Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Demons Claws

The Defrosting of…

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Curieux quand même que la notoriété d’un artiste ou d’un groupe peine souvent à traverser l’Atlantique. Dans un sens ou dans l’autre. The Demon’s Claws est une formation qui n’est guère connue chez nous, malgré quelques sets accordés sur le Vieux Continent. Et pourtant, au Canada et aux Etats-Unis, elle appartient à la crème de la crème du garage/rock. Ces Montréalais ont ainsi assuré le supporting act des Black Lips en compagnie desquels ils partagent le même excellent label yankee, In The Red, tout comme Vivian Girls, TV Ghost ou encore feu Jay Reatard. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait mis en forme leur précédent elpee. Manifestement si le band est méconnu en Europe, il possède de belles références en Amérique du Nord.

Leur second opus devait, à l’origine, s’intituler « The Defrosting of Walt Disney » ; mais afin d’éviter des poursuites judiciaires, leur écurie leur a demandé de laisser tomber la mention relative à l’illustre dessinateur californien.

Une écoute de cet elpee est suffisante pour déceler le talent de ce combo. Leur mélange de rock et de psyché fait mouche. Les mélodies sont limpides. Les morceaux courts, énergiques, intuitifs, bourrés de charme. La voix réverbérée de Jeff Clarke, les accords de basse caoutchouteux d’Ysael Pépin et les solos de guitares, simples mais terriblement efficaces, nous replongent quatre décennies en arrière. Et pourtant, pas de revivalisme ici, mais une véritable bouchée d’air frais. Du bonheur à l’état pur ! On comprend mieux pourquoi Demon’s Claws est parvenu à devenir une référence, aux States et au Canada, en à peine, huit années d’existence.

Une bonne raison pour ne pas les manquer lorsqu’ils se produiront près de chez vous. Surtout qu’il paraît que leurs prestations scéniques sont décapantes…

The Crookes

Chasing after ghosts

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Jeunes et talentueux, les Crookes livrent un premier album plein de promesses.

Bien sûr, à l'écoute de « Chasing after ghosts », bon nombre de prestigieuses formations de sa gracieuse Majesté viennent immanquablement hanter les esprits. Smiths en tête, la pertinence du propos en moins. De très belles mélodies, brodées et mises en lumière par la voix de son chanteur.

Dans la lignée des Maccabees, les Crookes reprennent le flambeau d'une Pop anglaise fière qui se replace en bon ordre sur la ligne du temps.

Alors, certes, rien de nouveau ici. « Bloodshots days » ou « Just like dreamers » assurent la continuité de groupes comme Gene ; et l'ombre de Morrissey trône de tout son poids sur l'ensemble de cette première œuvre. Mais si cette filiation calfeutre The Crookes dans un canevas qu'il sera dur de briser, il propulse néanmoins le groupe sous la loupe de la curiosité.

Et force est de constater que dans le registre, cet album possède assez de qualités pour plaire aux amateurs du genre.

A voir le 22 mai au Botanique en compagnie de Suuns et Mirrors.

Clan Edison

Clan Edison

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Si Clan Edison a vu le jour le long de la Méditerranée, c’est certainement dans le sous-sol insalubre d’un bistrot suintant le whisky. Car apparemment, le trio a grandi en écoutant des groupes sudistes américains plutôt que des artistes de variété française.

Après sept années de dur labeur, Clan Edison, originaire de Nîmes, a donc décidé de publié son premier album. Autoproduit, il est découpé en neuf morceaux crépusculaires, hypnotiques, torturés et frénétiques. Sa musique ? Sombre, évidement. Le corbeau qui illustre le recto de la pochette en dit d’ailleurs long sur le climat au sein duquel baigne la musique de Clan Edison. Une forme de stoner qui rappelle tour à tour Sixteen Horsepower, Queens of The Stone Age voire le Noir Désir époque « Tostaky ». Le chant est puissant. Il est exprimé tantôt dans la langue de Molière (NDR : ce qui n’est peut-être pas leur choix le plus judicieux), tantôt dans celle de Shakespeare. Bienvenue dans le monde ténébreux de Clan Edison…


 

Black Mountain

Wilderness Heart

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Mea culpa… il est probablement un peu tard pour parler d’un album sorti en septembre dernier ! Mais, les critiques du dernier album de Black Mountain étaient tellement peu à l’avantage de la bande à Stephen McBean, que « Wilderness Heart » est resté pendant de longs mois en dessous de ma pile d’albums à chroniquer….

A raison ? Si on le compare à « In The Future », leur 2ème album, c’est sûr qu’il s’agit d’un pas en arrière. Mais le groupe avait probablement atteint son apogée à l’époque ! Sur « Wilderness Heart », les Canadiens adoucissent le ton mais restent à notre plus grand bonheur, calés dans les années 70 (Black Sabbath et Led Zeppelin en tête). Les riffs heavy sont toujours au service de morceaux à la fois sombres (« Radiant Hearts ») et légers (« The Hair Song ») comme tend à le prouver le concours apporté par deux producteurs –Randall Dunn (SunnO)))) et D. Sardy (Oasis, Rolling Stones)– à la mise en forme. Une sensibilité noire et psyché arrondie par des mélodies presque pop qu’enrichissent les claviers quasi-glam de Jeremy Schmidt. Les voix de McBean et d’Amber Webber se complètent de mieux en mieux et Black Mountain offre tout de même encore des morceaux lourds et heavy comme jamais (« Let Spirits Ride » plus ‘sabbathien’ que nature et à la limite de la caricature) ; mais aussi une bonne moitié des ballades acoustiques (« Old Fangs »).

S’ils ne composent plus de morceaux inoubliables comme sur leur opus précédent, les membres de Black Mountain élargissent leur spectre musical quitte à perdre certains fans de la première heure. Un groupe d’une grande classe.

Arid

Under The Cold Street Lights (cd + dvd)

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Tout d’abord, il est peut-être nécessaire de rappeler qu’Arid est incontestablement le leader de la scène belge ! Plus personne n’en doute. Du moins c’est mon sentiment…

Jesper Steverlinck et ses acolytes trustent depuis pas mal d’années maintenant les honneurs de la scène rock noir-jaune-rouge. Personne ne leur discute ce leadership.

Dernière parution du band, la sortie d’un boîtier ‘Limited Edition’ réunissant deux plaques. La première est simplement la réédition de leur dernier album en date paru il y a plus d’un an, enrichi d’une toute petite surprise. Un inédit. « Shine ». Inconnu au bataillon jusqu’à présent. Mwouais… Bien vu les gars ! Pas de quoi sursauter, juste un petit plus, c’est bien du Arid, pur jus, bon, simple, efficace.

Deuxième plaque dans l’emballage, l’intégrale du concert accordé à l’AB, le 28 février 2011, dans une salle comble et conquise d’avance. Au niveau images, excellent ! Elles restituent parfaitement bien l’atmosphère de la soirée privilégiant la communion entre Jasper et ses fans. Un moment exceptionnel de la soirée est à épingler lorsque Jasper descend au milieu de SON public, échangeant des poignées de mains avec les chanceux les plus proches mais gardant toujours le contrôle de la situation quant à son interprétation. En ce qui concerne la bande son, elle est tout bonnement excellente. Les 17 titres interprétés ce soir-là par Arid sont le reflet parfait de leur carrière. Le sublime « Life » constituant le point d’orgue de ce très bon Dvd.

Rien de plus à se mettre sous la dent. Pas de bonus, d’interview ou autres curiosités qui auraient pu donner à l’ensemble un label ‘incontournable’.

Ce coffret demeure néanmoins un beau souvenir pour celles et ceux qui ont vécu cet événement ou eu l’occasion de voir le ‘best belgium band on stage’. Mais également un témoignage destiné aux autres qui (j’ai un doute) ne connaîtraient pas encore Arid.

Incontournable pour tout fan qui se respecte !

 

Pat Travers

Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990

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Les fans de ce grand guitariste canadien auront probablement un peu de mal à le croire ; mais, malgré presque trente-cinq années de pratique intensive du culte du hard rock, votre serviteur n’avait jamais eu l’occasion de poser une oreille sur la musique de Pat Travers. Une lacune impardonnable, que le label allemand e.a.r. music a eu la bonne idée de combler en envoyant un exemplaire CD de sa réédition de l’album live « Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » à la rédaction de Musiczine.

Né à Toronto en 1954, Pat Travers tombe sous le charme de la six-cordes, à l’âge de douze ans, alors qu’il assiste à un concert de Jimi Hendrix. En 1975, il est remarqué par le légendaire rocker canadien Ronnie Hawkins qui l’emmène en Angleterre. Travers en profite pour fonder son propre groupe : le Pat Travers Band. Le premier album éponyme est publié chez Polydor, en 1976. Travers enchaîne ensuite les tournées (avec Rush et Rainbow notamment). Le succès est au rendez-vous et certains de ses elpees (« Live ! Go For What You Know » - 1979, « Crash & Burn » - 1981) sont très bien placés dans les charts américains. Quelques musiciens, aujourd’hui reconnus, se succèdent d’ailleurs au sein du Pat Travers Band. Au nombre d’entre eux, citons par exemple, un certain Nicko McBrain (Iron Maiden), Tommy Aldridge (Ozzy, Whitesnake) et Pat Thrall (Hughes/Thrall, Asia, Meat Loaf). En 1981, l’album « Radio Active » (1981) se vend beaucoup moins que ses prédécesseurs. Polydor en profite pour rompre le contrat qui le lie à Travers. Déçu par le ‘music business’, le guitariste canadien met sa carrière en sourdine pendant quelques années. Ce n’est qu’en 1990 qu’il ressuscite le Pat Travers Band en publiant un opus intitulé « School Of Hard Knocks ». Travers est désormais accompagné par Jerry Riggs (NDR : certains d’entre vous se souviendront peut-être que ce guitariste américain avait publié au début des eighties, un album à la pochette ‘canine’ impressionnante et dont certains extraits, « Radar Rider » et « Heartbeat » notamment, avaient été inclus à la B.O. du film d’animation « Heavy Metal »).

« Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » a été mis en boite au Diamond Club de Toronto lors de la tournée qui a suivi la sortie de « School Of Hard Knocks ». Sorti au format vinyle en 1991, l’album n’avait jamais été publié au format Cd. Travers, à la tête de son gang fraîchement reconstruit, y propose une heure et dix minutes d’un hard rock typique de la fin des seventies et du début des eighties. Les guitares lead sont, évidemment, plus que flamboyantes tout au long des quatorze titres musclés, fortement teinté de blues, de ce long playing. Le groupe interprète quelques uns de ses grand classiques : « Snorting Whiskey », « Boom Boom (Out Go the Lights) », « Life In London », « Gettin' Betta » ainsi qu’une reprise du titre blues classique « Born Under a Bad Sign » originellement interprété par Albert King (NDR : mais aussi par Jimi Hendrix et The Cream) et « Ready Or Not » qui était l’un des morceaux de l’album solo de Jerry Riggs dont nous parlions plus tôt. Petite merveille d’intensité et de feeling, l’œuvre s’écoute avec un plaisir intense, et ce, même si l’on ne connait pas le Pat Travers Band.

« Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » est, bien sûr, destiné aux fans nostalgiques de Travers mais aussi à celles et ceux qui, comme votre serviteur, sont passés à côté de ce musicien talentueux à l’époque de sa gloire. A (re)découvrir !

R.E.M.

Collapse into Now

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En concoctant « Accelerate », en 2008, REM avait, semble-t-il, effectué une légère embardée, emmenant son public dans des coins un peu plus reculés, légèrement plus violents que son image ne le laissait imaginer. Michael Stipe nous avait dévoilé une personnalité un peu moins exposée, plus sombre, plus nerveuse, plus rock’n roll !

Trois ans plus tard, le génial trio (depuis 1997, année où Bill Berry les quitte), auteur des mémorables « Losing my Religion » et autre « Daysleeper » nous revient après s’être douché et rasé de près. Tournée la page du ‘méchant’. Nos quinquagénaires sont de retour, tout gentils, tout doux et tout beaux dans leurs jolis costumes, dispensant une musique bien comme il faut, presque parfaite, nettement plus calme et plus soyeuse que sur cet album de ‘sauvages’, sorti en 2008… Fallait bien que jeunesse se passe…

« Collapse Into Now » renoue avec les recettes qui ont fait le succès du band depuis près de trente ans et 14 albums studio. Ce quinzième effort enregistré à Berlin, Nashville et à la Nouvelle-Orléans, est à nouveau produit par Jacknife Lee (U2, Bloc Party, Weezer), déjà préposé à la mise en forme sur « Accelerate ». On épinglera également les participations de Patti Smith, Lenny Kaye, Joel Gibb, Peaches et Eddie Vedder (Pearl Jam), qui ont chacun collaboré sur un morceau de l'album. 

En effet, hormis les deux bombes rock initiales, « Discoverer » et « All The Best », dans la lignée de l’elpee précédent, le reste est un véritable retour aux sources.

Dès le troisième titre, le groupe baisse de rythme et nous propose alors une série de ses fameuses ballades ‘semi-folk-rock’ belles à en pleurer. Que ce soit l’excellent « Überlin » ou encore « Oh My Haert », à peine un ton en-dessous. « It Happened Today » permet à REM de repartir de plus belle avant de ralentir à nouveau le rythme et baisser très légèrement en efficacité sur « Every Day Is Yours To Win ». Michael reprend ensuite du poil de la bête tout au long du plus entraînant et aérien « Mine Smell Like Honey », caractérisé par son refrain qui déménage. La pression retombe toutefois très vite. Responsable de cette baisse de régime, la superbe ballade « Walk It Back » et l’organe génial de Stipe qui nous envoûte jusqu’à nous donner la chair de poule. L’opus prend ensuite à nouveau de l’altitude grâce à Peaches qui donne de la voix sur « Alligator_ Aviator_ Autopilot_ Antimatter », à l’instar de Kate Pierson (B-52’s) sur « Shiny Happy People », en 1991. La plage suivante, « That Someone Is You » est un petit rock sympa, tout ce qu’il y a de plus correct et simplement accrocheur. « Me, Marlon Brando and I » démontre tout le talent de compositeur de Michael Stipe. Cette splendide chanson nous dépose sur un nage tout moelleux, où règnent calme, paix et douceur. En finale, « Blue », plage sur laquelle Patti Smith apporte son concours, est sans doute la plus originale de l’album. Un échange ‘progressif’ plus parlé que chanté entre les deux complices aboutit à une rengaine entêtante, lente, poignante.

Et pour clôturer de façon originale ce quinzième disque, REM reprend, comme il avait débuté, quelques dizaines de secondes de « Discoverer ». La boucle est en effet bouclée !

Si certains reprocheront à cette œuvre un manque d’homogénéité, les mélodies sautant du coq à l’âne, un peu trop systématiquement, « Collapse Into Now » est vraiment un excellent album. Il démontre à la fois tout le talent d’écriture de Michael Stipe et l’envergure qu’a prise REM en près de 30 années d’une carrière riche en albums de choix. Celui-ci fera, assurément partie, à n’en pas douter, de l’élite absolue produite par le trio américain.

REM reste un (très) grand groupe qui garde la pêche.

 

Britta Persson

Current Affair Medium Rare

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La ville suédoise d’Uppsala n’est donc pas seulement connue pour ses thrillers nordiques chers à Stieg Larsson mais abrite également une artiste de talent : Britta Persson. La jeune Scandinave publie son 3ème et réjouissant album « Current Affair Medium Rare ». Une œuvre dont les arrangements, à la fois bien plus soignés et en même temps épurés, sont destinés à sculpter des compos agréablement accessibles. Britta possède en effet toutes les cartes en main pour percer au grand jour tant l’immédiateté de ses compositions saute aux oreilles.

Ses chansons sont portées par une voix singulière et de superbes mélodies. Une voix qui campe un hybride entre celle de Cat Power et Fiona Apple. Si dans le passé Britta lorgnait essentiellement vers le folk, aujourd’hui elle pratique une pop dans le sens le plus noble du terme. Ses morceaux ont tout pour séduire sans jamais racoler. Un petit exploit dans l’univers de l’indie qui devrait faire le bonheur de Pure FM. Les trois premières plages sont, par exemple, tout à fait tubesques : « Annoyed To Death », « Meet A Bear » et « Toast M » libèrent une énergie rafraichissante et vous incitent à les réécouter. Et pas de simples hits jetables ! Si elle calme le jeu par la suite, c’est pour offrir de jolies ballades comme la nerveuse « Some Girls, Some Boys » ou l’atmosphérique « Big Fuss », la meilleure chanson du lot. Le vivier semble décidément inépuisable en Suède…

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