement un public en haleine. Le set dure une demi-heure. Malgré l’indifférence manifestée par l’auditoire, le duo canadien, n’a pas à rougir de sa prestation.

Après une brève pause, au cours de laquelle les spectateurs ont à peine le temps de prendre l’air et se déshydrater, PVT monte sur l’estrade. Il est près de 21h00. Cette fois, l’assistance semble plus intéressée et s’approche du podium, afin de ne rien manquer du concert. Faut dire que le trio aussie, répondant autrefois au nom de Pivot, a déjà pondu quatre elpees. Et que son dernier marque un changement radical de style, davantage orienté électro-pop. Après avoir transité par le post rock et l’électro-math-rock, on peut affirmer que le band est en constante évolution. Le drummer s’installe derrière ses fûts, le bidouilleur, ses machines, et le bassiste, son clavier, au centre de la scène.  

Le set va durer une bonne heure. Un laps de temps au cours duquel PVT va enchaîner les morceaux de main de maître, en retranscrivant parfaitement les sonorités dispensées sur sib dernier long playing. La voix de Richard Pike est impeccable. Instrumentalement, la prestation est tout simplement remarquable. Et les jeux de lumières sont judicieusement utilisés pour rendre le show plus vivant. Ravi, le public savoure ces moments, d’autant plus que le combo a le bon goût d’intégrer des titres issus de leurs derniers elpees, dans leur tracklisting. A l’instar, de l’excellent « Windows », certainement le clou du spectacle.

Avant d’assister à la prestation de Suuns, la soirée est de toute manière, déjà réussie. Leur premier long playing, « Zeroes QC », était paru, en 2010. Après avoir sorti un vinyle intitulé « Bambi b/w Red Song », l’année suivante, il vient donc de publier son nouvel opus. Et cet « Images du futur » a fait l’unanimité auprès de la presse spécialisée. Leur set débute à 22h précises. Le quatuor canadien a la pression sur les épaules, vu la prestation de PVT ; même si les deux groupes ne s’expriment pas dans le même registre. Psyché/rock, la musique de Suuns est de forme plus classique. Le jeu de scène est plus dépouillé que celui de PVT. L’expression sonore est dense, intense, mais le band maîtrise assez bien son sujet, même ses nouvelles compos. Le concert tient la route, mais personnellement j’éprouve des difficultés à me libérer de la claque prise, une heure plus tôt. En fait, il aurait peut-être été judicieux d’inverser l’ordre de passage des deux derniers groupes. Néanmoins, les 90 minutes pendant lesquelles le chanteur, Ben Shemie, se trémoussera sur les planches, va passer assez vite. Une belle preuve que le set n’était certainement pas ennuyeux. Suuns achève sa prestation par une reprise ; en l’occurrence « Le Goudron » de Brigitte Fontaine. Parfait pour clôturer une affiche réussie, programmant des formations aux profils différents, mais finalement complémentaires…

(Organisation Grand Mix)

 

vendredi, 10 mai 2013 20:25

Rivonia

A l’origine, Dear Reader réunissait Darryl Torr et Cherilyn MacNeil. Le premier est parti, laissant tout l’espace à la Sud-africaine, qui s’est établie à Berlin. Et après avoir écouté cet opus, on se rend compte que ce départ est plutôt heureux. Ou si vous préférez, il n’y avait pas de place pour deux personnes au sein de ce projet. « Rivonia » constitue le 4ème elpee de Dear River. Débordant d’idées, MacNeil y construit son propre univers sonore. Un univers coloré et fantastique, peuplé de farfadets et de créatures en tout genre. « Man of the Book » en est certainement la plus belle illustration.

Pour enregistrer cet elpee, la Berlinoise d’adoption a reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Idéal pour développer son lyrisme. Les musicos se relaient naturellement. Piano, cuivres, violon et autres instruments débarquent à tour de rôle, sans jamais se marcher sur les pieds. Toute une structure qui permet à Cherilyn de poser sa voix légèrement nasillarde, un peu comme Joanna Newsom. Une voix constamment enrobée de chœurs. A cappella, « Victory » illustre parfaitement cette synergie. Parfois les plages frisent la grandiloquence, mais sans jamais tomber dans le mauvais goût.

Périple agréable, multicolore, « Rivonia » est une œuvre qui ressource. Une aventure que l’on se plairait volontiers à recommencer. Certains songwriters feraient bien de s’inspirer de la créativité de Dear Reader…

 

vendredi, 10 mai 2013 20:19

You're nothing

Il y a deux ans une vague de violence et de fureur inondait nos conduits auditifs pour y meurtrir nos tympans. Les auteurs de ce méfait ? Quatre ados issus du Danemark. Lors de la sortie de « New Brigade », ils n’ont pas 20 ans, mais bien de sacrées bonnes idées. Leur style ? Un punk/noise frénétique sur lequel vient se poser une voix ténébreuse, proche de feu Ian Curtis…

Deux années plus tard, le combo a gagné en maturité. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à pratiquer une musique sauvage. Et sur les planches, les musicos sont particulièrement déchaînés. Il suffit de feuilleter le booklet pour s’en convaincre.

« You’re Nothing » s’inscrit dans la droite lignée du précédent elpee. Le chant oscille entre désinvolture et rage. Difficile d’imaginer le chanteur, les cordes vocales saines et sauves, en fin de set. Les guitares sont bien métalliques, crades et violentes. Les douze morceaux de l’opus ne dépassent pas les trois minutes et y concentrent une énergie punk aussi puissante que dévastatrice. Si vous avez apprécié « New Brigade », vous adorerez « You’re Nothing ». Il est de la même trempe. Une œuvre particulièrement jouissive et propice au défoulement. Et pourtant, le spectre de Curtis (Joy Division) y plane encore et toujours…

 

jeudi, 02 mai 2013 18:04

Bubby Tone 2

Depuis sa plus tendre enfance, Otti Albietz bourlingue à travers l’Europe. Natif de Malaga, cet Espagnol a quand même décidé de poser son balluchon, un peu plus longtemps, en Angleterre. A Londres, très exactement. C’était en 2005. Pendant plusieurs années, il va militer au sein de divers groupes, comme chanteur. Mais en 2009, il décide de voler de ses propres ailes. Idéal pour développer ses propres idées. Ainsi, un premier opus paraît en 2011. Autoproduit, il est publié chez Big Village Records. Ce qui va l’entraîner, de nouveau, à sillonner le Vieux Continent…

Deux ans plus tard, il faut reconnaître qu’Otti Albietz a acquis une certaine notoriété. Et pour cause, non seulement il a signé sur le label BBE (Bilal, Aaron,…), mais son second elpee, sobrement intitulé « Bubby Tone II », a bénéficié du concours d’Harvey Summers à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne notamment des collaborations auprès de Mumm Ra et Paul MacCartney. Rien que ça !

Otti pratique une forme de folk légèrement teintée de soul. Le songwriter est uniquement accompagné de sa sèche. Découpé en 12 pistes, « Bubby Tone 2 » évoque tour à tour Bowerbirds (« Amazing Life », « Tell Them I Was Here »), à cause des chœurs, mais aussi Tunng, notamment lorsque l’artiste a recours aux boucles. Le climat de l’opus est paisible. Les arrangements sont minimalistes. Albietz possède une voix chaude, mais susceptible de monter facilement dans les aigus. Une voix qui colle parfaitement aux compos légères et empreintes d’une grande simplicité, mais qui font mouche à chaque coup.

Une excellente découverte qu’on ne manquera pas de suivre à la trace…

 

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