La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Puggy

Puggy n’abandonne jamais…

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Évoluer, avancer, ne jamais renoncer à ses idéaux. Hymne à la résilience, écrin de fraîcheur et de modernité, le single « Never Give Up » marque le retour en force de Puggy. Après six années vécues en marge de la scène, le monde a bien changé, le groupe aussi. Passé d’un trio d’obédience pop-rock à un collectif de producteurs tout-terrain, Matthew Irons, Romain Descampe et Egil ‘Ziggy’ Franzen ont composé plusieurs musiques de films, collaboré avec des orchestres symphoniques et accompagné de nombreuses personnalités sur la voie du succès. Lous And The Yakuza, Yseult, Adé ou Angèle se sont notamment rassemblées sous le toit de leur studio d’enregistrement, espace créatif et lieu de rencontres.

Libre de ses mouvements, plus à l’aise que jamais avec ses instruments, Puggy déclare son indépendance. Maître d’œuvre de son label, moteur de son propre studio d’enregistrement, le groupe bruxellois contrôle désormais chaque étape de la création. Inspiré par des rencontres et quelques recettes élaborées entre le frigo et la table à manger, l’univers de Puggy s’est démultiplié au contact d’une véritable communauté artistique. Marquées par des aventures collectives, les nouvelles chansons du trio s’apprêtent aujourd’hui à découvrir la scène, lieu de prédilection d’une formation réputée pour ses concerts galvanisants. De quoi s’assurer un futur excitant.

Le clip du nouveau titre « Never Give Up » a été réalisé par Brice VDH et Cyprien Delire. Puggy voulait marquer son retour par un clip décalé et moderne à la fois. Le band a parlé intelligence artificielle avec Brice et Cyprien au moment de réfléchir à des idées pour mettre en image ce nouveau titre, Brice et Cyprien ont eu l’idée de copier-coller les paroles de la chanson dans ChatGPT en lui demandant d’écrire un scénario de clip, pour voir comment il réagirait.

En 10 secondes, l’IA a écrit une histoire totalement premier degré qui relatait les relations d'amour/haine de collègues en entreprise. C’est là que le trio a eu l’idée d’inviter Hide The Pain Harold, la star images réelles et des images de stock. Il a rapidement accepté et quelques jours plus tard, András (de son vrai prénom) était sur le tournage avec Puggy. Un très beau résultat et un nouveau départ pour le band.

Les premiers concerts sont annoncés pour le mois de mars 2024 dont celui prévu à l’Ancienne Belgique le 11/03/2024

La vidéo du clip « Never Give Up », c’est ici

 

Baxter Dury

Celebrate me !

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Début novembre 2002, Baxter Dury accordait son tout premier concert à la Rotonde du Botanique. Près de 21 ans plus tard, et après de fréquents passages dans ce parc urbain bruxellois, il est de retour à l’Orangerie et le concert est archi sold-out.

Ttrruuces ouvre les hostilités. Comme son nom ne l’indique pas, le band s’est formé à Londres, à l’issue d’une rencontre entre le Français Jules Apollinaire et l’Anglaise Natalie Findlay. C’était en 2019. Par la suite, Ben Simon (à la basse) et Connor Burnside (à la batterie) sont venus compléter le line up. Ce dernier est toutefois remplacé par une jeune fille derrière les fûts, ce soir. Bien que tagué comme ‘psychédélique’, dans le communiqué de presse, la formation distille une musique plutôt éclectique, parfois aux relents très (trop) poppy ou parfois enrichie de touches de folk. Et lorsque le violon entre dans la danse, on pense alors à Arcade Fire. On a même droit à du disco kitsch lors d’un mix entre « Funky town » et « Rasputin ». Si le set est assez posé au début, et Jules plutôt relax et discret, Natalie va multiplier les poses sexy, et le finir de façon plus déjantée. Une première partie agréable à suivre, mais pas la découverte de l’année non plus.

Baxter Dury était revenu chez nous aux Lokerse feesten il y a un peu moins de deux mois, en ouverture de Blur. Un show qui avait quelque peu perturbé les fans de la première heure vu son changement de style. Pourtant ce soir, c’est toujours en tenue de dandy british, costume classique et chemise grise, que le natif du Buckinghamshire débarque sur les planches, précédé d’un batteur et d’un guitariste. Bien que leurs interventions s’avèrent particulièrement efficaces, ils resteront en retrait, tout au long de la soirée. A sa droite, sa fidèle et charmante claviériste est toujours au poste. Elle le soutient aux backing vocaux, d’une voix translucide et impeccable, qui contraste toujours avec le chanté/parler du leader.

« So much money » ouvre le bal (NDR : tout comme le dernier opus « I Thought I Was Better Than You », sorti cette année). Avant d’embrayer par deux titres phares de « Happy Soup » (NDR : l’elpee qui l’avait révélé au grand public, en 2011) : « Leak at the disco » et « Isabel ». Parfois Baxter reste figé face à son micro, ne s’autorisant que quelques mimiques, rappelant, quelque part, son paternel Ian (NDR : si vous ne le connaissez pas, on vous invite à découvrir le clip de « I Want to be Straight » ici,

 enregistré le 11 septembre 1979, dans le cadre de l’émission ‘Top of the Pops’, alors qu’il est déguisé en bobby, tout comme ses musicos, les Blockheads ; sachez également que c’est à la mort de son père, début 2000, que Baxter s’est mis à composer).

Mais souvent, ce soir, il abuse d’une gestuelle réminiscente du Tai-chi. Qui finit par irriter. A-t-il passé un séjour trop long en Asie ? Quand il se noue un foulard autour du front, on se remémore Christophe Walken, perdu au sein de la jungle vietnamienne, dans ‘Voyage au bout de l’enfer’. Ses pas de danse semblent hantés voire possédés. Mais il emprunte plutôt une voix rauque et un phrasé à la Sleaford Mods. Les nuances de douceur sont apportées par Madelaine, notamment sur l’un des titres phares de la soirée, « Celebrate me ».

La fin de set souffre d’ailleurs beaucoup moins de monotonie, et tout particulièrement lors d’un « Cocaïne man » au cours duquel Baxter porte un casque lumineux digne de Daft Punk. Il abandonne ses déhanchés pour se rapprocher du public qui l’applaudit et lui permet d’atteindre le sommet de son concert. A un certain moment, on imagine qu’il va se lancer dans un crowdsurfing ; mais après mûre réflexion, il y renonce. Paradoxal, mais pendant le refrain de « Prince of tears » (‘Everybody loves to say goodbye’), le public a envie que ce moment privilégié se prolonge et vire même à la fête. Et c’est ce qui va se produire, au cours d’un ultime rappel électro traduit par le « These Are My Friends », de Fred Again. Les premiers rangs se transforment en véritable dancefloor, et le band partage alors, avec le public, un délire en apothéose.

Un show très varié, très lent à véritablement prendre son envol, mais qui s’est achevé dans une forme de frénésie collective. Baxter Dury s’éloigne, en effet, du côté dandy de ses débuts, mais cette métamorphose n’est finalement pas pour nous déplaire. Un signe distinctif ? L’ovation qu’il a reçue en fin de prestation…

(Organisation : Botanique)

 

Toro Y Moi

Les collines sablonneuses de Toro y Moi…

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Toro y Moi a sorti son nouvel Ep, « Sandhills », ce 25 août 2023. Steve Daniels lui a consacré un court-métrage.

Cet Ep et ce film marquent un retour aux sources pour Toro y Moi, car le projet le ramène dans le Sud et explore sa relation avec la Caroline du Sud. Le film qui l’accompagne donne vie à la perspective autobiographique de ce retour.

La productrice Katherine Perry était la professeure de photographie de Chaz Bear au lycée, le réalisateur Steve Daniels - accessoirement mari de Katherine Perry - a travaillé en compagnie de Bear sur une vidéo pour son groupe de lycée, et l'équipe de football présentée dans le film est composée des membres réels de l'équipe de football de son lycée d'origine.

Au-delà de ses thèmes lyriques, Sandhills marque aussi un retour sonore pour Chaz Bear. Après avoir été un pionnier du son connu sous le nom de chillwave à la fin des années 2000, il a ensuite manié la pop, le disco, le psyché, le yacht rock, l'ambient et plus encore dans ses différents projets (Toro y Moi, Les Sins et Plum) au cours de ces 10 dernières années. Le nouvel Ep le voit explorer l'Americana d'une manière qu'il n'avait que suggérée jusqu’à présent, un genre approprié pour analyser son éducation dans le Sud.

Sandhills marque un nouveau chapitre dans l'évolution sonore continue de Bear, présentant un Toro y Moi qui se réinvente à chaque nouvelle œuvre. C'est en quelque sorte un retour à ses racines après avoir collaboré avec certaines des plus grandes figures de la pop, comme Flume, Blood Orange ou encore Tyler, The Creator.

Toro y Moi est désormais une icône de l'indie-pop mondialement reconnue. Mais ses touches de banjo et son émerveillement candide démontrent que l'on ne se débarrasse jamais complètement de ces blues d'adolescent. On peut simplement, si on a de la chance, développer de meilleurs mécanismes pour les gérer.

Le court métrage consacré à « Sandhills » est à découvrir ici

 

 

Marie Warnant

La fidélité de Marie Warnant…

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"Je te garde" est un titre écrit et composé par l'artiste bruxelloise Marie Warnant. Il est issu de son dernier opus, « Pisang Orange », sorti en mars 2023. Elle y invite la chanteuse Maya Safar pour un duo authentique.

Un piano, deux voix, quelques arrangements rythmiques et mélodiques, une histoire intemporelle et universelle. Entre force et douceur, espoir et mélancolie, la chanson se veut évocatrice du deuil, de l'amour inconditionnel, de libération, de liens infinis.

Le clip, réalisé par Joakeem Carmans, dans le cadre d'un mémoire sur le rêve au cinéma, sert ici le récit dans un no man's land teinté d'onirisme, où les deux personnages, incarnés par les chanteuses, se rejoignent peu à peu parmi le mirage scellant à la fois leur union et leurs retrouvailles par la force de la vie et de l'illusion.

En quête spirituelle, Marie arpente les dunes et la mer de la Côte Belge, avec pour seul but d’ensevelir les cendres de l’être le plus cher à son cœur dans les eaux du Nord. Lors de ce périple initiatique, en recherche de paix et de liberté, elle croise celle tant espérée. Du mirage au miracle, par la force du visible et de l'invisible, les deux complices mènent leurs retrouvailles illusoires…

Le clip consacré à « Je te garde » de Marie Warnant feat. Maya Safar est à voir et écouter ici

 

 

Van Morrison

Et de 45 pour Van Morrison…

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Van Morrison sortira son 45ème album studio, "Accentuate the Positive", ce 3 novembre 2023.

En mars dernier, Sir George Ivan Morrison OBE (NDR : c’est son vrai nom) réitérait son amour pour le genre skiffle en gravant l’elpee "Moving On Skiffle".

Cette fois-ci, l'artiste irlandais rend hommage au blues et au rock'n'roll qu'il écoutait dans sa jeunesse en publiant "Accentuate The Positive".

"Shakin' All Over", une reprise de Johnny Kidd & The Pirates, le premier single, est en écoute

 

 

Grand Corps Malade

Les reflets de Grand Corps Malade…

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Grand Corps Malade revient avec un nouveau single « Retiens les Rêves », extrait du nouvel album « Reflets ».

Dans cette chanson, Grand Corps Malade nous décrit cette époque magique qui passe trop vite, quand les enfants grandissent. Cette envie de retenir tous ces petits moments anodins et pourtant si précieux.

Si ces moments parents/enfants sont ici évoqués, il en est de même pour tous types de relations que nous vivons quotidiennement. Cette envie de vouloir retenir le temps, d'avoir ce sentiment de rêver.

Le clip « Retiens les rêves », réalisé par Jeremi Durand, nous transporte ainsi dans des instants de vie simple que partagent des adolescents, des amis, des membres d'une famille...

Au départ, l'idée traversait l'esprit de Grand Corps Malade d'intituler l'album "Portraits" au pluriel. Il envisageait que chaque chanson représente le portrait d'une personne, d'une chose ou d'un lieu spécifique. Cependant, au fil du temps, cette notion a évolué́, aboutissant finalement au choix du titre "Reflets".

Ce titre représente pour lui une opportunité d'explorer la réflexion de la société, de capturer l'esprit d'une époque, de saisir les éléments qui nous entourent. Cette approche ouvre la porte à de nombreux thèmes traités dans l’elpee. Le regard des uns sur les autres, de notre propre reflet dans le miroir ou dans les yeux des autres.

Le clip est à voir ici

 

Little Odetta

Un minimum de medocs pour Little Odetta

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Little Odetta a partagé un nouveau single intitulé "No Medication". C’est le premier extrait de son prochain long playing dont la sortie est prévue au printemps 2024.

Depuis la sortie de son premier opus éponyme, paru en novembre 2021, les rockeurs de Little Odetta (basés en IDF) en ont fait du chemin et parcouru des kilomètres !

Parmi les nombreux concerts accordés, le groupe a assuré, entre autres, la 1ère partie de Wishbone Ash à Chester (UK), sur l'invitation personnelle d’Andy Powell. Il a aussi joué avec Laura Cox à La Laiterie (Strasbourg) le 23/09 !

Découvrez dès à présent, le clip du single "No Medication"

 

 

Cent Détresses

Un phare pour éclairer Cent Détresses…

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Cent Détresses c’est l’alliance d’une voix puissante - au service de textes français bien ciselés - et d’un rock ambiant. C’est aussi une forte présence scénique qui renvoie à l'univers maritime.

Le nom du groupe fait référence au grand-père du chanteur, inventeur de la lumière de détresse placée sur les gilets de sauvetage. C’est également un hommage à son père, marin-pêcheur, sauvé en mer d’Irlande par une bouée de détresse.

Le « Cent », greffé au mot « Détresses », évoque les solitudes plurielles intérieures. À l’image des eaux paisibles qui bordent le Morbihan - lieu d’ancrage du groupe, mais aussi des tempêtes qui se forment en son large, la musique de Cent Détresses oscille entre calme et puissance.

La cohésion musicale et humaine du groupe se vit sur scène, où l’esthétique et l’exigence de précision lui confèrent un caractère unique et envoûtant. Après « Oxygène » et « Ralentir », Cent Détresses a enregistré son nouvel opus à Bruxelles sous la houlette de l’ingénieur du son, Charles de Schutter.

Celui-ci a collaboré avec des artistes comme -M-, Kyo, Angèle ou encore No one is Innocent.

L’album « Terre Amère » sonne comme un appel. Les riffs lancinants, les guitares rythmiques, associés à une puissante fusion basse-batterie, résonnent comme l’alerte d’une sirène et invitent à plonger dans l’atmosphère étonnante, voire mystérieuse de Cent Détresses.

Un premier clip extrait de l'elpee est sorti le 14 mai 2023 avec un visuel prégnant ; celui du phare de l’Île Vierge : « La Gardienne ». Il est à voir et écouter ici

 

 

Gami

Gami, pas à pas…

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Le rock origamique marseillais est enfin de retour. Le combo publiera un nouvel Ep, ce 17/11/23. Il s’intitulera « Step By Step ». Cette œuvre marque l'ouverture du groupe vers le monde qui l'entoure en faisant toujours le pari fort de l’indépendance.

Le trio nous invite à un voyage initiatique captivant, où l'âme et le cœur de l'hypersensible Capucine Trotobas se dévoilent. On retrouve à la guitare Rémi Bernard (leader d’Avee Mana) et David Benzazon derrière les fûts, multipliant également les projets.

Après avoir gravé l’opus « Make a Path » le formation partage le clip « Kid Memorial ».

Comme un hymne à l'ambivalence de sa génération, le trio constate, inactif et résolu, à la fin de son ère, l'humain face à l'humain.

« Kid Memorial « assied le ton résolument plus rock de Gami, ancré dans sa génération. En regardant le clip, on imagine un futur très proche où la réalité virtuelle est le seul portail vers la nature et l'apaisement. Mais la protagoniste se retrouve piégée dans la matrice poursuivie par ses angoisses.

La vidéo est à découvrir ici

 

 

Julii Sharp

Le Toucan d’enfer de Julii Sharp…

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Tout est dit en moins d’une minute.

En une langoureuse introduction qui s’envole vers les altitudes d’un folk dépouillé où chaque note se fait caressante, « Toucan » nous emmène immédiatement à l’essentiel et en annonce d’emblée le programme.

C’est beau, chante Julii Sharp aux premières mesures du morceau d’ouverture. Et en effet. C’est simple, c’est beau, c’est évident. Et on se surprend à penser que rien ne doit être autrement qu’en cet instant de grâce suspendue, où tant de choses sont exprimées avec si peu de moyens.

Celle qui a fait ses premières gammes en vociférant sur Alanis Morissette ou Francis Cabrel confesse une épiphanie artistique à l’écoute de Marie Laforêt. Sa capacité à associer la langue française aux sonorités folk, sans sacrifier l’une à l’autre, a ouvert pour la jeune chanteuse d’alors, les portes d’une nouvelle façon d’aborder la musique. Et mystérieusement, si en écoutant cet Ep, on songe plusieurs fois à Hope Sandoval et ses atmosphères rêveuses et hypnotiques, le miracle se produit surtout quand Julii chante en français : elle sait alors nous prendre par la main et nous guider vers des territoires inexplorés où l’on se sent pourtant immédiatement en terrain connu.

Sur ces nappes de pureté pop en apesanteur, l’auditeur.ice comblé.e n’a qu’à se laisser bercer, se perdre sans penser plus loin.

Tout est dit en moins d’une minute. Puisse-t-elle durer une éternité́.

Regardez et écoutez le clip « Toucan »

 

 

Ansatz Der Maschine

L’histoire silencieuse d’Ansatz Der Maschine…

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« The Silent Story » sera le tout dernier single du groupe mouscronnois Ansatz Der Maschine avant que le groupe ne tire sa révérence le 9 décembre lors d'un concert à guichets fermés programmé au Handelsbeurs.

« The Silent Story » est une chanson chaleureuse et réconfortante. La chanteuse Sophia Ammann (Be/Ca) raconte l'histoire d'une femme en fuite qui essaie d’encourager ses enfants. Soutenue par le violoncelle étincelant de Seraphine Stragier, la voix en devient envoûtante.

« The silent story » est en écoute

 

 

Clara Ysé

Clara Ysé et le spectre de Victor Hugo…

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C’est, d’emblée, une voix. Une voix qui soulève le sable, traverse le feu, transperce la nuit, franchit en souveraine des continents de sentiments et transporte avec elle la douleur autant que ses remèdes.

Elle est ce ‘joyau intact sous le désastre’ de Mallarmé, pierre brute inamovible malgré le chaos, miraculeux talisman resplendissant sur des musiques elles aussi serties de beauté et de bravoure.

Après un discret tour de piste en 2018 –six titres en français et en espagnol, dont le magnétique « Le Monde s’est dédoublé », Clara Ysé s’avance enfin en pleine lumière, à pleine puissance, en gravant, « Oceano Nox ». Paru ce 15 septembre 2023, ce premier long playing à la grande audace, a été écrit et composé par elle, coréalisé avec Ambroise Willaume (Sage), mixé par Renaud Letang et porté en battante grâce à des musiciens et un chœur au diapason.

A ceux qui seraient frappés par sa douceur, elle répond, dans la chanson qui porte ce nom ‘Si tu savais la haine qui coule dans mes veines, tu aurais peur, si tu savais la chienne que je cache à l’intérieur…’ Passionnelle comme les aïeuls espagnols qui la précèdent, littéraire par atavisme (elle doit l’Ysé de son double prénom au ‘Partage de Midi’ de Claudel), elle a publié un premier roman ardent, ‘Mise à feu’ (Grasset, 2021), avant le grand embrasement de cet opus qui démarre lui aussi tout feu tout flamme (« Pyromanes »).

Longtemps, Clara Ysé a laissé la musique en liberté, sans la capturer dans un studio, chantant partout où elle le pouvait et organisant des fêtes qui terminaient invariablement en impros musicales, à l’aube.

Ce premier opus est d’abord celui d’une désirante, d’une ‘obsessionnelle de la réparation’, dit-elle, qui a choisi comme plongée heureuse, la lumière féroce des profondeurs, la vitalité des grandes traversées de nuit, l’étourdissement des émotions intenses, la vie aux lisières de la transe.

Elle aime les novateurs, de Rosalia à Björk en passant par Kendrick Lamar, les chanteuses qui allient fragilité et force comme Lole Montoya, Janis Joplin, Mercedes Sosa, Nina Hagen, autant que la musique baroque et la liturgie extatique des chants grégoriens. Elle confronte sa voix à une modernité novatrice, guidée par son obsession de la recherche et son goût de la transgression, jouant autant avec ses producteurs à introduire des synthés aux textures ‘irisantes’, des rythmiques électroniques empruntant au reggaeton, qu’à s’approprier certains codes du Rébétiko grec qu’elle aime tant.

La vidéo de « L’étoile » est disponible ici

 

 

 

Hermetic Delight

Hermetic Delight pour la vie…

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Tout juste rentré d’une tournée en Angleterre, Hermetic Delight remet le couvert en partageant « Lust For Life », un nouveau single servi par un clip vaporeux à l’esthétique lynchienne, signé par la très prometteuse Laurens Saint Gaudens.

Troisième et ultime single de l’année (après « Tied Up » et « Inci »), « Lust For Life » est un hymne au moment présent, une renaissance, une prise de conscience, une envie de descendre du train en route.

Le morceau évoque une révélation qui survient à la suite des confinements successifs, un contexte qui a quand même occasionné quelques bienfaits.

À propos du clip, la réalisatrice explique : ‘Trois âmes sont échouées dans un décor surréaliste sorti des années 70. La lumière blanche du matin perce lentement ; elle redonne leur vitalité aux trois corps épuisés. Une chorégraphie musicale les anime. Ils se régénèrent et retrouvent leurs forces dans l’euphorie. C’est le décor d’une toile de Chirico qui prend vie’.

La vidéo de « Just For Life » est disponible

 

 

 

Melanie De Biasio

Melanie De Biasio revient aux sources

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Quand le festival pluridisciplinaire Europalia sollicita Melanie De Biasio pour participer à son édition de 2021 sur le thème du train et de l’immigration, la musicienne belge a eu l’idée d’un retour aux sources. ‘Pour éprouver le déracinement, je voulais remonter la route de cette immigration italienne, dont je suis le produit par mon père’.

Munie d’un matériel léger - un micro Neumann, un enregistreur numérique Edirol et un vieil appareil photo - elle s’installe solitairement dans un petit village italien des Abruzzes à flanc de montagne, Lettomanoppello, où elle se lance dans un travail d’écriture et de captation qui nourrit son projet et constitue le point de départ d’un 4ème album en deux parties, « Lay Your Ear To The Rail » et « The Chaos Azure ».

Présenté sous la forme d’un carnet de voyage musical et illustré, on y retrouve beaucoup de ce qui fait d’elle une artiste à part : un phrasé unique où chaque mot est savouré à la manière d’un fruit rare ; un timbre de voix d’une sensualité sans outrance, presque immaculée ; et surtout cette faculté à rendre au temps et à l’espace une plénitude qui résiste à la frénésie d’une époque saturée d’interférences et de bruits.

En revanche, on s’éloigne de la source afro-américaine où elle s’abreuvait jusqu’à présent pour accéder à une dimension immersive proche de l’ambient. ‘J’aime créer des paysages avec ma musique’ confiait-elle sur une radio française à la sortie de « Lilies », son précédent opus.

De cette quête « Lay Your Ear To The Rail/ The Chaos Azure », création plurielle et authentique expérience sensorielle, constitue l’aboutissement.

« Now Is Narrow est en écoute ici

 

Eddy de Pretto

De l’amour et de la tendresse pour Eddy de Pretto…

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La carrière d’Eddy de Pretto a vu le jour en 2017, quand il a sorti « Kid », un premier Ep écrit en forme de coup de poing.

Débitant ses textes seul sur scène à l’aide d’un simple iPhone pour l’accompagner, il interroge les différences, les entraves et la virilité, s’affirmant à la marge mais épousant déjà un bruit qui gronde et agite la société.

La réponse est radicale, l’engouement, immédiat.

Un an plus tard, son premier album, « Cure », prend part aux évolutions de sa génération, à ses prises de conscience comme à ses prises de position. Le succès est fulgurant : triple platine avec plus de 300 000 exemplaires vendus et quatre nominations aux Victoires de la musique. S’ensuivent deux ans de concerts ininterrompus couronnés par une tournée des Zéniths et dix soirs à l’Elysée Montmartre.

C’est dans un beau mouvement inclusif, qui part de soi vers les autres, que naît le deuxième elpee, « À tous les bâtards » (2021). Eddy de Pretto s’y dévoile dans des histoires qui, si elles n’appartiennent qu’à lui, résonnent en chacun de nous. Rapidement certifié disque d’or, ce projet vient confirmer le caractère fédérateur et populaire de l’artiste. La même année, son travail prend vie à travers une série de six dates au Bataclan et une nouvelle tournée de Zéniths à travers la France.

Début 2023, Eddy de Pretto est invité à monter une création live originale et dystopique à douze pianos pour l’Hyper Weekend Festival de Radio France : ‘Love Factory’ (captation diffusée sur France 2 le 17 mars). Au même moment débutent les réflexions autour du prochain long playing, qui veut s’éloigner des textes à tiroirs et des sujets qui dépeignent la société. Teasé par une série de concerts au cours de l’été 2023, sur une enceinte géante où Eddy de Pretto révèle des dates mystérieuses, cet LP semble ne plus trop tarder.

Tout juste deux semaines après « R+V » qui signait son grand retour, Eddy de Pretto dévoile le clip de « LOVE’n’TENDRESSE », second extrait de son 3ème album à venir cet automne. On peut notamment souligner la participation de Nick Coursier, star montante belge de la danse qui a chorégraphié le clip.

« LOVE’n’TENDRESSE » est une sorte de mantra libérateur composé dans un climat de plus en plus étouffant, pour s’offrir un espace à soi, rempli d’amour et de tendresse et aller chercher la lumière ailleurs.

Eddy sera en tournée en 2024 qui passera par La Madeleine de Bruxelles, le 2 mars 2024, date qui est d'ores et déjà complète.

Le clip de « LOVE'n'TENDRESSE » est disponible ici

 

Empty Head

Les contes de l’Homme moderne d’Empty Head

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Après avoir dévoilé deux singles, « Modern Man » en avril et « Violence » à la mi-septembre, Empty Head, jeune groupe de rock alternatif liégeois, a sorti son second Ep, « Tales of a Modern Man », ce 29 septembre 2023. Il fait suite à un premier, éponyme, paru il y a déjà deux ans.

Brut, mais subtil, viscéral, énergique et imprévisible, il est axé sur la thématique de l’Homme moderne. Cinq titres garage aux riffs acérés et stoner et aux mélodies infectieuses.

La force de frappe qui en découle sert d’appui à Simon Galloy pour déclamer ses textes critiques, empreints d’ironie, brosser un portrait plutôt pessimiste de l’Homme moderne, de son quotidien, de ses questionnements et de la société dans laquelle il évolue.

Cette fois encore, le groupe a privilégié une approche entièrement DIY, son batteur, Thibault Schouters, assurant seul l’enregistrement et le mixage de « Tales of a Modern Man ».

Issu de ce nouvel Ep, « Violence » en écoute ici

 

Brune ((France)

La vengeance d’une Brune…

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Brune, auteure-compositrice-interprète, n’est pas une néophyte au sein du paysage sonore français. Il y a 13 ans que cette Lyonnaise d'origine mène son parcours musical dans la jungle parisienne qui nourrit ses inspirations.

Libérant une énergie rock, son nouvel Ep, « Vendetta », est plus direct et tranchant, aussi bien dans la musique que dans les mots. Des références ? Niagara, à cause de la fougue. Une Britney Spears... passée dans une pédale fuzz ! Ou encore The Kills, Garbage, PJ Harvey, voire Marilyn Manson pour les riffs de guitares. Mais attention, toujours dans la langue de Verlaine !

« Vendetta » clame une colère mais qu’il faut prendre comme une émancipation, un affranchissement, une urgence de vivre.

Brune ose être elle-même sans se soucier du regard des autres, des conventions, et elle le chante haut et fort. Sa musique vous secoue la tête, le cœur ou les jambes. On vous laisse choisir.

Brune ne compte pas se laisser faire et proclame sa « Vendetta », à découvrir dans un clip saignant réalisé par Tatiana Zavialova et Ciprian Barrière. Et il est disponible

 

 

Nature Morte

Nature Morte annonce la pluie…

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Nature Morte a sorti « Oddity », son troisième album, ce 29 septembre 2023. Oscillant toujours entre post-metal, shoegaze et influences 80's, l'empreinte sonore de Nature Morte se veut plus transcendante que jamais. Après « Banquet Overflow For The Mind House », le trio vous propose de découvrir le lumineux « Here Comes The Rain ». Un nouveau single sur lequel le groupe invite Cindy Sanchez, chanteuse du groupe de dark folk, Lisieux.

L’adage veut que le troisième opus d’un groupe soit celui de la maturité. Pour Nature Morte, c’est plutôt celui de la singularité. Si « Oddity » a le même ADN que ses précédents elpees, et en est leur suite logique, sa particularité réside dans cette volonté incessante d’exploration.

Comme dans tout LP de Nature Morte, l’alchimie entre rythmiques, harmonies et mélodies demeure intacte. Mais sur ce troisième long-format le trio s’offre une liberté créative criante. De ses influences 80’s disséminées discrètement à cette reprise de l’intemporel classique de Deftones, « Fireal », Oddity dessine un univers à part dans la discographie de Nature Morte.

La formation francilienne ne se réinvente pas : elle mue. Une fois de plus, elle n’a que faire des étiquettes stylistiques habituelles. Elle suit ses propres règles quitte à s’auto-cataloguer, presque ironiquement, comme de l’indie-metal.

« Here comes the rain » Feat. Cindy Sanchez est à écouter ici

 

François Staal

Ce qu’il a de beau dans la musique de François Staal…

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Poète rock à mélopées, François Staal nous a offert son septième album « L'humaine Beauté » en décembre dernier. Son univers évoque ceux de Nick Cave, Bashung, Manset, Pink Floyd ou Dominique A…

Nouvel extrait, « Ce qu'il y a de beau » est devenu le titre phare du répertoire de François Staal. Il est ainsi souvent joué en final des concerts de la tournée. Cette chanson d’espoir au texte poétique invite à magnifier, à célébrer le meilleur de nous-même et de nos existences, à faire vivre les beautés du monde et de l’art, comme une barrière aux violences. Un espoir de vie, de rencontres et de partages pour célébrer nos fraternelles beautés d’être humain.

La musique orchestrée à base de guitares rock, de basses aiguës un peu 70/80’s, d’orgues Hammond et de batterie ‘old school’, nous entraine dans un monde musical à la fois moderne et vintage. Ce qu'il y a de beau est à découvrir en vidéo et avec la tournée « Avec Vous ».

Le clip de « Ce qu’il y a de beau » est à découvrir

Lux Montes

Le temps des galaxies appartient à Lux Montes…

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Sur une ballade folk évoquant des temps psychédéliques, Lux Montes compose une ode à la nature.

La musicienne s'imagine que notre planète s’adresse au Vivant en scandant ce refrain : ‘je suis née au nom de l’amour’.

Comme si celle-ci nous demandait de respecter tout ce qu’elle porte en son sein : vivants, minéraux et végétaux.

Un voile d’organza ponctue le paysage pour symboliser l'omniprésence et l'empreinte de l'activité humaine sur les espaces de vie. Le film est une invitation à la contemplation, à la paix et à l’amour. Un hymne à la beauté simple et pourtant si puissante qui nous entoure et dont nous faisons partie.

La chanson « Le temps des galaxies » est extraite de l'album « La Traversée », paru le 24 mars 2023.

Magicienne de la chanson, Lux Montes brode sa poésie dans les tissus de l’âme.

À l’écart des refrains balisés, la chanteuse façonne un univers raffiné et envoûtant.

Sur son nouvel opus, « La Traversée », Lux Montes renoue avec sa langue maternelle et se dévoile un peu plus encore.

Dans un voyage piano-voix bordé d'incursions électroniques, elle nous convie à des instants intimes et puissants, d’inspiration néo-classique.

À écouter les yeux fermés et l’esprit grand ouvert !

« Le temps des galaxies » est à découvrir sous forme de clip ici

 

Fontanarosa

La vie nocturne de Fontanarosa…

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Mini-Ep de deux titres, « One Night » vient conclure le chapitre « Are you there ?», premier album du quartet lyonnais Fontanarosa, paru en 2022.

Titre éponyme de cette nouvelle parution, « One Night » est une chanson à tiroirs évoquant les souvenirs adolescents de son auteur, Paul Verwaerde, d'un concert de Midlake à l'âge de 17 ans. Le titre est accompagné d'un clip réalisé par Rémi Richarmé. Et il est disponible

 

 

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