Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
L7
Chroniques

TBA

What about things like bullets

Écrit par

Pas inconnu au bataillon, mais secret jalousement gardé, ce projet solo aux trois initiales énigmatiques recèle de bien belles promesses. Chevauchant des terres glaciales où le vent se retient de souffler, où les nuages sombres se tiennent en suspens et où des rivières d’hédonisme se terminent en cascades de sons binaires, Natalie Beridze est l’architecte solitaire d’un monde fragile au bord d’un précipice qu’on appelle horizon. Aux battements d’un cœur ralenti comme faisant écho à un spleen digital, répond la voix suave de cette jeune fille du Caucase. A l’instar de cette terre sise entre deux continents, sa musique jongle subtilement entre ciel et terre. De ces cinq titres envoyés en éclaireurs sur la toile, se dégage une vision léchée d’un monde cristallisé, où s’il n’est guère aisé de survivre, il est bon de se laisser bercer.

Avec une foi propre à déplacer les montagnes, elle s’attaque au « Hurt » de Nine Inch Nails et y apporte une dimension onirique tout en retenue, que Trent Reznor devrait prendre plaisir à disséquer.

Les portes de la reconnaissance vibrent et tremblent sur leurs gongs. Que vienne une nouvelle ère.

 

Rox

Memoirs

Écrit par

Dès sa plus tendre enfance, la vie de Roxanne Tania Tatei (moitié Jamaïcaine, moitié Iranienne) est bercée par la musique, et en particulier le chant. Faut dire que cette native de la banlieue londonienne a fait son apprentissage au sein de la chorale de l’église. Et puis son cocon familial est favorable à ce destin. Afin de parfaire son apprentissage, la jeune fille fréquente la National Youth Music Theater. Progressivement, l’Anglaise d’adoption maîtrise de mieux en mieux sa voix qu’elle adapte un peu à tous les styles. Et « Memoirs », son premier elpee en est une belle illustration. 

Pour concocter ce premier essai, il faut avouer que la chanteuse est parvenue à bien s’entourer. Et pour cause, elle a reçu le concours d’Al Shux (NDR : il a bossé notamment, en compagnie de Jay-Z, Lily Allen, Alicia Keys ou encore Snoop Dogg) de KRS One ainsi que Damien Marley. Le premier a participé à l’écriture et les deux derniers se sont chargés de la mise en forme. De quoi pouvoir démarrer sur de bonnes bases. Idéal même pour chercher à détrôner Amy Winehouse ou Duffy sur les terrains de la soul anglaise. Et sincèrement, vu les douze morceaux de cet opus, elle n’a pas à rougir du résultat. Elle parvient à jongler entre tous les styles avec une aisance étonnante. Parfois on a même l’impression d’entendre Lauryn Hill, Mary J.Blige, Amy Winehouse ou encore Aretha Franklyn. Que du beau monde donc ! Toujours en retrait, les arrangements sont parfaits et permettent à sa voix de tirer son épingle du jeu. Car il faut bien reconnaître que c’est bien l’organe vocal de la jeune femme qui fait la différence. Tour à tour excitant ou suave, il est le fruit d’un parfait travail de maîtrise.

Si la soul n’est pas ma tasse de thé, je dois reconnaître que l’univers sonore de Rox est très personnel. En agrégeant soul, reggae, folk et r&b, elle parvient à concevoir de très belles mélodies pop. Si vous êtes un adepte du style, vous pouvez vous procurer ce disque, les yeux fermés. 

Rhum for Pauline

Miami

Écrit par

‘J’ai découvert un groupe super’ il nous a dit Clotaire’.

Nous, on l’a regardé d’un drôle d’air, parce que quand Clotaire dit découvrir un chouette groupe, souvent, nous, on trouve ça nul.

‘Et comment qu’il s’appelle ton super groupe?’ il a dit Maixent.
‘Il s'appelle Rhum for Pauline’.
‘On écoute?’
j’ai demandé.

Alors, Geoffrey a introduit le disque dans la platine. On a poussé le volume très fort, et le bouillon est arrivé. Aussi, il nous a demandé d’arrêter ce raffut, et puis il a confisqué le disque de Clotaire, qui s’est mis à pleurer, et…

Jeune garçon, en lisant ses aventures, j’étais loin de m’imaginer le petit Nicolas en président de pacotille d’une république à la dérive. Et jeune adolescent, loin d’imaginer le rock hexagonal à la hauteur de ses modèles anglo-saxons. Seulement voilà, la réalité a quelque peu dépassé la f(r)iction. Rock français ne rime plus avec variété, et peut même être synonyme de qualité.

Ainsi, sous ses allures faussement enfantines (le nom du groupe, la pochette), Rhum for Pauline possède pourtant la carrure d’un bûcheron de la côte ouest américaine, bâti pour abattre les obstacles susceptibles de se mettre en travers du chemin du succès comme autant d’arbres au milieu de sa route.

Dès le très accrocheur « Walker’s lament » d’ouverture, on sent chez ces jeunes nantis, ces fiers Nantais, la volonté d’en imposer, par la grâce d’une maîtrise parfaite des codes en usage dans cette grande cour de récréation où se construisent les rêves de demain. Parfaitement maîtres de leur style aux sonorités 70’s ensoleillées, roulant des basses comme d’aucun des mécaniques, ces mioches échappent à tous les clichés du genre et sans avoir l’air d’y toucher, s’attaquent fièrement à ce qu’on fait de mieux dans le genre. Jouant des coudes et nullement intimidés par leurs cousins californiens, ces quatre hexagonaux assènent un fameux coup de rajeunissement au rock national à la recherche d’un nouveau souffle. Loin de la prétention orgueilleuse de certains de ses pairs, et empli d’une maturité étonnante pour un premier album, « Miami » respire l’insolence du coup de génie porté par des jeunes pousses aux dents longues. Soul, disco, rock, pop, qu’importent les ingrédients, pourvu qu’on ait l’ivresse. Ce cocktail survitaminé s’avérant hautement recommandé.

A l’heure de l’ultra mondialisation, où les logiques s’estompent et les frontières s’effacent, il reste des repères qui balisent notre quotidien. Un bon disque restera toujours un bon disque. Ce premier mini-album puisse-t-il tracer une voie royale à ce groupe de la cinquième République, bien au-delà de la Loire et de Navarre.

 

Puggy

Something You Might Like

Écrit par

C’est, une fois n’est pas coutume, de Belgique que provient la nouvelle révélation de la scène pop/rock. Ce trio, n’a pourtant en fait aucune racine belge ; car si les jeunes hommes –l’ Anglais Matthew Irons, le Français Romain Descampes et le Suédois Egil ‘Ziggy’ Franzen– ne jouissent pas de notre nationalité, ils revendiquent toutefois l’appartenance à notre beau et plat pays. Et se sentent donc bien… belges.

En effet, malgré leurs différentes origines, ils se considèrent comme une formation bien de chez nous, car c’est ici que tout a commencé. Ils ont grandi dans la capitale européenne. S’y sont connus et ont commencé à y jouer de la musique.

Fondé en 2005, le groupe propose un mélange entre pop et rock acoustique. Après avoir enregistré une première démo, ils sont rapidement invités à participer aux festivals anglais de ‘Reading and Leeds’. Ils signent alors sur le label bruxellois TalkieO. Deux premiers singles plus tard (« The Luckiest Crime » et « Out of Hand »), leur premier album, « Dubois Died Today », sort en Belgique. Nous sommes alors en mai 2007.

Dès cet instant, l’ascension de Puggy vers la reconnaissance débute. C’est tout d’abord Incubus qui le choisit comme première partie lors de sa tournée européenne. Dans la foulée, ils assurent également le supporting act des périples de Smashing Pumpkins et Pascale Picard. Pas mal…

Si Puggy est bien meilleur en concert que sur disque, il a décidé de se remettre au travail afin de pondre un second opus supérieur à sa première réalisation. Dès lors, un seul leitmotiv les habite : mélodie. Le trio a donc bossé tant et plus la musicalité, l’accessibilité et la simplicité. Volontiers plus ‘sucré’, plus accrocheur, en un mot plus pop que le précédent album, « Something You Might Like » est partagé en 12 plages d’une rare qualité et ce, dans l’intégralité de leurs compositions.

Le résultat est à la hauteur des espérances de ceux (et j’en suis) qui ont aimé leurs premiers pas tant sur scène que sur disque. L’album est splendide, meilleur encore que le premier. Il n’y a rien à jeter, tout est absolument à écouter d’urgence. Puggy a soigné tout particulièrement les parties instrumentales ; et une place importante a été accordée au piano, aux textes et même aux voix. Une légère touche rétro est également apportée par les orgues et les cuivres. Le tout débouchant sur une pop riche, envoûtante et réjouissante, à l'image de deux tubes incontournables, "I Do" et "How I Needed You". Actuellement, c’est leur dernier single “When You Know” qui envahit les ondes FM. Une véritable bouffée d'air en cette fin d’été, début d’automne car les huit autres titres sont du même tonneau.

En conclusion, Puggy agrège l'énergie du rock, la rigueur du jazz ainsi que les mélodies de la pop anglaise. Paradoxal, au sein de ce trio, l’un (Ziggy) rêve de jouer des barils pour le groupe norvégien débridé Kaizers Orchestra, le second (Romain) d’exécuter un duo en compagnie de Slash, l’ex-guitariste de Guns N’Roses, et le dernier (Mattew), d’assister à un concert d’Ella Fitzerald, scotché à la scène…

Résultat ? Ben écoutez, faites-vous plaisir, découvrez Puggy !

 

Mark Olson

Many Colored Kite

Écrit par

Présent sur la scène de la country alternative depuis près d’un quart de siècle, Mark Olson a déjà prouvé et confirmé, à maintes reprises, tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Tout a commencé en 1985, lorsqu’il fonde The Jayhawks. Il quitte le navire 10 ans plus tard, après avoir participé à l’elpee le plus abouti du groupe, « Tomorrow The Green Grass ». Plus tard, le natif de Minneapolis forme, en compagnie de son épouse, The Original Harmony Ridge Creekdippers. Une aventure ponctuée de sept albums. Malheureusement, des problèmes de couple mettent un terme au projet. Il décide alors d’embrasser une carrière individuelle. Il sort son premier album solo, « The Salvation Blues », en 2007. On y découvre alors chez le songwriter un feeling à fleur de peau au sein de ses compos, mais aussi un talent inné à ficeler des arrangements. Depuis trois ans, l’Américain s’est établi dans le désert californien, période au cours de laquelle il a commis un long playing, en compagnie de son ex-comparse Gary Louis (The Jayhawks).

« Many Colored Kite » s’ouvre par l’excellent « Little Bird Of Freedom », une plage qui fait la part belle à la guitare et aux chœurs féminins. Mais la suite se révèle beaucoup plus minimaliste, se limitant le plus souvent à la six cordes et à la voix nasillarde de Mark. Si ses chansons libèrent beaucoup de sensibilité, c’est lorsqu’il est soutenu par les violons et les accords de piano qu’elle est la plus palpable. A l’instar de « Kingsnake ». Suscitant un respect amplement mérité, sans tambour ni trompettes, Mark Olson vient de commettre, un opus de bonne facture, mais qui devrait surtout plaire aux aficionados de country/folk. 

 

Nedry

Condors

Écrit par

Nedry est une des dernières signatures du label anglais Monotreme (65daysofstatics, Barzin, …) Un projet qui réunit la chanteuse japonaise Ayu Okakita et deux bidouilleurs anglais. « Condors » constitue leur premier opus. Et franchement, il faut avouer que le combo puise au sein d’une multitude d’influences : dubstep, electronica, trip hop, et la liste est loin d’être exhaustive. Difficile donc de coller une étiquette sur le style de ce groupe.

Dès la première écoute, on comprend qu’il ne sera pas aisé de dresser le « Condors ». Et puis, on est assez surpris par la voix d’Ayu. Elle rappelle souvent celle de Björk et parfois Beth Gibbons. Les mélodies ont été laissées au placard pour privilégier les beats imposant une rythmique épileptique, comme sur l’excellent morceau d’ouverture « A42 ». Puis progressivement, Nedry tâte quelque peu au rock, en introduisant des sonorités tantôt limpides, tantôt distordues, à l’aide de la guitare. A l’instar du titre maître et de « Scattered ». Si le début de l’opus laisse transparaître une certaine originalité, au fil du sillon, la solution sonore s’égare dans un fouillis de plus en plus inextricable, et on a de plus en plus de mal à suivre le fil conducteur. Cause probable ? Des influences pas encore digérées complètement.

Dommage, car Nedry a manifestement du potentiel. Leur second album devrait peut-être leur permettre de mettre de l’ordre dans leurs idées et ainsi de nous proposer un produit fini un peu plus cohérent. C’est tout le mal qu’on leur souhaite. En attendant, vous aurez le loisir de les découvrir sur scène, puisqu’ils se produiront en première partie de leurs compagnons de label, 65daysofstatics, le 18 novembre, au Botanique.

 

The Late Call

You Already Have A Home

Écrit par

Les formations suédoises n’ont pas fini de nous étonner. Leur pays qui nous inspire le froid, nous propose des artistes qui réchauffent le cœur. Nous sommes donc en Suède. Le soleil vient de se lever sur la montagne et une légère brise caresse votre visage. C’est le cliché type qu’on entretient en évoquant les pays scandinaves. Et après voir écouté la musique de The Late Call, c’est cette image qui s’inscrit dans l’esprit.

S’il n’y avait qu’un nom à retenir ce serait celui de Johannes Mayer. Il écrit, compose et interprète ses propres chansons. Parfois soutenu par l’un ou l’autre collaborateur. En 2008, il signe chez Tapete Records. Ce qui lui permet de publier un premier album l’année suivante, « Leaving Notes ». Pour « You Already Have A Home », Johannes Mayer s’est entouré d’une véritable équipe de musiciens qui apporte une touche supplémentaire à ses compositions.

Dès la première chanson, « The Start Of Something New », le ton est donné. Ce mélange de chaud et de froid, de joie et de tristesse envahit le mélomane. L’album traduit une apaisante mélancolie et dépeint des textes sensibles et délicats. Même si la Scandinavie regorge d’artistes folk de ce type, on ne peut parler de déjà entendu pour The Late Call. Car le caractère intimiste et profond des morceaux est particulièrement troublant. Le tout est contradictoire. C’est beau, c’est triste mais on a plus envie de sourire que de pleurer à l’écoute de « You Already Have A Home ».

 

The Jolly Boys

Great Expectation

Écrit par

Mais qui sont ces vieux musiciens posant fièrement auprès de leurs instruments, sur la photo reproduite sur la pochette de cet album ? The Jolly Boys ! Les papes légendaires du mento et les plus dignes représentants d’un courant musical jamaïcain antérieur mais bien moins notoire que le reggae. Le mento est une sorte de version calypso-folk du reggae, exécutée à l’aide d’un banjo, de maracas et d’une ‘rumba box’.

Formé en 1955, le groupe a rencontré un succès important dans son pays natal, mais également sur la scène internationale, au cours des années 80 et au début des années 90. Emmené par leur charismatique leader et chanteur Albert Minott, le combo est de retour aujourd’hui, 13 années après avoir publié son dernier elpee. « Great Expectation » réunit des reprises de morceaux rock que l’on aurait tant aimé entendre, au cours du dernier été. Leurs versions du « Rehab » d’Amy Winehouse, du « Ring of Fire » de Johnny Cash, de « Perfect Day » signé Lou Reed, du « Blue Monday » de New Order ou encore l’adaptation du « Riders on the Storm » des Doors sont en effet tout bonnement irrésistibles. « Great Expectation » constitue une des albums les plus frais et inattendu de cette année 2010 ! Curieusement, il est l’œuvre de vieux briscards jamaïcains. Frais comme un bon Mento (NDR : jeu de mot, je le concède, facile et pas terrible mais tellement vrai) ! « Great Expectation » ou la naissance du mento contemporain…

Page 466 sur 1252