Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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The Cure
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Chroniques

George Michael

Faith. Remastered. Expanded.

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Quelques 24 ans après sa publication originelle, Sony dépoussière et offre une cure de jouvence au grand classique de George Michael. « Faith » est le disque qui aura permis à Georgios Panayiotou d’effectuer un bond majeur entre le statut de pitre kitsch circa Wham! à celui de chanteur pop respecté et adulé aux quatre coins du monde. Les inoubliables « Father Figure », « Kissing A Fool », « Faith », « I Want Your Sex » et « One More Try » s’offrent le traitement royal. Ce remastering permet à l’œuvre du chanteur de dévoiler toutes les subtilités, masqué auparavant par un mixage considéré aujourd’hui comme préhistorique.

« Faith. Remastered. Expanded. » permettra à ceux qui ont raté le coche de découvrir l’un des plus grands classiques de la pop des années 80, écoulé entre sa sortie et l’an 2000 à près de 10 millions de copies, rien qu’aux States. Une preuve que si le bonhomme passait autant de temps derrière sa plume que dans les toilettes publiques, il serait peut-être encore aujourd’hui considéré comme une véritable idole au même titre que des Michael Jackson ou Madonna. Pour les plus grands fans, un Cd de ‘B-Sides’ et remixes ainsi qu’un Dvd accompagnent cette nouvelle version de « Faith » (seule la version simple nous a été proposée). Un sympathique retour en arrière.

iTunes : http://itunes.apple.com/be/album/faith-remastered/id395918916

 

The Megaphonic Thrift

Decay Decoy

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Vous aimez la noisy, le shoegaze et le psychédélisme ? Vous ne pouvez passer à côté de The Magaphonic Thrift. Un projet norvégien qui réunit Richard Myklebust (Stereo 21, Linn Frøkedal), Fredrik Vogsborg (Casiokids et Syme) ainsi que Linn Frøkedal et Njål Clementsen (tous deux impliqués chez Low Frequency In Stereo). « Decay Decoy » constitue leur premier album et dans le style, il est tout à fait remarquable. Leur patronyme est inspiré d’une chanson de Guided By Voices, mais leurs références oscillent de Swervedriver à My Bloody Valentine, en passant par The Fall, Sonic Youth et Blonde Redhead. Ces deux derniers, surtout lors des échanges vocaux masculins/féminins et puis des accords de guitare dissonants. Et pour la bande à Mark E. Smith, lorsque la voix devient plus déclamatoire et vindicative. Encore que sur le titre d’ouverture, « The undertow », c’est plutôt aux harmonies vocales de Mercury Rev que l’on se met à penser. Enfin, les nappes bruitistes, atmosphériques, chargées de feedback nous replongent inévitablement dans l’univers des deux premiers cités. Hormis deux titres plus mid tempo, les 7 autres compos évoluent sur un rythme quand même plus offensif voire enlevé. Hypnotique aussi. Et même parfois carrément krautrock. Et fatalement, l’opus s’achève par un titre absolument dévastateur, « Queen of noise ». The Megaphonic Thrift a le bon goût de ne pas se contenter de pasticher ses influences ; simplement, après les avoir digérées, il parvient à en concocter une solution originale. Et à ce titre, « Decay Decoy » mérite un 5 étoiles…

 

Maya luna's day

Revelation of the end

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Projet en forme de thérapie, Maya Luna's day divulgue l'attrait de son concepteur (Owen Replay) pour les sonorités orientales mêlées aux technologies modernes.

Belge aux origines péruviennes, l'artiste, féru de sonorités digitales, développe sur ce concept une imagerie sombre et apocalyptique, sans pour autant noircir trop le trait de sa musique. Et c'est peut-être là que réside le plus gros défaut de cet album, dont l'intérêt reste aussi volatil que la fumée d'un bâton d'encens.

Quelques bonnes idées, parsèment circonstanciellement le paysage sonore et l'utilisation d'instruments acoustiques tels le duduk ou le violoncelle apporte une coloration émotionnelle à l'ensemble. Mais au final, ce « Revelations of the end » reste, à l'exception du titre funeste « The genocide of the innocents », bien trop sage à mon goût.

Parfois pâteux (« Light in the sky »), souvent anecdotique, l'album s’achève dans une « Apocalypse » à moitié cachée dont les résonances technoïdes pourraient éventuellement faire mouche sur le dancefloor.

Mais du reste, nulle révélation sur la fin...

Kula Shaker

Pilgrim’s Progress

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On aurait pu s’attendre à un revirement de style, une innovation après le lapsus de quelques années accusé par Kula Shaker en 1999, avant de refaire surface en 2007, lors de la sortie de « Strangefolk ». Si les musicos se sont éparpillés chacun de leur côté (Jay Darlington a d’ailleurs eu sa part de succès, lors de ses périples accomplis en compagnie d’Oasis), c’est en toute intégrité que les Londoniens ont décidé de publier leur quatrième album. Forts de leur quête métaphysique du Graal profondément imprégnée de philosophie indienne, le quatuor est pourtant revenu les pieds sur terre, en abordant des sujets plus pragmatiques et politiques. La musique, elle, reste fidèle à elle-même : leur rock psychédélique qui avait réorienté la britpop 90’s au goût des 70’s (ils ont tout de même reçu la collaboration du producteur de Pink Floyd) se bride poliment en folk moins exalté.

Enregistré dans le studio que le groupe s’est construit pas loin de Chimay ( !), l’elpee aurait subi une subtile influence des environs campagnards. Les membres ne s’attendaient pas à octroyer une dimension ‘contes de fées dans la forêt enchantée’ à son opus, impact direct de leur situation au cœur de nos Ardennes.

« Pilgrim’s Progress » débute par une cavalcade de violoncelles (en plus de la nature belge, Kula Shaker aurait-il également écouté nos crus, tels Venus ?) Les morceaux qui suivent restent dans le folk (« Ophelia », « Only Love ») sans virer dans une humeur rock, mais bien dans le country-bluesy, comme « All Dressed Up », censé incarné le far-ouest de John Ford et Ennio Morricone (à l’instar de « Cavalry »). « Modern Blues » est un peu le track à part qui incarne un parfait rock and roll des années 60. Bien sûr, l’exotisme indien qui avait constitué leur marque émerge circonstanciellement (« Figure It Out », « To Wait Till I Come ») ; et tout particulièrement lors du mélodieux « When A Brave Meets A Maid », caractérisé par la présence d’un santour. Et il faut reconnaître que cet instrument, la flûte et les guitares western forment un melting pot étonnamment harmonieux. Surprise également lorsque le grand orgue impose la majestueuse finale de « Winter’s Call ».

« Pilgrim’s Progress » existe en deux éditions superluxe, outre la conventionnelle. Si l’on est loin du rocky « Tattva », Kula Shaker poursuit son style en l’explorant à l’aide de nouveaux éléments. « Pilgrim’s Progress » aurait pu naître au cours des nineties : une constatation qui constitue son atout majeur autant que son plus grand défaut.

KinkyYukkyYuppy

Escape

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KinkyYukkyYuppy (NDR : vraiment les gars, c’est ainsi que vous voulez baptiser votre groupe ?) Hormis ce patronyme on-ne-peut-plus-ridicule, je ne vois pas vraiment ce qui pourrait empêcher ces mecs de devenir des superstars. Car pour un premier album autoproduit, leur « Escape » frise carrément la perfection.

S’il existe une justice en ce monde et si les gens arrivent à se souvenir de son nom (NDR : C’était quoi encore ? SkinnyPunkyPuppy ? PipiKikiYoupie ?), ce quatuor originaire d’Evreux devrait faire parler de lui.

KinkyYukkyYuppy (NDR : Non, désolé, mais ça ne va pas le faire ; à partir de maintenant, si vous êtes d’accord, nous les appellerons KYY). KYY, donc, réunit le chanteur/guitariste Jérémi Tomczyk, le bassiste Wilfrid Delozier, le guitariste rythmique Mathieu Tomczyk et le drummer Camille. Formé en 2002, le groupe à enregistré plusieurs Eps avant de publier, fin de l’année dernière, ce petit bijou intitulé « Escape ».

La musique de Kin… euh, KYY est un brassage plutôt réussi de rock alternatif, de métal contemporain et de pop rock. Ce qui frappe d’emblée lorsqu’on écoute « Escape », c’est la voix superbe de Jérémi. Ce dernier n’a pas grand chose à envier à Brian Molko ou à Matthew Bellamy lorsqu’il s’agit de faire rimer les mélodies vocales accrocheuses de la pop à un rock massif aux guitares musclées.

Aux influences avouées de Biffy Clyro, A Perfect Circle et des Foo Fighters, nous ajouterons donc aussi celles de Placebo et de Muse pour les vocaux, celle de Dregd pour le petit côté progressif et même peut-être celle de Led Zeppelin au niveau de certains riffs métalliques (« Not The Same »).

« Escape » propose douze titres plus accrocheurs les uns que les autres, alternant le rock survitaminé et les mélodies suaves. Douze hits en puissance à découvrir d’urgence sur le site de Kin… Skin… Yin… oh et puis zut, ils n’avaient qu’à se choisir un nom potable !

IAMX

Volatile times

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Retour de Chris Corner dont le projet IAMX n'a plus rien d'anonyme. Puisque le temps des Sneaker Pimps est à présent révolu et qu'au travers de deux albums son leader s'est fondu dans un rôle d'acteur majeur de la scène electro, goûtons donc à ce nouveau fruit défendu aux sombres atours.

Premier constat, à l'écoute de « Volatile times », le temps n'a guère d'impact sur la qualité de production musicale de notre esthète marginal. Si l'univers tout aussi torturé que tortueux de l'Anglais évolue aujourd’hui en terrain connu, la plus grande vigilance reste quand même de mise. Car sous le vernis apparent, grouille en effet une vermine contagieuse.

Le mélange de genres est toujours d'actualité, mais l'évidence d'hier semble à présent céder à une audace que peu d'artistes osent se permettre une fois un certain degré de popularité acquis.

Ainsi, passé l'introduction « I Salute you Christopher » qui se décline en apesanteur au son de la voix de Mr Corner, le titre « Music People », vindicte au succès de masse, se termine dans un complexe imbroglio de bruits digitalement triturés.

Pourtant, comme en témoigne « Volatile times » ou « Into Asylum », IAMX n'a rien perdu de sa capacité incendiaire. Nid de hits en puissance exponentielle, dont l'impact génère instantanément des hordes de fourmis dans la tête, l'album propose matière à lecture et relecture. De ces morceaux à la fausse simplicité se détache en filigrane une complexité qui n'altère en rien le contenu. L'étrange est bien sûr toujours de mise (à mi-parcours, « Bernadette » et son orgue de barbarie que l'on croirait extrait de ‘la monstrueuse parade’ de Tod Browning) et les ambiances troublantes matinées d'une pop aigre-douce suggèrent toujours la part de laideur qui se cache derrière le masque de la beauté, mais aussi l’inverse.

D'accord, l'aspect rococo de la production léchée peut irriter et la présence du second degré se trouve parfois ensevelie sous ce stuc trop apparent. Mais qu'on ne s'y méprenne, l'homme et l'artiste sont deux entités bien différentes et le jeu de scène déployé ici n'est que mise en abîme de sa vision de notre univers.

Sous son aspect irrévérencieux et vaguement provocateur, le projet déploie ses ailes de corbeau et comme l'illustre la pochette, nulle entrave ne peut le retenir.

Yel Fox

QCCP

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Interaction créative, voire récréative entre Yel Fox et divers artistes invités à tour de rôle sur chaque morceau et venus d'horizons divers, cet album découvre un univers intime, assez éloigné des dix années vécues au sein du punk hardcore par l'artiste au sein de Gravity Slaves.

Bien que l'esprit ne soit pas totalement annihilé, en témoignent les titres « Farewell list » ou « A signal », l'urgence du moment fait à présent place à une sorte de réflexion approfondie pas toujours de bon ton.

Projet prétendant offrir de multiples facettes (graphiques notamment), Yel Fox développe ici un rock certes habité mais décliné à des sauces différentes, qui, force est de le constater, ne parvient pas toujours à faire prendre la mayonnaise.

Parfois irritant (l'insupportable « Tao Sao »), parfois intéressant dans son traitement (« Love me Over » avec Laudanum), cet album s’avère, en général, relativement anecdotique. Ou quand le folk devient monotone et ennuyeux...

 

Thomas Fersen

Je suis au paradis

Écrit par

Le dernier disque de Thomas Fersen (son neuvième hormis les live), intitulé « Je suis au Paradis » est une suite de portraits farfelus de personnages et de contes macabres et fantastiques, connus ou inventés. S'y côtoient ainsi Dracula, Barbe Bleue, un loup-garou, Sandra (jeune fille fantôme qui hante la maison et l'esprit du narrateur-chanteur), le Balafré (joueur de scie musicale aimant fermer les yeux pour mieux la faire sonner, se mutilant par mégarde), le squelette du train fantôme de la Foire du Trône, l'enfant sorcière, la vieille momie égyptienne du musée...

Un univers drôle, comme toujours chez Fersen, sur des thèmes plutôt sombres et morbides, empruntés à un imaginaire d'enfants pas sages.

« La Barbe Bleue » est un dialogue entre le fameux tueur de femmes et... sa régulière, qui lui demande pourquoi ‘ça sent bizarre dans ton placard, ça sent le pourri dans ta penderie’. Pour rassasier sa curiosité et l'empêcher de voir (les cadavres des épouses précédentes qui commencent à sentir fort), Barbe Bleue cherche à détourner son attention en faisant l'inventaire de sa garde-robe, donnant l'image d'un personnage très coquet.

Dans « Félix », troisième titre du disque, un centenaire nous chante son appétit de vivre et de profiter des plaisirs de la vie, en entonnant ce petit refrain ‘Je jouis, je jouis c'est inouï’ auréolé d'envolées angéliques de chœurs et de carillon. L'orchestration est agrémentée d'un violon, de sonorités celtiques, sur lesquelles se pose la voix, au flegme habituel.

Les textes sont amusants, toujours bien écrits (en alexandrins), mais on pourrait regretter que tout l'album soit empreint de la même mélancolie monotone. Les rythmes sont plutôt lents et la voix ne fait pas d'excès.

Fersen a toujours eu cet accent nonchalant dans la voix, ce n'est pas un hasard s'il a composé « Dugenou », mais on l'a tout de même connu plus énergique (citons seulement « La chauve-souris » et « Ne pleure plus »).

« Je suis au Paradis » a certes bien des qualités, mais s'il ne sent heureusement pas le pourri, il sent peut-être un peu la naphtaline.

 

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