Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Charlotte Gainsbourg

Terrible angels (Ep)

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C’est ce 7 novembre que sortira le double album de Charlotte Gainsbourg, « Stage Whisper (Live & inédits) ». Un opus très attendu par les fans puisqu’il réunira 11 enregistrements live et 7 inédits studio (dont 4 écrits par Beck).

Histoire de nous faire patienter, Because Music publie donc cet Ep découpé en 4 titres et enrichi de 2 vidéo-clips.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix qui n’est toujours pas (et ne le sera sans doute jamais, mais celle de feu son père ne l’était pas davantage) parfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Et l’intérêt de cet Ep procède aussi de la présence de 2 titres immortalisés en public. Soit l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, et le plus intimiste « Just like heaven ».

Deux pistes qui démontrent une nouvelle fois, qu’à l’instar de Gainsbarre, Charlotte est toujours parvenue à bien s’entourer.

 

Forest Fire

Staring at the X

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En 2008, Forest Fire publiait un premier opus, « Survival », œuvre qui n’est pas parvenue à s’extraire de l’anonymat, malgré une republication sur le label bordelais Talitres, l’année suivante. Depuis, bien de l’eau à coulé sous les ponts pour ce quatuor étasunien (NDR : il s’est établi à Brooklyn). Une tournée européenne et des premières parties assurées pour des groupes tels que Phosphorescent, Xiu Xiu, Papercuts ou Gang Gang Dance, vont permettre à la formation de gagner en maturité et en maîtrise. Le combo américain a également signé chez FatCat. Ce qui lui a certainement permis de disposer de moyens davantage conséquents pour enregistrer leur album (NDR : enfin, on le suppose). Pourtant, le band a privilégié la production lo-fi (mais pas trop).

« Staring at The X » est un disque riche en émotions et en couleurs. Les mélodies sont bourrées de charme, mais pas toujours facile d’accès. Forest Fire prend ainsi un malin plaisir à les cacher derrières des nappes de bruits. Caractérisé par ses grattes et son sax criard, le titre d’ouverture en est un parfait exemple. Bref, c’est une musique qui se mérite! « Future Shadows » et « The News » épousent un ton plus enjoué, plus proche de Yeasayer. Du moins en apparence, car les paroles ne semblent pas respirer la joie de vivre. Les nappes de synthés, les guitares scintillantes et le rythme dansant rappellent les 80’s. Deux singles en perspective. « They Pray Execution Style » nous aspire dans un tourbillon hypnotique et atmosphérique. La deuxième moitié de l’album trempe essentiellement dans le folk. On pense parfois à Dylan, surtout à cause de la voix nasillarde du chanteur. Le tempo est lent, mais le feeling est palpable. Enfin, les deux derniers morceaux « Mtns are Mtns » et « Vision In Plastic », clôturent l’album par un sublime crescendo.

Le second album de Forest Fire brûle de mille feux. Un brasier qui risque bientôt d’enflammer l’Europe. Et une fois allumé, celui-ci sera difficile à éteindre. Certainement un des albums de l’année.

Forest Fire se produira le 23 Novembre à la Maison des Musiques en compagnie de Leaf House dans le cadre du festival Autumn Falls. Occasion à ne pas rater.

 

Circle

Infektio (b)

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Il y a l’art abstrait, mais il y a aussi la musique abstraite. Bien que la musique soit un art, et l’art, de la musique, l’abstrait lui, reste au final toujours abstrait… tout comme Circle.

Dans un style underground minimaliste, Circle intrigue et surprend à la fois.

Leur album « Infektio » est découpé en longues plages au cours desquelles les sons étranges s’entremêlent.  A l’écoute, on ressent une sensation de malaise ; notamment sur le titre « Maatunut », une piste qui pourrait servir de fond sonore à une soirée de type Halloween.

Cet ensemble finlandais s’est forgé une notoriété en insistant sur l’aspect décalé de leur expression sonore. Prêtant dès lors à la curiosité. Les styles et les rythmes se confondent ; si bien qu’il est difficile de cerner la moindre mélodie. De quoi déstabiliser le mélomane, à moins d’être dans un état second ou d’habiter sur une autre planète. Ce qui pourrait alors aider à décrypter la musique.

Dérangeant, Circle devrait cependant dénicher ses aficionados chez les inconditionnels du psycho-déglingo. Pour le reste, on dira simplement que c’est… conceptuel.

 

Captain Quentin

Instrumental Jet Set

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La plupart des groupes de rock alternatif issus du Nord de l’Italie, débarquent chez nous par l’entremise du distributeur Mandaï. Zu et Aucan en sont les meilleurs exemples. Par contre, on ne rencontre pas souvent de formations nées dans le Sud de la Botte. La température ou les traditions locales, ne se prêtent, peut-être pas spécialement à l’exercice ! Mais à toute règle, il y a une exception. Et elle répond au patronyme de Captain Quentin. Ce nom fait référence à Captain Beefheart ainsi qu’au personnage de Quentin, dans « The Sound and the Fury » de William Faulkner.

Le quintet nous vient donc de la Calabre. « Instrumental Jet Set » constitue son deuxième elpee ; et franchement au vu du résultat, il n’a certainement pas à rougir face aux formations anglophones. D’ailleurs, Captain Quentin a le bon goût de teinter son post-math-rock-noise d’influences latinos (« (ognuno ha il proprio concetto di) Intervallo »), africaines et freejazz … Une belle palette de couleurs sonores, qui serpente entre dérapages expérimentaux contrôlés et mélodies plus ou moins évidentes. Les musicos sont impressionnants de maîtrise ; et j’espère franchement les voir rapidement se produire en concert près de chez nous.

Venu du pays de l’omerta et des plaines arides, Captain Quentin nous lègue un « Instrumental Jet Set » jouissif et tout bonnement ensoleillé. On est loin des œuvres tristounettes proposées, en général, par la scène post-rock contemporaine…

 

Michael Bolton

Gems - The Duets collection

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Le chouchou de ces dames, Michael Bolton sort son nouvel album intitulé « Gems - The Duets collection ».

Au menu, un homme à la voix de ténor aussi envoûtante que sexy offre de longs instants de tendresse et des moments câlins, à savourer de préférence sous la couette.

Mais bien que l’elpee épingle quelques uns des plus beaux duos, certains laissent à désirer.

La première partie de l’opus est plutôt soporifique, tant les chansons sont lentes au point d’en oublier la précédente. La seconde s’avère beaucoup plus intense, notamment lors de titres comme « The prayer » qu’il chante en duo avec Lara Fabian ou encore l’« Hallelujah » de Jeff Buckley. De quoi faire vibrer la gente féminine, le temps d’une soirée.

Vous l’avez bien compris, messieurs, si vous voulez faire concurrence à Michael Bolton, et épater votre douce moitié, il est temps de vous inscrire à des cours de chant !

 

Siskiyou

Keep Away the Dead

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Mais que se cache-t-il sous l’étrange sobriquet de Siskiyou ? Une tribu indienne encore inconnue ? Et bien, non ; il s’agit d’une formation canadienne dont la musique baigne au sein d’un univers sombre et gothique. Comme l’indique d’ailleurs si bien le titre de leur second album, « Keep Away the Dead ». Siskyou a été formé par le chanteur/compositeur Colin Huebert ainsi que le guitariste Erik Arnesen ; et après avoir écouté les compos de cet elpee, on reconnaît la griffe du premier cité, ex-membre des magnifiques Great Lake Swimmers.

Le band a signé chez Constellation. Et le line up s’est élargi à un quatuor. De quoi permettre à l’instrumentation de se diversifier, entre guitares slide, accordéons, pianos ou autres banjos. Pourtant, leur musique ne trempe pas dans un folk basique, mais privilégie des compos minimalistes, boisées, atmosphériques, hantées, ténébreuses, parfois proches de celles, plus ascétiques, de Royal City. Des morceaux pas toujours faciles à assimiler et qui exigent souvent un effort de concentration pour être appréciés à leur juste valeur. Quant à la voix de Colin Huebert, elle rappelle celle, ‘dérapante’, du regretté Saint-Thomas (« Revolution Blues »). Bref, si les 10 pistes proposées sur ce disque ne transpirent pas la joie, « Keep Away the Dead » se révèle très cohérent. Dommage que certaines plages soient inutilement étirées et puis que les mélodies soient aussi peu contagieuses (« Dear Old Friend »). Il ne nous reste plus qu’à invoquer la lune en compagnie de la tribu folk des Siskiyou…

Le 5 novembre à Dixmude au 4AD.

 

Katy B

On A Mission

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Plus la peine de la présenter, la déjà fameuse Katherine Brien. C’est sous le sobriquet de Katy B que la londonienne conquiert les ondes depuis quelques mois. Passionnée de musique électronique depuis toujours, elle se fait remarquer en 2008 en poussant la chansonnette sur un morceau du rappeur Geeneus et un titre de The Count & Sinden. Son timbre de voix fait ensuite vibrer le slip des trois ténors du dubstep, Benga, Skream et Artwork, réunis sous l’étendard de Magnetic Man. C’est d’ailleurs en compagnie de ce ‘supergroupe’ que la jeune femme de 22 ans signe son premier tube, « Perfect Stranger ». La suite, on la connaît. Gros buzz, quelques scènes rapidement sold-out et un premier album directement classé en 2ème position des charts britons. Ce qui lui permet d’être nominée, quelques semaines plus tard, pour le prestigieux Mercury Award. Katy est en mission et n’a pas besoin de tapage pour le faire savoir.

Estampillée dubstep, à cause de sa collaboration opérée auprès de Magnetic Man, l’œuvre de Katy B ne se limite pas à un seul genre. Pop, electropop, trip hop, drum’n’bass, acid jazz (si si !), la jeune chanteuse ratisse plus ou moins large, en bénéficiant du concours de Geeneus et Benga. La pilule passe toute seule, notamment grâce à des morceaux comme « Katy On A Mission », « Easy Please Me », « Hard To Get » et un excellent « Lights On » au sein duquel elle reçoit le concours et le flow de Ms. Dynamite. La mission de Katy connaît malgré tout quelques grossières lourdeurs qui empâtent inutilement son premier recueil. Ainsi, on se passerait volontiers de l’assommant « Witches’ Brew », d’un « Go Away » dégoulinant de mièvrerie et d’un « Disappear » d’une platitude telle qu’il mérite amplement son intitulé.

Globalement, il est clair que Katy B n’a pas encore démontré tout ce dont elle était capable. Un petit coup de pouce de producteurs moins opportunistes permettrait probablement à la petite Anglaise d’en surprendre plus d’un. D’ailleurs, une éventuelle collaboration Katy B / Jamie XX ne serait pas dégueulasse au demeurant. Wait & See.

Live : Katy B sera sur la scène du festival ‘I Love Techno 2011’ à Gand ce 12 novembre.

 

Collapse Under The Empire

Shoulders & giants

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Dans le domaine du post-rock, les bonnes découvertes ne sont pas légion. Il faut habituellement se farcir une vingtaine de groupes insignifiants avant de dénicher l’oiseau rate. Au cours des dernières années, on a, par exemple, frémi à l’écoute des premiers albums de 65daysofstatic (manifestement à la recherche d’un nouveau souffle), Aucan ou encore And So I Watch You From Afar. A cette liste, on peut dorénavant ajouter le duo hambourgeois Collapse Under The Empire.

Epinglé, il y a quelques semaines, lors de la sortie du superbe split album partagé en compagnie de Mooncake, les Teutons font mieux que confirmer tout le bien que l’on pouvait penser d’eux, en publiant leur troisième album intitulé « Shoulders & Giants ». Quelque part entre Mogwai, pour les ambiances sombres et 65daysofstatics, pour le recours à l’électronique, Collapse Under The Empire développe de longs crescendos débutant sur une ligne de piano et s’achevant dans un déluge de rythmiques et de guitares. Cependant, quoique ténébreuse, leur solution sonore ne manque pas d’éclaircies. Baignant au sein d’un climat mystique, le morceau qui ouvre l’opus pourrait servir de B.O. à un film  de Guillermo Del Toro.

Collapse Under The Empire apporte une belle bouffée d’air frais à une scène post-rock, devenue quelque peu moribonde. Un groupe qui gagne à être connu. Ce qui ne devrait d’ailleurs pas tarder !

 

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