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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Afghan Whigs
Chroniques

Gary War

Police Water (Ep)

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En 2010, on découvrait Phil Gone (alias Gary War), à travers son album « New Raytheonport ». Et pour dénicher des informations à son sujet, il fallait racler les fonds de tiroir sur le net. Faut dire aussi que le gaillard aime brouiller les pistes. Comme il apprécie mélanger les styles. Mais on ne peut pas dire que cet elpee lui a ouvert les portes de la notoriété. Faut dire aussi que sa musique n’est guère accessible. Moins d’un an plus tard, le New-Yorkais publie un Ep. Intitulé « Police Water », il est paru chez Sacred Bones, un label new-yorkais pratiquement inconnu. Et apparemment, l’Américain vit, toujours au fond de sa tanière, isolé du monde extérieur.

Découpé en neuf plages, cet Ep s’enfonce un peu plus dans le psychédélisme expérimental. Et pour la circonstance, il a incorporé des sonorités de claviers eighties. Pas new wave, mais plutôt disco kitsch. A paillettes, si vous préférez. A moins qu’elles n’évoquent, pour vous, la série Star Trek. C’est selon. Méconnaissable, la voix de Phil Gone est noyée sous une montagne d’effets. Quant aux mélodies elles sont tout aussi étouffées. Mais le mal dont souffre « Police Water » est bien plus grave : la monotonie. Les morceaux se suivent et se ressemblent. D’abord, on s’ennuie ferme, puis un certain agacement commence à vous envahir. D’autant plus que l’expression sonore de Gary War est loin d’être apaisante ; elle taperait même sur les nerfs.

L’Américain est pourtant talentueux et est donc capable de beaucoup mieux. Retour précoce ? Peut-être ! On attendra donc la sortie de son prochain album pour voir si « Police Water » n’était qu’un accident de parcours.

Various Artists

Keb Darge And Little Edith : Legendary rockin' R&B

Écrit par

Keb Darge est deejay. Il est aussi spécialiste dans la northern soul et le rockabilly. Danseur lui-même, il aime naturellement les musiques qui alimentent son art. Cet Ecossais était encore, il y a peu, animateur de deep funk et de house ; mais récemment il a décidé d’enflammer un club qui se consacre exclusivement à la northern soul, au jump blues, au vieux R&B et au rockabilly. Little Edith partage la même passion musicale. Ensemble, ils ont donc sélectionné cette collection de plages, qui datent essentiellement des années 50. Elle est d’ailleurs sous-titrée "A collection of Ultra rare black rockers from the 50s and early 60". Un œuvre qui procure beaucoup de bonnes vibrations. Une constante : le dynamisme et le rythme ; mais des morceaux interprétés par des artistes pour la plupart inconnus aujourd'hui! Dommage que l’œuvre ne soit pas accompagnée d’un livret informatif sur ces 20 plages, comme d'autres labels le proposent. A l’instar d’Ace ou Edsel, par exemple, dans des registres semblables.

Le thème du chemin de fer hante "The freedom riders". Imprimée sur un rythme soutenu, cette compo d’Harold Jackson et ses Jackson Brothers date de 1962. Teddy McRae était un saxophoniste réputé. Il a côtoyé Cab Calloway, Lionel Hampton et Louis Armstrong, au cœur des fifties. Il avait choisi pour pseudo Mr Bear. "HiFi baby" est une plage rafraîchissante. Du jump swing très nerveux, au cours duquel tous les instrumentistes se révèlent excellents : le pianiste, le guitariste et le sax ténor. Junior Wells est un bluesman chicagolais notoire ; l’un des meilleurs harmonicistes du style. Il est disparu en 1998. En 1957, il gravait "Lovey dovey lovey one", un rock'n'roll percutant, rehaussé par la présence d’un guitariste très imaginatif. Marie Knight possède une voix assez extraordinaire. Son interprétation du très rapide "I tought I told you not to tell them" traduit une santé éclatante. L’œuvre épingle plusieurs artistes très rock'n'roll, fort proches de Little Richard, mais qui ne manquent pas de talent. Et tout d’abord Bill Johnson, dont le "You better dig it" est parcouru par un piano très sautillant et un sax ténor classieux. Puis Little Ike, dont le "She can rock" déménage, je vous assure! Autre style, le rock coloré de chœurs doowop. Des ensembles qui soignent avant tout les harmonies vocales. Comme les Willows, un quintet de vocalistes de couleur noire, qui a sévi fin des fifties, responsable de "Don't push don't pull don't shove". Les Electras également. Et surtout les Egyptians, lors d’un rockin' R&B étincelant intitulé "Flipping their top". Et non seulement les voix sont superbes, mais la guitare est terriblement contemporaine, fort proche même des meilleurs acteurs du style jump actuel. Parmi les plages les plus légères, pétillantes, en général assez humoristiques, on retiendra le "Pretty please" des Kinglets, drivés par le chanteur Leroy Thomas. Le "Tarzan" d’Artie Wilson est propice à la bonne humeur. Et le "Love blood hound" de K.C Mojo Watson, le "Zindy Lou" des Mariners ainsi que les "Zimba Lulu" des Rays baignent au sein du même climat. Johnny Guitar Watson était un illustre bluesman avant de se convertir au funk. "The bear" nous rappelle qu'à ses débuts, son style émargeait au rock'n'roll originel. Surtout connu comme guitariste, il était influencé par T-Bone Walker et Clarence Gatemouth Brown. Il est mort sur scène. A Yokohama. Il avait 61 ans. Le meilleur est pour la fin : le "That's a pretty good love" de Big Maybelle. Puissante, sa voix reflétait du vécu. C’est une des toutes premières chanteuses de R&B. Cette figure mythique avait entamé sa carrière dans les années 40. Elle avait même enregistré le fameux "Whole lotta shakin' goin' on", deux ans avant Jerry Lee Lewis. Elle est décédée en 1972, après être tombé dans un coma diabétique. Elle n'avait que 48 ans.

Let’s dance !

Yann Tiersen

Dust Lane

Écrit par

Juillet 2001, Eurockéennes de Belfort.

J’ai seize ans et j’assiste au concert de Yann Tiersen, sous le Chapiteau. C’est un grand moment, le public est dans ses petits souliers à l’écoute des accords de piano, accordéon et violon, et à la vue de l'artiste virtuose. Les pieds dans le sol boueux, chacun retient son souffle. L’archet fou use ses crins qui se détachent et dansent frénétiquement. Tiersen est là, dans une densité de concentration assez époustouflante.

La chanteuse qui l'accompagne, Claire Pichet, pose sa voix, visiblement émue et impressionnée par la foule. Ce concert restera gravé dans mon esprit, comme une grande émotion musicale. Des sensations que je peux éprouver de nouveau en réécoutant l'album « Le Phare ». Ensuite, il y a la B.O. d'‘Amélie Poulain’, qui l'a révélée à un public beaucoup plus large. Egalement une franche réussite, même si à force d'écoute et de médiatisation, on a pu s’en lasser.

Que dire aujourd'hui de Dust Lane, sorti fin 2010 ? Tout d'abord, on ne reconnaît pas Yann Tiersen. L’innovation est louable ; il n'est pas si courant qu'un artiste bien assis s'aventure dans une direction inconnue. Tiersen a manifestement le désir de changer, de s’orienter vers des pistes plus électroniques. Dans « Dust Lane », les couches se superposent, créent des ambiances cycliques qui rappellent la B.O. des Virgin Suicide, signée par Air. Des chœurs étoffent le tout, dans des accents parfois médiévaux. Des bruits de petits instruments se mêlent aux enregistrements de l'océan, rappellent Arcade Fire. Mais ces couches de poussière s'amalgament et forment une matière qui manque de pureté, un peu comme lorsque l'on mélange trop de couleurs et que l'on obtient un gris-marron.

Il m'est assez difficile de faire la part des choses, vu la haute estime que je porte à Yann Tiersen. Alors… je m'arrêterai ici, en souhaitant qu’il se remette vite en route, vers d'autres horizons.

 

Swans

My father Will Guide Me Up A Rope To The Sky

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Avant la sortie de « My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky », j’avoue n’avoir jamais écouté un album de Swans. Bien sûr, j’avais déjà entendu parler de cette formation avant-gardiste américaine fondée en 1982 ; et d’après mes lectures, j’avais compris qu’il s’agissait d’un des piliers de la scène no wave, à l’instar de Sonic Youth. Faut dire aussi, qu’à l’époque de leur séparation, en 1997, je n’étais pas encore mûr pour assimiler ce type de musique. Est-ce une bonne excuse ? Aucune idée. Soit !

Swans vient donc d’opérer son retour, après treize années de séparation, en publiant ce douzième opus, intitulé « My father Will Guide Me Up A Rope To The Sky ». Entretemps, le leader avait quand même entrepris une carrière solo et remonté un autre combo, Angels of Light. Et puis, il ne faut pas oublier qu’il a fondé le label Young God Records, au sein duquel militent ou ont milité, notamment, Akron/Family, Devendra Banhart, Ulan Bator, Lisa Germano et Wovenhand. Le Californien avait déclaré que cette reformation n’était pas destinée à ressasser le passé, mais simplement à reprendre le processus dans l’évolution de la musique du groupe. Il a donc rappelé Norman Westberg, autre membre originel du combo, ainsi que quelques musicos qui avaient déjà bossé en compagnie de Swans.

L’album s’ouvre par « No Words/ No Thoughts ». Un tintement de cloches prélude le développement d’un climat ténébreux et malsain, réalisé par couches sonores successives. Progressivement, le tempo s’accélère. Les drums entrent en lice puis le timbre grave et sombre de Michael Gira. A vous flanquer des frissons partout. Après neuf minutes, le morceau a atteint sa puissance ultime et s’achève dans le drone. L’elpee recèle plusieurs morceaux sculptés dans un dark folk sous tension électrique. Une intensité électricité qui peut même prendre le dessus, à l’instar de « My Birth » ou « Eden Prison ». Des chœurs envahissent « Jim » et « You Fucking People Make ». Devendra Banhart sur l’un et la fille de Gira sur l’autre collaborent aux vocaux.

Manifestement, Swans a eu une influence majeure sur le mouvement dark folk. Et notamment sur un groupe comme 16 Horsepower et surtout Wovenhand. Silver Mount Zion également. Chez qui les similitudes sont flagrantes, lorsqu’ils accompagnaient Vic Chesnutt. Et même sur un groupe belge comme Kiss The Anus of the Black Cat.

Perso, je viens de faire une découverte. Ce qui va m’inciter à me pencher sur l’œuvre de Gira. Qu’elle soit en solitaire, au sein d’Angels of Light ou à travers Swans.

Sufjan Stevens

All Delighted People (Ep)

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Sufjan Stevens est un artiste incontournable. Alors, quand il publie un disque, on s’emballe avant même de l’avoir écouté. Faut dire que sa discographie est irréprochable. Ce nouvel Ep et paru, voici quelques mois aux States. Il fait suite à « The Age of Adz », une divagation électro-folk parue en octobre 2010. Le génie de la pop moderne nous propose donc « All Delighted People », un disque découpé en 8 morceaux en 58 minutes (NDR : peut-on dès lors parler vraiment d’Ep ?) Et dans un style plus proche de son folk rituel. Et le résultat est largement à la hauteur des espérances. Le morceau maître s’étale sur 11 minutes, une plage ébouriffante, aux mélodies sinusoïdales, parcourues d’arpèges, de flûtes traversières et de chœurs angéliques. « Djohariah » en atteint 17. Un titre presque baroque, corrodé par des guitares détraquées. Et cette construction ‘cathédralesque’, permet ainsi à Sufjan Stevens, suivant son habitude, de modeler des chansons à tiroirs multiples. Si le reste de l’album n’est pas de la même trempe, il recèle encore quelques chouettes compos. A l’instar d’« Enchanting Ghost » ou de « The Owl and the Tanager », dont le charme lyrique est alimenté par la voix douce et claire du trublion américain.

Si la crise économique a frappé de plein fouet l’industrie automobile du Michigan, Detroit a enfanté un des artistes les plus doués de sa génération. Et aussi un des plus créatifs.

Omar Rodriguez-Lopez

Tychozorente

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Décidemment, Omar Rodriguez Lopez n’arrête pas de bosser. Et pour cause, le prolifique chevelu a gravé quatre albums (dont ce « Tychozorente »), sans compter ses diverses collaborations et ses projets visuels (entre autres la réalisation de son premier film). L’ancien gaucher d’At the Drive-In est tout simplement incapable de se reposer. Sa création, il veut la publier. Tout ce qui lui passe par la tête. Sous n’importe quel format. Et parfois sans réelle promo (NDR : certains de ses projets sont téléchargeables pour un prix dérisoire). Malheureusement, il faut bien avouer qu’il y a bien longtemps qu’il n’est plus parvenu à produire quelque chose d’abordable, dépassant ses performances psyché à rallonge, parfois à la limite de l’audible (NDR : une exception qui confirme la règle : « El Nuevo Grupo de Omar Rodriguez Lopez »). Une constante, cependant –et « Tychozorente » en est une nouvelle illustration– le très mauvais goût de l’artwork de ses pochettes. Pour la circonstance, il semble tout de même avoir atteint le sommet. Juste par curiosité, jetez-y un œil.  

Sur ce nouvel opus, pas question de guitare. Le génial gratteur la troque contre des claviers, boîtes à rythmes et consorts. Ce projet est né d’une première collaboration opérée en compagnie d’Elvin Estella (aka Dj Nobody) au Japon. Dans la foulée, outre Dj Nobody, Omar a convié sa famille –dont son frère Marcel ainsi que sa femme, actrice et chanteuse, Ximena Sarinara Rivera– à venir se défouler. Tout au long de ce long playing, les quatre musiciens développent une électro ambient minimaliste au cours de laquelle les sonorités insolites se succèdent. Et Rivera pose sa voix sur la majorité des morceaux.

Omar Rodriguez a donc voulu prendre une nouvelle direction en explorant le monde de l’électro. Paradoxalement, pour la première fois, on peut se farcir l’écoute d’un de ses albums, d’une seule traite. Mais l’ennui guette toujours.

 

Daniel Norgren

Horrifying death eating blood spider

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Cet homme-orchestre suédois avait gravé, l’an dernier, "Outskirt", une œuvre particulièrement singulière. Imprégné de blues, folk et world, elle constituait, pour votre serviteur, une véritable révélation. Son nouvel opus, "Horrifying death eating blood spider" est tout aussi imprévisible. A cause des percus tonitruantes, primaires, dispensées par Pelle Nyhage. Et puis de la voix déjantée, scandée à tue-tête. Son blues est brut. Il est alimenté par des accords de guitare amplifiés, répétitifs, dessinant des motifs sans fin. Daniel chante, éructe, siffle comme un révolté. Son attitude est menaçante.

Un climat de torpeur et d’inquiétude envahit "Nr.& Nr.2 Nr.3". Manifestement, ce n’est pas la joie. Il s’abandonne aux tourments des artifices synthétiques, tel un repenti, la corde au cou! Et ce n'est pas "Highbird" qui va nous combler d’optimisme. Calfeutré dans sa maison, au cœur de la nature scandinave, Daniel se confesse à son enregistreur à cassettes. Il triture sa pauvre guitare sans ménagement. "Blind" est une complainte empreinte de mélancolie et de morosité. Sa voix est très assurée, mais les tonalités des instruments sont terriblement fragiles. "Crooked John" pénètre au sein d’un univers postindustriel d'une autre époque. Les sonorités sont indescriptibles. Les percussions accablantes. La flûte dissonante. Nous sommes proches  de l'anoxie, comme oubliés dans une fosse de garage. Daniel adopte un rythme plus enlevé pour aborder "Get the moon up". Son timbre est aussi ravagé que celui de Tom Waits. L’inspiration est nettement puisée dans le pré-war blues. La rythmique s’active pendant que l’harmonica communique un peu de couleurs à l'ensemble. "Mean old devil got on II" est également marqué par ce blues primaire. Il attaque ses cordes sur le fil du rasoir. L’accent est placé sur le message de notre artiste, issu du Nord. Ses riffs deviennent incandescents sur "Lowbird". Un vieil orgue, sorti de nulle part, hurle tel un Zeppelin des années trente! La plus belle chanson est sans doute aussi la plus accessible : "Stuck in the bones". Sa voix semble libérée. Daniel tolère même la présence d'autres musiciens, dont Berra Karlsson, préposé à la steel guitare. Et ses interventions sont judicieuses. Cependant, "Perfect jazz" replonge dans l’univers glauque avant de célébrer sa délivrance, lors de la finale, "Tough it aches". Introspective, cette œuvre est vraiment très originale. 

Lower Dens

Twin-Hand Movement

Écrit par

Absente des circuits depuis 2007, Jana Hunter avait publié deux Eps et deux elpees sculptés dans le folk. Sans oublier un split cd partagé en compagnie de Devendra Banhart. Des œuvres acclamées par critique. « Twin-Hand Movement » n’est pas on nouvel opus réalisé en solitaire, mais un long playing concocté par son nouveau groupe : Lower Dens. Un combo dont les musicos sont, comme elle, issus de Baltimore. Et première constatation, l’Américaine a abandonné ses confidences pastorales pour laisser place à la fée électricité. Tout au long de cet elpee, sa voix douce et profonde est moins mise en évidence. En fait, elle la met davantage au service de l’instrumentation basique guitare/basse/batterie, afin de permettre à la formation de développer un rock atmosphérique, chargé de nuances et souvent convaincant. Le disque recèle même en « Holy Water », un titre instrumental redoutable. Mais en général les compos baignent au sein d’un climat vaporeux, mélancolique, au spleen palpable. Superbe plage ‘shoegaze’, « Tea Light » conjugue parfaitement intensité et harmonie alors que le bouleversant « Rosie » lorgne carrément vers l’univers de Galaxie 500. En fait, ces sonorités ouatées, élégantes, Lower Dens les doit probablement à Chris Coady, producteur qui avait mis en forme « Teen Dream », le dernier album de Beach House. Et pour que votre info soit complète, sachez que ce disque est paru sur Gnomonsong, le label de Devandra Banhart et Andy Cabic (Vetiver).

Si plusieurs écoutes sont nécessaires, afin de bien s’imprégner de « Twin-Hand Movement », cette œuvre constitue certainement un des meilleurs albums paru en ce début d’année !  

 

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