L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Jon Spencer
Chroniques

Someone Still Loves You Boris Yeltsin

Let It Sway

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Les tourbières russes brûlent depuis quelques semaines ; mais ne comptez pas sur Someone Still Loves You Boris Yeltsin pour éteindre l’incendie à l’aide de leur combustible sonore. Car leurs morceaux sont ‘tout feu tout flamme’. Ce groupe au patronyme interminable a donc décidé de rappeler à notre (bon ?) souvenir, cet ex-président russe, grand amateur de vodka, décédé le 31 décembre 1999. A moins qu’il ne cherche à redorer son blason…

Ce quatuor nous vient de Springfield, dans le Missouri. « Let It Sway » constitue son 3ème album. Il fait suite à « Broom » et « Pershing », publiés respectivement en 2005 et 2008. Le combo jouit du soutien de la presse spécialisée, depuis ses débuts ; et en particulier de Spin Magazine et Pitchfork. Pour enregistrer ce nouvel elpee, SSLYBY a reçu le concours de Chris Walla, à la mise en forme. Un producteur responsable des plus belles pages écrites par Death Cab for Cutie et The Decemberists. Un coach de rêve. Le José Mourinho de la division indie-pop en quelque sorte ! Et le résultat est à la hauteur. « Let It Sway » regorge de mini-tubes tels qu’« In Pairs », « All Hail Dracula » ou « Sink/Let it Sway ». Bien sûr, l’influence de Weezer est palpable ; et en particulier sur « Phantomwise ». Mais au moins, le band pallie partiellement le relatif manque d’inspiration des Californiens, constaté au cours de ces dernières années. Et puis leur son est rafraîchissant. Sans oublier un art à ficeler des mélodies power pop aux paroles mélancoliques (‘I can’t believe you haven’t killed me yet’, clame joyeusement le chanteur, Philipp Dickey). Un très chouette album ! A découvrir le 12 octobre au Democrazy de Gand ou au Stuk de Louvain, le 14 octobre.

Sky Larkin

Kaleide

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‘I know there’s potential’ sont les premiers mots balancés par Katie Harkin, chanteuse et leader de ce trio issu du Yorshire, sur cet album appelé à les propulser au devant de la scène. Pas faux ! Du potentiel, ces trois là en recèlent apparemment. Leurs chansons sont inventives, diablement entraînantes, fichtrement bien amorcées. Ça balance d'un coin à l'autre de cet elpee d'excellente facture. La presse anglaise est enthousiaste, et si elle n'avait pas cette fâcheuse tendance à encenser tout et n'importe quoi, on la suivrait bien sur ce coup là. « Kaleide » est richement fourni de mélodies bien troussées, de rythmes un brin martiaux, mais qui évitent habilement toute répétition lassante et en font un ensemble homogène et efficace. Le timbre de voix et l'accent ne sont pas sans rappeler une autre Kate (Nash), l'orgue et les gimmicks guitares les meilleurs moments d'une certaine Brit-Pop (NDR : celle qui fraye avec l'indie outre-Atlantique, pas celle qui s'autoproclame nombril du monde) ; et le tout sonne comme une cascade de jouvence dans une oasis de fraîcheur. En outre, leur enthousiasme est communicatif. Bref, cette jeune pousse et ses acolytes pourraient bien faire parler d'eux, dans les mois à venir. Jouissif !

Matt Schofield

Live from the Archive

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La popularité de ce gratteur anglais monte ne flèche. Faut dire qu’il bénéficie du soutien de Nugene, un label qui fait vraiment le max pour ses artistes. Et celui apporté à Matt et Ian Siegal, les deux fers de lance de l’écurie, en est la plus parfaite illustration. Schofield est originaire de Manchester. Il y est né en 1977. Il est donc encore fort jeune! Il accomplit ses premiers pas comme musicien professionnel au sein du groupe de l'harmoniciste Lee Sankey, avant de rejoindre le backing band de la diva blues anglaise, Miss Dana Gillespie. Il monte alors son propre trio au sein duquel figurent déjà les musiciens qui l’accompagnent aujourd'hui. Sous cette formule, il commet d’abord deux elpees ‘live’. Tout d’abord "The Trio : Live". En 2004. Puis "Live at the Jazz Cafe". En 2005. La même année, il publie "Siftin' thru ashes". Et deux ans plus tard, "Ear to the ground", un long playing sur lequel figure la reprise du célèbre "The Letter" des Box Tops. En 2009, il nous réserve encore "Heads, tails and aces".

Matt adore se produire en trio. Le soutiennent donc le claviériste Jonny Henderson, préposé aux parties de basse sur son orgue Hammond C3, et Evan Jenkins à la batterie. "Live from the Archive" est un nouvel opus immortalisé en public. En janvier 2007. Lors d’une diffusion radio opérée aux Pays-Bas. Au Bosuil, à Weert, très exactement. Ce qui explique le titre de l’elpee.

Le set s’ouvre par deux morceaux issus de "Siftin' thru ashes". Soit "All you need" et le titre maître. L’interprétation est de haute facture. Faut dire que les musicos jouissent d’une parfaite technique instrumentale. Et leur fusion de blues, jazz, rock et funk est impeccable. Un style qui me fait penser à Robben Ford (NDR : lui vit de l'autre côté de l'Atlantique). A cause de cette parfaite maîtrise des instruments ; et puis de cette cohésion infaillible au sein du combo. Après une brève présentation des acteurs, place à un blues lent particulièrement chaleureux ; soit le "Lights are on but nobody's home" d'Albert Collins. Plus, plus de 10' de bonheur ! Instru jazz funk, "Room at the back" (emprunté à « Ear the ground ») et "On my way", un blues imprimé sur un tempo allègre, mettent une nouvelle fois le talent d’Henderson aux claviers ; et manifestement, c’est un disciple de Jimmy McGriff et Brother Jack McDuff, deux des meilleurs organistes du genre. L’elpee recèle quelques reprises de blues. Tout d’abord le "Black cat bone" de Harding Wilson, un funk blues qui figurait au répertoire d'Albert Collins. "Sitting on top of the world", ensuite. Il relève de la plume de membres des Mississippi Sheiks et remonte aux années 30. Le trio nous réserve une version bouleversante de ce blues lent sorti tout droit d'une fin de soirée organisée au sein d’un club obscur. En finale, la nouvelle adaptation de l’inévitable "The letter" tient correctement la route. Mais se révèle un peu trop longue. Dix-neuf minutes dont le traditionnel solo de batterie et la participation vocale du public. En concert, la performance passe bien la rampe. Sur disque, c’est beaucoup moins évident…

Pussy Sisster

Pussy Sisster

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Pussy Sisster est un groupe plutôt atypique au sein du catalogue de Black Bards Entertainment. Alors que les signatures habituelles du label trahissent de nettes affinités pour le heavy/viking/folk/black/gothic métal, ce quintet allemand, lui, verse carrément dans le hair/glam/sleaze rock tel qu’on le pratiquait au milieu des eighties. Sur le site officiel du label, Pussy Sisster est même présenté comme la réponse allemande à Mötley Crüe et Guns'n'Roses. Formé en 2002, alors que ses membres étaient à peine sortis de l’adolescence, Pussy Sisster a tourné en Allemagne et aux Etats-Unis. Il a même chauffé les salles pour des noms prestigieux tels que Stephen Percy (Ratt), Billy Idol, Gilby Clark, Y&T, Quireboys et bien d’autres.

A l’écoute de cet album éponyme (NDR : il s’agit de la première sortie du groupe pour B.B.E., mais déjà du quatrième opus de la formation, tout de même), on ne peut pas vraiment dire que nous soyons trompés sur la marchandise. Si ce n’est qu’à la place des influences de Guns’n’Roses scandées par le label, nous aurions plutôt cité en référence, leurs concurrents directs de chez Poison. Déjà, au niveau du look, Pussy Sisster ne trompe personne : jeans déchirés, t-shirts moulants, lunettes noires, foulards, képis militaires ou stetsons vissés sur la tête, nous sommes carrément revenus à la grande époque du ‘hair métal’, quand le blond Bret Michaels et sa clique faisaient la loi sur MTV.

Mais le look n’est pas tout, et, côté musique, pas de problème : ‘what you see is what you get’ comme on dit outre-Atlantique. Du hard rock’n’roll qui fait secouer les cheveux et taper du pied, des refrains entraînants, et surtout, pas de prise de tête. La voix nasillarde d’Alex ‘Sex’ Nad rappelle Bret Michaels, bien sûr, mais aussi Vince Neil (Mötley Crüe). Les guitares, simples et efficaces comme un direct dans le bide nous renvoient à la grande époque du hard rock made in Los Angeles, pratiqué au cours des eighties.

Les ballades (« Melody Of Pain », « Back Again ») aussi sirupeuses que l’était le « Every Rose Has Its Thorn » de Poison sont de véritables pièges à jouvencelles (NDR : enfermez vos filles, vos sœurs et leur ‘pussy’ si le groupe transite un jour, par votre région !)

Pussy Sisster, c’est le retour inespéré de la ‘philosophie sex, drugs & rock’n’roll’ qui fera l’affaire des groupies, des dealers et des amateurs de bonne musique !

 

PQ

You’ll Never Find us Here

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Après avoir commis leur single « Louise On Earth », Pq nous propose son premier elpee, « You’ll Never Find us Here ». Une œuvre qui s’inscrit parfaitement dans la continuité, le duo brugeois y privilégiant, à nouveau, lyrisme, délicatesse et subtilité. Si les compos sont essentiellement acoustiques, les grattes sèches et les accords de piano se taillant la part du lion, l’expression sonore est également enrichie d’accents électro. Pour enregistrer cet opus, Samir Bekaert et Maarten Vanderwalle ont reçu le concours de Louise Raes. Aux vocaux. Elle vient poser sa voix sur « Louise On Earth ». Pourtant, c’est la forme instrumentale qui domine le sujet. Un peu comme dans l’univers post rock (« Jocelyn »). Mais aussi symphonique (« The Cairo Truth »). Ou la B.O. de film. A l’instar du contemplatif, visionnaire, lyrique (NDR : encore !) et paisible « You’ll Never Find Us Here ». Un titre davantage proche du « The Straight Story » de David Lynch que du dernier Stallone.

Plants and Animals

La La Land

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Plants and Animals n’est pas une association de protection de la nature. C’est un combo indie-rock issu de Montréal, réunissant Warren Spicer, Nic Basque et Matthew Woody Woodley (alias Woodman), respectivement guitariste, guitariste, et batteur ; tous trois se partagent également les vocaux. « La La Land » est si hétérogène qu’il est impossible de le réduire à quelques mots.

L’album commence par un titre indie, intitulé « Tom Cruz ». « Swinging Bells », dans le même esprit, évoque Ramona Falls, les grands espaces ; mais il y a un je ne sais quoi qui cloche. « I wan’t to be your american idol » propose un son rock plutôt vitaminé, sur des mélodies auxquelles le terme canadien de niaiseuses sied plutôt bien. Les textes, eux, sont volontairement légers. Un saxophone s’époumone, la chanson vire chansonnette, le slogan du titre est répété plus que nécessaire.

Mais, alors que l’on se surprend à penser que ce disque ferait une parfaite cale pour cette table qui brinqueballe dans le salon, on entend « Undone Melody », et on se ravise. Le morceau est bien foutu. Il commence délicatement, fait penser à Jeff Buckley, subtil mélange de force et de fragilité. Le titre s’étire, se matelasse avec les voix des deux comparses, puis d’instruments à cordes (sûrement ce qui a valu au groupe d’être comparé à Arcade Fire, mais là, je mets mon véto). Suit « Yon Tiki », ballade mi-joyeuse mi-mélancolique, aux notes de guitares rebondies comme les joues d’un bébé bien nourri. Elle parle d’une fille rencontrée dans un hôtel, et des Gipsy Kings. « Game shows » reste dans la lenteur, et l’on jouit pleinement de la voix enjolivée par le piano et une guitare sobre mais efficace. Le « Mama Papa » qui suit, au rythme très rapide, binaire, marqué par la batterie, ressemble aux Red Hot Chili Peppers des années 2000. Pas bien neuf. De nouveau arrive une bonne surprise, « Fake it » et ses effets de réverbération, la voix qui semble s’étrangler, poignante, sur une mélodie sombre, à la Calexico. « Future from the 80s », qui sent un peu le Prozac, laisse place à une armée lointaine de cuivres résonnant à l’horizon. Pour terminer, l’album darde un dernier titre au son plus crado, guitares et voix saturées.

Plants or animals ? Lard ou cochon ? Un band qui a l’air d’hésiter entre un rock qui met de bonne humeur et quelque chose de bien plus intéressant, qui scrute les sombres recoins de l’âme, utilise ses faiblesses. Le souci étant qu’à force d’indécision, on risque de se retrouver dans un entre-deux, tiédasse, grisâtre, pas franchement enclin à marquer les esprits.

 

Aynsley Lister

Tower sessions

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Né en novembre 1976, ce jeune chanteur/guitariste compte déjà une dizaine d’albums à son actif. Il est même considéré aujourd’hui comme une valeur sûre sur la scène musicale du blues. « Tower sessions » est un opus enregistré ‘live’. Il a été immortalisé en janvier dernier, au club ‘The Tower’ à Winchester (NDR : c’est au sud-ouest de Londres, non loin de Southampton). Paradoxal, mais on n’entend pas le public. Aussi, soit que le son a été pris directement sur la table de mixage, soit le public était absent ; ce qui paraît assez peu probable. Lors de ce set, Aynsley était soutenu par sa bassiste Midus Guerreiro, le drummer Simon Small et le claviériste Dan Healey.

Le tracklisting est partagé entre neuf compos personnelles et deux reprises : le très attendu "Purple rain" de Prince et le "Crosstown traffic" de Jimi Hendrix. "Soundman" ouvre ces sessions. Un shuffle fort proche de Stevie Ray Vaughan. De toute bonne facture, cette plage figurait déjà sur son premier elpee, gravé en 1999 et son premier opus "Live", commis en 2004. Les interventions de Dan Healey à l'orgue Hammond sont conséquentes et apportent de l’épaisseur à la solution sonore. Trois titres sont issus de son dernier long playing studio "Equilibrium", publié l’an dernier. Tout d'abord le boogie "Sugar low". Ensuite "What's it all about", une ballade lente sculptée dans son style très caractéristique. Une compo au cours de laquelle sa sortie de cordes est assez grandiose. Et enfin "Hurricane". Deux autres plages ont été empruntées à "Upside down", un cd paru en 2007 : "With me tonight", un shuffle qui puise ses sources dans le Texas et "In the morning", le morceau final au cours duquel il démontre toute sa dextérité à la slide. Rockin' blues libérant une belle dose de punch, "Hero" figurait sur "All or nothing", un disque édité en 2002. Tout comme le "Crosstown traffic" de Jimi Hendrix. Instrumental à la texane, "Quiet boy" évolue à la croisée des chemins de Freddie King et de Vaughan ; un morceau dont la version originale figurait sur "Everything I need", un LP commis en 2001. Mais la toute bonne surprise procède de la présence de sa superbe version du "Purple rain" de Prince, une adaptation de près de 10' qu’il élabore habilement, mais en y injectant une fameuse dose d’émotion. Avant de permettre à ses cordes de décoller. Un moment d’exception, bien mis en relief par les interventions de l’orgue.

Hellsongs

Minor Misdemeanors

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Question : seriez-vous tentés de découvrir le goût d'une nouvelle pâte à tartiner, si les commerciaux chargés de la promotion de ce produit se mettaient en tête l'idée saugrenue de la présenter dans... un pot de mayonnaise? Rien n'est moins sûr, n'est-ce pas ? Et bien, ils viennent de Suède et répondent au patronyme de Hellsongs. Leur elpee s’intitule « Minor Misdemeanors » et la pochette illustre un van auréolé d'une tête de mort en guise de figure de proue, immatriculé 666. Ils reprennent, entre autres Slayer (« Skeletons of society ») et AC/DC (« Sin City »). Toutes les descriptions concordent donc pour se farcir une musique grassement juvénile, aux tendances métal boutonneux. Et, à moins d'apprécier les gamelles en skate et la morve au nez, il y a peu de chance que vous vous penchiez sur le cas de cette formation.

Surprise! Ce trio scandinave propose, sur cet opus, des reprises pop tour à tour joviales, mélancoliques, bucoliques ou lumineuses, de nombreux standards métal. Mais la fleur entre les dents. Dispensant ainsi des versions de leur cru, labélisées ‘lounge metal’. Si le groupe reste à ce jour assez méconnu, il est à craindre qu’une telle enveloppe rebute le public potentiellement ouvert à ce genre de démarche iconoclaste.

A l'écoute, ces charmantes chansons déshabillées et totalement réinterprétées sonnent fraîches et bien proprettes. Les mélodies sont réjouissantes. Quelques trompettes par-ci, un peu d'E-Bow par là, quelques (re)touches de piano pour habiller le tout. Au final, on en oublie l'original et on se laisse endormir. Sympathique mais futile.

Oui d’accord, c'est pas tous les jours qu'on voit débarquer des Vikings en tutu...

 

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