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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Twin Temple, amants maudits ?

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Chroniques

Yoav

A Foolproof Escape Plan

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Yoav Sadan est un bourlingueur. Il n’a jamais pris le temps de se poser et cela s’entend. Il est né en 1979, à Tel-Aviv. Avant que sa famille ne s’exile en Afrique du Sud. Lorsqu’il a enfin l’âge de voler de ses propres ailes, il décide de mettre le cap sur Londres. Puis Montréal. En 2008, il publie un premier album. Intitulé « Charmed & Strange », il reçoit d’excellentes critiques et surtout récolte un franc succès. Ce qui va lui permettre de remplir des salles aux USA ainsi qu’au Canada ; mais également d’assurer le supporting act de la tournée de Tori Amos. Il décroche le RAMP (Award Rock Alternative Music Prize), truste le sommet des charts dans plusieurs pays et est élu meilleur artiste… en Russie (!!!) Rien que ça ! Et pourtant, le personnage se produit en s’accompagnant uniquement à la guitare acoustique. Mais d’après les reviews, il s’y révèlerait impressionnant. Un peu dans le style d’un Joseph Arthur. Faut dire que les deux artistes évoluent dans un univers sonore assez proche, même si le globe-trotter a également recours aux boucles électroniques. Des loops, si vous préférez ; qui traversent ses nappes de cordes et infiltrent les rythmes convulsifs.

« A Foolproof Escape Plan » constitue son second opus. Un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent elpee. La guitare joue toujours un rôle primordial. Son séjour en Afrique explique sa propension aux tempi tribaux. Ceux opérés au Canada et en Angleterre, justifient les références à Beck, Thom Yorke ou encore Joseph Arthur. Sur « A Foolproof Escape Plan », les compos sont parfois enrichies d’accords de piano ou de basse. Dix plages sculptées dans une pop suave et sophistiquée, mais surtout aux mélodies qui accrochent instantanément. Et le single « Yellow brite Smile » en est une parfaite illustration. Si vous ne connaissez pas encore cet artiste, sachez qu’il se produira ce 6 octobre au Botanique de Bruxelles… 

 

Various Artists

Next Stop… Soweto, Volume 3

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« Next Stop… Soweto » constitue le dernier chapitre de cette trilogie proposée par l’écurie Strut. Un troisième volume qui clôt un triptyque méchamment réussi. Pour rappel, Soweto est une banlieue noire sise au sud de Johannesburg, une banlieue au cœur de laquelle la scène musicale est particulièrement riche. Riche en qualité. Mais aussi riche en nombre d’artistes de talent. Un constat qui peut vous paraître étonnant si votre perception de l’Afrique du Sud se limitait, à ce jour, à la Coupe du Monde de football qui s’y est déroulée en juin dernier, au comportement pathétique des Bleus lors de cet événement ainsi qu’aux vuvuzelas qui nous ont cassé les oreilles tout au long de cette période…

En quelques mois le label allemand est parvenu à plonger les mélomanes dans un bain bouillonnant de sonorités exotiques et de groove diaboliques. Après un tome consacré à la musique typiquement traditionnelle (Volume 1), et un deuxième au soul/rock/r&b/psyché (Volume 2), place à une longue rétrospective du jazz sud-africain.

Ce dernier recueil regorge de perles musicales. L’Early Mabuza Quartet impliquait le drummer Early Mabuza et le saxophoniste Dudu Pukwana. Deux des artistes les plus importants de cette génération jazz. « Little Old Man On » ouvre la deuxième plaque. Comment ne pas taper du pied ou simplement claquer des doigts lorsque Dennis Mpale nous balance un « Orlando », qui résonne encore dans ma tête. Le fruit savoureux d’une rencontre entre percussions africaines, guitare et flûte. Et les 20 titres de ce double opus rivalisent de (bonnes) surprises, tout en nous permettant de découvrir une facette totalement alternative de l’univers du jazz. Strut vient de frapper fort. Que tout le monde se calme…

 

Johnny Boy

Modern Idol

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Johnny Boy est un duo réunissant deux chanteurs/guitaristes. Issus de Tours, les musicos sont montés à Paris après avoir troqué leur identité contre des patronymes (Nicky Larsen et Salo Jr). C’est dans la capitale d’Indre-et-Loire, sise à quelques heures de la ville Lumières, que les deux jeunes artistes se sont rencontrés et ont accompli leurs premières prestations. En 2008, le tandem avait publié un premier Ep intitulé « Dialectik Noise ». L’année suivante, il avait partagé un split album en compagnie d’Anes et Bateaux. Et aujourd’hui, il nous propose son nouvel Ep : « Modern Idol ».

Le disque s’ouvre par le titre maître. Une boîte à rythmes s’ébroue. Embraie, quelques secondes plus tard, des accords de guitare saccadés, suivis par une voix noyée sous les effets de reverb. On est presque dans la new wave. Et la tonalité des claviers en est la plus belle illustration. Rencontre hypothétique entre The Clash et Bloc Party, « 32 Hours » adopte un profil davantage punk. La voix évoque, en outre, celle de Kele Okereke. « Suicide » est profilé sur des riffs de guitare arythmiques. A contrario, « Glow » démontre une capacité à imprimer, accélérer ou décélérer un tempo, sur des brisures de rythmes. Probablement la plage la plus réussie de l’Ep. Une conclusion qui nous donne envie de découvrir leur futur et premier album.

 

 

Aranis

Songs from mirage

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Dans une ambiance oscillant entre musique médiévale, classique et rock, Aranis taille sa route. Aranis c’est un groupe dont le noyau dur réunit Liesbeth Lambrecht au violon, Marjolein Cools à l’accordéon, Stijn Denys à la guitare, Jana Arns à la flûte traversière et Joris Vanvinckenroye à la contrebasse. Ce dernier est également le compositeur du groupe, et a récemment signé l’album solo « Cycles » sous le patronyme de BASta!, que l’on avait fort apprécié à sa sortie, il y a presque un an.

« Songs from mirage » est composé comme une œuvre classique, débutant par une ‘ouverture’ et se clôturant par un ‘finale’ figurant sur la track-list. Le piano et les cordes y ont la part belle. Ils tissent de sombres toiles sur lesquelles viennent évoluer trois voix féminines (Els Van Laethem, Anne Marie Honggokoessoemo et Herlinde Ghekiere).

Musique filmique, souterraine, elle fait plus penser au répertoire baroque ou romantique qu’au rock contemporain. Les vocaux secrètent cette teinte surannée, très soutenue, des chants médiévaux, la langue est inconnue, le chant parfois mélancolique.

« Lullaby », le morceau le plus aérien de l’album, laisse une voix mener le jeu, soutenue par une rythmique discrète de contrebasse et rehaussée de vocalises à trois notes, plus haut dans les aigus. Repris par la flûte et l’accordéon, le thème s’étoffe ainsi de nombreuses résonances. Sur « Airesym », c’est le piano qui tient la barre, assombri par des accents de contrebasse. Des pizzicati de violon les rejoignent, ainsi que l’accordéon. Le ton monte. Sur « Out Ama », c’est une bataille de cordes et de piano qui éclate dans une ardeur théâtrale.

Ce qui est frappant c’est surtout la variété de tons, de climats. Menaçante, inquiétante, douce ou furieuse, l’orchestration aime à faire monter la tension. Et puis, après l’orage, la tranquillité revient. On reconnaît le composteur de « Cycles » à ses variations hypnotiques, notamment sur « Jelimena » titre caractérisé par une structure mélodique simple, sur laquelle viennent peu à peu se greffer les autres instruments.

On pourrait évoquer le groupe DAAU, même si ce dernier s’inspire davantage des musiques actuelles. Effectivement, la couleur ‘classique’ rebutera peut-être les amateurs d’Ezekiel ou du Chapelier Fou, mais une affinité est tout de même perceptible. Difficile à étiqueter, la musique de ce groupe pourrait aisément servir de BO cinématographique…

 

Northland

Northland

Écrit par

Ne vous fiez pas au patronyme de cette formation. Northland ne vient pas des froides contrées nordiques, mais bien du sud torride de l’Europe. De Barcelone plus précisément (NDR : ben oui, c’est sur la côté méditerranéenne…) Pourtant, l’expression sonore de cet ensemble espagnol est vraiment convainquant. Un folk/viking métal à la scandinave (NDR : fallait s’en douter) qui met en exergue violons, claviers, percussions, guimbarde, flute growls death métal et chœurs grandioses. Bref, les gringos n’ont pas lésiné sur les moyens pour nous proposer un voyage drakkar première classe, naviguant vers les lointaines terres du nord.

A l’instar de leurs collègues scandinaves, les Ibériques chantent les combats glorieux, les forêts immortelles, le sang des héros et la soif de revanche. Cependant, c’est bien connu : les Méditerranéens ont le sang chaud, et ne dérogent pas à la règle. Chez Northland, le froid banquet d’Odin se transforme souvent en ‘fiesta pagana’. Sur « The Old Town's Inn », par exemple, l’accordéon festif nous emmène danser la ‘humpa’ avec autant de plaisir que s’il était joué par un troll finlandais.

Epique, guerrier, festif et même romantique à ses heures, Northland signe un album qui plaira autant aux fans de Magö De Öz, qu’à ceux de Finntroll, Thyrfing, Cruachan ou Turisas. Cette année, la sangria aura un arrière-goût d’hydromel. Santé !

Megafaun

Heretofore (Ep)

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Au sein de la grande famille néo-folk américaine, Megafaun est considéré comme un des ensembles les plus doués de la nouvelle génération. Un an (NDR : plus ou moins) après avoir publié « Gather, Form and Fly », un opus qui leur avait valu d’excellentes critiques, le trio a décidé de nous rappeler à leur bon souvenir. En concoctant un nouvel Ep. Faut croire que les trois barbus en avaient un peu marre de toujours se farcir les mêmes morceaux. D’ailleurs le disque s’étale sur un peu plus de 34 minutes, démontrant que les musicos débordaient d’imagination…

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos doux bucherons pètent la forme. Car cet « Heretofore » constitue bien plus qu’une simple parenthèse dans la discographie du combo, même si les compos ont été écrites en à peine une semaine. Le groupe continue d’alterner répertoire trempé dans la tradition et expérimentations soniques (voire psychédéliques). Et le presque pop « Carolina Days », le countryfiant « Volunteers » ainsi que le superbe instrumental « Comprovisation for Connor Pass », morceau qui atteint presque les 13 minutes, en sont les plus belles illustrations.

Les natifs d’Eau Claire sont de grands amis de Bon Iver. Et pour cause, ils ont milité ensemble, au sein de DeYarmond Edison. Megafaun est en pleine forme et devrait sortir un nouvel elpee, au cours de cet automne. De quoi nous permettre de passer l’hiver (NDR : qui a dit Iver ?) bien au chaud. Si vous appréciez Akron/Family, vous devriez également flasher à l’écoute de la musique de ces autres doux rêveurs, en compagnie desquels, ils ont souvent partagé l’affiche. A ne pas manquer ce 19 août, au Pukkelpop, où ils se produiront !

Keiki

Waltham Holy Cross

Écrit par

Les duos sont dans l’air du temps. D’autant plus que la plupart du temps, ils ont fait leurs preuves. Pensez aux White Stripes, The Kills ou encore à The Dresden Dolls. Keiki réunit donc la chanteuse Dominique Van Cappelen et le guitariste Raphael Rastelli. Et « Waltham Holy Cross » constitue leur deuxième opus.

La musique de Keiki est minimaliste et rudimentaire. Le couple la taxe même de Satanic Pop. Evidemment, lorsqu’on milite chez un label répondant au nom de Cheap Satanism, l’explication tient mieux la route. Compagnon d’écurie, Joy As a Toy, pratique d’ailleurs du Vampire rock. Les contrats sont peut-être signés à l’aide de leur propre sang… Maintenant, question : à quoi peut bien ressembler de la satanic pop ? Le timbre vocal de Dominique libère une fameuse dose d’énergie, rappelant tantôt PJ Harvey ou Kim Gordon. Les accords de guitare sont tranchants. Les mélodies efficaces. Ajoutez-y une boîte à rythmes, et le tour est joué. Jusqu’ici rien qui puisse susciter l’épouvante. Et « Waltham Holy Cross » aligne 17 morceaux vite fait bien fait. Mais au bout de plusieurs écoutes, on décèle, sur certaines compos, des sonorités étranges, énigmatiques. Un peu comme dans les thrillers. Et « (A Girl Called) Healed » en est certainement la plus belle illustration. En outre, le climat au sein duquel baigne ces morceaux est troublant, malsain, étouffant, sudorifique… Sans quoi, hormis le paisible « Tiny White Flower » et l’excellent « Vital », le reste est sculpté dans le punk-noise. Avec plus ou moins de réussite. Selon. Le couple bruxellois aurait peut-être dû opérer une sélection plus drastique des plages de ce « Waltham Holy Cross », l’elpee aurait alors gagné en efficacité…

Ingrimm

Böses Blut

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Ingrimm est un groupe ‘métal-médiéval’ allemand comme il en existe des dizaines. Surtout depuis que Subway To Sally et In Extremo ont posé les bases du genre vers le milieu des années 90. On recèle, dans le métal de ces cinq Bavarois, les mêmes mélodies moyenâgeuses typiquement germaniques rencontrées chez leurs collègues de Tanzwut, Schandmaul ou Nachtgeschrei. A l’instar d’In Extremo, Ingrimm use et abuse de la cornemuse ainsi que de cet instrument à manivelle baptisé le ‘Hurdy-Gurdy’.

Stephan ‘Fenris’ Zandt, le vocaliste à la coiffure presque aussi impressionnante que celle de Dee Snider (Twisted Sister), s’exprime comme il se doit dans la langue de Goethe. Son organe, quand il n’est pas poussé à l’extrême, ressemble étrangement à celui de Michael Rhein (In Extremo).

L’originalité n’est donc pas vraiment au rendez-vous chez ce combo. Il se différencie seulement de ses ainés par l’utilisation d’un son de guitare un peu plus thrash et donc de riffs plus violents que ceux exécutés habituellement dans le genre. « Böses Blut », le nouvel opus, fait suite à « Ihr Sollt Brennen » (2007) et « Todgeweiht » (2008). Certains titres comme « Eisenwind » ou « Die Pest » sortent un peu du lot, mais ne permettront jamais à ce disque de devenir un incontournable du genre.

Ni mieux, ni pire que les autres. 

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