L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Saturday Looks Good To Me

Fill Up The Room

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Rescapé de la formation initiale de 2000, Fred Thomas (ex Flashpapr et Lovestick) est le moteur indéniable qui hante les studios depuis sept ans et cinq elpees pour les bienfaits de Saturday Looks Good To Me. Passionné par la recherche sonore, cet aventurier de l’indie rock découpe en fragments nets et précis la douceur et l’éventuelle platitude d’une composition pop/rock pour la recomposer exsangue de morosité et indéniablement bourrée d’énergie revitalisante. Croisement improbable entre Unkle Bob et Bloc Party, le groupe entraîne l’auditeur et l’hypnotise pour le confronter ensuite à un riff de guitare bien lourd comme sur “When I Loose My Eyes”, par exemple. S’enchaîne ensuite “Make A Plan” ballade tranchée par la disto électronisée d’une guitare volante. Piégée par la sensibilité et le sarcasme de certains textes, “Fill Up The Room” parvient à se sortir du tourbillon de la crainte par un pied de nez salutaire. A l’instar d’“Edison Girl”, plage légère et intimiste de l’album. La voix candide et enveloppante de Betty Marie Barnes apparaît sur “Hands In The Snow”, une compo dont la formule pop nous communique un frisson. Il nous parcourt même rapidement l’échine. Elle confirme les émotions que nous pressentions pour l’album. Dommage que cette vocaliste ne fasse son apparition qu’à ce moment. Mais peut-être est-ce là une démarche tout à fait consciente. Une démarche qui nous éviterait de nous contenter juste de l’écoute de l’album, alors que c’est de charme dont il est ici question.

Apse

A la porte des étoiles…

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Belle affluence à Courtrai, ce vendredi soir, puisqu’une assistance évaluée à 200 personnes s’était déplacée dans la nouvelle salle aménagée par De Kreun, en plein cœur de la capitale de Flandre occidentale, pour accueillir le ténébreux et atmosphérique quintet américain Apse (Newtown, Connecticut).

En première partie de soirée, Hawai, combo local emmené par Kurt Debrabandere, expérimentera durant une bonne demi-heure une forme de psychédélisme complexe, parfois difficile, teinté de jazz et de funk. Une musique lorgnant manifestement vers Tuxedo Moon, surtout lorsque le son du saxophone se liquéfie dans un spectre d’effets reverb et de sonorités métalliques tourmentées. Une solution sonore instrumentale complètement déstructurée, aux accents sydbarretiens, qui semble nous raconter des histoires… d’halloween peut-être ?

Il est un peu plus de 21h30 lorsqu’Apse monte sur les planches. Il est venu nous présenter son dernier opus « Spirit » (rien à voir avec le parti politique indépendantiste flamand !) Nous découvrons alors le visage d’un groupe resté très discret en termes d’image. Un profil étonnamment rock and roll. Le batteur est génial. Charismatiques, les deux guitaristes manient le manche avec le même talent et la même complicité que Kevin Shields et Belinda Bucher chez My Bloody Valentine. Le bassiste, Aaron Piccirillo, développe une puissance inversement proportionnelle à la taille (il ne doit pas dépasser le mètre soixante, mais il a une de ces pèches…) Et enfin, le chanteur Robert Toher, dont l’attitude nonchalante n’est pas sans rappeler un certain Ian Brown, se charge également des percus.

Apse nous annonce la couleur dès les premiers accords. Le public est de suite immergé dans l’univers noisy voire post rock des shoegazers, mais sur une rythmique tantôt ambient, tantôt ethnique, presque tribale, impulsée par les drums et les percussions. Le mur du son échafaudé par les six cordes évoque les Stones Roses alors que les inflexions vocales de Toher s’élèvent aussi haut que celles de Richard Ashcroft, lors de ses débuts chez The Verve. Les substances psychotropes n’y sont probablement pas étrangères (des pilules pour la gorge ?) Le spectre de My Bloody Valentine ne quittera jamais l’esprit de ce set jusqu’à son terme. A moins que ce ne soit celui de Spiritualized. Des monstres de la scène noisy-psychédélique du début des années 90 que le quintet est parvenu à faire revivre, à travers un set très contemporain, groovy et puissant, entrecoupé de passages expérimentaux. Apse s’est permis d’ouvrir la porte qui conduit aux étoiles pour accomplir un voyage entre passé et futur. Quel bonheur. Bien vite le nouvel album !

(Organisation De Kreun)

Faudra faire avec Tetard

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"Faudra faire avec", le troisième opus de Tetard a bénéficié de la complicité de Robin et Gaëtan de Louise Attaque ainsi que de Franck Redlich aux manettes. Il est déjà dans les bacs. David Tetard se produira le 10 novembre à la Posterie de Courcelles.

Tracklisting

1)  Faudra faire avec

2)  La Tête la première

3)  On verra bien demain

4)  Le Silence et la pause

5)  Suivant le vent

6)  De l'air de rien

7)  Slide song

8)  Ca m'aurait plu

9)  Ton grain de beauté

10)  Shime's song

11)  Le Mois de janvier

12)  Peu de choses

13)  Passer pour un con

14)  Sad song

 

Pour plus d’infos : http://tetard.uing.net

 

 

Le système Seal

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Après quatre années d’absence, Seal sortira un nouvel opus. Intitulé « System », il paraîtra le 9 novembre et recèle davantage de titres dance. En outre, il contient surtout un duo échangé en compagnie de sa femme, Heidi Klum, sur « Wedding Day ».

Tracklisting

1) If it’s in my mind, it’on my face

2) Amazing

3) Just like before

4) Loaded

5) Wedding day

6) System

7) Dumb

8) The right life

9) Rolling

10) Immaculate

11) Amazing

 

Pour plus d’infos : http://www.seal.com

 

 

 

 

Led Zeppelin carbure au double…

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Le 9 novembre, paraîtra « Mothership », une double compilation de 24 titres, consacrée à la carrière. Chacun des huit albums studio y est représenté ; mais les titres ont été choisis personnellement par Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones, dont « Whole Lotta Love », « Immigrant Song », « Kashmir », « Rock And Roll », « Dazed And Confused » et « Stairway To Heaven ». En outre, une édition Deluxe inclura un dvd.

Le 16 novembre, place au double cd « The Song Remains The Same », la B.O. du film du même nom. Cerise sur le gâteau : 6 titres sous des versions inédites!

Tracklisting « Mothership » 

Disc: 1

1. Good Times Bad Times 

2. Communication Breakdown 

3. Dazed And Confused 

4. Babe I'm Gonna Leave You 

5. Whole Lotta Love 

6. Ramble On 

7. Heartbreaker 

8. Immigrant Song 

9. Since I've Been Loving You 

10. Rock 'n' Roll   

11. Black Dog

12. When The Levee Breaks 

13. Stairway To Heaven 

Disc: 2 

1. Song Remains The Same 

2. Over The Hills And Far Away 

3. D'yer Maker 

4. No Quarter 

5. Trampled Under Foot 

6. Houses Of The Holy 

7. Kashmir 

8. Nobody's Fault But Mine 

9. Achilles' Last Stand 

10. In The Evening 

11. All My Love 

Disc: 3 

1. We're Gonna Groove 

2. I Can't Quit You Babe 

3. Dazed And Confused 

4. White Summer 

5. What Is And What Should Never Be 

6. Moby Dick 

7. Whole Lotta Love 

8. Communication Breakdown 

9. Bring It On Home 

10. Immigrant Song 

11. Black Dog 

12. Misty Mountain Hop 

13. Ocean 

14. Going To California 

15. In My Time Of Dying 

16. Stairway To Heaven 

17. Rock 'n' Roll 

18. Nobody's Fault But Mine 

19. Kashmir 

20. Whole Lotta Love 

Tracklising « The Song Remains The Same »

Disc: 1

1. Rock 'n' Roll 

2. Celebration Day  

3. Black Dog/Bring It On Home 

4. Over The Hills 

5. Misty Mountain Hop 

6. Since I've Been Loving You 

7. No Quarter 

8. Song Remains The Same 

9. Rain Song 

10. Ocean 

Disc: 2

1. Dazed And Confused 

2. Stairway To Heaven 

3. Moby Dick 

4. Heartbreaker 

5. Whole Lotta Love 

 

Pour plus d’infos : http://www.ledzeppelin.com

 

 

Des “Bananaz” pour les Gorillaz

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Gorillaz a révélé qu’il avait enregistré un film d’animation. Intitulé « Bananaz », sa date de sortie n’a pas encore été fixée. Il a été réalisé par Ceri Levy et a nécessité 7 ans de travail. Il met en scène les fameux personnages de bande dessinée créés par Damon Albarn (le chanteur de Blur) et Jamie Hewlett (le dessinateur de Tank Girl).

Il sera vendu et distribué internationalement par HanWay Films.

 

Delerm en duo ou en trio

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Vincent Delerm a profité de la série de concerts qu'il a donnée à La Cigale en novembre et décembre 2006 pour inviter chaque soir un artiste différent à chanter avec lui sur scène. Il en a sélectionné 16 pour concocter un album intitulé "Favourite songs". Il paraîtra ce 9 novembre.

Voici le tracklisting de ces 16 duos ou trios :

1/ Votre fille a 20 ans avec Georges Moustaki

2/ Cent ans avec Renaud et Bénabar

3/ L'ennemi dans la glace avec Alain Chamfort

4/ Quoi avec Cali

5/ Les Cerfs-volants avec Benjamin Biolay

6/ Désir désir avec Irène Jacob

7/ Poulet n728 120 avec Katerine

8/ C'était bien avec Helena

9/ Les embellies de Mai avec Franck Monnet

10/ Favourite song avec Neil Hannon

11/ Le coup d'soleil avec Valérie Lemercier

12/ Marine avec Peter von Poehl

13/ Au pays des merveilles de Juliet avec Yves Simon

14/ Les gens qui doutent avec Jeanne Cherhal et Albin de la Simone

15/ Na na na avec Mathieu Boogaerts

16/ Y'a dl'a rumba dans l'air avec Alain Souchon

En outre, le 9 novembre, un digipack collector 2CD + 2 DVD verra également le jour. On y retrouvera le concert de Vincent Delerm accordé à La Cigale et l'intégralité des 16 duos/trios de « Favourite Songs », en audio et vidéo.

Le coffret contient également 45 minutes de bonus : un documentaire sur les coulisses des duos, un clip de la chanson inédite « Un job Sympa » et « Surprise partie », Vincent Delerm en première partie de son propre concert le soir de la dernière (dont des chansons inédites : « Harlem Désir », « L'appartement », « Les derniers jours de mai », « Salle Pleyel »).

Pour regarder la vidéo live du titre Les Gens qui doutent avec Jeanne Cherhal et Albin de la Simone

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/724957/vincent-delerm-gens-qui-doutent.html

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x3jamf_vincent-delerm-les-gens-qui-doutent_music

http://www.youtube.com/watch?v=cbh1Q1RSUvE

 

 

 

 

Michel Berger : un ‘best of’

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Quinze ans après la disparition de Michel Berger, une double compilation lui est consacrée. En  trente années de carrière, ce producteur, auteur-compositeur, chanteur et, réalisateur avait imprimé une marque indélébile sur la chanson française.

A l’occasion de cet anniversaire, la nouvelle compilation « Chanter Pour Ceux », sera dans les bacs ce 2 novembre. 40 chansons remasterisées dont deux duos inédits ou rares (« Quelque Chose de Tennessee » avec Johnny Hallyday et « La Minute De Silence » en compagnie de Daniel Balavoine), sans oublier une chanson curieusement intitulée « L’orange bleue »… On ignore s’il lui avait fallu autant de temps pour la composer…

Tracklisting

Disque 1

Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux

Quelques mots d’amour

Rendez-vous sur la Cienega

Diego, libre dans sa tête

Quand on danse (à quoi tu penses)

Il vient de toi

La minute de silence (+ Daniel Balavoine)

Peut-être toi, peut-être moi

Voyou

Tant d’Amour perdu

La bonne musique

Message personnel

La fille au sax

Les princes des villes

Lumière du jour

L’amour existe encore

Mon fils rira du rock’n’roll (+ France Gall)

Ecoute la musique (quelle consolation fantastique)

Celui qui chante

Où es-tu

Disque 2

La groupie du pianiste

Mademoiselle Chang

Le paradis blanc

Les élans du cœur Berger / Gall

Chanson pour Man Ray

Laissez passer les rêves  Berger / Gall

A moitié, à demi, pas du tout

Quelque chose de Tennessee (+ Johnny Hallyday)

L’orange bleue

Déjà je suis loin

Suis ta musique où elle va

Quand on est ensemble

Seras-tu là ?

Ca balance pas mal à Paris (+ France Gall )

On n’est pas seul

Ca ne tient pas debout

Jamais partir (Berger / Gall)

Mon piano danse

Attends-moi

L’amour est là

Une B.O. pour Arsenal

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Le nouvel album d’Arsenal ne devrait pas sortir avant le printemps 2008. Ce sera leur troisième. En attendant, ils ont élaboré un projet parallèle, sous la forme d’une bande son, coposée par hendrik Willemyns et John Roan pour la série télévisée « De Poolreizigers ». Intégralement instrumentales, les plages projettent dans votre imaginaire, des paysages sonores mélancoliques…

Tracklisting:

1. Ukon Kivi

2. Lemmini March

3. Sigurrine

4. Mellow Praxis

5. Kazoo

6. Carnaval

7. Rio Praxis

8. Florida

9. Regiment

10. 7°C

11. Body of Water

12. Midnight at the North-West Territories

13. Nebulous Dawn

 

Pour plus d’infos : http://www.arsenal-music.com

 

 

Neil Young

Chrome Dreams II

Écrit par

Flashback: en 1977, Neil Young bosse sur un nouvel elpee. Il a déjà un titre : « Chrome Dreams ». Mais le tracklisting est tellement éclectique, que cet opus ne verra jamais le jour. Cependant, la plupart des chansons (« Like a hurricane », « Powderfinger », etc.) seront reprises sur des elpees ultérieurs. Sauf trois titres qui ouvrent son nouvel opus solo. Tout d’abord la ballade folk bucolique « Beautiful bluebird » et le moelleux « Boxcar », titre de country rock parcouru par un banjo vivace. Deux plages qui auraient pu figurer sur « Harvest » ou encore « Harvest moon ». Mais le troisième morceau de cette œuvre est véritablement une de ses pièces maîtresse : « Ordinary people ». Passons sur les lyrics qui sont d’une autre époque ; mais ne retenons que l’essentiel : la musique. Un hymne solide, sonique de 18’13, au cours duquel la section de cuivres et la guitare de Neil font merveille ; l’intensité électrique rappelant ni plus ni moins « Cowgirl in the sand ». Epoustouflant ! Le reste de la plaque nous réserve encore quelques bonnes surprises. Oui, bien sûr, concède également quelques titres dispensables. Comme « Shining light » dont les accords de guitare ‘surf’ me rappellent ‘Interlude’, le mollasson « The believer » ainsi que le slow countryfiant « Even after » (NDR : heureusement que Ben Keith vient relever le niveau de sa slide. On ne montera pas trop en épingle « Dirty old man », morceau de post grunge au cours duquel Young se débat pour faire émerger sa voix au-dessus de mêlée, ni le titre final « The way », pourtant enrichi par la présence de chœurs des Young People de New-York City. Une chanson de Noël, à la limite. Par contre, « Spirit road » remue littéralement les tripes. A cause de l’électricité dispensée et puis du tempo irrésistible. Neil a déterré la hache de guerre ! Les notes arrachées de sa six cordes vous pénètrent et vous envoûtent comme à la plus belle époque du Crazy Horse. Et puis dans un registre semblable, mais sous une forme légèrement funkysante, « No hidden path » consume lentement son intensité blanche. Probablement une des meilleurs compos de Neil écrites à ce jour au cours du XXIème siècle. Et parce que ce « Chrome Dreams II » recèle trois titres cinq étoiles qui couvrent 39’16 du compact disc, je vous le recommande vivement…

Vandal X

Instant Dislike

Écrit par

Vandal X pratique du noisecore matiné de punk rock et saupoudré de métal marécageux. Ce n’est pourtant qu’un duo, belge de surcroît, mais il parvient à faire plus de bruit qu’un quatuor noisy classique. La formule est simple : une voix, une batterie, une gratte et des samples. Le résultat est, pour le moins, décoiffant !

« Instant Dislike » constitue déjà le quatrième opus de ces admirateurs de Jesus Lizard, en compagnie desquels ils partagent quelques affinités musicales, cela saute aux oreilles ! Après avoir travaillé auprès de Steve Albini sur l’album « Songs From The Heart », écumé tous les clubs de Belgique et de Hollande et assuré les premières parties de combos aussi disjonctés que Tomahawk, Ministry, Fugazi ou même Alec Empire, le duo limbourgeois est à nouveau d’attaque pour terroriser les salles de concert. Fort de ce nouvel opus qui enchantera ses fans, et d’un nouveau contrat singé chez Vlas Vegas records, Vandal X est déjà sur les routes à l’heure où vous lirez ces lignes. Treize nouveaux titres poisseux, violents, malsains, bruyants et non dénués d’un sens de l’humour qui lui est bien propre. L’intro de « Like you Not » est la pire tirade d’insultes et de grossièretés (en deux langues svp !) de toute l’histoire du rock belge ! Bref, Vandal X est en pleine forme et il hurle pour le faire savoir.

Subhumans

Internal riot

Écrit par

Lorsqu’on parle de mouvement punk, les puristes parlent de Clash, Crass ou encore Sham 69. Les plus jeunes se réfèrent davantage à Green Day, Offspring ou plus récemment Beatsteaks. Subhumans appartient indéniablement à la première catégorie. Leur premier album, « The day that country died », remonte d’ailleurs à 1983. Et puis leurs cinq elpees sont parus sur leur propre label, Bluurg. Un signe distinctif de cette époque. Et comme beaucoup de groupes issus de cette scène, leur carrière a été prolifique mais brève. Elle s’est ainsi concentrée entre 83 et 86. Avant un premier come-back en 98, ponctué par l’album « Unfinished Business ». Sans oublier les deux ‘live’ parus en 2003 et en 2004. Histoire de garder la flamme allumée. Tout d’abord un audio : « Live in a dive » (Sick of it all avait également choisi un même titre pour un de ses albums) et puis un Dvd : « All gone live ». Bref, il y a presque dix ans que la bande de Wiltshire (UK) n’avait plus rien sorti. Et la parution de cet « Internal riot » a donc suscité ma curiosité.

Autant l’écrire tout de suite, ce come-back est plutôt réussi. La voix du leader Dick est toujours aussi punk/crade et encore plus usée par le poids des années. Les morceaux s’enchaînent bon train. A leur écoute on se met à agiter les avant-bras et les genoux ; et l’auditeur averti se sent prêt à rentrer dans un pogo rituel. Heureusement les morceaux tournent souvent autour des traditionnels 2 minutes 30, sans quoi, on aurait vite fait de défoncer les murs. Et les Subhumans ont ce petit plus qui évite de tomber dans la lassitude ‘ramonesque’. Ainsi ils parviennent à briser ce timing sur « Never-ending war song », une plage de plus de 9 minutes. Sur « Won’t ask you again », la basse et les solos de guitare nous entraînent dans un rock plus garage. « Too fat, too thin » dérive vers un ska/reggae pas désagréable ni stéréotypé. Tout au long des 13 titres, la dominante reste anarcho-punk et on ne peut s’empêcher de penser à Crass ou encore à Conflict. Encore que certains morceaux concèdent quelques traces qui vont au-delà des 80’s et de la période 77-79. Une petite pointe de dérision dans le chant n’est ainsi d’ailleurs pas sans rappeler Frank Zappa.

Les textes évoluent parfaitement dans l’esprit du style. A l’instar du titre d’ouverture « This year’s war ». Jugez plutôt : ‘The people in breadlines are still paying for the landmines. Are being cursed for nothing worse than living on the pipelines’. Même si vous n’êtes pas un accro du genre punk, je vous recommande cet « Internal riot », car les véritables références intègres en la matière deviennent plutôt rares… A acheter les yeux fermés !

Minus Story

My Ion Truss

Écrit par

Originaires du Kansas, Minus Story a bien du mal à se faire un nom au-delà des frontières de leur petit bled. Pour leur cinquième ouvrage, le sextet s’éloigne de sa lo-fi originelle pour s’attaquer à une pop néo-psychédélique au charme un tantinet désuet. Après « In Line », une courte intro à la Postal Service, Minus Story dévie de sa trajectoire pour lorgner un peu plus du côté de My Morning Jacket sans réellement parvenir à les égaler (« Stitch Me Up », « The Way Beyond »). Un peu trop policé, le son de « My Ion Truss » manque de spontanéité. Bien qu’il puisse émouvoir certains inconditionnels d’indie, l’ensemble du recueil, à l’image de sa pochette, est plutôt grisâtre et fade. Certains morceaux finissent par convaincre au bout de plusieurs écoutes (« Pretty In The Light », « Aaron »). Mais dans le monde impitoyable des instantanés, une seule écoute de « My Ion Truss » suffira à convaincre les impatients de passer au disque suivant…

Eleni Mandell

Miracle of Five

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Ode à la grâce et la simplicité, Eleni Mandell se pare d’évidences chaudes. Une voix douce, jamais pressée, des mélodies légères et lascives, des instruments feutrés. La guitare country-folk y traverse toutes les compositions, sans se refuser les émois d’un piano glamour et d’un  saxophone mélancolique, plus rarement d’une harpe, d’un violon ou d’un banjo. Puisant des formules parfois jazz (sur « Kiss me »), souvent résolument folk, ce sixième album s’unifie autour d’une divine bienveillance ; pétri de bonnes intentions, chaque morceau s’étire dans la sérénité et le romantisme On peut difficilement s’en fâcher. A moins de rechercher l’état fébrile ou irritable, « Miracle of five » n’éveillera que les humeurs langoureuses et béates. Il permettra d’‘attraper votre moitié et danser serrés’, confie la Californienne en interview. Pas étonnant que les morceaux soient livrés avec cette nonchalance complice et sensuelle. Dans la lignée de Norah Jones ou Feist, cet album, comme les précédents, réchauffe doucement les petits matins, accoquine les soupers aux chandelles ou berce simplement la tranquillité.

La Fee

Jetzt Erst Recht

Écrit par

Dans un style fortement marqué par le gothic-metal, La Fee pourrait être la réponse allemande féminine au phénomène Tokio Hotel. Très appréciée dans son pays natal, Christina Klein n’est pas encore âgée de 17 ans lorsqu’elle enfante son premier album qui s’écoule à plus de 400.000 exemplaires à travers l’Europe. Malgré son jeune âge et l’aspect particulièrement juvénile de ses chansons interprétées dans sa langue maternelle, La Fee entame une carrière florissante, tout en continuant à suivre ses études dans un collège de banlieue. Le soir du réveillon de l’an 2006, elle chante devant plus d’un million de personnes au Brandebourg de Berlin, tout en révisant pour une épreuve de math programmée quelques jours après la Saint-Sylvestre. Une bio au parfum de conte de fée, et néanmoins absolument authentique. Mais nous n’irons pas jusqu’à crier au génie, car La Fee n’a pas inventé la serpe à couper le gui…

Les admirateurs d’Evanescence seront les premiers à trouver leurs marques sur les douze titres de cette galette largement saupoudrée de sucre impalpable ! Les riffs de guitare ne manquent pas de puissance et s’intègrent parfaitement dans l’univers poético-gothique de cette nouvelle muse allemande au regard irrésistible. La Fee chante. Mais elle ne fait pas que ça ! Elle murmure, chuchote, parle, hurle, gémit afin de donner un large spectre d’émotions déjà bien marquées par le biais des textes adorablement sordides de ce plaisant « Jetzt Erst Recht ». Elle sait apprécier la douceur d’un piano, et le moelleux d’un quatuor à cordes. La Fee ne va pas révolutionner un style, mais elle réussit à nous surprendre, à nous faire rêver. En choisissant la langue de Goethe pour s’exprimer, ce n’était pourtant pas gagné d’avance !

Pour regarder le clip de « Wer Bin Ich »

http://www.youtube.com/watch?v=R_IKvXTsbiA

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/826954/lafee-wer-bin-ich.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaft54R.html

Kid Rock

Rock n Roll Jesus

Écrit par

Kid Rock est la pire des choses qui pouvait arriver au ‘metal’ américain depuis l’avènement de Linkin Park. Mi rappeur, mi rockeur, Kid a incontestablement une verve et un phrasé hallucinant. Originaire de Detroit, Bob Ritchie, a fait ses débuts en 1990 en sortant un premier album déjà racoleur : le pathétique « Grit Sandwiches For Breakfast ». Il refait surface trois ans plus tard en commettant le plus ambitieux « The Polyfuze Method », un elpee qui séduit une bonne poignée d’ados à la recherche d’un nouveau Kurt Cobain. Résultats peu concluants ! Pourtant, les ventes vont bon train au pays de l’Oncle Sam… Après un troisième album, tout aussi inspiré, Kid signe chez Atlantic avant d’accoucher, en 1998, d’un « Devil Without a cause » digne d’une parodie de « Spinal Tap ». C’est dire ! Entre ses obsessions mammaires et son mariage avec Pamela Anderson, sans parler de son implication dans une sombre histoire de poudre blanche, Kid s’affiche aux côtés des plus grandes stars du porno, et nous balance un « Cocky » au nom évocateur.

« Rock n roll Jesus », nouvelle livraison de l’histrion yankee peroxydé, est la pire des daubes sorties sous l’étiquette ‘hard rock’ depuis des lustres !! Si tous les clichés insupportables du hip hop, et même de la country, y sont réunis, aucun riff de guitare ne justifie la classification de ce ‘foutage de gueule’ dans la catégorie Metal. Même ma petite sœur, fan de Sum 41, éclate de rire quand j’insère dans ma platine cette nauséabonde rondelle qui pue le dollar, le triple cheeseburger ketchup mayonnaise, et l’intérieur cuir d’une Testa Rosa full option. Pauvre Jesus !!  

The Judy Experience

Judy is rising (Ep)

Écrit par

Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.

Hell n’Diesel

Passion for Power

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Spécimens plutôt rares de nos jours, les Suédois de Hell n’Diesel cultivent un look qui correspond comme deux gouttes de bourbon à la musique qu’ils distillent. Nostalgiques de Motley Crüe, de Guns n’Roses, et autre Hanoï Rocks, cessez de vous morfondre et réservez d’ores et déjà une place de choix dans votre cédétèque à ce brûlot de sleaze glam metal. Il est terriblement bluffant et accrocheur ! Même si le combo enfonce encore davantage le clou, en tombant dans les poncifs les plus éculés du glam ‘couillu’, les gars sont d’authentiques musiciens et accomplissent l’exploit d’insérer dans ce hair metal à la eighties une coloration garage. Hell n’Diesel s’adresse donc également aux amateurs de Hellacopters, de Turbo Negro et de Peter Pan Speedrock.

Quelques secondes de « Sweet Sister » suffisent pour mettre l’auditeur en confiance. Côté guitares, l’influence de Slash est indéniable, une empreinte que nous retrouverons régulièrement au fil de l’album. Côté batterie, l’utilisation de la cloche, et le son un peu ‘boîte de conserve’ de la caisse claire, évoquent Motley et surtout Cinderella ! « You Shook Me », qui n’est pas une cover de Led Zeppelin, révèle un groupe cohérent, à l’impact impressionnant. Le meilleur reste à venir ! « Miss Cocaïne », single en puissance, est un pur joyau estampillé année 80 et mérite à lui seul l’achat de la rondelle. Les réminiscences Guns n’Roses s’accentuent sur « Crosses Kixxx » ainsi que « Attitude » et l’intro de « Fallin » ressemble étrangement au fameux tube « Without You » du Crüe. Mais il s’agit là d’un premier album. Laissons le temps aux musicos de Hell n’Diesel de digérer leurs influences, et remercions les de nous faire revivre, le temps de 43 minutes, une tranche d’histoire du rock n’roll qui compte encore bien des adeptes.

Nancy Elisabeth Cunliffe

Battle and Victory

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Jeune prodige de 23 ans, Nancy Elizabeth Cunliffe est allée se perdre dans un petit cottage situé en plein coeur d’une discrète campagne, aux abords de son Manchester natal, accompagnée de tous ses instruments de musique. Et on l’imagine, paisiblement assise devant une vieille table en bois légèrement branlante, plume à la main, scrutant le vide et se baignant dans le silence d’où elle tirera bientôt toute son inspiration. Une inspiration qui sera consignée un peu plus tard dans son premier recueil, « Battle and Victory », une œuvre délicate de folk hanté, au-dessus duquel valsent les ombres de Vashti Bunyan, Joanna Newsom et autres Espers. Dominé par une harpe envoûtante, « Battle and Victory » recèle tellement de finesse qu’il est difficile de ne pas tomber sous l’emprise de ses charmes. La jeune femme nous entraîne avec prudence dans sa bulle de zenitude en nous murmurant doucement à l’oreille de nous laisser aller. Et voilà que l’on ferme les yeux et que l’on obéit. En silence...

Celebration

The modern tribe

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Ne vous fiez pas à la pochette dont les couleurs psychédéliques et kaléidoscopiques évoquent inévitablement certains vieux groupes issus des 70’s et de la fin des 60’s. Signé Chez 4AD, « The Moderne tribe » évolue plutôt dans un registre new-wave, et plus précisément inspiré par Siouxsie. Mais Celebration lorgne d’abord vers les Yeah Yeah Yeahs (en compagnie desquels ils ont tourné), le timbre vocal de leur chanteuse, Katrina Ford, rappelant celui de Karine O. Heureusement, la formation évite le piège de la copie conforme, un petit côté ‘funky’ évitant à Celebration de s’engouffrer dans un registre de revivalisme 80’s, trop souvent exploité ces temps-ci par les innombrables suiveurs d’Interpol, National ou autres Editors.

La voix de Katrina est un atout indéniable. Ses inflexions sont susceptibles d’épouser celles de Sinead O’connor (sur le titre très doux « Heartbrak »). Le groove plus dansant libéré par « Pony » et « Fly the fly » réverbère des accents empruntés à Rapture, alors que « Hand off my gold » baigne dans un climat digne du music-hall. Bref, les variations de style ne manquent pas sur cet opus : elles sont intrigantes, parfois impressionnantes et surtout déroutantes ; mais peuvent devenir lassantes lorsqu’on écoute la plaque d’une seule traite. Pourtant, plusieurs auditions sont nécessaires avant de pouvoir bien s’en imprégner. Et je dois avouer avoir jeté l’ancre (ou l’encre, si vous préférez), à plusieurs reprises, en rédigeant cette chronique. Enregistré sous la houlette de David Sitek (TV On The Radio), le trio a également reçu le concours de tous les autres musiciens du groupe de NYC, mais également de Nick Zinner des Yeah Yeah Yeahs. 4AD semble avoir mis la gomme pour la sortie de ce « Modern tribe », puisqu’il a fait l’objet de toute une série de remixes impliquant notamment le guitariste des YYY. Une bonne ouverture d’esprit et une bonne dose de patience vous seront cependant nécessaires pour apprécier cette œuvre à sa juste valeur.

The Angels of Light

We are him

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Lorsque Michael Gira s’est produit à Dour, en juillet dernier, il était seul. Se contentant de chanter en s’accompagnant à la guitare acoustique électrifiée. Et il avait fait une très bonne impression, sans plus. Pour enregistrer le sixième album d’Angels of Light (septième si on compte son split cd) depuis la séparation du mythique Swans, Gira a reçu le concours d’une ribambelle de collaborateurs. Se partageant une multitude d’instruments dont les plus insolites sont le ‘drumbone’ (une sorte de trombone) et le tympanon. Les musiciens d’Akron/Family sont de la partie. Michael et cette formation avaient justement partagé ce split cd en 2005. Le guitariste Christoph Hahn et le drummer Bill Rieflin (deux ex Swans, impliqués aujourd’hui dans de multiples aventures) et la violoniste Julia Kent, membre d’Antony and The Johnsons, figurent également parmi les invités. Il y en a bien d’autres, mais les énumérer tous serait fastidieux et cette chronique atteindrait facilement les 50 lignes.  Ce n’est pas le but.

Bref, venons-en à cet opus découpé en 12 fragments. Déchirée entre charme et perversité, mauvaise augure et excitation, la musique est souvent distordue, urgente, hypnotique, spectrale et ténébreuse. Mais parfois aussi pastorale (« The man we left behind », valse lente qui aurait pu figurer au répertoire d’un Sophia), ensoleillée (le cuivré « Joseph’s song »), allègre (une trompette et un clavier vintage animent la mélodie pop de « Sunflower’s here to stay », chanson au cours de laquelle on a envie de frapper dans les mains). Trois moments qui démontrent que Gira est occupé de combattre ses démons intérieurs et qu’il est peut-être occupé de retrouver la paix au fond de son âme. Mais le reste de l’opus renoue avec ses tourments rituels, s’abandonnant même dans l’amertume, le ressentiment et le doute perpétuel (« Promise of water »). Le blues lui sert également de véhicule pour épancher ses émotions. Mais un blues urbain, vaudou, comme chez Nick Cave. A l’instar de « Black river song », au cours duquel la voix austère de Gira se conjugue habilement avec une voix féminine. Ou l’excellent titre maître, fruit d’une rencontre hypothétique entre le Velvet Underground et Captain Beefheart. Hormis l’enlevé quoique angoissant « Good Bye Mary Lou », fragment de country apalache abordé dans l’esprit d’un 16th Horsepower, le reste de l’album évolue sur un tempo indolent. Tout d’abord le paisible mais douloureux « Sometimes I dream I’m hurting you », avant que fluidifié par un orgue rogné le fragment emprunte un tempo tribal. Le très lent « The visitor », caractérisé par des cordes de guitares carillonantes et un violon hantant. Et puis, en final, le très très lent, voire slowcore « Star chaser ».

Un superbe album, mais que je déconseille vivement aux personnes dépressives. La mélancolie y est trop envahissante.