La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Jon Spencer
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Chroniques

Bad Religion

Age of unreason

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Bad Religion comptera, l’an prochain, 40 années d’existence, même si le groupe s’est séparé pendant une grosse année, après 1985. « Age of unreason » constitue son dix-septième elpee, un disque mis en boîte à Sunset Sound. Peu de surprise sur l’opus du combo californien, puisqu’il nous y propose son sempiternel punk/rock frénétique, souligné de superbes harmonies vocales, tout en continuant à véhiculer des messages engagés. A l’instar de « Candidate », radicalement anti-Trump. Riffs de guitare menaçants, thrash et solos bien sentis, parfois glorieux, servent de carburant à des compos souvent accrocheuses et aux refrains hymniques. Trois exceptions qui confirment la règle : les rock bien dansants et accrocheurs Down fall » et « Big Black dog » ainsi que le titre maître, une plage quelque peu bridée dans le tempo, mais conflictuelle dans le message. Ce qui n’est pas neuf dans la bouche du chanteur, Graffin…

Versing

10 000

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Issu de Seattle, ce quatuor avait intitulé son premier elpee « Nirvana », un disque paru en 2017. Maintenant, si sa musique recèle quelques trace grungy, elle s’inspire surtout de la musique alt ou indie rock, mais également lo-fi, shoegaze et post punk des 90’s ; et aussi bien issue des States que de l’Albion. Depuis Sonic Youth circa « Daydream Nation » à My Bloody Valentine, en passant par Pavement et Wire. Inévitablement, les guitares tirent leur épingle du jeu sur les 13 pistes de cet opus. Tour à tour tintinnabulantes, geignardes, plaquées, arides, staccato, acérées ou dissonantes, elles alimentent des compos imprimées sur un tempo hypnotique et aux mélodies soignées, parfois sinusoïdales… Enfin, la voix de Salas, responsable de textes socio-politiques engagés, mais ironiques, voire humoristiques, est plutôt proche de celle de Thurston Moore, alors que les chœurs évoquent plutôt la bande à Colin Newman. Excellent !

Deflore + Jaz Coleman

Party in the chaos (Ep)

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Lors d’un concert de Kiling Joke en Italie, le duo transalpin Delfore se produisait en supporting act. Séduit par le set de Christian Ceccarelli et Emiliano Di Lodovico, Jaz Coleman a alors envisagé une collaboration. Qui s’est donc soldée par la sortie de cet Ep, « Deflore in the chaos ». Découpé en trois pistes, ce disque nous réserve un morceau instrumental de plus de 8 minutes intitulé « Sunset in the West », une plage cinématographique, qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de la B.O. d’‘Orange mécanique’ et des débuts d’Orbital. Tramée sur une mélodie jouée au piano, elle alterne passages atmosphériques et sonorités de guitares thrash, voire indus. Des riffs qu’on retrouve sur le titre maître ainsi que « Transhuman world ». Sur le premier, la voix de Coleman plane au-dessus de l’expression sonore mêlant synthés, piano, basse, batterie et guitare électrique, une compo hypnotique qui libère un fameux groove. Menaçant, tribal et mystique, le second se distingue par le vocal syncopé et incantatoire de Jaz. Finalement deux morceaux qui auraient bien pu figurer sur l’album « Pandemonium » de Killing Joke. Excellent !

Bill Pritchard

Midland Lullabies

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Incarnation même du ‘secret bien gardé’ –qui possède néanmoins une solide base d’aficionados… en France !– le discret Bill Pritchard ‘is back’, en publiant « Midland Lullabies », un opus qui succède au magnifique « Mother Town Hall », paru en 2016. Sorte de ‘crooner du pauvre’, cet Anglais pétri de talent et lettré –que l’on a connu aux côtés de Daniel Darc– nous conte la tragédie de ‘Iolanda’, une héroïne parisienne, à travers les rues de la capitale hexagonale (« Lullaby »), lorsqu’il n’aborde pas les aventures de « Garibaldi » ou ne succombe pas aux tentations bruxelloises (« The Last Temptation of Brussels »). En tirant parti de somptueux violons, de notes de piano évanescentes et de cordes discrètes, il tisse des chansons pop parfaites qu’il interprète d’une voix veloutée, tout en marchant sur les traces de Ray Davies. Rien de moins !

Peter Doherty

Pete Doherty & The Puta Madres

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Pete Doherty a donc enregistré son dernier album pendant quatre jours, dans un village de pêcheurs d’Etretat, en Normandie, flanqué du guitariste Jack Jones (Trampolene), de la violoniste Miki Beavis, de la claviériste Katia De Vidas, du bassiste Miggles et du drummer Rafa, backing group qu’il a baptisé (!?!?) The Puta Madres. L’opus est partagé en deux parties. Et la première est certainement la plus intéressante, violon allègre ou langoureux, claviers légèrement psychédéliques et cordes de guitare savoureusement discordantes nourrissant de jolies mélodies, sur laquelle se pose la voix insaisissable de Pete, voix qui évoque de plus en plus souvent celle de Steve Harley (Cockney Rebel). Le band s’attaque même à une cover du « Ride into the sun » de Velvet Underground, renommée pour la circonstance « Someone else to be », tout en adressant un clin d’œil à Oasis.

Le second volet nous réserve des pistes davantage maniérées et déstructurées. Hormis le final « Punk Buck Bonafide », un blues dépouillé limité à la sèche et à une voix essentiellement déclamatoire, ainsi que l’entraînant « Shoreleave », balisé par une jolie ligne de basse, le reste oscille entre cabaret, jazz, ragtime, lo-fi et folk celtique, sans jamais vraiment trouver sa voie, même si les plages croisent régulièrement les interventions au violon de Miki, qui apportent, quand même, davantage de profondeur et de feeling aux compos…

Motorpsycho

The crucible

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On avait déjà pu s’en rendre compte lors de la sortie du précédent opus, « Here be the monsters », mais Motorpsycho s’enfonce de plus en plus dans le prog/rock. Premier indice, l’album ne compte que trois plages, dont le titre maître va au-delà des 20 minutes et puise ses références tour à tour chez King Crimson, Yes (ces harmonies vocales !), Gentle Giant, Grateful Dead et Tool. Notamment. Entre envolées orchestrales majestueuses produites par le mellotron, passages complexes accentués par le drumming de Thomas Jämyr, et riffs de guitare thrash (Metallica ?), « Psychotzar » est émaillé de plusieurs solos de gratte, alors que « Lux aeterna » nous entraîne dans un univers proche d’« In the wake of Poseidon » du Roi Pourpre. Un cheminement labyrinthique au cœur duquel l’intensité atteint son paroxysme, dans l’esprit du « Pawn hearts » de Vader Graaf Genrator, mais en si on y ajoute de la guitare. Un véritable creuset !

The Staches

This Lake is Pointless

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« Placid faces », le précédent elpee de ce quatuor helvète, remonte à 2016. Un disque sculpté dans un punk/rock lo-fi particulièrement emballant. Il vient donc de publier son troisième album.

« This lake is pointless » s’inscrit dans la même lignée. Une chose est sûre, le combo genevois (NDR : l’artwork de la pochette est représentée par son lac) ne s’est pas assagi. Et c’est tant mieux ! Emmené par une Lisa Sutter à la voix tour à tour énervée ou désabusée, parfois soutenue de chœurs, The Staches se plaît à casser les rythmes ou à poser des notes de clavier dissonantes. L’esprit punk flotte au-dessus des treize plages de cet opus, qui dépassent rarement les deux minutes. Si les esprits critiques risquent de taxer l’expression sonore d’un peu trop minimaliste, abandonner cette philosophie reviendrait à perdre le charme et son instantanéité…

Ivan & The Parazol

Exotic Post Traumatic

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Ivan Vitaris est le leader de cette formation budapestoise qui jouit d’une certaine notoriété dans son pays. Elle a déjà accompli plusieurs tournées hors de ses terres et s’est même produite aux Etats-Unis. Mais son plus grand coup d’éclat a été commis dans le cadre du Sziget festival, il y a quelques années. Malheureusement, il faut bien avouer que ses origines restent sa seule singularité… D’ailleurs, les formations hongroises ne courent pas les rues.

Ivan & The Parazol puise son inspiration dans le classic rock des 60’s et 70’s. Mais “Exotic Post Traumatic” manque cruellement de ces fameux coups d’éclat. Aucune étincelle ne vient booster les dix morceaux de cet album. Si certains titres méritent qu’on y tende l’oreille, d’autres, par contre, paraissent déjà datés ; et tout particulièrement ”What I’ve been Through”. A ranger dans le tiroir à l’oubli…

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