Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Seguridad Social

Furia Latina

La scène rock ibérique est en ébullition. Et pourtant, depuis Duncan Dhu et Ultima De La Fila, il n'y a plus guère de formations qui parviennent à s'imposer hors de leur péninsule. Le recours à la langue de Cervantès y est peut-être pour quelque chose. Mais nous avons également l'impression que la jeunesse espagnole vit ce phénomène en autarcie. Il arrive, cependant, que l'un ou l'autre combo sorte de sa coquille. Le temps d'une tournée ou d'un concert. Et puis s'en retourne chez lui le plus rapidement possible, question de ne pas galvauder la moindre miette de crédit. A raison peut-être, puisque cette scène semble se suffire à elle-même. Seguridad Social (ne rigolez pas, c'est authentique) fait un peu bande à part en multipliant les périples à travers le monde. Normal, puisque si le combo s'est forgé une réputation d'enfer au pays de la paella, il est composé de Chicanos et établi en Californie. "Furia Latina" constitue son dernier album, un disque qui courtise un peu tous les styles musicaux. Depuis le reggae au punk, en passant par la rumba, le blues, la pop, le rap, le flamenco, le rock et bien d'autres choses. On y rencontre même une version dub de "Wish You Were Here" du Floyd plutôt insolite. Encore qu'elle soit interprétée dans la langue de Shakespeare. Un style éclectique dont les caractéristiques correspondent essentiellement à la sensibilité latine...

 

Sigmund Und Sein Freund

Gasp

Malgré cinq albums, cette formation flandrienne (Meulebeke) continue désespérément de s'accrocher à son hardcore post-industriel, neurologique et impénétrable. Un entêtement qui frise même le ridicule lorsque la vocaliste essaie de pasticher le timbre vocal de Franz Treicher des Young Gods. Et ce n'est pas la maigre éclaircie manifestée sous la forme d'une interprétation au piano de "Heaven Stood Still" de Willy Deville, qui vous préservera de la migraine. Vite, une aspirine!

 

Shudder To Think

Pony Express Record

Imaginez un climat crimsonien circa "Lark's tongue in aspic" adapté au monde contemporain. Filtrez le successivement dans le métal de Led Zeppelin, l'arythmie de Per Ubu, la mélancolie de Cave, l'arrogance de Jane's Addiction et le post grunge de Smashing Pumpkins. A notre humble avis, vous ne devez plus être très loin de la solution Shudder To Think. Il n'y manque plus que le vocal clair, androgyne, perçant (Tim Buckley?) de Craig Wedren, souligné d'harmonies vocales limpides, fruitées, et vous pouvez commencer à aborder l'écoute de ce "Pony Express Record". Un disque qui nécessite plusieurs écoutes pour véritablement s'apprécier. A cause de la richesse des compositions. Et du fil mélodique auquel il faut constamment s'accrocher pour ne pas perdre pied. Un opus constitué de treize fragments tantôt foudroyants, épileptiques, intimistes, palpitants, turbulents ou tendres, qui vous entraîne dans un univers excentrique, imprévisible et au bout du compte envoûtant. Progcore!

 

The Screamin´ Cheetah Wheelies

The Screamin´ Cheetah Wheelies

Ensemble texan (Nashville), The Screamin' Cheetah Wheelies s'inspire ouvertement de l'ancien testament du rock. En particulier de Van Morrison, Little Feat, Traffic ou autres Allman Brothers Band. Même le timbre vocal écorché, ravagé de Mike Farris campe un métissage entre celui de Steve Winwood et Kevin Coyne. Un style qui malgré les malencontreux dérapages dans le hard rock risque fort de plaire aux nostalgiques de la soul et du blues, tant le niveau de virtuosité des musiciens est relevé. Maintenant, ne cherchez pas trop une quelconque implication dans un mouvement de blues progressif, The Screamin' Cheetah Wheelies incarne un modèle presque parfait de groupe revivaliste...

 

Scorn

Evanescence

Depuis que Justin Broadwick s'en est allé fonder Godflesh, Scorn se résume aujourd'hui au seul tandem Michael Harris et Nick Bullen. Difficile à croire que ces musiciens aient pu un jour tremper dans le ‘death metal’ au sein de Napalm Death, lorsqu'on écoute leur troisième opus. Un disque avant-gardiste qui combine la complexité électronique et les rythmes sauvages dans une perspective individuelle... "Evanescence" reflète en tous cas parfaitement le climat qui règne sur cette œuvre, suggérant une forme d'amnésie qui glisse dans l'obscurité, un peu comme une ombre qui s'évanouit ou s'efface progressivement. AR Kane, My Bloody Valentine, Main, Eno constituent autant de points de référence pour cette forme de ‘metal ambient’ aux pulsations radioactives, hypnotiques, dub reggae et aux cordes de guitares brumeuses, spectrales et glaciales...

 

The Scabs

Live dog

A force de le répéter, vous finirez par nous croire. Sur les planches, les Scabs sont au sommet de leur art. Nous avions eu la chance de les applaudir en août 93, lors de leur set exécuté au Martrock de Louvain. Un concert mémorable immortalisé sur ce " Live dog ". Un double CD. Une face électrique. Ponctuée de deux covers de Neil Young. " Rockin' in the free world " et " Like a hurricane ". Une acoustique. Presque countrysante. Pourtant, une question nous turlupine l'esprit. Par quel subterfuge un concert d'une grosse heure peut-il accoucher d'une bande sonore de cent-dix minutes ? Mystère et boule de gomme !

 

Kim Salmon

Sin Factory

Kim Salmon, c'est avant tout le leader du défunt Scientists, ensemble mythique australien né en 1978 qui a directement influencé des artistes contemporains tels que Henry Rollins et Mudhoney. Il n'est d'ailleurs pas rare que ces derniers interprètent l'une ou l'autre cover de leur groupe fétiche sur les planches. Lorsque Salmon a recruté ses Surrealists, en 1987, il sévissait encore chez Beast Of Bourbon. Mais il faut croire que ce breuvage sonore ne le désaltérait plus tellement, puisqu'il a finalement vidé les lieux en entraînant avec lui le batteur Tony Pola. Quatrième opus de KS&TS, "Sin Factory" épanche une énergie beaucoup plus insidieuse, plus pernicieuse. Il subsiste, bien sûr, toujours un zeste de psychédélisme, mais l'ensemble des compositions est davantage dominé par une sorte de combinaison improbable de post punk menaçant (Stooges), de blues désarticulé (Nick Cave) et de blues rock sixtiesant (Jimi Hendrix, Cream), un style enfiévré, venimeux, que vivifie la voix lancinante, sombre, beefheartienne de Kim. Tout à fait surréaliste!

 

Salad

Single Bar

"Single Bar" n'est pas exactement le premier album de Salad, mais une compilation qui repique les trois premiers maxis du groupe dans leur intégralité. Soit "Kent" (juin 1993), "Minished Clothe" (novembre 93) et "On a Leash" (août 94). Onze fragments de popcore dont les principales variétés appartiennent à la famille de Throwing Muses, des Breeders, de Veruca Salt et même des Sugarcubes. Onze feuilles sonores assaisonnées de cordes de guitare acérées, grésillantes, fluctuantes, de claviers insidieux, fatiguées par la section rythmique spasmodique, menaçante et arrosée par le timbre vocal nerveux, volatil, passionnel (deux cuillers de Chrissye Hynde et une de Blondie) de l'ex-top model, ex-présentatrice d'MTV et native d'Amsterdam (Batavia?) Marijine Van Der Vlught... Salad ? Fraîche, croustillante, croquante et savoureuse !

 

Ryuichi Sakamoto

Sweet Revenge

Artiste aux talents multiples, compositeur boulimique, Ryuichi Sakamoto est probablement un des rares musiciens du pays du soleil levant à s'être imposé sur la scène musicale rock contemporaine. Ses plus grands succès, il les doit cependant à la confection de bandes sonores cinématographiques : "Merry Christmas Mr Lawrence", "Le dernier empereur", "The Sheltering Sky", "High Heels", "Little Buddha", et la liste n'est pas exhaustive. Curieusement, hormis l'un ou l'autre single, son approche fondamentalement rock n'a jamais reçu le même écho. Pourtant, à ses débuts, en compagnie de Yukihiro Takahashi et de Hamoni Hosono, il a réalisé pour Yellow Magic Orchestra des expérimentations synthé/pop particulièrement innovatrices. Depuis 83, Sakamoto semble plutôt rechercher son inspiration à travers de multiples collaborations. Thomas Dolby, Iggy Pop, David Bowie et David Sylvian constituant à cet égard, les points d'orgue. Pour enregistrer "Sweet Revenge", il a reçu le concours de multiples invités : Roddy Frame (Aztec Camera), Holly Johnson (ex Franky Goes To Hollywood), Adrian Belew, ses anciens comparses du Yellow Magic Orchestra et d'autres encore. Malheureusement, la présence de tout ce beau monde semble plutôt faire tapisserie. Pire, les quatorze compositions filtrées tantôt dans la dub, l'ambient, l'industriel, le minimalisme, la techno ou la pop ont une fâcheuse tendance à épouser un profil pour night clubs très select.

 

Saint Etienne

Tiger Bay

Saint-Etienne incarnerait-il l'idéal pop des nineties ? C'est en tous cas ce que bon nombre de magazines spécialisés tentent de nous faire croire. Nous on veut bien. Mais si "Foxbase alpha" en 91 et "So tough" en 93 nous avaient presque convaincus, "Tiger bay" nous a confortés dans notre réserve. Pourtant, cet opus ne manque pas de qualités. Cinématique, mélancolique, il libère un electro bubblegum scintillant, ‘glamour’, sensualisé par la voix androgyne de Sarah Cracknell. Mais ces manipulations synthétiques reflètent une telle image glacée, uniforme que nous ne parvenons toujours pas à nous en délecter. Enfin, si cette solution, née de l'imagination de Wiggs et de Stanley, représente la face la plus brillante de la pop britannique, il est à craindre (ou à espérer) que d'ici peu nous allons revivre une nouvelle explosion punk...

 

Saigon Kick

Water

Saigon Kick n'est pas une chaîne de restauration ‘fast food’ vietnamienne, mais un trio californien incolore, inodore, insipide, dont la solution sonore résulte de la combinaison d'un volume d'eurock emphatique et de deux volumes de hard excentrique. "Water" navigue ainsi entre la luxuriance de Queen, privée de ses propriétés mercuriennes et la sophistication de Barclay James Harvest. Une solution qui semble, malheureusement, avoir stagné très longtemps, trop longtemps sans doute dans les eaux troubles, saumâtres des seventies. Pour preuve, l'adaptation du "Space oditty" de Bowie en est même devenue imbuvable...

 

Sebadoh

Bakesale

Tout comme Cell, Afghan Whigs et American Music Club, Sebadoh appartient à cette lame de fond américaine dont les groupes explorent la face la plus sombre du rock alternatif. Dans des styles différents, il faut le souligner. Le trio bostonien, par exemple, utilise une texture mélodique plus rampante, plus capricieuse, plus instable pour communiquer son spleen. La voix légèrement plaintive de Lou Barlow se chargeant de canaliser tout cet épanchement émotionnel. Pour enregistrer "Bakesale", Lou et Jason Loewestein ont pratiquement écrit toutes les chansons. Faut dire qu'Eric Gaffoney n'a plus qu'une présence symbolique sur ce disque, puisque après deux fugues successives, il a été définitivement et logiquement remplacé par le drummer qui avait assuré avec fruit l'intérim, Bob Fey.

 

The Screaming Tribesmen

High Time

L'an dernier, nous vous avions décortiqué son dernier opus, "Formadelhyde", un disque d'excellente facture, mais entaché par les dérapages aussi incontrôlés qu'intempestifs du guitariste soliste. Collection de singles et d'Eps concoctée entre 82 et 89, "High Time" affiche les mêmes qualités et les mêmes défauts. Aux excellentes dispositions power pop oxygénées par l'esprit des Troggs et des Only Ones vient se greffer les mêmes interventions de râpe nombriliste sub Van Halen. Dommage, car toute l'œuvre baigne dans un climat mélodique, pétillant, intense, excitant, contagieux et mériterait un traitement électrique beaucoup plus raffiné.

 

Todd Rundgren

No World Order

Quand on parle de Todd Rundgren, on pense immédiatement au rôle essentiel de producteur qu'il a joué pour des artistes comme les Tubes, New York Dolls, Patti Smith, Psychedelic Furs, XTC et plus récemment Pursuit Of Happiness. Et pourtant, tant au sein de Nazz, en compagnie d'Utopia ou en solitaire, il s'est illustré par toute une série d'albums avant-gardistes. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à proclamer que le Philadelphien était à la techno ce que Zappa était à la musique concrète. Nous n'irons pas jusque là, mais il faut admettre que sur tous ses disques, les références au regretté Zappa sont nombreuses. Début 80, il a ainsi poussé le délire en trafiquant un elpee totalement a cappella par la technologie moderne. Aujourd'hui, il s'exprime en termes d'interactivité. Pas seulement ‘live’, puisque ce "No World Order" constitue le premier opus totalement conçu en CDI. Evidemment pour pouvoir bénéficier d'une telle lecture, il est nécessaire de se procurer l'équipement adéquat. A vos portefeuilles, donc! Pour vous donner une petite idée des performances de cet appareil, l'album est enrichi d'un deuxième disque, présenté sous la forme d'un ‘medley’ du premier; tour à tour remixé par Bob Clearmountain, Don Was, Jerry Harrison et Hal Willner. Pour être plus précis, ce CDI vous permet de moduler à l'infini, suivant vos goûts et vos affinités, une matière première. Chaque instrument bien sûr, mais également la voix, le tempo, et plus surprenant encore, le climat émotionnel. Ce "No World Order" adopte un profil fondamentalement ‘dance’. Ce qui n'empêche pas Todd d'y injecter ses riffs de guitares acérés, luxuriants, et de nous envoûter de ses célèbres inflexions vocales à la fois chaudes et impérieuses. Nous finirons par croire que ce Rundgren est un extra-terrestre !

 

Rouge Bizarre

Rhythm´n Rhythm

Un rouge bizarre correspond en général à la coloration d'un pinard qui ne vaut pas tripette. Un gros qui tâche à consommer avec un morceau de camembert... Quoique cet ensemble nous vient des cantons de l'est. D'Eupen très exactement. Une situation géographique davantage sensibilisée au ‘Herve’! Les effluves sont plus corsés... Et puis le produit est belge. Nous ne ferons pourtant pas un fromage de ce mini CD mité tantôt par la soul (James Brown), le rythm'n blues (Sly & The Family Stone), le reggae (Bob Marley), le rap metal (Red Hot?) ou le pachuco rock (Willy Deville)

 

Rose Chronicles

Shiver

Les nostalgiques de la noisy wave atmosphérique n'ont toujours pas déposé les armes. Rose Chronicle milite en faveur de ce mouvement institué, début des eighties, par des ensembles comme Cocteau Twins et Dead Can Dance. Et stratégiquement, son "Shiver" ne manque pas d'arguments dissuasifs : riffs de guitare grinçants, bringuebalants, section rythmique pulsante, voix limpide, angélique de Kristy Thirsk dont le timbre manœuvre quelque part entre celui d'Anneli Drecker (Bel Canto) et D'Hariett (Sundays). Malheureusement les fortifications risquent fort de ne pas résister longtemps à l'offensive menée par les nineties, et il est à craindre que le combo canadien ne tombe au champ d'honneur avant même de mobiliser un quelconque intérêt...

 

The Roots

Do You Want More ?!!!?

La musique de cet ensemble philadelphien doit autant au hip hop qu'au jazz. Ce qui explique sans doute sa présence au dernier festival de Montreux. Tempo syncopé, vocaux rapés, claviers fluides et cuivres cotonneux investissent les seize fragments de ce morceau de plastique. Do you want more?!!!??! No, thanks!

 

Henry Rollins

Weight

Considéré par ses contemporains comme le pape du hardcore, Henry Rollins ne se limite pas au domaine du rock. Son inspiration déborde également dans le monde de la littérature. Depuis 1984, il a écrit une bonne dizaine de bouquins, des livres qui traitent, pour la plupart, de sujets proches de ses chansons. Par exemple l'aliénation, la violence, la rage, la haine, le désir, l'amour, la vengeance et la faiblesse humaine... On comprend mieux aujourd'hui pourquoi la musique de ce Yankee est aussi implacable, tendue, dévastatrice, et parfois même à la limite du supportable. Pourtant, sur "Weight", quelque chose a changé dans sa composition. Ou plus exactement a évolué. Pas qu'il ait passé sa muse à l'attendrisseur. Ce n'est certainement pas dans son caractère. Mais parce qu'il accorde une plus grande importance aux vertus du funk. Et, à notre humble avis, la présence du nouveau bassiste, en l'occurrence l'ex-Defunkt Melvin Gibbs, n'est pas étrangère à ce phénomène. Si le ton demeure aussi viscéralement agressif et vitrioliquement rageur, le son est plus caoutchouteux, plus hypnotique, irradiant davantage de pulsions Rage Against The Machine, voire Red Hot que de réminiscences originelles inspirées par Black Flag...

 

The Rolling Stones

Jump Back The Best Of The Rolling Stones

Il ne manquait pas grand chose à cette compilation pour mériter le titre d'épisode post Brian Jones des Stones. Suffisait d'y inclure "Honky Tonk Woman", "Under My Thumb" et "Sympathy For The Devil". Plus facile à écrire qu'à réaliser, puisque les Stones ne sont totalement gestionnaires de leurs droits d'auteur que depuis 1971. En signant la bande à Jagger pour trois albums, Virgin ne pouvait donc opérer une sélection dans le back catalogue qu'à partir de "Sticky Fingers". Sans quoi, ce recueil s'avère intéressant, dans la mesure où il épingle la quintessence d'une période pas toujours inspirée. Dix-huit fragments enregistrés entre 71 et 89 qui vont de "Start Me Up" à "Undercover Of The Night" en passant par "Brown Sugar", "It's Only Rock'n Roll", "Angie", "Tumbling Dice", "Hot Stuff", "Respectable" et bien d'autres...

 

Rollerskate Skinny

Shoulder Voices

Rollerskate Skinny pourrait devenir important. Très important même! C'est ce que Mercury Rev déclarait voici quelques mois, alors que pratiquement jamais personne n'avait entendu parler de ce quartet dublinois. Et à l'écoute de ce "Shoulder Voices" nous serions bien tentés de le croire. Sur ce CD, il fait en tous cas preuve d'un potentiel innovateur phénoménal. Potentiel qu'il tire des cordes de guitares puissantes, bruineuses, impitoyables ou fluctuantes. D'une ligne de basse crépitante. De drums spasmodiques. De claviers énigmatiques. Ou de vocaux aigre-doux. Mais surtout d'une ligne mélodique qui tort les pensées, les sentiments et les expériences pour mieux serpenter entre les consciences rêveuses, sauvages et imprévisibles de My Bloody Valentine, Boo Radleys, Sonic Youth et Wire. Etonnant!

 

Rödelheim Hartreim Projekt

Direkt Aus Rödelheim

Francfort. Sa cathédrale. Ses musées. Son centre de recherche atomique. Ses saucisses. Sa scène hip hop. Rödelheim Hartreim Projekt en est aujourd'hui le chef de file. Rap, funk, techno, carnaval et même dialecte germanique garnissent ainsi la choucroute synthétique de ce "Direkt Aus Rödelheim". Entschuldigung. Wir nehmen lieber fünf mark frite mit curry sauce!