L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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King Tuff

The Other

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King Tuff (NDR : également impliqué chez The Muggers) pourrait être le neveu de Ty Segall, tant le Californien l’apprécie. Les deux musiciens collaborent d’ailleurs régulièrement au sein de leurs différents projets. Kyle Thomas (NDR : c’est son vrai nom) est sans doute plus loufoque et sa musique un peu plus pop. Mais il est aussi doué que celui qui le chaperonne. Sa musique navigue au cœur d’une galaxie décalée depuis maintenant 4 réjouissants albums de moins en moins ouvertement lo-fi. « The Other’, King Tuff » s’ouvre d’ailleurs aux influences ouvertement glam et se frotte à de réjouissants claviers 80’s ! Le roi du Tuff s’autorise tout : la basse hypnotique et le saxo de « Raindrop Blue » répond aux effluves psyché du judicieusement intitulé « Psycho Star » tandis qu’« Ultraviolet » s’autorise un beau riff bluesy. Vu ces nouvelles ambitions qui lui ouvrent de nouveaux horizons, on ne peut que souhaiter une longue vie au King Tuff ! « The Other » constitue le ‘feel good’ album du mois…

 

Air Waves

Warrior

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Trois années après avoir gravé son deuxième opus (« Parting Glances »), Nicole Schneit, aka Air Waves, nous propose son nouvel album. Intitulé « Warrior », il est paru sur l’excellent label Western Vinyl ». Le titre et l’artwork de cet essai illustrent parfaitement la philosophie prônée par l’Américaine basée à Brooklyn. Tout au long des onze morceaux qui jonchent « Warrior », elle relate ses différents combats. Celui mené pour la tolérance vis-à-vis de la communauté queer à laquelle elle appartient, de sa mère contre la maladie ou encore contre la présidence de Donald Trump…

Portées par sa voix androgyne, ses mélodies sont captivantes mais complexes. Outre la qualité de ses compos destinées à répercuter ses émotions à travers la musique, la songwritrice a bénéficié du concours de quelques excellents collaborateurs, dont John Taveniere, producteur et guitariste de Woods, derrière les manettes, ou encore Kevin Morby, aux chœurs, sur le titre electro-pop-rock éponyme. Des compositions indie/folk à l’instrumentation riche. A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « Home », une plage colorée de cuivres. Ce qui n’empêche pas Nicole de libérer toute sa sensibilité, en ne se servant que d’une simple gratte électrique. Comme sur « Sky » et « Hold on Hope », deux pistes qui montent en intensité grâce à leurs longs crescendos…

D’excellente facture, « Warrior » nécessite cependant plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Des lectures qui permettront, progressivement, de révéler la richesse des douze morceaux et de s’immerger totalement dans l’univers d’Air Waves...

 

Stuart A. Staples

Arrhythmia

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Lorsque Stuart A. Staples prend provisoirement congé de ses Tindersticks, c’est pour emprunter d’intéressants chemins de traverse. Et il le démontre tout au long d’« Arrhythmia », son second album solo en… 13 ans ! L’élégant dandy anglais ose tout ce qu’il veut sur ce nouveau chapitre personnel. Depuis les 30 minutes de musique ‘ambient’ et post-rock dispensées tout au long de « Music For A Year In Small Paintings », un morceau qui accompagne les expositions de peintures de son épouse Suzanne Osborne, aux plages vaporeuses (« Memories of Love ») lorgnant vers l’univers de Mark Hollis (Talk Talk) en passant par des pistes truffées de moments de silence significatifs si chers à Scott Walker (le dissonant « Step Into The Grey »). Le tout enrichi par la voix veloutée du vétéran british. Les fans adoreront ces aventures sonores classieuses, cinématographiques et singulières ; les autres auront besoin de temps pour les apprécier mais pourraient en être grandement remerciés, s’ils prennent la peine de s’en imprégner…

 

Serpentwithfeet

Soil

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Derrière le patronyme Serpentwithfeet se cache Josiah Wise, un Américain originaire de Baltimore, dans le Maryland. Après avoir effectué un court passage par le Conservatoire duquel il s’est fait virer, ce personnage âgé aujourd’hui d’à peine 30 ans roule sa bosse sur la scène néo soul, que ce soit à Paris ou Philadelphie. C’est après avoir mis le cap sur New York que Josiah Wise monte son projet Serpentwithfeet et signe un premier Ep sur le label électronique Tri Angle. Le look du Yankee est aussi particulier que sa musique ; ce qui a sans doute attiré l’oreille des critiques. Les retours positifs lui permettent alors de signer chez Secretly Canadian (Antony and the Johnsons, Damien Jurado, Suuns,…) et de graver « Soil », un premier opus déroutant à plus d’un titre…

Le premier choc, en écoutant ce disque, c’est la voix haut perchée de Josiah. Chaque morceau lui permet d’effectuer une performance en soulevant les émotions et en essayant toujours d’atteindre l’octave supérieure. Outre sa capacité à moduler sa voix androgyne, Wise les superpose à l’aide une loop machine. Bien accompagné (notamment par Clams Casino à la rythmique), il mélange intelligemment les styles. Depuis la soul au r’n’b, en passant par le gospel et l’électronique, sans toutefois que l’instrumentation ne passe au-delà de sa voix qui reste le point central de son expression sonore.

Difficile de définir le style de cet artiste. On ne peut dès lors que vous inciter à écouter cet LP qui révèle l’une des personnalités vocales les plus intéressantes de cette année 2018.

 

Imperial Age

The Legacy Of Atlantis

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Fondé en 2012, Imperial Age est particulièrement apprécié par les musiciens de Therion. Pas étonnant que le groupe suédois les ait invités à assurer le supporting act de sa tournée. Et puis qu’il ait reçu le concours de la moitié de ses membres. En outre, la formation russe a également bénéficié de la collaboration du chœur de chambre du Conservatoire de Moscou ainsi que de Sergei Lazar (Arkona) à la mise en forme. Vu le contexte susvisé, vous vous doutez bien qu’Immperial Age pratique du metal symphonique.

En 2016, son Ep « Warrior Race », avait recueilli des critiques favorables sur la scène internationale, un disque qui faisait suite à « Turn The Sun Off! », paru en 2012. « Atlantis » constitue donc son second elpee. « Atlantis » désigne, dans la mythologie grecque, les filles du Titan Atlas. C'est aussi le nom choisi par Platon pour évoquer le continent disparu…

Théâtral et mélancolique, « The Awakening » véhicule des accents slaves. Un morceau d’entrée de plus de 14 minutes caractérisé par des chœurs riches et puissants. Une puissance qu’on retrouve sur « The Legacy Of Atlantis » et « Domini Canes ». Plus paisibles, « The Monastery » et « Life Eternal » se distinguent par leurs chœurs grégoriens, un peu dans l’esprit de Muse, Epica ou Dream Theater…

Des chœurs qu’on retrouve encore sur l’emphatique « Love eternal », une plage qui aurait pu naître de la rencontre entre les Chœurs de l’Armée Rouge et un orchestre symphonique, mais sous un angle métallique…

L’intensité monte en puissance tout au long de l’impérial, « Islands In Time »…

L’opus s’achève par un « And I Shall Find My Home » démoniaque et dévastateur.

 

Glass Museum

Deux

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Marchant sur les traces de ses modèles que sont GoGo Penguin, BadBadnotGood et probablement Grandbrothers, Glass Museum possède un talent indéniable et une dextérité musicale bluffante pour sonder jazz et classique, tout en y ajoutant une multitude de touches électroniques, conférant à ses morceaux une évidente modernité. Martin Grégoire et Antoine Flipo parviennent ainsi à agréger cérébralité et émotion sur « Deux », second –étonnant et réussi de bout en bout– album enregistré au sein des studios Rubens. Lors des sessions, ils ont été épaulés par Haring, Sun Glitters, DC Salas et Monolithe Noir à la mise en forme. Une belle prouesse réalisée par ce tandem tournaisien…

Amen Dunes

Freedom

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Amen Dunes, c’est le projet solo de Damon McMahon et « Freedom » constitue son cinquième essai. Produit par Chris Coady (Beach House), ce disque devrait assurément figurer à la plus haute marche de sa discographie. Difficile de décrire sa musique tant ses morceaux dominés par un vibrato sont emplis d’émotion (« Believe ») et regorgent de nuances. Il s’agit bien de rock, mais il est teinté de folk, déborde de points de tensions émotionnels (« Miki Dora »), autorise des chemins de traverse (« Skipping School » et son harmonica halluciné) ou célèbre des moments de pure épiphanie (« L.A. »), des compos qui véhiculent des textes introspectifs et cryptiques. Amen Dunes parvient à emmener le ‘classic-rock’ vers d’autres sphères intemporelles, comme Adam Granduciel était parvenu en compagnie de ses formidables The War on Drugs. Définitivement l’un des albums de l’année… Amen.

 

Dominique A

Toute latitude

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La sortie d’un album de Dominique A constitue toujours un événement au sein dans la sphère musicale…

Se réinventer de manière systématique sans s’éloigner de l’essence même de cette culture qui l’habite depuis toujours et dont lui seul maîtrise la recette, telle pourrait être la préface d’un ouvrage consacré à cet artiste unique en son genre…

Si son dernier essai « Eléor » et son titre éponyme avaient permis aux médias les plus critiques de souligner une absence de risques et une pop trop léchée, « Toute latitude », premier des deux disques d’une année particulièrement prolifique (un second « La Fragilité », paraît en octobre), revient à des fondamentaux ; et notamment grâce au recours à la Tanzbär (NDR boîte à rythmes fabriquée outre-Rhin).

Le résultat révèle des morceaux très susceptibles d’embrasser une forme abrupte tout en lorgnant vers la new wave et ses séquences rythmiques métronomiques, mais aussi des chansons plus chaleureuses à la douceur des flammes d’hiver, à l’instar de la plage d’ouverture ou encore « Aujourd'hui n'existe plus »…

Si l’exercice de style dénote un vrai goût pour l’indépendance des diktats contemporains, le côté synthétique de certaines plages peut vite souffrir d’une linéarité non maîtrisée et glaciale (« Les deux côtés d’une ombre »).

Le gaillard innove toutefois aussi en utilisant la technique complexe du ‘spoken word’ (« Se décentrer »), exercice auquel il s’était déjà essayé en 1990 (« Fossette ») ; ce qui apporte une touche un peu plus percutante et incisive à la narration presque incantatoire des mots prononcés par l’artiste...

Bref, Dominique Ané, à l’état civil, flirte davantage avec l’écrin que la plume, dans un ouvrage qui balaye un genre assez large tout en berçant l’auditeur d’histoires tantôt touchantes et minimalistes parvenant à transformer une banalité en tragédie (« La mort des oiseaux »), voire militantes et percutantes lorsqu’il dénonce l'urbanisation à outrance (« Le reflet »)… le tout modestement, mais allègrement…

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