Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Chroniques

Charlotte Gainsbourg

Stage whisper

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L’année 2011 a été bien remplie pour Charlotte Gainsbourg. Elle a en effet accouché de son troisième enfant, ainsi que de ce double album, intitulé « Stage Whisper ».

Cet opus réunit 11 enregistrements live et 8 nouveaux titres studio, dont 4 écrits par Beck. Un Beck que l’on retrouve à la production, tout comme Noah & the Whale, The Villagers ou encore Connan Mockasin.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix toujours imparfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Pour le reste, cette partie ‘studio’ semble provenir de chutes de bandes, abandonnées lors d’une session d’enregistrement. De quoi satisfaire les fans, mais pas vraiment en rameuter de nouveaux. Pas de quoi non plus remonter sa cote de popularité dans les critiques, qui ont tendance à la délaisser au profit d’autres artistes issues de l’Hexagone.

Le live est bien plus intéressant et surtout diversifié. Depuis l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, au plus intimiste « Just like heaven », en passant par un « Heaven can wait » plus allègre que sa version studio.

C’est d’ailleurs de ses enregistrements en public que nous est donc venue la bonne surprise. Elle qui  fuyait la foule comme la peste ou semblait si angoissée lors de ses rares passages TV, nous épaterait presque par moment.

Et si à l’image de feu son père, son chant n’est jamais impeccable, Charlotte semble tout comme ‘Gainsbarre’ perfectionniste. Peut-être qu’un jour, elle parviendra à conquérir sa France…

 

The Fuzztones

Raw Heat (The real sound of In Heat)

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En 1989, les Fuzztones publiaient “In heat”, un disque alors produit par Shel Talmy. La mise en forme, Le groupe semble ne jamais trop avoir digérée, puisqu’il a décidé de rééditer le disque sous sa mouture originale. En fait, à l’époque, Rudi Protrudi et Ian Astbury, el chanteur de The Cult, s’étaient liés d’amitié. Ce qui avait permis à la formation new-yorkaise de décrocher un contrat chez Beggars Banquet (NDR : alors une compagnie major !) Mais lorsque les bandes sont arrivées chez le label, il a fallu les relifter. La boîte estimait que leur musique était trop rude. L’écurie a donc choisi Shel Talmy, un producteur notoire qui avait notamment bossé pour le Who et les Kinks, pour effectuer l’opération. Le résultat et catastrophique, puisque les morceaux sont constamment noyés sous l’orgue ‘cathédralesque’, un peu comme chez certains groupes de hard rock atmosphériques.

La nouvelle version du disque est donc la plus proche possible de l’originelle. Le groupe avait même conservé les démos, dans le plus grand secret. Rudi et Jordan Tarlow (Outta Place) se sont chargés de traiter les plages, suivant leur propre philosophie ; et l’ordre du tracklisting a été complètement chamboulé. Et le résultat est plutôt concluant, puisqu’on y distingue enfin les autres instruments, et notamment les guitares ainsi que l’harmo, qui font la marque de fabrique du combo de garage revival. La bande à Protudi a voulu remettre les pendules à l’heure. C’est donc fait !

Après plus de trente années d’existence, les Fuzztones sont encore en activité et leurs prestations ‘live’ toujours aussi excitantes. Si en 1989 ils surfaient sur une vague garage, propulsée par des Chesterfield Kings, Lyres ou enocre Cynics, aujourd’hui ils peuvent se targuer d’avoir enfanté des héritiers aussi prestigieux que les Strokes ou encore et surtout The Hives…

 

 

Crane Angels

Le Sylphide de Brighton

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Ensemble bordelais, Crane Angels calque son concept sur celui d’I’m From Barcelona voire de Polyphonic Spree. Ils sont nombreux : treize en tout et accordent une grande importance aux chœurs. A l’instar de leur patronyme, ce collectif réunit une bande de doux dingues. Ils ne se prennent pas la tête et n’ont qu’un seul objectif se défouler entre potes. Pourtant, leur mélange de pop, de rock et de folk pourrait évoquer Arcade Fire, si Wim Butler avait la banane à longueur de journée. Le tracklisting de « Le Sylphide de Brighton » alterne morceaux plus rapides et plus lents ; mais qui finissent toutefois toujours par exploser, tôt ou tard.

Certes, on pourra peut-être leur reprocher le manque de créativité ou encore la structure prévisible des compos de leur elpee. Mais qu’importe ! Les onze titres de cet opus libèrent une intensité jouissive impressionnante. D’ailleurs, après avoir écouté cet elpee on est totalement requinqué. Un stimulant moral qui n’est pas négligeable.

 

Cascao & Lady Maru

Gong !

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Cascao est danseur et producteur. Lady Maru est DJ à Rome. Ils sont italiens et ont décidé de partager un projet en commun. Et « Gong ! » constitue le résultat de leur collaboration.

Un opus découpé en 10 plages qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause, énergiques, éclectiques et novatrices les morceaux sont alimentés par des mélodies plutôt étranges. Surprenantes, même. Tout comme les vocaux, d’ailleurs. Et « Bad Might », en est certainement la plus belle illustration.

« Gong ! » nous plonge donc au sein d’un univers déconcertant, déstructuré même. Parfois un peu retro. A cause des arrangements ou des synthés, réminiscents des années 80. Mais les titres les plus déjantés sont manifestement « Tropical Tasting » et « Viulenza e decadanza », deux pistes complètement délirantes, que nos deux compères parviennent pourtant à parfaitement contrôler.

Bref, ce parfum new wave voire électro punk qui baigne cet elpee n’est pas pour me déplaire et nonobstant son aspect un peu décalé, il s’avère totalement rafraîchissant. On guette déjà la suite avec impatience... et curiosité.

 

Tanya Balakyrska

Lviv Sessions

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Du ‘russian jazz/indie’, c’est ce qui m’était annoncé, lorsque j’ai accepté de chroniquer cet opus.

Tanya Balakyrska est originaire de Kramatorsk, en Ukraine, mais réside à Dubna (NDR : c’est à 125 kilomètres, au Nord de Moscou). Elle jouit d’une certaine notoriété comme journaliste et bosse comme éditorialiste chez jazz.ru.

Après avoir participé à différents projets (NDR : notamment Fan et le trio Yekaterinburg Free-Spoken Band), elle décide de se lancer dans une aventure solo.

Dès les premières notes de « New Horizon », le ton est donné : la musique sera dominée par le jazz. Mais un jazz bien contemporain. Les interventions à la basse et les percus alimentent tout particulièrement ces pulsations rythmiques swinguantes. Une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix de Tanya, dont le timbre peut rappeler Sade.

Si « Auburn-haired maiden » lorgne vers la lounge, et pourrait aisément sonoriser un resto branché, « Thank you god » épouse un format plus pop.

Pourtant, si les lyrics sont empreints de poésie, textes pour lesquels elle a reçu le concours de la Canadienne Sienna Dahlen, je ne retrouve pas chez Tanya Balakyrska les sonorités bien spécifiques des pays de l’Est. Et c’est cette identité propre qui manque à cet album qui devrait cependant plaire aux aficionados de Morcheeba voire de Devotchka.

 

Ana (France / Le Mans)

Secret Garden

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Premier album du duo français Ana. Issu du Mans, il réunit la chanteuse Annabelle Ariane et le guitariste Xavier Renault.

Il s’ouvre par le titre éponyme : « Secret Garden » et nous partons à la découverte de leurs petits et grands secrets.

« So Love » est le morceau phare. Accompagné d’envoûtantes notes de violoncelle, il libère une puissance émouvante. La voix claire d’Annabelle nous emporte dans un tourbillon de douceur et de force à la fois. Caractérisé par son refrain entêtant, « Deserve more » est nettement plus rock,

Globalement, les autres titres sont assez commerciaux et évoquent parfois Avril Lavigne. Surtout à cause de la voix, qui oscille sans cesse entre retenue et moments où elle est poussée haut et fort, un petit côté moins agréable à l’oreille.

L’ensemble du disque est porté par la virtuosité du guitariste Xavier Renault. Il semble capable de tout jouer : du folk, du rock, avec une dextérité digne de Tracy Chapman (« Shelter »).

« My Ennemy » se démarque, à nouveau grâce à la guitare, qui nous emmène loin, très loin.

La chanteuse interprète deux morceaux en français : « Recipies » et « Je me noie ». On navigue alors entre Vanessa Paradis et Lââm. Aussi différents que ces deux styles puissent paraître.

Car Ana hésite en permanence entre deux univers, l’un tout en force et relativement commercial, l’autre plus intimiste et oh combien plus précieux.

Souhaitons-leur de poursuivre leur jolie route à la découverte des recoins plus confidentiels de leur jardin secret.

 

Von Durden

Dandy Animals

Écrit par

La formation louviéroise a donc décidé d’amputer une partie de son patronyme (NDR : Party Project) pour le limiter à Von Durden. « Dandy Animlas » constitue leur second opus, et il fait suite à « Death discotheque » publié en 2008.

Considérée comme du ‘stoner disco’, la musique de Von Durden ne manque ni de groove, ni de pêche. Hormis le slow un peu bateau, « Lions of grace » (NDR : un titre à proposer à Machiavel !) et le petit interlude instrumental « Ili VS Lynch (theme) », toutes les autres compos évoluent sur un tempo plus ou moins enlevé. Parfois même furieux ou frénétique.

Soulwax et Ghinzu constituent certainement les références les plus évidentes. Celles qu’ils puisent dans le cinéma sont moins évidentes, mais bien réelles. Le groupe reconnaît même y puiser son inspiration. Les influences sont peu décelables. Souvent bien digérées. Hormis l’empreinte des Stranglers époque « Rattus Norvegicus ». Elle est même manifeste. Pas sur toutes les pistes, mais plusieurs quand même. A cause du climat ténébreux (« Another Messiah »), du ton vindicatif (« She’s gone commando »), de la ligne de basse menaçante (« Sex mouth ») et surtout des claviers rognés, vintage (« Motorgasm », « Montesuma's Revenge » et lors du final « Loony Danny », même si la piste s’achève dans un accès de délire guitaristique). Une gratte qui, à l’une ou l’autre exception près (NDR : dommage, car alors le toucher y est autant subtil, judicieux, qu’élégant) se contente de découper dans le métal, à l’instar des formations indus. Elle est en outre, régulièrement soutenue par ces claviers, dans sa démarche. Des claviers ou plus exactement des synthés, qui libèrent également, de temps à autre, des sonorités 80’s (NDR : c’est l’autre trace, encore audible). Dans l’esprit d’Ultravox circa John Foxx voire même D.A.F. (« Electric Skeleton »). Souvent falsetto, les vocaux et les chœurs sont extrêmement soignés. Et ce sont eux qui apportent surtout ce petit côté pop aux compos.

Bref un album de très bonne facture, auquel votre serviteur a cependant beaucoup de mal à accrocher. Nonobstant d’excellents paramètres, une grande richesse instrumentale et une énorme dose d’intensité libérée, le canevas des compos me semblent parfois un peu trop prévisible…

 

Various Artists

Rebel Rave 2

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Rebel Rave est un projet né en 2008 destiné à mettre en exergue le travail des DJs à travers le monde, via la publication et la distribution de mixes ainsi que de compiles techno et house. La diffusion est même opérée sur leur propre chaîne TV (www.rebelrave.tv ). Au programme des sets underground proposés en ‘live’, aux quatre coins du globe.

 
 

Comme son titre l’indique, « Rebel Rave 2 » constitue donc le second volet du projet. Il est destiné à réunir la quintessence de la techno/house dispensée en 2011. Et pour y parvenir, ils ont engagé des personnages notoires tels que Jamie Jones, Glimpse, Deniz Kurtel ou encore Damian Lazarus (NDR : dont je vous conseille vivement d’écouter le set « Get Lost »).

 
 

Le deuxième volume est partagé en trois disques. Un triple opus dont les deux premières plaques sont découpées en 11 pistes. Et la troisième nous en propose 16. Soit un mix entier de Droog et un dynamique trio de producteurs: Andrei Osyka, Brett Griffin and Justin Sloe. Un collectif de DJs qui fait d'ailleurs particulièrement fureur aux USA, et en particulier à Los Angeles et Miami.

 
 

Difficile néanmoins de bien analyser les deux premiers volets du recueil, puisqu’aucun titre n’y figure. M’enfin, l’essentiel procède du troisième cd, consacré au set de Droog.

 
 

En ce qui concerne le mix, mon avis est plutôt mitigé. On est en présence d’une techno profonde, parfois impétueuse, certainement énergique et qui se révèle, ma foi, fort sympathique. Et je pense tout particulièrement à « I can't wait », caractérisé par ses accès de basse puissants et sa ligne mélodique balisée sur l’électronique. Ainsi qu’à « Radar ». Un poil trop court, sans doute répétitif, mais dont le rythme et particulièrement entraînant.

 
 

Mais il reste en bouche (ou plutôt dans l’oreille) un goût d’inachevé. Il manque tout simplement une véritable bombe musicale susceptible d’être réécoutée en boucle. De nous faire vibre, si vous préférez…

 
 

Dès lors, si vous n’êtes pas trop difficile, vous estimerez que cet album est de bonne facture. Si vous l’êtes beaucoup moins, vous lui reprocherez son manque d’originalité.

 

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