Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Editors
Chroniques

Daniel Norgren

Horrifying death eating blood spider

Écrit par

Cet homme-orchestre suédois avait gravé, l’an dernier, "Outskirt", une œuvre particulièrement singulière. Imprégné de blues, folk et world, elle constituait, pour votre serviteur, une véritable révélation. Son nouvel opus, "Horrifying death eating blood spider" est tout aussi imprévisible. A cause des percus tonitruantes, primaires, dispensées par Pelle Nyhage. Et puis de la voix déjantée, scandée à tue-tête. Son blues est brut. Il est alimenté par des accords de guitare amplifiés, répétitifs, dessinant des motifs sans fin. Daniel chante, éructe, siffle comme un révolté. Son attitude est menaçante.

Un climat de torpeur et d’inquiétude envahit "Nr.& Nr.2 Nr.3". Manifestement, ce n’est pas la joie. Il s’abandonne aux tourments des artifices synthétiques, tel un repenti, la corde au cou! Et ce n'est pas "Highbird" qui va nous combler d’optimisme. Calfeutré dans sa maison, au cœur de la nature scandinave, Daniel se confesse à son enregistreur à cassettes. Il triture sa pauvre guitare sans ménagement. "Blind" est une complainte empreinte de mélancolie et de morosité. Sa voix est très assurée, mais les tonalités des instruments sont terriblement fragiles. "Crooked John" pénètre au sein d’un univers postindustriel d'une autre époque. Les sonorités sont indescriptibles. Les percussions accablantes. La flûte dissonante. Nous sommes proches  de l'anoxie, comme oubliés dans une fosse de garage. Daniel adopte un rythme plus enlevé pour aborder "Get the moon up". Son timbre est aussi ravagé que celui de Tom Waits. L’inspiration est nettement puisée dans le pré-war blues. La rythmique s’active pendant que l’harmonica communique un peu de couleurs à l'ensemble. "Mean old devil got on II" est également marqué par ce blues primaire. Il attaque ses cordes sur le fil du rasoir. L’accent est placé sur le message de notre artiste, issu du Nord. Ses riffs deviennent incandescents sur "Lowbird". Un vieil orgue, sorti de nulle part, hurle tel un Zeppelin des années trente! La plus belle chanson est sans doute aussi la plus accessible : "Stuck in the bones". Sa voix semble libérée. Daniel tolère même la présence d'autres musiciens, dont Berra Karlsson, préposé à la steel guitare. Et ses interventions sont judicieuses. Cependant, "Perfect jazz" replonge dans l’univers glauque avant de célébrer sa délivrance, lors de la finale, "Tough it aches". Introspective, cette œuvre est vraiment très originale. 

Lower Dens

Twin-Hand Movement

Écrit par

Absente des circuits depuis 2007, Jana Hunter avait publié deux Eps et deux elpees sculptés dans le folk. Sans oublier un split cd partagé en compagnie de Devendra Banhart. Des œuvres acclamées par critique. « Twin-Hand Movement » n’est pas on nouvel opus réalisé en solitaire, mais un long playing concocté par son nouveau groupe : Lower Dens. Un combo dont les musicos sont, comme elle, issus de Baltimore. Et première constatation, l’Américaine a abandonné ses confidences pastorales pour laisser place à la fée électricité. Tout au long de cet elpee, sa voix douce et profonde est moins mise en évidence. En fait, elle la met davantage au service de l’instrumentation basique guitare/basse/batterie, afin de permettre à la formation de développer un rock atmosphérique, chargé de nuances et souvent convaincant. Le disque recèle même en « Holy Water », un titre instrumental redoutable. Mais en général les compos baignent au sein d’un climat vaporeux, mélancolique, au spleen palpable. Superbe plage ‘shoegaze’, « Tea Light » conjugue parfaitement intensité et harmonie alors que le bouleversant « Rosie » lorgne carrément vers l’univers de Galaxie 500. En fait, ces sonorités ouatées, élégantes, Lower Dens les doit probablement à Chris Coady, producteur qui avait mis en forme « Teen Dream », le dernier album de Beach House. Et pour que votre info soit complète, sachez que ce disque est paru sur Gnomonsong, le label de Devandra Banhart et Andy Cabic (Vetiver).

Si plusieurs écoutes sont nécessaires, afin de bien s’imprégner de « Twin-Hand Movement », cette œuvre constitue certainement un des meilleurs albums paru en ce début d’année !  

 

Chris James & Patrick Rynn

Gonna boogie anyway

Écrit par

Chris James et Patrick Rynn sont issus de San Diego, dans l'extrême sud de la Californie. Chris est chanteur et guitariste. Patrick, bassiste. Ils avaient déjà publié ensemble "Stop and think about it", en 2008. Ce qui leur a valu un Blues Music award! Ils jouent ensemble depuis vingt ans et sont établis à Chicago. Ils militent également chez les C-Notes, le backing band du chanteur/harmoniciste local, Rob Stone.

L’elpee s’ouvre par "Money don't like me", un Chicago shuffle très Westside. Chris nous balance le riff cher à Magic Sam. Sa voix est vraiment excellente. Le tempo est imprimé par le drummer notoire Sam Lay (NDR : il sourit derrière ses fûts). David Maxwell, pote de toujours, aligne ses notes sautillantes sur les 88 touches d'ivoire, pendant que Jonny Viau s'époumone sur son sax ténor. Une adaptation en version instrumentale est également proposée sur cet elpee. James a toujours vénéré le bluesman rocker, Bo Diddley. Il reprend ici deux titres assez peu connus du mythe disparu en 2008. Tout d’abord "Dearest darling". Le célèbre beat est soutenu par les maraccas de Rob Stone et le piano de Maxwell! "You can't trust nobody", ensuite. Inspiré par Lil' Son Jackson, le légendaire bluesman noir texan, ce downhome blues chargé d’émotion est interprété en trio par Chris, Patrick et David Maxwell. "Life couldn't be sweeter" nous replonge dans le Chicago blues des années 50, une plage qui figurait au répertoire d'Elmore James. Chris est passé à la slide, les deux saxophones sont à l'arrière-plan tandis que le vieux pianiste Henry Gray (85 ans), ancien musicien de Howlin' Wolf, se libère. Henry est toujours au poste pour l'instrumental "H.M Stomp". Il est épaulé par l’illustre harmoniciste Bob Corritone. James et Rynn se réservent deux plages en duo. Soit "Headed out west", narrant l’histoire des deux amis quittant la cité des vents pour l'Ouest, par cette célèbre nationale, la route 66. Ainsi que le "Black spider blues" de Robert Lockwood Jr. Deux plages qui reflètent leur sensibilité à fleur de peau. Le "Can't stand to see you go" de Jimmy Reed est une cover bien ficelée, abordée dans l'esprit de ce célèbre bluesman. Un hommage rendu à Reed et son guitariste Eddie Taylor. Rob Stone souffle dans les aigus de son harmonica. Le bon vieux boogie n’a pas été négligé. Et il alimente un des sommets de cet opus : "Gonna boogie anyway", une plage qui adopte le style jump, bien balisé par le piano de Henry Gray ainsi que les saxophones de Viau et d'Allen Ortiz. Du 5 étoiles ! "The tables have turned" a la fièvre et frissonne. Maxwell et Stone s’y impliquent sans la moindre réserve. Le "Little girl" de Bo Diddley clôt l’elpee sur un rythme endiablé. La participation de Corritone est précieuse. Un album de grande classe !

Cee-Lo Green

The Lady Killer

Écrit par

Faut-il encore présenter Cee-Lo Green, celui même qui a, en compagnie de son pote Danger Mouse, inondé les ondes FM au cours de l’été 2009, avec le tube « Crazy » ? Goodie Mob relégué aux archives et Gnarls Barkley placé entre parenthèses, Cee-Lo reprend sa carrière solo en main en délivrant un troisième album qui, au contraire des deux précédents, ne risque pas de passer inaperçu. Preuve en est le carton du single « Fuck You », rebaptisé « Forget You » pour les oreilles chastes. Un tube qui aura même été harponné par la série musicale « Glee » dans laquelle il y est interprété par… Gwyneth Palthrow. Une incartade rapidement oubliée à l’écoute d « The Lady Killer », un disque de Soul et R&B classieux, distingué et d’une richesse impressionnante. Fait plutôt rare dans le R&B contemporain. Cee-Lo verse son cœur et ses tripes au sein de onze morceaux tous aussi exaltants les uns que les autres. Les fans de la première heure lui regretteront certainement le manque d’audace, par rapport aux deux disques précédents. Mais même dans la simplicité, le tombeur de ces dames réussit à en imposer, ne serait-ce que par sa voix inimitable.   

Outre les évidents « Fuck You » et « Bright Light Bigger City », « The Lady Killer » regorge de tubes potentiels comme « Old Fashioned » ou « Cry Baby », deux titres qui auraient pu sans problème voir le jour dans les sixties ou seventies. Ou encore le sulfureux « Please », un duo au sein duquel Green partage son micro avec une autre voix exceptionnelle. Celle de notre Selah Sue nationale ! Même si ce titre n’est présent que dans la version européenne du CD, il s’agit d’une belle reconnaissance pour la petite Louvaniste. Cee-Lo Green, quant à lui, est de ces artistes qui n’inspirent rien d’autre que le respect le plus total. « The Lady Killer » est sans nul doute un futur grand classique de la Soul.

Giant Sand

Blurry Blue Mountain

Écrit par

Howe Gelb est un cowboy insatiable. Je parie qu’il continuera à publier des albums, jusque sa mort. Et à une cadence métronomique. Son style unique en son genre et son timbre de voix inimitable sont le ferment d’œuvres originales, quoique souvent inégales. D’ailleurs, « Blurry Blue Mountain » n’est pas le meilleur opus du Texan même s’il recèle quelques morceaux très réussis. Et particulièrement, lorsqu’ils baignent dans la plus pure tradition de la country alternative chère à Howe Gelb ; c’est-à-dire lorsqu’il est accompagné de son groupe. Un backing band plus exactement, puisque le line up est à géométrie variable. Ce qui n’a pas empêché Giant Sand de célébrer ses 25 années d’existence.

Que ce soit à travers la ballade foutraque et romantique, « Love a Loser » ou des morceaux davantage rock comme « Thin Line Mane » ou « Better Than Me », l’ami Gelb nous entraîne dans l’immensité des déserts de l’Ouest américain (« Blurry Blue Mountain » a pourtant été enregistré au Danemark…) Alors ne boudons pas notre plaisir à l’écoute d’une œuvre concoctée par un des songwriters yankees les plus réguliers, honnêtes et talentueux de sa génération. Même lorsqu’il est en roue libre. Car chacune de ses livraisons recèle l’une ou l’autre perle. Et je pense tout particulièrement à « Chunck of Coal », caractérisée par son ambiance saloon, entretenue par la pédale steel et le piano vintage. Quant à la voix d’Howe, elle continue de vous accompagner, tel un vieil ami, en compagnie duquel on se sent parfaitement à l’aise et avec lequel on irait boire un verre (de mezcal ?) tranquillement. Moins poignant que Johnny Cash, Gelb n’en demeure pas moins tout aussi authentique !

 

Frank Shinobi

A Little Less More

Écrit par

« A Little Less More » est le premier album de Frank Shinobi, un quartet liégeois dont le style évolue quelque part entre les Dublinois de The Redneck Manifesto et, surtout, 31Knots. Le disque est d’ailleurs produit par Jay Pellicci, batteur de la formation ricaine. Et tout comme ses principales influences, Frank Shinobi se démène à coups de riffs bien placés, relevés par des textes scandés avec force et détermination. « A Little Less More » est une œuvre directe, complexe et acérée à point. « Cortège Hippotracté », « FS et le poney jaune », « Turbodépression » et « Gazoduc dans la steppe » sont les quatre moments forts d’un disque qui ne manque pas de cran.

Frank Shinobi, membre du collectif Honest House, est l’une de ces formations qui n’a pas besoin d’un succès à la Puggy pour briller ou montrer ce dont il est capable. « A Little Less More » est le genre de disque sur lequel certaines autres formations de la scène rock belge devraient prendre exemple. Ne serait-ce que pour la détermination dont les quatre Liégeois font preuve. Les fans de 31Knots vont adorer.

En concert le 12 mars au Beurskaffé (gratuit) et au festival d’Hiver Rock ce 19 février.

 

Dr Wu

Texas Blues Project Volume 2

Écrit par

Ce duo issu de Fort Worth (NDR : c’est au Texas !) nous propose le deuxième volet de son "Texas Blues Project". Il fait suite à un premier chapitre publié en 2008. Et pour réaliser ce projet, les deux amis, Bryan Freeze et Jim Ashworth, ont décidé de conserver le patronyme Dr Wu', un nom tiré d'une chanson de Steely Dan. Le duo d’amis a composé les douze plages ; mais ils se sont également chargés de la mise en boîte, du mixing ainsi que de la production de ce nouvel opus. Pour la pochette, ils ne se sont pas trop cassé la tête, puisqu’ils ont repris celle qui illustrait le premier volume ; celles de vaches texanes à (très) longues cornes! Paradoxalement, nos deux compères n'exercent qu’un rôle secondaire au cours de toute cette série d’exercices de style. Bryan Freeze est crédité de la guitare rythmique et Jim Ashworth, de rien (NDR : ‘nothin’). Je le soupçonne cependant de gratter parfois les cordes! En fait, le concept Dr Wu' est destiné à mettre en exergue le talent de tas de potes locaux. Indubitablement, on assiste à une fête de la guitare blues texane.

Au premier rang des guests, on retrouve le saignant Buddy Whittington (NDR : il a sévi comme sixcordiste, au sein des Bluesbreakers de John Mayall, pendant de nombreuses années). C'est d'ailleurs Buddy qui ouvre le feu par "That ain't rtight", une compo qu'il cosigne en compagnie de Bryan et Jim. D'emblée ce musicien révèle sa force de frappe et tout son talent. Il ne faut pas plus de 5" pour  s'apercevoir que nous sommes en présence d'un grand! Buddy met toute sa force vocale au service de l'ensemble. Ses cordes sont explosives, incisives, inspirées par Freddie King. Le vieil ami Charlie Bassham est revenu pour chanter "Can't keep a good man down". Lui aussi possède une voix autoritaire. Red Young (de Red and the Redhots) siège derrière l'orgue Hammond. Le ton est assez Memphis R&B. Mace Maben se révèle également très versatile à la guitare. Charlie chante encore admirablement le lent "Even a wolfman gets the blues". Manifestement, les gratteurs sont ici tous excellents. Et l’intervention de Dave Milsap, un ex-membre du Delbert McClinton Band en est une belle illustration. Mais déjà le géant Buddy Whittington refait surface. C’est même lui qui va prendre l’ascendant sur presque tout le reste du projet. Il chante "Bryan Irvin road", en échangeant quelques petits soli en compagnie de Freeze, préposé à la slide. Le tempo change. Place au boogie. Lors du percutant "Boogie in the rain", Buddy est aux vocaux. Il est soutenu par les brillantes interventions de Gary Grammer à l’harmo. Les deux hommes s'entendent comme larrons en foire! Le rythme est toujours aussi vivifiant sur "Fort Worth bound", une plage dédiée à la bonne ville de Fort Worth (NDR : voisine de Dallas). Mouse Mayes (ex-Black Oak Arkansas, ex-Pointblank) chante devant l'harmo de Grammer et les cordes acoustiques de Freeze. "Why is it so hard to say goodbye ?" est toujours aussi sémillant, une plage au cours de laquelle Whittington a repris les rennes. Sans le moindre répit, "Bo Diddley tribute" embraie, tout en empruntant, au passage à "Road Runner". C’est Mouse Mayes qui dirige la manœuvre tout au long de "Hey Bo Diddley". On en a des fourmis dans les jambes. Les percussions sont stimulantes et on se régale du Bo Diddley beat ! Le récital texan conserve tout son intérêt lors d’un "You give me the rain", caractérisé par la présence de trois guitares rythmiques pour épauler le soliste Mayes (NDR : leader de The Powerhouse, il invite régulièrement Whittington à venir renforcer son team). Instrumental, "My man's specialty" met aux prises Buddy et Red Young". Un nouveau convive a empoigné le micro : Geral Lawrence. Il attaque "Rockin' Chuck Berry blues", du pur rock'n'roll. Lee Pickens joue ici le rôle de Berry Whittington. Geral interprète "Slow rollin' train", une finale excitante, imprimée sur un rythme très ‘rollingstonien’, au cours duquel Buddy s’accorde une dernière sortie sur sa slide. Une magnifique propagande pour le rockin' blues texan!!

The Dallas Explosion

Off to War

Écrit par

The Dallas Explosion doit probablement avoir un rapport avec l’assassinat de Kennedy. Ben non, vous n’y êtes pas du tout. Il s’agit ‘tout simplement’ du patronyme d’un groupe rock bruxellois. Facile à deviner, non ? Et cette réponse semblait évidente, pourtant. Allez, soyez beaux joueurs, voyons !

Cette formation belge vient donc de publier son troisième disque. Il fait suite à l’Ep « Depression is a Fulltime Job », paru en 2004 et « Girlfriends & Excess », en 2007. Perso, jamais entendu parler. Ouf, il y a Musiczine !

Heureusement, il n’est jamais trop tard pour découvrir un talent, surtout lorsqu’il émerge de notre fabuleux vivier national. Et puis, on ne peut pas dire qu’ils sont totalement inconnus au bataillon non plus. Quand on a enflammé les premières parties de groupes ou artistes tels que The Killers, Bush, Monster Magnet, Travis, Eagle-Eye Cherry, Living Colour ou feu Willy Deville, lors de leurs passages en Belgique, on ne peut pas être des ‘manches’ non plus !

Après quatre années d’existence, deux Cd et des tonnes de concert, The Dallas Explosion ‘explose’ à son tour en 2010 mais se refait une santé autour du chanteur/guitariste Dallas Geoffrey Hautvas, la tête pensante du groupe. Sont venus le rejoindre, le bassiste Baptiste Charles, le drummer Remy Polfliet et plus épisodiquement, la jolie Stine Wintley-Jensen aux claviers et percussions.

Puisant ses influences dans le blues, le classic-rock crasseux enragé (ça vient d’eux), qu’ils teintent d’un brin de soul et d’une touche de psychédélisme, tout en y ajoutant ce petit quelque chose de surréalisme belge, le combo de la capitale nous propose 11 nouveaux titres dans son petit panier.

Afin de mettre toutes les chances de son côté, le trio (quatuor ?) a demandé à Peter Crosbie (Sharko, The Tellers, Austin Lace) de produire le disque et à Brad Blackwood (Maroon5) de le masteriser à Memphis. Rien que ça !

Le résultat est à la hauteur. Le band nous balance un bon rock, puissant, super efficace où l’on décèle circonstanciellement des traces de Stones, de Paul Weller voire de ZZ Top. Pourtant, selon la rumeur, Dallas Geoffrey affirme que son groupe est unique et ne ressemble à aucun d’eux…

Si la majorité des titres traite, comme le nom de l’album l’indique, de violence à travers des guerres ou des combats (« What is what », « Die Monkey die », « Off to War », « Fight fight fight », …), quelques morceaux proposent une orientation différente. A l’instar de « Blonde Ambition », ode à la provoc sexy féminine ou encore le très romantique ( ?) « For the Love of Lust ».

Bref, pour votre serviteur, c’est une belle découverte, surtout musicale, remuante, et le plus important, sans faiblesse…

 

Page 438 sur 1252