La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Patrick Watson

Close To Paradise

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Trois ans après “Just Another Ordinary Day”, Patrick Watson décide à nouveau de nous emballer dans un cocon, et de nous guider dans un voyage fabuleux. Son voyage fabuleux. Au centre de “Close To Paradise” (sorti déjà en 2006) bat un organe vital. La transmission de son énergie passe par ses ventricules qui alimentent à leur tour, un manège enchanté. Une force irrésistible nous attire vers les chevaux de bois qui font la ronde et nous étourdissent. Passionnément. Patrick Watson se pose, sur cet elpee, en forain d’un autre temps. D’échoppes en carrousels on goûte, on s’extasie, on frémit sur des résonances familières. Cette sensibilité enfantine que l’on retrouve au fil de l’elpee. Telle une barbe à papa, les éléments aux couleurs pop/folk et aux saveurs de Jeff Buckley ou Nick Drake s’enroulent, grandissent, et finissent par former une énorme sucrerie, que nos papilles gourmandes dissèquent sans ménagement. On rit, on danse, on saute dans les flaques. Tout peut arriver quand Watson et sa bande décident de faire la fête. Comme dans toute bonne fin de kermesse qui se respecte, il y a un bal où cent milles lampions éclairent la voûte céleste, et où l’on tourne, tourne, tourne……

Victoria Abril

Olala !

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Olala ! Victoria Abril ! La fraîcheur latine ! Celle-là même qui a fait vibrer nos écrans et nos nerfs dans de beaux longs métrages tels que « Atame! », « Sin Noticias De Dios », « Gazon Maudit » et autres « Kika ». Deux ans après « Putcheros Do Brasil », Abril troque une nouvelle fois ses costumes pour le micro et s’essaie à la réinterprétation de grands classiques de la chanson française. Elle s’attaque ici à Léo Férré (« Elsa », « Jolie môme »), Edith Piaf (« La vie en rose »), Serge Gainsbourg (« La Javanaise ») ou encore Claude Nougaro (« Le jazz et la java »). A priori, cette série de reprises peut paraître kitsch mais, à condition d’accrocher au style et à l’accent mimi de la petite dame, « Olala ! » peut rapidement se révéler addictif. Oscillant entre jazz et flamenco, ce nouvel essai peut parfois même effleurer quelque corde sensible (« Le p’tit bal perdu », le très érotique « Les nuits d’une demoiselle »). Victoria nous gratifie également d’une jolie plage inédite, « Necesito Amor », seul titre interprété en espagnol. Une charmante petite effronterie sans prétention.

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Calc

Dance of the nerve

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Ah, le bordelais nouveau est arrivé ! Sous le millésime « Dance of the nerve ». Sans faire beaucoup de bruit, il y a 10 ans que le groupe français enregistre des albums avec une régularité de métronome. Leur dernier opus constitue le sixième. Le quatuor n'en est donc pas à son coup essai et dès les premières minutes d'écoute, on s'en rend bien compte. Si vous ne connaissez pas cette formation bordelaise, on pourrait définir sa musique comme tantôt pop, tantôt rock mais, surtout, toujours finement ciselée.

« Dance of the nerve » n'est pas un elpee de mauvaise facture. La guitare sèche s'insinue parfois ou s'impose carrément. Elle confère à certains morceaux des accents folks sympathiques. D’autres –et de manière flagrante dans des chansons plus nerveuses comme ‘Old enemies’– embrassent des accents rétro qui nous replongent dans les sixties. La solution sonore est très travaillée (marque de fabrique du groupe !) et sur la plupart des dix plages, on retrouve cette petite mélodie chantante qui squatte agréablement l'oreille. Néanmoins, ce n'est pas toujours suffisant pour rendre la ligne mélodique intéressante et de temps à autre, la musique manque de relief. L’intégralité des plages de l’album privilégie la douceur. Et si vous y joignez la voix un peu lascive de Julien Pras, vous comprendrez pourquoi une certaine indolence vous envahit parfois. Et c'est tout le paradoxe de cet opus d'une écriture musicale riche mais calme, variée mais aux tonalités répétitives...

Bien sûr, certains morceaux me bottent mieux que d’autres. La musique de Calc est fleurie, teintée d'une mélancolie qui réchauffe et réconforte. Et pour la réalisation de cet elpee, le groupe français a sorti la grosse artillerie. Chaque plage met en scène des instruments particuliers. On trouve en vrac du mellotron, de la flûte, du piano, de l'orgue et j'en passe. Cependant, cet arsenal passe quelquefois inaperçu. J'ai parfois l'impression que tout se ressemble, et me demande si Julien et sa bande n'ont pas recherché le raffinement à outrance. Il n'en reste pas moins vrai que pour les profanes, ce « Dance of the nerve » est une sympathique découverte.

Coheed and Cambria

World for Tomorrow

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Le quatrième opus du combo new-yorkais s’affiche d’ores et déjà comme une des toutes grandes surprises de l’année ! Ce « World for Tomorrow » est jubilatoire. Coheed and Cambria y dépoussière le monde du progressif, ouvre de nouvelles portes au métal, et infiltre habilement la génération ‘punk fashion’. Imaginez un subtil alliage entre Rush et les Foo Fighters, un chanteur à la fois proche de Geddy Lee et de Dave Grohl, tout au long d’une musique imaginative, agressive et mélodiquement imparable. La comparaison est aisée, quand on sait que l’album a été enregistré sous la houlette de la figure montante Nick Raskulinecz, coupable, comme de juste, du son des derniers Rush et Foo Fighters, sous les conseils judicieux de l’empereur des studios, Rick Rubin.

Des titres aux rythmiques flamboyantes, truffés de refrains particulièrement accrocheurs, le tout émaillé de nombreuses références aux grands classiques du hard rock et de soli contrebalancés par des sonorités punkysantes, parfaitement maîtrisées par un groupe dont les musicos sont sans nul doute aussi solidaires que les cinq doigts de la main droite de Ritchie Blackmore.

Des orgues, des violons, et la frappe impitoyable d’un invité de luxe : Taylor Hawkins (Foo Fighters). Il sera cependant remplacé sur les routes par le non moins talentueux Chris Pennies (Dillinger Escape Plan). Tout cet arsenal instrumental vient enrichir cette palette sonore de compositions à tiroirs. Coheed and Cambria est probablement le seul combo actuel capable de rassembler lors de ses concerts, des fans de Linkin Park, Dream Theater, Rush ou des White Stripes ! Le single « The Running Free », titre le plus accessible de l’œuvre, confirme le talent de compositions de ces jeunes gens pour des fragments explosifs dont l’effet est immédiat. Mais Coheed and Cambria n’est pas un groupe à singles ou une machine à hit. Il est bien davantage. Il est une valeur sûre pour le Metal avec un grand M. Il figure parmi ceux qui parviennent à faire évoluer la musique lourde et garantit sa pérennité. « World of Tomorow » constitue un chef d’œuvre incontournable, au même titre qu’un « Images and Words » ou un « Keeper of the Seven Keys ». Je le répète : incontournable ! En concert le 20 janvier 2008 au VK de Bruxelles.

Findel

Enters the Shadowlands

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Bart van Dalen, alias Findel, est un gars de 20 ans. Il nous vient de la riante province d'Utrecht (Amersfoort pour être tout à fait exact, à deux pas du chef-lieu). Ce jeune homme a du talent. C’est une évidence. Depuis 2004, le p'tit gars travaille une musique électro qui laisse une bonne place à l’énergie. Le premier MP3 mis en ligne par Bart a rencontré un succès certain et a même tapé dans les oreilles de Llewy, le leader du groupe hip hop néerlandais Relax. Une collaboration très étroite s'en est suivie ; et elle a abouti, en novembre 2007, à la sortie du premier opus de Bart, « Enters the Shadowlands ».

Bart est blond. Les petites caricatures parsemant le booklet le démontrent. D’ailleurs (admirez la transition), le booklet, parlons-en ! Parce qu’il n’est pas anodin. Je m’explique. L’illustration de ce livret, il faut l’avouer, est kitsch. Un jeune homme blond (NDR : of course !) représentant Findel côtoie une petite chose blanche sur pattes dans un monde vert et rose. Le décor pour le moins original est planté. En ouvrant le boîtier, on constate que cette illustration n’est que le bout d’un petit poster caricaturant un jeu vidéo sorti d’outre-tombe. Et quand on introduit le cd dans le lecteur, on se rend compte que Bart, tout petit, a dû tomber dans le chaudron des jeux d’ordinateur.

Les premières secondes m’ont procuré une grande frayeur. Les sons ressemblent aux bips plaintifs que poussaient les speakers des bons vieux Intel 386, à une époque où la carte son était encore une invention de science-fiction pour la plupart d’entre-nous. Mes craintes se sont très vite dissipées quand l’électro tonique, imprimée sur un tempo entraînant, a pris le pas sur les premiers accords. C’est d’ailleurs ce premier morceau, « Findel enters the Shadowlands » qui obtiendra finalement ma préférence. Le jeune compositeur et interprète nous y dévoile un don manifeste pour la musique. La caractéristique majeure de la plupart des plages de cet opus porte l’accent ‘jeux vidéos’. C’est intéressant. Et elle ne manquera pas d’émouvoir les éternels adolescents qui se sont divertis en participant aux aventure mythiques des ‘Legend of Kyrandia’ et autres séries Lucas Art.

Ce disque est très électro. J’avoue avoir un petit faible pour le travail réalisé sur la voix de Bart qui sert très bien l’ensemble. On pensera bien souvent à Daft Punk qui n’est vraisemblablement pas un groupe inconnu pour le jeune Amersfoortois. Pour un premier album, Bart van Dalen a concocté treize morceaux d’assez bonne facture. Cependant, la fin de parcours m’a laissé un peu dubitatif. La musique y bascule subitement de l’électro vers de la pop des plus classiques (conformistes…) et c’est la cohérence de l’univers, que Findel s’est construit, qui en prend un sacré coup. En effet, l’accent ‘jeux vidéos’ qui marque l’œuvre disparaît complètement et la musique perd un peu de son âme et… de son charme. Heureusement, « Present for Alice », la toute dernière chanson renoue avec l’univers rose et vert de la pochette de l’album ; et, tout de suite, la séduction opère à nouveau. Pour un tout premier elpee, le travail effectué par Bart est impressionnant et si la réalisation est toujours perfectible, « Enters the Shadowlands » laisse augurer un avenir tout en couleur pour le jeune Néerlandais de 20 ans. A surveiller !

Patrick Fiori

4 Mots

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C’est, je l’avoue, le sourire un peu en coin que je sors de ma pile de cd à chroniquer « 4 mots ». Sublimissime album du ‘sieur Fiori. Patrick de son petit nom. Oh joie, oh aubaine un best of ! Pas bête à l’approche des fêtes. Les maris en manque d’inspiration pour le cadeau de Noël, auront vite fait de reluquer à travers les rayons surchargés des grandes surfaces, la dégaine que l’artiste offre sur la pochette. Le regard de chien battu, le sourire cajoleur et la barbe naissante, tout est prévu à cet effet. Une touche ‘love, love, love’ sous le sapin… idée géniale ! Pensez-vous, un medley de ses meilleurs morceaux : « Marseille », « 4 Mots Sur Un Piano », « Etre là »,… C’est le cadeau qui touche, voyons. Il faut avouer une once de perspicacité déroutante dans la recherche de certains titres: « J’en ai mis du temps », « Je Ne Serai Jamais », « Je Sais Où Aller », etc. Reste à espérer qu’il le sache réellement. Un best of de Patrick Fiori, oui ! Mais ce n’est pas tout. A la suite des 15 plages proposées pour résumer la carrière extraordinaire de l’auteur, on nous fait cadeau de 11 clips vidéo ainsi que de cinq morceaux live acoustiques. En bonus ! Oui mesdames et messieurs, pas un cd, pas un dvd, pas un live livrés séparément ; mais le tout ensemble au prix extraordinaire qui sera affiché sur le présentoir du magasin où il trônera. Pour les impatients, pour ceux qui ne résistent pas comme moi à la saveur de son texte, je vous offre en apéritif, un extrait choisi de la chanson « J’en ai Mis Du Temps » : ‘Et j’en ai mis du temps / Et j’en ai pris du temps / Avant de comprendre / Que les livres ont raison / Que les gens qui s’en vont / Ne sont pas à vendre’. Bon ben, c’est déjà ça de gagné…

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Flying Lotus

Reset (EP)

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Hypnotique et intriguant, le dernier EP de Flying Lotus n’est malheureusement qu’une mise en bouche d’une durée plus que frustrante. En six morceaux distillés sur moins de 20 minutes, le Californien réussit à nous pendre à son cou, tandis qu’il balance machiavéliquement ses délicieuses pépites d’Abstract Hip Hop et d’Ambient au compte-goutte. Proche des premiers travaux de DJ Shadow, « Reset » surpasse indéniablement les récentes compositions de ce dernier. Flying Lotus, abrité depuis peu chez Warp Records, a bien calculé son coup. Quoi de plus cruel que de nous rendre accros avant de nous abandonner lâchement en bordure d’autoroute ? Le pire étant qu’en notre âme et conscience, on restera planté sur place, attendant impatiemment que l’homme revienne nous chercher, histoire de nous maltraiter davantage. On est maso ou on ne l’est pas.

Dave Gahan

Hourglass

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Dépêche, Mode oblige, ou pas,… file écouter de toute urgence. Que tu sois fan ou tout simplement curieux de découvrir l’une des bonnes surprises de 2007…

Quatre années après avoir concocté un premier album solo (« Paper Monster ») pas vraiment exceptionnel, le sympathique Dave Gahan nous propose son second. Lassé de la dictature imposée par Martin Gore au sein de Depeche Mode, ce vocaliste a décidé de voler de ses propres ailes, dès 2003. Et si son ex-acolyte (qui avait également commis un elpee en solo à la même période) dépasse de plusieurs longueurs le second, en terme d’écriture, Dave n’a pas son pareil transcender les foules et épancher ses émotions les plus extrêmes. Un charisme, qu’il n’était pas parvenu à refléter sur son premier essai.

Cet « Hourglass », avouons-le tout de suite, mérite un prix d’excellence. Dès le titre d’ouverture, « Saw something », on est directement plongé dans une atmosphère très feutrée, dont il a le secret. John Frusciante participe à ce morceau, comme invité à la guitare solo. C’est que Gahan a toujours bien su s’entourer. Sur son premier opus, c’est Knox Chandler (ex-Psychedelic Furs) qui s’était chargé d’allonger la musique sur la voix de Dave. Et une nouvelle fois, dès le premier titre, l’alliance est parfaite entre la voix de velours de notre chanteur et les sonorités planantes, teintées de solos de guitare tout en subtilité. « Saw something » nous rappelle indéniablement l’ambiance planante de « Songs of Faith and Devotion ». Quant à « Kingdom », il n’est plus utile de vous le présenter si vous écoutez quelque peu la bande FM. Sur les dix fragments de cet opus, deux morceaux sont manifestement un peu plus quelconques : « Deeper, deeper » et « Endless », deux titres davantage destinés aux dancefloors. Par contre, deux plages entrent dans un univers au sein duquel Gahan ne nous avait jamais habitués : l’ambient esthétique. Ou alors si peu. Un peu à la manière de David Sylvian. Vous voyez ce que je veux dire ? Surtout « Miracle ». Dave emprunte même un baryton tellement proche de l’ex-Japan. Remarquable ! « Insoluble » en est la seconde. Si elle y puise son inspiration de manière moins évidente chez le Londonien, c’est parce que l’apparente indolence entre en émulsion sous la ligne de flottaison. Un excellent titre. Et surprenant de surcroît. La magie continue à opérer sur « Use you ». Percutante, la boîte à rythmes revient s’accoupler à la voix de Dave. On frôle ici la perfection. Enfin, les deux derniers fragments de la plaque sont de toute beauté. « A little lie » ressemble à une grande messe macabre et jouissive, comme Depeche Mode est capable de nous accorder rituellement ; alors que « Down » embrasse un profil plus lascif. A l’image de l’album, il nous entraîne dans une ambiance électro-pop plutôt sombre. Bouleversant, le climat est hanté par un refrain qui n’en finit plus de nous trotter dans la tête. Et pour couronner le tout, la production est hyper soignée ; on y sent d’ailleurs très bien l’empreinte de Tony Hoffer (Beck, The Kooks ou The Thrills entre autres).

On vient donc de passer en revue un de ces grands blockbusters de la fin de cette année 2007, un superbe album qui ne pourra que ravir les aficionados de Depeche Mode. Il ne manque plus que la cerise sur le gâteau. Une nouvelle date à Forest National, où tous les fans se donneraient rendez-vous. Et comme de coutume, l’ami Dave pourra fréquemment laisser chanter ses admirateurs en chœur, et créer cette ambiance si propre à ses concerts et à ceux de Depeche Mode. Celle d’une communion célébrée entre cet écorché vif de la scène et une audience qui lui est entièrement dévolue. En attendant cette tournée qui n’a pas encore été annoncée (‘No Tour Plans for Dave Gahan But He 'Won't Rule It Out'’ précise la une d’un de ses sites), ces fans et les autres, pourront passer de longues soirées à se laisser porter par l’ambiance atmosphérique, en écoutant cet « Hourglass ». Il suffira de fermer les yeux…

Voici le dernier clip de Dave Gahan:

content details

title: Saw Something (Video)

author: Dave Gahan

copyright: Mute Records

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Marilyn Manson

Mi-figue, Mi-raisin

Écrit par

Autant le dire tout de suite, l’adage suivant lequel ‘les absents ont eu tort’ n’est pas de mise pour ce concert. Néanmoins, ils ont le droit d’avoir des remords. A cause du supporting act. Turbonegro. Je l’avais d’ailleurs déjà souligné lors de la confection d’un article paru dans les news. En outre, la formation norvégienne s’était également illustrée au dernier Pukkelpop. Le vendredi. En clôture (NDR : voir la review de ce festival signée par l’ami Enzo). Un set quand même difficile à décrire. Une chose est sûre, sa musique nous replonge dans le bon vieux hard des années 80 ; mais la solution sonore est revue et corrigée suivant l’esprit nordique. Une petite touche de punk à la Black Flag en plus. Sans oublier le chouia de truculence, qu’incarne si bien le chanteur. Un véritable Viking qui se produit torse nu tout en dégageant une certaine sympathie. Ne connaissant pas leur répertoire, je ne m’étendrai pas sur leur setlist. Aussi je vous conseille de vous rendre sur leur Myspace, si vous souhaitez en savoir davantage… (http://www.myspace.com/turbonegro)

Marlyn Manson aime se faire désirer. La première partie à peine terminée (NDR : il est alors 20h45 !), un immense drap se déploie pour occulter le podium. Et les aficionados devront attendre plus d’une heure avant le début du ‘main act’. Il est d’ailleurs toujours amusant d’observer ce public. Très éclectique. De vrais fans de métal côtoient ainsi une foule de curieux. De tous les âges. Affichant une diversité de looks et de tenues assez impressionnante. Depuis le ‘bon père de famille’ qui emmène ses enfants (NDR : ce qui peut revenir cher à plus de 40€ la place) à l’ado pré-pubère, en passant par le vieux motard. Et les T-shirts arborés accentuent cette impression. Certains exhibent les derniers groupes métal à la mode comme Nightwish. D’autres, souvent des vétérans, ceux d’Alice Cooper. Des jeunes filles se sont déguisées en sorcières d’Eastwick. Mais on y croise également des cadres dynamiques encore en tenue de bureau… Finalement, en observant cette audience bigarrée, tout en sirotant quelques bières entre ami(e)s, le temps passe assez rapidement, et les lumières finissent par s’éteindre…

Le set s’ouvre par une courte intro au cours de laquelle Brian se livre à une sorte de rituel. La grande majorité des spectateurs n’assiste pas cette cérémonie, car le rideau couvre toujours le devant de la scène. Seuls les mieux placés -à l’avant et sur les côtés- se demandent si au-delà des apparences, Marilyn Manson ne serait pas un peu givré… La toile finit donc quand même par tomber à l’issue de ce prélude, et laisse apparaître un décor digne des cénacles occultes. On a même droit aux cierges. L’image est très importante chez MM. Brian se sert de son micro traditionnel à double fonction (NDR : un couteau de survie en même temps, c’est pratique !) Le contour de ses yeux est maquillé en rose fluo ; et on ne peut pas dire que ce choix passe inaperçu. Grimé de la sorte, on se demande si on est en présence d’un travesti prêt à prendre son service à Pigalle ou un acteur sorti tout droit d’un film d’épouvante de série B. Et du haut de ses bottes à semelles compensées, on peut vraiment affirmer qu’il est tapé ! Finalement, sous cette apparence, on a du mal à imaginer comment il est parvenu à séduire une telle pléiade de jolies nanas. Rose McGowan, par exemple. Mais arrêtons ici la description purement visuelle pour nous consacrer quelque peu au concert. Quoique…

« If I was you vampire » nous plonge immédiatement dans une ambiance propice à l’envoûtement. Dans l’esprit d’une secte, vous m’avez bien compris. « Mobscene » électrise la foule. Flûte, il manque les jolies danseuses de son clip vidéo. Elles étaient pourtant présentes, lors du dernier spectacle accordé au Brabanthal de Louvain. Finalement les titres s’enchaînent d’une façon assez carrée. Le medley opéré entre « Sweet dreams » et le vieux « Lunch box » brise quelque peu ce processus linéaire. Malgré quelques mots prononcés entre les titres et les incursions dans le public, le grand show est attachant, mais pas particulièrement enthousiasmant. A se demander si le spectacle ne serait pas plus adapté à un festival plutôt que dans une salle de grande capacité, comme Forest National (NDLR : lors du Pukkelpop 26, sa prestation a été catastrophique). Le décor est quand même le fruit de prouesses techniques : la chaise de cinq mètres de haut, le stand destiné au discours de propagande politique ou l’avant-scène qui se surélève en plein milieu du concert, en sont les plus belles démonstrations. Il faudra cependant attendre des tubes comme « Rock is dead » ou « The Beautiful People », dispensés en bout de course, pour retrouver chez MM un peu de tonus.

Dans l’ensemble, ce concert a laissé une impression Mi-figue, Mi-raisin. On comprend mieux pourquoi il plaît davantage à la masse de curieux qu’aux vrais fans de métal/indus. D’ailleurs ces derniers prendraient davantage leur pied lors d’un bon st d’Oomph qui n’a pas besoin d’en remettre trois couches pour se révéler aussi brillant qu’efficace…

Setlist :

01) Intro

02) If I Was Your Vampire

03) Mobscene

04) Disposable Teens

05) Tourniquet

06) Irresponsible Hate Anthem

07) Are You The Rabbit?

08) Sweet Dreams/Lunchbox

09) The Fight Song

10) Putting Holes In Happiness

11) Heart-Shaped Glasses

12) Rock Is Dead

13) The Dope Show

14) The Reflecting God

15) Antichrist Superstar

16) The Beautiful People

 

Organisation Live Nation 

                                                                                             

Pascal Obispo

Les fleurs de Forest

Écrit par

Fans belges, réjouissez-vous, c'est notre Forest national qui a obtenu les faveurs d'Obispo pour l'enregistrement de son dernier live. Et l'enthousiasme des hurlements à chaque sollicitation semble attester la pertinence du choix. De sa tournée Les fleurs du bien, l'apprenti Baudelaire libre comme Picasso laisse un Live en ‘l’ majuscule. Au-delà des ‘Paaasscccaaal’ et des abrégés de philosophie inter-morceaux c'est la générosité d'un chanteur face à son public qui imprègne les sillons. Obispo offre ses "Fleurs" fraîches en bouquets énergiques et revisite ses classiques avec un sourire audible même dans ces audaces les plus regrettables. De l'"Amen" d'ouverture au "Fleurs du bien" dédié à son producteur, décédé cette année, l'homme semble habité sous son bonnet et communique à la foule l'euphorie qui accompagne le départ de vieux démons.

La générosité marque également le livret de son sceau avec de nombreuses photos témoignant d'une scénographie visiblement spectaculaire. Si l'on devait mourir demain, on ne se précipiterait pas sur le disque pour une ultime écoute mais l'album ravira les amateurs de l'artiste.

Msn:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6236787

i-tunes:

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Sandra Nasic

The Signal

Écrit par

Sandra Nasic sans ses Guano Apes originels équivaut un peu à une Skin sans ses Skunk Anansie. Sans grand intérêt. La teutonne n’a rien retenu des dernières et désastreuses aventures de son ancienne formation. Elle reprend donc là où cette dernière s’était cassé la gueule et, toute seule comme une grande, présente une première série de titres pseudo-rock’n’roll à faire bâiller un mort. Dans les pages du livret accompagnant le disque, Sandra Nasic pose guitare au bras, comme une véritable rockstar. Preuve que, parfois, auto-persuasion rime à merveille avec leurre. Sans âme, sans relief, sans inspiration, « The Signal » fait tout simplement pitié. Le signal de passer à autre chose ?

Vanessa Paradis

Divine idole…

Écrit par

Vanessa Paradis fêtera ses 35 ans le 22 décembre prochain. Responsable d’un 5ème album, paru le 3 septembre dernier, la native de Saint-Maur des Fossés, dans le Val-de-Marne, est donc partie en tournée pour défendre ce nouvel opus intitulé « Divinidylle », un périple d’une vingtaine de dates à travers la France qui passait par le Zénith de Lille…

La première partie est assurée par l'incendiaire Ben Ricour, mais Vanessa Paradis laisse le feu s'étouffer. Le public est stoïque: après avoir attendu la belle durant des années, il serait mesquin de compter les minutes. Puis quand la chanteuse arrive sur scène, elle frappe fort: un tube? Absolument pas, elle joue la carte d'un "Irrésistiblement" méconnu qui plante le décor note par note. Plutôt que de captiver la foule d'emblée, elle lui offre le temps de faire le tour du propriétaire. Cette coupe style corbeau-mort-en-plein-vol… oh, mais c'est Matthieu Chédid puis derrière… Patrice Renson… et oh… Albin de la Simone, Jérôme Goldet, Olivier Lude… Vraiment c'est coquet chez vous mademoiselle! Leur présence était annoncée mais c'est comme à Noël: on a vu les paquets sous le sapin, on a deviné ce qu'il y avait dedans mais on ne peut pas s'empêcher, une fois le papier tombé, d'être rassuré et euphorique devant l'objet tant convoité.

De chuchotements en applaudissements, les présentations sont faites, les choses sérieuses peuvent commencer avec un endiablé "Divine idylle". Toute menue dans son slim, Vanessa en impose. La maturité a envahi l'artiste jusque dans sa voix, elle pétille et ondule avec une féminité exacerbée. Accrochée à son micro c'est une mini démo de lap dance qu'elle exécute sur le refrain entêtant, repris en cœur par sept mille personnes. L'ambiance est montée de dix crans mais déjà Mathieu Chédid annonce dans le duo qu'il faut changer ‘Les piles’. Et là: le doute. On regarde le guitariste, un peu sous la contrainte puisqu'on ne voit que lui, et la perplexité s'installe. Le soldat rose est talentueux, polyvalent… mais encombrant! A force de digressions ‘chédidiennes’, on perd le fil du concert qui s'englue. Les morceaux sont doux et chaleureux, le "Dis lui toi que je t'aime" est fort mais l'accumulation de ballades se perd dans une salle trop grande. Le public décroche un peu, assez pour hurler sur des morceaux intimistes. Et il faut avouer qu'un ‘Vanessaaaa’ à l'accent chti, ça vous casse la plus subtile interprétation de "Junior Suite".

Difficile de savoir sur quel pied danser, surtout quand la chanteuse relance la schizophrénie avec son interprétation procédée de "La bataille". Morceau tout aussi parfait que le "Joe le Taxi" audacieusement revisité quelques instants plus tard.

Les doutes se dissipent dans les rappels, tardivement mais totalement. On est réconcilié avec le guitariste voleur de projecteurs, doigts de fée obligent. Mais surtout, l'idole est divine, généreuse, touchante. Elle rayonne dans son medley et ses reprises: au terme d'"Emmenez-moi" d'Aznavour, on la conduirait jusqu'en enfer. Et quand, en clôture, elle entonne "Le tourbillon", seule en scène, à capella, l'évidence s'impose: Vanessa Paradis sait s'entourer de musiciens habiles, mais elle n'a besoin de personne pour être éblouissante.

U2 : « The Joshua Tree » remasterisé

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Pour célébrer le vingtième anniversaire de « The Joshua Tree », une réédition de cet opus majeur de U2 paraîtra sous une forme remasterisée, et sous différentes formes.

Au menu :

un CD standard avec paroles et photos inédites d’Anton Corbijn

un double vinyle avec pressage original

une édition deluxe 2CD avec b-sides et demos des sessions de l’album

une édition limitée deluxe avec les 2CD et un DVD contenant le concert parisien à l’hippodrome de Vincennes et d’autres images inédites

(suivant communiqué de presse)

Pour voir le premier épisode web de U2 ‘live’ à Paris en 1987 :

http://www.youtube.com/watch?v=M3nVjGgxcLU

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x3m1il_u2-the-joshua-tree-1-live-from-pari_music

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/735769/u2-the-joshua-tree-live-in-paris.html

Et le second en 1987 :

http://www.youtube.com/watch?v=6kvB4hclLI8

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x3m99o_u2-the-joshua-tree-2-live-in-paris_music

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/736633/u2-the-joshua-tree-live-in-paris.html

 

Le cafard d’Ours...

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Ours, c’est à dire le fils d’Alain Souchon, se produira le 25 avril au Botanique. Responsable de l’album « Mi » en juin dernier, Ours alias Charles Souchon nous propose son clip « Le cafard des fanfares », paru également en single…

http://www.ours-lechanteur.com/ecard

Pour plus d’infos : http://www.ours-lechanteur.com

 

 

Higelin en plein Bataclan

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En octobre 2007, Jacques Higelin a immortalisé un set live au Bataclan. Il est intitulé « En plein Bataclan » et fait l’objet d’un cd et d’un double dvd.

Tracklisting Cd

1. Je veux cette fille

2. Ice Dream

3. Tombé du ciel

4. Prise de Bec

5. Lettre à la p'tite amie...

6. Denise

7. Cigarette

8. Crocodail

9. Ici c'est l'enfer

10. Queue de paon

11. L'Hiver au lit à Liverpool

12. J't'aime telle

13. Pars

Tracklisting Dvd 1

1. Je veux cette fille

2. Ice Dream

3. Tombé du ciel

4. Prise de Bec

5. Lettre à la p'tite amie...

6. Denise

7. Cigarette

8. Crocodail

9. La fille au cœur d’acier

10. Ici c'est l'enfer

11. Queue de paon

12. L'Hiver au lit à Liverpool

13. J't'aime telle

14. Champagne

15. Tête en l’air

16. Pars

Tracklisting Dvd 2

Documentaire : Baladin et Bataclan

Bonus extraits festival ‘C’est dans la vallée’ 2007-12-06

Pour regarder la vidéo de « Crocodail »

http://www.youtube.com/watch?v=sPP2rtZknZE

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/742178/jacques-higelin-crocodail.html

 

Pour plus d’infos : http://www.jacqueshigelin.fr

 

 

Les faces B des Chemical Brothers

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Les Chemical Brothers ont decidé de sortir deux compiles réunissant des flip sides. Des morceaux digitalisés, pour la circonstance. La première est déjà dans les bacs.

Tracklisting Vol 1

Nude Night - "The Golden Path" (2003)

Base 6 - "Star Guitar" (2002)

Clip Kiss - "Do It Again" (2007)

The Diamond Sky - "Let Forever Be" (1999)

H.I.A. - "Come with Us/The Test" (2002)

Let Me In Mate - "Leave Home" (1995)

Prescription Beats - "Block Rockin' Beats" (1997)

Scale - "Hey Boy Hey Girl" (1999)

Silver Drizzle (prev unreleased) 

Snooprah - "The Salmon Dance" (2007)

 

Pour plus d’infos : http://www.thechemicalbrothers.com/home

 

 

The Hives

More Tussles In Brussels !

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Après un concert époustouflant, accordé à l’AB en 2004, un set immortalisé sur le DVD « Tussles In Brussels », l’autoproclamé meilleur groupe du monde est revenu ce dimanche 2 décembre sur le lieu du crime, décidé à faire trembler la capitale, une nouvelle fois.

En ouverture des festivités, Pelle Almqvist et sa bande avaient convié leurs collègues suédois de Quit Your Dayjob, un trio détonnant venu présenter « Tools For Fools », leur nouveau recueil, un opus partagé entre electro et rock, voire métal ! Légèrement difficile à suivre lorsque l’on débarque fraîchement du froid polaire des rues de Bruxelles, cette bande d’allumés (qui sera en concert au VK le 12 janvier prochain) aura le mérite de réchauffer la salle en deux temps trois mouvements.

A contrario de Dan Sartain, une première partie soûlante à souhait. Originaires de l’Alabama, Dan et son batteur se complaisent dans le rock ‘cliché’, dispensant une succession de riffs largement inspirés de classiques et autres morceaux choisis. Une inversion entre les deux formations d’ouverture aurait été plus que judicieuse.

Il est difficile d’imaginer que The Hives était capable de réitérer son exploit accompli en 2004. En effet, le concert légendaire filmé à l’Ancienne Belgique n’a toujours pas vécu de remake ; et ses prestations festivalières n’ont été accueillies que trop mollement. Mais à peine arrivé sur scène au son de « A Stroll Through Hive Manor Corridors », interlude de leur dernier essai, la formation suédoise a de nouveau été reçue par une horde de fans déchaînés. Ce sont donc pogos après pogos qui se sont succédés sur les tubes de la formation, tels que « A Little More For Little You », « Walk Idiot Walk », « Hate To Say I Told You So », « Diabolic Scheme », « Die! Allright » ainsi que « Try It Again », « Well All Right ! » ou « Won’t Be Long », extraits du « Black & White Album », tout fraîchement publié. Affublé de ses costards habituels, le quintet s’est montré à la hauteur des espérances, balançant son rock old school avec une énergie incroyable et une précision d’orfèvre. Un cocktail qui aura fait vibrer l’ensemble de la salle. Devant l’énorme logo lumineux représentant le nom de la formation -le même qu’en 2004-, le leader n’a évidemment pas manqué de rappeler à l’assistance combien The Hives est un groupe exceptionnel. Et devant un tel déploiement d’enthousiasme, autant sur le podium que dans le public, on ne pouvait qu’agréer avant de se remettre à danser sur un « Two-Timing Touch And Broken Bones » retentissant. Une petite heure de spectacle plus tard, la formation a accordé un rappel court mais efficace, enchaînant « Return The Favour », « T.H.E.H.I.V.E.S. », « Supply And Demand » et enfin « Main Offender », grandiose final.

En 1h20, The Hives a prouvé à la salle comble qu’il était, en effet, un des meilleurs groupes live au monde, comme il le prétend si bien…

(Organisation : Live Nation)

Neutral Milk Hotel

On avery island

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“On avery island” constitue le tout premier elpee de Neutral Milk Hotel. Il est paru en 1996. En fait à cette époque, cette formation était le projet exclusif de Jeff Mangum ; même si lors des sessions d’enregistrement, il avait reçu la collaboration de Robert Schneider (Apples in Stereo, Marbles), Rick Benjamin de Perry Weissman 3 et Lisa Janssen de Secret Square. Ce n’est qu’après la sortie de cet opus, que N.M.H. est devenu un véritable groupe, concoctant par ailleurs un second et remarquable album intitulé « In the Aeroplane Over the Sea » (réédité par Domino en 2005), deux ans plus tard. « On avery island » ressort aujourd’hui enrichi de deux morceaux qui figuraient sur le single « Everything is », c'est-à-dire le morceau maître et sa flip side « Snow song pt.1 ». Enfin, uniquement dans son édition prévue pour l’Europe, car les membres du combo n’ont toujours pas autorisé l’inclusion de ces bonus tracks. Depuis le début du nouveau millénaire, Mangum s’est plutôt montré discret. On sait qu’il a collaboré à différents projets dont celui de Chris Knox, en Nouvelle-Zélande, monté sur les planches lors d’un concert d’Olivia Tremor Control, en 2005, et que l’an dernier le label Elephant 6 a anticipé l’annonce d’un come-back. Qui ne s’est toujours pas concrétisé. Elephant 6, c’est ce fameux label qui a engendré toute une série de formations barrées qui valent leur pesant d’hallucinations sonores (voir : http://www.elephant6.com/bands.html). On ne va cependant pas trop s’attarder sur cette écurie, mais parler quand même un peu de ce « On avery island », dont le psychédélisme lo-fi (du fuzz folk !) semble manifestement avoir influencé des ensembles comme Arcade Fire, Decemberists, New Pornographers, Of Montreal, Animal Collective et même Wilco. Douze morceaux et deux bonus tracks figurent sur cette plaque : ils sont le fruit de l’imagination débordante et visionnaire de Jeff Mangum. Mélangeant instrumentation acoustique et électrique, N.M.H. y consomme autant la guitare que le xylophone, les cuivres, les cloches, le banjo, les boucles, le violon, l’orgue, le Casio, les enregistreurs à bandes, et j’en passe. Toute une pléiade d’instruments qui sert de fil conducteur à des mélodies sinusoïdales, austères, désespérées, funèbres, spectrales, hypnotiques, dérangées ou tendres, entretenues par la voix énigmatique de Jeff Magnum.

The Spice Girls

Greatest Hits

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Chronique d’un flop annoncé. Les rumeurs de réunion du plus fameux des ‘girls bands’ anglais, propagées l’an dernier, ont fini par se concrétiser. Pour leur grand retour, les Spice Girls jouent la carte de la sécurité en publiant un ‘greatest hits’ contenant tous leurs singles, de « Wannabe » à « Goodbye » en passant par « Who Do You think You Are ? » ou « Spice Up Your Life ». Le recueil est complété par deux inédits, « Headlines (Friendship Never Ends) », ballade mielleuse et « Voodoo », plage pop des plus classiques que l’on croirait sortie de l’une de leurs vieilles B-Sides poussiéreuses. Cette collection de quinze titres fera peut-être plaisir aux plus jeunes qui n’ont pas connu le groupe à l’époque, mais ne changera absolument rien au fait que le quintet n’est plus à la page. A l’instar de la reformation d’All Saints, provoquée quelques mois plus tôt, celle des Spice Girls est une bien jolie mise en scène dont les jours sont comptés.

Spitting Off Tall Buildings

Good Night And Good Luck

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En une demi-seconde, on est dans le vif du sujet. Le titre « Cracks » démarre sur des chapeaux de roues, appâtant nos oreilles à l’aide de guitare lourdes, une rythmique énergique et, au milieu du jeu de quilles, une voix féminine dopée au ‘Vicks’ citron, apportant un zeste de sérénité rassurant. On se repose immédiatement sur « Tade », en commençant, déjà, à comprendre où cette formation germanique veut en venir. Ouf : elle ne nous veut que du bien. Du convenu, mais du bon. Et du robuste. Les titres s’enchaînent à la vitesse du tonnerre (juste un peu moins vite que l’éclair, donc) et plante sans pudeur un décor qu’il fait bon de revoir de temps en temps : celui où se sont défoulés Sonic Youth et les Pixies, Fugazi et Hole ou plus récemment, ces têtes brûlées de Yeah Yeah Yeahs. Du coup, quand on découvre que l’opus a été enregistré à Chicago sous la houlette d’un certain Steve Albini, on ne s’étonne même pas. La patte du gaillard est évidente, présente dans chaque arrangement, chaque fureur et chaque changement d’humeur de cet album vrombissant.

Wire

Read & Burn 03 (Ep)

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Le troisième volet de la série « Read & Burn » précède la sortie d’un nouvel opus de Wire, prévu pour l’année 2008. Cependant, aucun des quatre titres de cet Ep ne figurera sur le prochain album. Surprise, le premier titre de « Read & Burn 03 », « 23 years too late » s’étale sur près de 10’. Une compo étonnante, imprimée sur un tempo à la fois frénétique et métronomique, au cours duquel le contraste opéré entre le baryton déclamatoire de Graham Lewis et la voix plus mélodique de Newman est saisissant. Et si en fin de parcours, cette compo s’enfonce dans l’ambient, c’est la créativité de Wire qui fait ici merveille. Plus indolent, « Our time » s’inscrit avantage dans l’esprit de « A bell is a cup ». Basse rampante et cordes de guitare presque noisy balisent cette plage caractérisée par une urgence sinistre. La guitare est encore plus luxuriante et même tintinnabulante sur « No warming given ». Elle alimente un morceau post punk à la fois clinique et chaleureux. Evoluant sur un rythme élevé, ce titre est aussi complexe et opaque qu’il est contagieux et envoûtant. Du pur Wire ! Dernier fragment, « Desert diving » s’inscrit plutôt dans l’esprit de Githead, le dernier projet de Newman. Basse mélodique, riffs de guitare grinçants, gémissants et chœurs hymniques se mettent ici au service d’une véritable pop song. Maintenant après 25 minutes de « Read & Burn 03 » on reste sur sa faim. Parce que l’esthétisme, la pertinence, la perfection technologique et l’imagination de Wire sont toujours au pouvoir. Bien vite l’album !