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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

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Biohazard 8/8/26
Chroniques

Stratovarius

Elysium

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Libéré de l’énorme influence du guitariste Timo Tolkki, Stratovarius a déniché la perle rare en la personne de Matias Kupiainen. Dans la foulée de la sortie de « Polaris », courant 2009, les Finlandais se sont fendus d’une tournée prestigieuse en compagnie d’Helloween, périple immortalisé par un album live révélant un groupe à nouveau soudé. Il ne restait plus au combo finlandais qu’à confirmer cette résurrection en gravant une nouvelle plaque.

« Elysium » navigue toujours sur les eaux tourmentées du power metal progressif, mais dans un registre plus varié que ses douze précédents elpees. Soulignons d’emblée qu’il s’agit d’une réussite quasi parfaite. Il suffit d’écouter le break bien lourd introduisant le solo fulgurant de « Darkest Hours » pour éprouver l’irrésistible envie de découvrir les titres suivants. Sur « Under Flaming Skies » et « Infernal Maze », l’excellent Jörg Michael (ex Mekong Delta pour les connaisseurs) déploie toute son énergie pour démontrer qu’en matière de double pédale, il est tout sauf un simple amateur. Puissantes, les orchestrations perpétuent la tradition du Strato ‘old school’. En toute grande forme, Timo Kotipelto marque de son empreinte vocale le plus lent « Fairned Justified » et rappelle à quel point il n’a rien perdu de son charisme. Celui-ci semble à nouveau se faire plaisir tout au long de l’opus, chargeant son timbre de nuances, sans se complaire dans des vocalises suraiguës, souvent agaçantes chez certains de ses collègues de la famille speed metal.

Autre instant mémorable : « The Games Never Ends », caractérisé par son refrain aussi guerrier qu’entêtant. Matias brille une nouvelle fois lors d’un solo impérial ! Sur « Event Horizon », un titre qui dégage une atmosphère à couper le souffle, c’est l’ex-claviériste d’Yngwee Malmsteen Jens Johansson qui s’en donne à cœur joie. Son style néo-classique s’exprime avec une telle classe qu’il ne lasse jamais l’auditeur, pour peu qu’il soit ouvert aux ambiances baroques. S’étalant sur 18 minutes, « Elysium » demeure le gros morceau de la plaque. Véritable coup de grâce composé par le jeune Kupiainen, la pièce, dans sa version originale, dépassait la demi-heure. Ecourtée pour plus d’efficacité, mais aussi et très probablement pour des raisons purement techniques, l’œuvre à tiroirs est alimentée par son lot de riffs assassins et parcourue de multiples changements de rythmes pas piqués des vers. Chant épique, soli ébouriffants, gratte sèche et orchestration luxuriante, pour un final aux dernières encablures bien speed, on n’est pas très éloigné de certains monuments d’Iron Maiden.

Surprenant, le Stratovarius 2011 vivra, et constitue la meilleure des réponses à ceux qui n’auraient pas parié un cent sur l’avenir du combo si controversé depuis le départ de Timo Tolkki.

 

Rotterdam

Cambodia

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Résultat d'un travail de (très) longue haleine, cet album initié il y a une dizaine d'années constitue la somme de recherches expérimentales menées par le duo viennois réunissant Suzanne Amann (violoncelle, flûte, parties électroniques) et Michael Klauser (guitare acoustique et expérimentations électroniques).

Bien loin de toute velléité musicale traditionnelle, l'espace sonore modelé, travaillé et sculpté par ces deux protagonistes défriche des horizons sensoriels par une approche hypnotique.

Agencé en strates successives de loops et de sons savamment torturés, le projet s'avère non dénué d'intérêt, même si écouter l'album d'une traite s'avère quelque peu difficile.

Surtout excitant dans ses moments les plus binaires (l'excellent titre « Cambodia », le beat obsédant de « Rotterdam »), l'album offre une vision cyclique d'un univers en boucle.

Rotterdam s'attache à dépeindre la monotonie avec variété, ce qui de loin, vaut mieux que bon nombre de groupes qui déclinent la variété avec monotonie.

Un projet complexe et ambitieux qui s'écoute comme on regarde une peinture avant-gardiste.

 

Gruff Rhys

Hotel Shampoo

Écrit par

Aïe. Dans le souci de ne pas se répéter, Gruff Rhys se plante royalement. Publié en 2005, « Candylion » prenait à revers, basculant l’auditeur sans ménagement au beau milieu d’une fontaine de jouvence. Un disque qui donnait envie de crier, de courir et de se jeter dans l’herbe à la mode ‘Petite Maison Dans la Praire’, de balancer des confettis à la gueule de passants anonymes et de danser tout nu sur la table de son bureau. Bref, une perle.

Désormais, le leader des Super Furry Animals joue aux intendants de l’« Hotel Shampoo », un établissement deux étoiles, aux murs bien tristes. Les excentricités n’y sont pas permises et les signes de bonne humeur sont limités à quelques sourires timides. El Perro Del Mar et Miles Kane y jouent les invités de marque mais peinent à convaincre la clientèle. Une clientèle qui ressortira de cet établissement, avec des pieds de plomb et en claquant la porte. Fini le temps des rires et des chants…

(Please) Don’t Blame Mexico

Concorde

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Le patronyme de ce groupe traduirait-il un signe d’apaisement manifesté par la diplomatie du Quai d’Orsay face à celle de Felipe Calderon dans l’affaire Cassez (NDR : cette jeune française a été emprisonnée au Mexique pour un crime, lié au cartel de la drogue, qu’elle pourrait ne pas avoir commis) ?

Fondé à Paris en 2006, (Please) Don’t Blame Mexico a publié plusieurs Ep avant de graver ce premier elpee. Une bonne manière de se rôder, en quelque sorte. Dès les premières notes du titre d’entrée, « The Protocol », le ton est donné. La voix est claire. La rythmique diablement efficace et les accords de piano sautillants soutiennent l’ensemble. Franz Ferdinand, XTC ou les Harlem Shakes nous traversent l’esprit. L’ambiance est très second degré. Et des titres aussi absurdes que « Michel Foucault (Saved My Life ») ou « Elephant Man » en sont les plus belle illustrations. Leur pop est efficace, sophistiquée et tient parfaitement la route. Caractérisé par ses interventions à la trompette, « Durango » s’illustre par sa mélodie parfaite. « Bribing Lonesone Drives », également, mais cette plage baigne plutôt dans les claviers 80’s… Un album qui sent déjà le printemps…

‘And please Don’t Blame Them for copying Franz Ferdinand… but please Don’t Forget to thanks the English Pop Music’.

Moddi

Floriography

Écrit par

Paul Moddi Knutsen serait la nouvelle sensation norvégienne. Compliment vide de sens, lorsqu’on sait que ce jeune homme d’à peine 23 ans a grandi sur l’île Seja, dans un village de pêcheurs, à l’extrême nord du pays scandinave. Autant dire que les musiciens ne doivent pas être légion dans le coin. Le Norvégien aurait appris à jouer de la trompette et du piano en fréquentant la fanfare de son école avant d’élargir ses compétences, en se tournant vers la guitare et l’accordéon.

Si les éloges qui lui ont été adressées n’ont guère ému le grand public, elles sont toutefois bien fondées. Les longues envolées, à l’accordéon (« Rubbes »), au violon (« A Sense of Grey », « Ardennes ») ou au piano développées par Paul créent dans note imagination des images de paysages enneigés et esthétiques. Où règnent le froid et la quiétude. Mais Moddi a le chic pour nous réchauffer le cœur, à l’aide de ses compos. Et il lui arrive même de forcer le ton pour leur insuffler davantage de vigueur, à l’instar des excellents « Smoke » et « Stuck In The Waltz ».

Un premier opus plus que réussi pour ce songwriter qui n’est pas près de perdre le Nord…

 

Dean McPhee

Brown Bear (Ep)

Écrit par

Dean McPhee est un remarquable guitariste. Il joue sur une Fender Telecaster, le plus souvent en picking, un peu à la manière de Vini Reilly (Durutti Column). Et en n’hésitant pas à se servir de pédales, notamment pour créer des boucles. Légère différence, son style est un peu plus minimaliste. Et puis exclusivement instrumental. Partagé en trois titres pour une vingtaine de minutes, cet Ep étale tout le talent de ce virtuose. Technique, sensibilité, atmosphère, tout y est. Epatant, quand on sait que les sessions d’enregistrement se sont déroulées en une seule prise. Je crains fort, cependant, qu’un long playing de la même trempe (sa sortie est prévue courant 2011) ne plonge le mélomane dans un ennui profond. A suivre, donc…

Sven Kacirek

The Kenya sessions

Écrit par

Près de deux années ont été nécessaires pour voir naître ce projet singulièrement intéressant, tant sur papier, qu'à l'écoute de ces quinze titres aux couleurs d'un crépuscule africain.

Compositeur discret mais au talent reconnu dans le monde du jazz, Sven Kacirek s'attelle ici à une œuvre qui doit autant à son propre talent qu'à celui de ces autochtones pour le meilleur d'une collaboration riche en couleurs.

L’idée de pénétrer un monde différent, de quitter l'angoisse et la schizophrénie des grandes métropoles et de s'imprégner de la culture musicale de ce magnifique continent, précède ce voyage pluriculturel.

Loin de ses installations, l'artiste va alors récolter matière à son travail : chants traditionnels et hymnes locaux, rencontres avec ces voix qui font la magie des grands plateaux longeant le lac Victoria (Ogoya Nengo, grande dame qui prête son organe sur « Dear Anastasia », chanson qui du reste lui est dédiée), et enrichissement personnel au contact de ces gens dotés d'une grande ouverture d'esprit.

En ressort au final un disque dense et sauvagement beau. Peut-être simplement beau? Loin des crédos engoncés de notre vieille Europe. Captivant de bout en bout, « The Kenyan sessions » offre un billet vers l'imaginaire, et s'écoute sans effort.

Le piège de l'intellectualisme ayant été parfaitement contourné, je ne peux que vous inviter à jeter dans la gueule du lion...

 

Indochine

Putain de stade

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“Putain de stade” est paru ce 17 janvier 2011 sous quatre formats différents : un double album digipack, un triple Dvd digipack, un double Blu Ray digipack et un coffret métallique réunissant les trois Dvd et les deux disques. C’est le double audio qui nous a été transmis. Cette œuvre ‘live’ immortalise le set d’Indochine, accordé au stade de France, le 26 juin 2010, face à 80 000 spectateurs. Il recèle tous les grands classiques du groupe interprétés dans une ambiance phénoménale. Revers de la médaille, les acclamations de la foule sont parfois un peu trop envahissantes. Il y manque sans doute l’image…

 

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