L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Chroniques

Enslaved

Axioma Ethica Odini

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Dans le milieu très fermé du métal extrême, le clonage est devenu une institution quasi-incontournable. Il est devenu impossible de recenser les copies carbones de Dimmu Borgir, Cradle Of Filth et autres Darkthrone. Depuis sa formation en 1991, Enslaved n’en fait qu’à sa tête. Le combo de Bergen (NDR : le Bergen de Norvège, pas celui de notre Henegouwen national) se donne même beaucoup de mal pour ne ressembler à aucun autre. Et ce, même s’il doit, pour arriver à ses fins, bousculer les conventions et les règles (parfois un peu ridicules, il faut bien l’avouer) dans lesquelles se sont enfermées la plupart des musiciens affiliés aux scènes black, viking et death métal.

Ouvertement viking/black métal à ses débuts, Enslaved s’est transformé, au fil de ses onze albums studio, en une entité unique et inimitable. Pour aller du viking/black brutal de « Vikingligr Veldi » en 1994 au Métal Psychédélique de « Vertebrae » en 2008, ces étranges hommes du nord sont passés par un fouillis d’expérimentations sonores (« Mardraum » en 2000) et par le métal progressif (« Ruun » en 2006). Tout en gardant un son immédiatement identifiable et une passion inconditionnelle pour la culture ancestrale (NDR : ce drakkar là n’a pas encore fini son voyage), Enslaved a su, au fil du temps, se renouveler et s’améliorer au point d’atteindre la quasi-perfection sur son nouvel opus « Axioma Ethica Odini ».

Grutle Kjellson (basse & chant), dont les vocaux extrêmes sont toujours aussi violents, atteint désormais le sublime dès qu’il se met au chant clair. Sa faculté quasi inhumaine à passer d’un antipode à l’autre ne peut qu’inspirer le respect. Les guitares d’Ivar Bjørnson et Ice Dale, sont reconnaissables entre mille. En intégrant, tour à tour, les éléments innovateurs qui se sont succédé tout au long de la carrière d’Enslaved, les deux six-cordistes attisent les sens et génèrent une palette d’émotions plus que variée : black métal, métal progressif et rock psychédélique se succèdent au gré des neuf titres d’« Axioma Ethica Odini », en alternant furie haineuse et atmosphères éthérées. Sur les passages les plus psychédéliques, les claviers (et surtout le Mellotron magique) d’Herbrand Larsen font merveille. Cato Bekkevold, tel le tambour qui imposait la cadence aux rameurs des drakkars, apporte la rigueur de son rythme à la tourmente des compositions.

En continuant à se battre contre les esprits étroits du métal extrême, Enslaved frôle le grandiose et gagne à coup sur une place VIP au Banquet d’Odin.

 

Matthew Dear

Black City

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Producteur talentueux, Matthew Dear pourrait être considéré comme le chaînon manquant entre Brian Eno et James Murphy. S’il se cache le plus souvent sous le pseudonyme Audion, cet électronicien marqué par les influences techno minimales, mais aussi ‘made in Detroit’, peut se targuer de posséder une discographie haute comme la tour de Babel. Ses remixes, Ep’s et compilations parlent pour lui ; et depuis 1999, le nom du Texan s’inscrit comme une référence au sein de la sphère électro. Son cerveau jamais épuisé, Matthew Dear opère son grand retour après avoir publié l’excellentissime « Asa Breed », un elpee paru en 2007, sous son véritable nom. « Black City », son dernier long playing, est radicalement l’album le plus sombre de Dear. Concocté à New York, il aurait parfaitement pu servir de B.O. à ‘Ghotam City’. Mais pour l’Américain, il ne s’agit que du titre de son nouvel opus et il n’existe aucune ville fictive dans son imagination. C’est donc un Matthew Dear complètement métamorphosé par son séjour à Brooklyn qui nous offre des compositions denses, riches en émotion et soutenues par ses vocalises graves. Bref, une rondelle qui régale par ses nombreuses pépites. Les poils se dressent et les frissons parcourent un corps en ébullition sur des titres tels que « Monkey » ou le sensationnel « Gem ». L’électronicien nous plonge au sein d’un climat intense, mais ténébreux. Les sonorités sont épurées et racées. La production est comme toujours d’une qualité impeccable. Ce qui explique que ce nouvel essai de Matthew Dear s’installe tout naturellement, dans le haut de mon classement des meilleurs albums, pour l’exercice 2010 ! Et c’est amplement mérité !

 

Colosseum

Live05

Écrit par

Flanqué de ses Bluesbreakers, John Mayall constitue une des figures de proue du british blues boom qui a éclaté à la fin des sixties. C’était un incroyable dénicheur de talents et il changeait régulièrement son line up. Mais en 1968, après la sortie de son album "Barewires", certains de ses musiciens décident de suivre le drummer Jon Hiseman, pour monter une nouvelle formation. Et en particulier le bassiste Tony Reeves et le saxophoniste Dick Heckstall-Smith. Participent également à l’aventure, leur ami organiste Dave Greenslade (il militait alors chez les Thunderbirds, le backing band du chanteur Chris Farlowe), et deux guitaristes, Jim Roche et James Litherland (NDR : ces deux derniers déserteront cependant assez rapidement le navire). Colosseum vient de naître. Le projet est sensé perpétuer la musique d'un autre grand talent anglais, Graham Bond. En mêlant jazz, blues et rock. Et la formule va fonctionner à merveille. Le combo va même devenir un des meilleurs de son époque, en live. Au fil des années, le band va inévitablement connaître des changements de personnel. Mais il va parvenir, néanmoins, à se stabiliser lorsque le chanteur Chris Farlowe, le guitariste Dave Clempson et le bassiste Mark Clarke vont rejoindre alors le noyau dur, John Hiseman et Heckstall-Smith. Sans doute usé par ses innombrables tournées, le groupe finit quand même par se séparer, en 1972.

Mais surprise, en 1994, Jon Hiseman invite ses anciens acolytes à remonter Colosseum. Faut dire que les fans allemands réclament cette reformation. C’est le début d’une nouvelle aventure, qui sera malheureusement meurtrie, par la disparition, le 17 décembre 2004, de son exceptionnel souffleur, Dick Heckstall-Smith. Mais Hiseman n'a nulle envie d’abandonner son projet ; d’autant plus que les salles de concert, surtout en Allemagne, ne désemplissent pas lors de leur passage. Son épouse, Barbara Thompson, est également une excellente instrumentiste, même si elle évolue davantage dans les sphères jazz. Elle dirige encore sa propre formation, Paraphernalia. Mais le plus incroyable, c'est qu'elle souffre de la maladie de Parkinson, depuis 1997. Et c’est bien elle qui a le redoutable challenge de succéder à Heckstall-Smith. Elle accuse aujourd'hui 66 ans ; et il faut l'entendre souffler dans ses saxophones. Elle arrive même, comme Dick, à jouer de deux saxophones en même temps. Bien sûr, si la performance de Barbara est remarquable, Dick était, quelque part, un extra-terrestre. Il était capable de souffler dans les saxos alto et soprano ou dans le soprano et le ténor, des notes différentes.

C'est sur les planches que Colosseum tire sa quintessence. Et régulièrement des œuvres ‘live’ garnissent les bacs des disquaires. Ce double Cd a été immortalisé, lors de sets accordés en 2005 au Theaterhaus de Stuttgart, au Music Hall de Worpswede et au Trebhaus d'Innsbruck. Il était déjà paru en 2007 sur leur propre label Temple. Thomas Ruf a décidé de leur réserver une distribution internationale.

Le premier opus est consacré au premier concert susvisé. Il s’ouvre par "Come right back". Un premier sommet est déjà atteint lors de l’adaptation de "Theme for an imaginery western". Signée Jack Bruce et Pete Brown, cette compo avait été popularisé par Mountain. "Rope ladder to the moon" est issu de la plume du même duo. Il est caractérisé par une brillante sortie de Barbara à la flûte. Colosseum s'embarque alors dans "Valentyne suite", une plage de 20 minutes, qui couvrait une face complète de leur elpee, en 1969, et qui répondait au même titre. Le niveau musical est très élevé. Les claviers de Greenslade, le saxo soprano de Miss Thompson et les cordes de Dave Clempson sont bien mis en évidence.

La seconde plaque s’ouvre par "Those about to die", un instrumental qui figurait sur leur tout premier elpee, baptisé du même nom. Il est suivi par le célèbre slow blues "Stormy Monday", un terrain fertile aux prouesses vocales de Mr. Farlowe. "No pleasin'" remonte à 2007. Il est issu de l’album "Bread and circuses". "Tomorrow's blues" est le titre maître de leur opus précédent. Il remonte à 2008. "Lost Angeles" clôt la prestation. Un rituel. Mais aussi un des grands moments à vivre lors des concerts de Colosseum. Ce qui permet en même temps à Dave Clemspon et Dave Greenslade de célébrer un moment de gloire. Amplement mérité, pour ce groupe tout à fait intemporel…

Chrome Hoof

Crush Depth

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Attention œuvre musicale dangereuse ! Difficile de décrire, en quelques lignes, le maelstrom sonore concocté par les dérangés de Chrome Hoof, une formation emmenée par les frères Milo et Leo Smee (NDR : ce dernier n’est autre que l’ex-bassiste du mythique groupe Doom anglais, Cathedral). Adeptes d’un mélange, atypique dirons-nous, opéré entre le métal, l’électro, le jazz, le disco et la pop, les Londoniens nous proposent leur troisième elpee, depuis 2005.

Argument non négligeable en faveur de « Crush Depth », si l’ambiance générale est expérimentale, elle néanmoins audible. Les nombreux instruments (dont une batterie, un saxo, des violons électriques et même un basson !) et la voix hystérique, sous acide, de Lola Olafisoye, conversent au sein d’un climat de ‘saine’ violence. Chrome Hoof a choisi de ne pas faire de choix et le scande dès l’introduction « What section am I in ? » Impossible, en effet, de définir rigoureusement leur expression sonore. Jazz ? Disco ? Electronica ? Heavy métal ? Difficile à dire. Le collectif est réellement inclassable. Jamais un instant, au cours de l’écoute de leur nouvelle production, il n’est possible de prévoir ce que nous réservera les 10 prochaines secondes d’un morceau.

Eprouvant mais rafraîchissant, « Crush Depth » évite tout formatage. Mais cette ouverture d’esprit est de plus accompagnée de bonnes chansons et c’est là le principal ! Les 7 minutes jazzy de « Sea Hornet », le disco futuriste de « Vapourise » ou l’énergie métal de « Third Sun Descedent » sont bien plus que de simples expérimentations mais de véritables réussites. Un ovni musical déstabilisant à découvrir d’urgence ! Imaginez Slayer reprenant le répertoire de Chantal Goya, le tout mixé par Ministry et vous aurez une vague idée de la musique proposée par Chrome Hoof…

 

The Chemical Brothers

Further

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Que peut-on encore attendre des Chemical Brothers ? Le duo britannique n’a certes plus rien à prouver ; mais on constate malheureusement que depuis quelques années, les frères chimiques manquent cruellement d’inspiration. Pis, ils semblent être dépassés par la nouvelle vague d’artistes qui tentent crânement leur chance, en faisant bloc face à leurs illustres aînés ! Mais où sont donc passées les valeurs du respect ? En attendant, Tom Rowlands et Ed Simons ne semblent guère tracassés par la situation, et continuent de faire siffler les oreilles, à l’aide de « Further », leur septième album. Sept, c’est le chiffre parfait paraît-il ? Et dès l’entame, on ressent cette belle impression que les deux Britons vous nous offrir un album concept. Une heure, huit tracks et parfois quelques longs formats. Les Chemical Brothers auraient-ils trouvé un élixir de jeunesse éternel ? Car après « Snow », le titre introductif, parcouru par la voix en léthargie de Stéphanie Dosen, « Escape Velocity » prend la relève sur un mix parfait. Un titre de 11 minutes qui entrouvre une porte que les deux électroniciens ne nous avaient pas encore ouverte. Les beats sont moins agressifs, les BPM sont vifs et les sons synthés restent purs. Malheureusement, à peine en a-t-on passé le seuil, qu’elle nous claque au nez. Fini ! Le reste part en sucette, et la galette s’égare dans une forme d’électro naïve et insipide, à l’instar du nerveux « Horse Power » ou du pathétique « Swoon ». Il ne reste donc plus qu’à nous consoler en pensant aux prestations ‘live’ des Anglais. Car finalement, c’est sur scène qu’ils restent les meilleurs. Une bien triste sortie de route…

The Books

The Way Out

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The Books est un duo américain de folktronica expérimentale formé à New-York, en 1999, par le guitariste Nick Zammuto et le violoncelliste Paul de Jong. Tout deux passionnés par la manipulation du langage et le montage de véritables puzzles musicaux, ils ont pour habitude de mettre sur pied des petites constructions sonores incorporant une multitude de samples et d’extraits vocaux étranges…

« The Way out » constitue leur 4ème album ; mais The Books a, entre autres, également collaboré à d’autres projets. Notamment auprès d’autres têtes chercheuses de la musique contemporaine, comme Scott Heren de Prefuse 73. Chers lecteurs, apprêtez-vous à une singulière expérience musicale à l’écoute de leurs 14 vignettes. En effet, les morceaux des deux alchimistes américains se dévoilent comme de véritables collages dans l’esprit de The Avalanches ou des Dust Brothers. En plus barré. Les mélodies souvent acoustiques et les boîtes à rythmes sont accompagnées de dialogues sortis d’on ne sait où mais collant parfaitement à leurs compositions. Une certaine forme de poésie se dégage de ce patchwork un peu fou et assez passionnant, lorgnant aussi bien du côté de l’électro funk, du folk que de la pop. « The Way Out » est une œuvre un peu théorique (on ne s’appelle pas The Books pour rien…) et parfois abstraite ; mais le son du duo est tellement unique en son genre, qu’il mérite un vif intérêt. Et suscite même la curiosité. Un disque qui fait du bien au cerveau à défaut d’être immédiatement accessible.

 

Apocalyptica

7th Symphony

Écrit par

Le moins que l’on puisse écrire c’est que les membres d’Apocalyptica ne se sont pas creusé les méninges pour choisir le titre de leur nouvel opus. Une septième offrande reproduisant la recette qui a forgé ses lettres de noblesse. Un quatuor de violoncellistes se la joue heavy et bénéficie du concours d’invités de marque, histoire de ne pas déroger à la règle du succès. Sur « Worlds Collidde », qui nous sépare de trois ans, les musiciens classiques avaient fait appel à Till Lindemann (Rammstein), Corey Taylor (Slipknot) ou encore à la belle Cristinia Scabbia (Lacuna Coil).

Pour cette septième symphonie, on retrouve le même cocktail ; mais parmi les invités, Gavin Rossdale (Bush), la chanteuse Lacey Mosley (Flyleaf) et même le très en vogue Joe Duplantier (Gojira), afin de redoubler le côté résolument métal. Un panel des plus alléchants. Et un bien beau travail de marketing, pour un combo qui semble néanmoins s’essouffler quelque peu. Les titres chantés et les pièces instrumentales s’enchevêtrent joyeusement, le tout desservi par une production d’enfer. Le sommet est atteint sur l’imparable et costaud « 2010 », un morceau au cours duquel on appréciera une nouvelle prestation époustouflante de Dave Lombardo (Slayer), complètement allumé derrière ses fûts. Et même si le combo finnois pèche par un manque d’originalité, il conserve son sens inné de la belle mélodie et du bagage technique indéniable, à l’image du grandiose « Beautiful », une respiration de bon aloi signée par Joe Barresi, le producteur de Tool. Aucune innovation, mais un opus en accord avec ce qu’attendent les fans d’Apocalyptica…

Mention spéciale pour le très arty digipack !

Annuals

Count the rings

Écrit par

Fondée en 2003, Annuals est une formation dont les membres sont issus de Raleigh et de Chapel Hill, en Caroline du Nord. Un sextuor drivé par Adam Baker, chanteur, compositeur et producteur. Deux albums et une poignée d’albums, à leur compteur. Car « Count the rings » est une compile qui puise un peu au sein de toutes les plaques. Et en particulier de leur dernier opus, « Sun fun », publié en 2008. Leur musique mêle habilement instrumentation électronique et organique. A tel point que parfois on ne parvient plus à discerner les percus des boîtes à ryhtmes. Des percus le plus souvent afro-latines. Adam possède une superbe voix, dont le timbre et les inflexions peuvent rappeler Paddy McAloon. Et paradoxalement, le sens mélodique emprunte également parfois à Prefab Sprout. Les orchestrations et les arrangements sont riches, soignés. C’est d’ailleurs souvent le reproche que leur adresse la presse spécialisée. Et pourtant, leur musique ne manque pas de charme. Rappelant même Broken Social Scene sur le luxuriant, construit en crescendo, « Springtime », titre qui s’ouvre par de superbes accords au piano, à la fois graciles et sonores. Si « Hot night hounds » campe un blues, curieux, orchestral, « Loxstep » réalise une fusion étonnante entre flamenco, funk blanc, électro et garage (ce groove fortuit produit par la guitare et l’orgue !), un peu comme un croisement hypothétique entre Sting, Yeasayer et Kula Shaker. On a même droit à un titre country, soutenu par une slide (« Always do ») et en finale un morceau de charleston ludique (« Holler and howl »). C’est vrai, ça tire un peu dans tous les sens, mais le résultat est plutôt réussi et suscite l’envie de découvrir leur futur troisième album. Une chose est sûre, ce groupe a du potentiel. A suivre, donc, de très près…

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