Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Pelegrin

Al-Mahruqa

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« Al-Mahruqa » constitue le premier elpee de Pelegrin, un opus réunissant 5 plages pour une durée totale de 40 minutes. Et s’étalant sur 9’, le titre d’entrée, « Majoun » (NDR : le nom d’une confiture marocaine aux fruits et aux noix) s’impose déjà comme le morceau-phare de cet LP. Macérant au sein d’un climat moyen-oriental, mais très susceptible de virer au psychédélisme, il met en exergue le talent du guitariste François Roze, qui par la technique de l’overdubbing conjugue accords grondants et envolées subtiles voire atmosphériques. Légèrement reverb, sa voix campe sobrement en arrière-plan, alors que l’ensemble libère un fameux groove. Bref, tout au long de cette piste, on a parfois l’impression de vivre une rencontre entre Kula Shaker et Motorpsycho. Le gratteur s’autorise davantage de solos sculptés dans le métal mélodique sur « Farewell » et « Dying light ». Des sonorités de cordes limpides et vaporeuses, presque ‘mikeoldfieldiennes’, illuminent « Home again » (curieusement intitulé « The coldest night » dans le tracklisting), alors que le bassiste trace une ligne cotonneuse. Percus et drums apportent un petit côté afro au titre maître. Empreint de mystère et se parant de contours davantage prog, ce morceau clôt cet opus…

Blink 182

Nine

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Curieux, le huitième elpee de Blink 182 s’intitule « Nine », un disque qui fait suite à « California », gravé en 2016. Suite a des divergences musicales, le chanteur/guitariste Tom DeLonge a donc quitté le navire en 2015, et a été remplacé par le leader d’Alkaline Trio, Matt Skiba.

Pour mettre en forme ce nouvel opus, la formation a fait appel à John Feldman, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait le bon choix, les compos souffrant d’une sophistication extrême, annihilant le peu d’esprit punk qui lui restait encore. En outre, punk et voix vocodées ont rarement fait bon ménage. D’ailleurs, le seul morceau qui échappe à ce traitement vocal, « On some emo shit », un hymne de désespoir et d’incertitude, constitue également le meilleur du long playing. La plupart des compos sont d’ailleurs hymniques. Sombres, les lyrics sont signés par le bassiste, Mark Hoppus, et traitent le plus souvent de sa dépression et de ses expériences personnelles ; mais ils tiennent vraiment la toute. Et puis, les interventions aux drums de Travis Barker sont toujours aussi remarquables. Il se montre d’ailleurs particulièrement créatif sur le morceau contaminé par le hip hop (NDR : pas étonnant quand on sait qu’il participe régulièrement à des projets du style comme Run The Jewels, Lill Wayne ou Young Dro), « Hungover you ». Malheureusement, ce sens mélodique stéréotypé (NDR : on a l’impression que toutes les mélodies se ressemblent) achève un ensemble qui dès le départ, avait déjà du plomb dans l’aile…

Un single au parfum de fleurs…

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Nourrie à la chanson et à la pop, c’est aux Etats-Unis que Marie Sigal est venue chercher l’inspiration pour ce nouvel Ep, composé intégralement dans la langue de Molière. En résidence américaine, elle se reconnecte à ses racines, écoute et lis en français, comme une plongée en soi. Une langue révélée à elle-même, mêlée à des sonorités anglo-saxonnes.

Chanteuse-pianiste formée en conservatoires, elle modèle une musique plus que singulière qui doit autant à Debussy qu’à James Blake, en passant par Feu! Chatterton. De ce bouquet d’influences s’élèvent des chansons au charme étrange et contagieux, qui revendiquent le goût des mots en décloisonnant les genres.

Ces petites constructions de rêves, portées avec passion, créent de la beauté dans les recoins les plus inattendus. Marie Sigal explore les contraires et les entrechoque. S’emparant parfois de thèmes aux limites du malaise pour mieux les sublimer, elle nous embarque entre cimes et abîmes, dans des mélodies vives et enivrantes.

C’est là toute l’élégance de ce disque, comme un constant défi à l’ordinaire.

A découvrir en cliquant ici

PIKKU dans le décompte !

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Vous aimez Björk, Cocorosie, le basson, le ukulélé, le kalimba, les chants en japonais ou en polonais ?

Alors, l’album de PIKKU intitulé "5,3,2,1" (Lafolie Records / Inouïe Distribution) et dont la sortie est prévue le 15.11.19 est fait pour vous !

Doublé d’un clip, le 1er single "Eggshells" est disponible ici 

Un retour après cinq années d’absence !

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Après 5 ans d’absence, le groupe bruxellois V.O. fait peau neuve, remet les compteurs à zéro et revient sous le patronyme de River Into Lake.

Né il y a plus de 15 ans, le groupe sortait son premier album « Pictures » en 2005, sur l’ancien label bruxellois Matamore. Trois albums plus tard, des concerts en Belgique, en France, en Allemagne, en Angleterre et plus récemment en première partie d’Agnes Obel sur sa

tournée européenne en 2017, le groupe revient avec l’album « Let The Beast Out ».

Un album ambitieux qui traite des problématiques du moment, du fait de s’affranchir des peurs et d’aller de l’avant. C’est un hymne à la beauté de la vie et de l’univers, qui explore des sonorités et des rythmiques faisant la part belle aux synthétiseurs et aux boîtes à rythmes

analogiques, ainsi qu’à des harmonies issues de la pop et du jazz.

A la tête du projet, on retrouve l’homme-orchestre Boris Gronemberger (Castus, ex Girls in Hawaii, ex Françoiz Breut e.a), accompagné de ses fidèles compagnons qui n’ont cessé de faire fourmiller la scène belge actuelle, sur albums, mais également dans des spectacles de danse, au théâtre et à travers des musiques de films.

Extrait de cet LP, « Donwnstairs » fait l’objet d’un clip disponible ici

Sacha Toorop et Sweet Jane & the Sicilian en tournée insolite

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Sacha Toorop (en solo) et Sweet Jane & The Sicilian (en duo), tous deux, auteurs-compositeurs-interprètes belges, se connaissent bien et pour cause, ils parcourent les scènes depuis longtemps et ont travaillé ensemble à la réalisation des deux derniers albums de Sweet Jane.

Ils se réunissent à nouveau, mais pour proposer une tournée acoustique dans différents lieux chaleureux, insolites et/ou méconnus de Wallonie. Une occasion de les écouter dans un autre environnement, une autre ambiance, une nouvelle scène telle qu’elle est aujourd’hui.

Sacha chante en français pour raconter les « Tourments du ciel », un album à double teinte claire et obscure, voguant entre les zones troubles d’ombre jazz et de lumière pop.

Christel, alias Sweet Jane, accompagnée de son guitariste Calo Marotta, chante en anglais « The Roots of Her Soul » et peint dans un style acoustique pop, un beau tableau de teintes chaudes, aux couleurs d’Australie et laisse entrevoir un ciel clair et étoilé.

Cette belle affiche vous emmène dans une soirée toute en douceur et en mélodies. Une tournée qui s’annonce lumineuse et atmosphérique.

Sacha Toorop et Sweet Jane & The Sicilian se produiront en concert :

18 octobre: La Grange du Douaire à Ottignies

19 octobre: Le Petit Chapeau Rond Rouge à Bruxelles

26 octobre : L’An Vert à Liège

23 novembre: Théâtre Jardin Passion à Namur

De grands changements pour Suarez !

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Après avoir publié quatre albums, enchaîné les concerts et accumulé les disques d’or, Suarez revient avec un nouveau single « Dix ans ».

Ce titre, hyper produit, puissant et très additif, est accompagné d’un clip osé et réunit tous les ingrédients pour devenir le prochain tube pop !

Un magnifique texte de rupture signé DaSilva et une production confiée à Andrew Wepper (Dua Pila, Bieber, Rihanna…).

« Dix ans », marque le nouveau départ de Suarez et annonce la sortie du 5ème album évènement prévu pour janvier 2020.

Découivrez dès à présent le nouveau clip ici

Thomas Fersen à la recherche de ses parents …

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Thomas Fersen incarne un fort étrange lapin dans son nouveau clip "Mes parents sont pas là". Un titre qui rappelle les premiers succès de l'artiste. 

Conteur et mélodiste depuis 1993, Thomas Fersen a pris le temps de bâtir une œuvre originale et personnelle qui occupe une place particulière dans la chanson française.

Avec "C'est tout ce qu'il me reste,", son dernier album, il poursuit les aventures théâtrales de son personnage : celui d’un farfelu se retournant sur sa longue carrière et ses frasques supposées de chaud lapin, son goût du déguisement portant tout naturellement Thomas Fersen à en enfiler la peau.


Son clip de « Mes parents sont pas là », extrait de son dernier album, est disponible ici

Il sera en concert :

31 janvier 2020 @ Centre Culturel de Comines

1er février 2020 @ Le 140 à Bruxelles

La nouvelle direction de Catherine Watine…

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« A l’oblique », premier album d'une nouvelle entité PHÔS, fruit de la rencontre entre le compositeur Intratextures et Watine, musicienne prolifique qui a laissé libre cours cette fois à son écriture.

Hantés par Patti Smith, Daniel Darc et Alain Bashung, ses textes s'envolent grâce à la puissance retenue d'une musique qui rappelle tour à tour les Ecossais d'Arab Strap et le post-folk de Gravenhurst. Dans cette veine, on peut parler de poetic wave rock.

La voix de Catherine Watine, sublime récitante de sa poésie fracassée la place comme une interprète unique et précieuse. On la (re)découvre comme une auteure à fleur de peau, déclamant une prose brutale et broutante sur des pièces musicales aux confins du post-rock, de la musique progressive. Infiniment poétique et existentiel, mais également terriblement remuant !

Certains titres de cet opus sont en écoute sur Bandcamp : https://watine.bandcamp.com/album/phos-a-loblique

OK Choral prie pour que la nuit soit longue…

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"Pourvu que la nuit soit longue", c’est le nouveau clip du trio Ok Choral

Ok Choral est une expérience froide et rythmée. On aperçoit des ombres s’abandonnant sur la piste d’un club, avec pour seule obsession de profiter de l’instant présent. Des corps qui se frôlent et se cognent dans un ballet sensuel. Un beat efficace, des sons synthétiques et quelques guitares sont là pour nous faire espérer que la nuit sera longue et que demain ne verra pas le jour…

Découvrez ce clip ici 

Lucie-Valentine nous réserve un « Scoop »

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Notamment présente aux Francofolies de Spa (2017) et primée au Namur Confluent Culture aux Fêtes de Wallonie (2019), Lucie-Valentine vient également de sortir "Scoop", un titre arrangé par le producteur belge KONOBA dont le clip a été tourné au Bénin et réalisé par le slameur Sêminvo Xlixè.

De la chanson, du français, de l'électro et de la pop dans ce nouvel extrait de son premier album (prévu pour avril 2020). A découvrir ici 

Nano et Jass, deux frangines…

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Les Frangines, c’est un duo acoustique guitare-voix.

Deux amies de longue date unies par un lien de sororité musicale, autour d’un projet pop-folk subtil et lettré.

Nano et Jass forment depuis plus de quatre ans le duo les Frangines. Sur des accords de guitare acoustique, leurs deux voix s’harmonisent avec une évidente complémentarité.

Les humeurs vagabondes de leurs compositions les rapprochent de groupes francophones tels que Debout sur le Zinc ou les Cowboys Fringants. La délicatesse de leurs mélodies pop/folk partage des accents avec celles de Cocoon ou bien des Australiens Angus & Julia Stone.

Une sensibilité particulière à la beauté et aux potentialités de la langue française, affermie au cours de leurs études littéraires, s’exprime dans l’écriture de leurs textes, tressant de multiples consonances et correspondances poétiques, et s’appuyant à l’occasion sur de grands classiques (« Demain dès l’aube », où elles chantent les vers de Victor Hugo).

Habité par les thématiques de la route et de l’exploration, leur univers musical évoque de vastes paysages naturels, campagnards, montagneux ou maritimes, que l’on retrouve dans les images de leurs clips.

Si leurs chansons invitent à une escapade bucolique et bohème, elles savent également être en prise avec de grands drames contemporains. Le sort tragique de la Syrie est ainsi le sujet de leur morceau « Le Cri d’Alep ».

Ayant appris à jouer de la guitare et à chanter en autodidacte, les deux musiciennes connaissent un succès grandissant, leur chaîne YouTube comptabilisant aujourd’hui plus d’un million de vues.

Le clip de « Donnez-moi » est disponible ici 

4, tout simplement !

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Après avoir décroché trois albums certifiés disques d’or, Elsa Esnoult nous propose son quatrième opus qui a pour titre tout simplement « 4 ».

Enregistré entre Nashville, Paris et Toulouse, il offre encore une fois une variété étonnante de titres qui ont tous de fortes chances de devenir des tubes.

D’« Androgyne » à « J’effacerai tes larmes », d’« Allez chante » à « Et dans la nuit j’ai prié », Elsa Esnoult nous dévoile une fois de plus toutes les facettes de son talent de chanteuse mais aussi d’auteure/compositrice. « 4 », son nouvel elpee s’envolera comme les trois autres, vers le succès.

Après avoir assuré plusieurs rôles dans des séries télé ("Chante", "Clem"), joué un rôle majeur dans "Les Mystères de l'Amour" et participé à l'émission "Danse avec les Stars" sur TF1, elle annonce une tournée en France et en Belgique.

Elle se produira ainsi au Cirque Royal de Bruxelles, le samedi 9 mai 2020 !

En attendant, découvrez le clip d’« Androgyne » ici 

Parti… pour mieux revenir !

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Des coups ils en ont pris, des changements de line-up ils en ont vécus, les galères de label ils en ont connus ; alors de chaque épreuve, les musiciens de 7 WEEKS ont tiré parti en devenant leur propre producteur, assumant leurs erreurs ou leurs faiblesses.

A l'image du Bison de l’artwork de « Sisyphus », la formation a même failli disparaître. Ce qui n’a jamais entamé sa créativité, au contraire, c'est aussi devenu une source d’inspiration : creuser et trouver cette force qui vous pousse à faire du rock dans un monde qui fait tout pour l'ignorer ou qui le conditionne et le marketise.

Leur nouvel album, « Sisyphus », qui succède à « A Farewell To Dawn » (2016), est le résultat de ces années de persévérance, un rock racé qui lorgne autant vers le ciel que le désert ou les rues froides, une pierre que le combo a amené tout en haut en quelques années, comme dans le ‘Sisyphe’ de Camus, pour mieux la regarder retomber puis la hisser de nouveau, pour notre plus grand bonheur. "Gone", morceau qui ouvre l’elpee, n'est autre que la première strophe de cette ode à l’insistance et la persistance. Il est en écoute, ici

 

Durand Jones

En digne héritier de Curtis Mayfield…

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Durand Jones and the Indications

Il y a plus ou moins deux ans, le Vieux Continent découvrait Durand Jones, grâce à un premier elpee éponyme sur lequel l’Américain était parvenu à se réapproprier l’ensemble des caractéristiques de la soul. En mars 2019, toujours accompagné de ses Indications, il nous livrait l’excellent “American Love Call”, un opus au cours duquel il dénonçait les injustices sociales qui gangrènent le pays de l’Oncle Sam. Suite à la sortie de ce deuxième long playing, le groupe s’est lancé dans une nouvelle tournée européenne, un périple qui transitait par le Botanique, ce lundi 14 octobre. Une occasion de (re)découvrir celui qui marche sur les traces de feu Charles Bradley voire de Lee Fields. 

Pour assurer sa première partie, Durand Jones a embarqué dans ses bagages The Dip, une formation originaire de Seattle. Pendant une grosse demi-heure, le groupe réunissant trois cuivres, un bassiste, un guitariste, un guitariste/chanteur et un batteur est parvenu à chauffer la salle, et dans les règles de l’art, en interprétant un répertoire vagabondant entre le blues et la soul. Si les musiciens connaissent parfaitement leur sujet, on peut quand même regretter cette absence de ce petit plus, de ce petit ‘supplément d’âme’ qui fait vibrer le mélomane…  

Un ‘supplément d’âme’ dont Durand Jones et ses Indications ne manquent certainement pas. Il est 21h lorsque le groupe monte sur les planches. Durand Jones se plante au centre du podium. Il est épaulé par les quatre membres des Indications ainsi que deux préposés aux cuivres. Dès les premiers accords, on a la conviction que le set sera de toute bonne facture. Musicalement, il frise même la perfection. Les balances sont impeccables. Les différents instrumentistes connaissent parfaitement leurs rôles. La basse groove, les cuivres réchauffent l’atmosphère tandis que la guitare et le clavier remplissent le peu d’espaces sonores demeurés vides. Superbes, “Morning in America”, “Make a Chance” ou encore “Smile” font mouche. Et puis, il y a surtout la voix de Durand Jones, un organe sculpté lorsque sur les bancs de l’église, il participait aux chœurs gospel (NDR : au-delà des stéréotypes, c’est véridique !) En une fraction de seconde, elle est susceptible de vous flanquer des frissons partout. Lorsqu’elle s’emballe, elle déclenche des applaudissements au sein de l’auditoire. Son bonheur de chanter est communicatif. Et en quelques mots, il est également capable de mettre une fameuse ambiance dans la fosse. Sympathique, il n’hésite pas se tenir en retrait afin de laisser ses musicos s’autoriser l’un ou l’autre solo et même à céder le micro au drummer Aaron Frazier, afin qu’il interprète “Don’t you Know”, de sa voix androgyne.

En un peu plus d’une heure, la troupe va dispenser la quasi-totalité de son répertoire ainsi qu’une reprise de son père spirituel, Curtis Mayfield. Tout heureux de pouvoir participer à une fête clairement réussie, les trois membres de The Dip sont même invités à rejoindre le band sur l’estrade.

Dans l’univers de la soul, au même titre que les géniaux St Paul and the Broken Bones, Durand Jones and the Indications est manifestement une des formations les plus intéressantes du moment.

(Organisation : Botanique)

Sonic City 2019 : Warmduscher et Fontaine DC annulent !

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Annoncés dans le cadre de l’édition 2019 du festival Sonic City, qui se déroulera à Courtrai, Warmduscher et Fontaine DC ont déclaré forfait ! Ils seront remplacés respectivement par Grimm Grimm le 9 novembre et Mykki Blanco le lendemain. En outre, Vivien Goldman est venu s’ajouter à l’affiche, le samedi.

Pour la programmation voir ici mais aussi

 

Weyes Blood

Titanic Rising

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Depuis que Nathalie Mering, alias Weyes Blood, s’est lancée en solo, son style évolue constamment. Ainsi, si son deuxième album (“The Innocence”, paru en 2014) lui a permis de prendre place sur la scène musicale américaine, publié en 2016, l’excellent “Front Row Seat to Earth” et ses multiples tournées ont favorisé sa conquête du Vieux Continent. Elle a ensuite enchaîné les collaborations auprès de figures marquantes de l’indie rock telles que Ariel Pink ou encore Perfume Genius. Cette notoriété croissante a débouché sur un changement de label. Elle est donc ainsi passée de la ‘petite’ écurie Mexican Summer (Allah-Las, Ariel Pink, Cate Le Bon, ...), au légendaire Sub Pop.

Pour mettre en forme “Titanic Rising”, son quatrième opus, elle a reçu le concours du très sollicité Jonathan Rado (moitié de Foxygen et notamment producteur pour Whitney, Alex Cameron et Adam Green). Il en résulte un elpee de pop/psyché richement orchestré. Pour caricaturer, Weyes Blood pourrait être le pendant féminin d’un Father John Misty (avec qui elle a également coopéré). La seule mais grande différence procède du message moins sarcastique des textes. Sinon, comme chez l’ex-Fleet Foxes, Weyes Blood adore les envolées lyriques à grand renfort de cuivres, de chœurs et de cordes.

Caractérisé par ses variations de rythmes et d’ambiances ainsi que ses mélodies émouvantes et soignées, ce long playing est accrocheur de bout en bout. Que ce soit les mélancoliques “Mirror Forever” et “Picture Me Better”, le plus énergique “Everyday” ou les lyriques “Andromeda” et “A Lot’s Gonna Change”.

En gravant « Titanic rising », la talentueuse songwritrice californienne vient à nouveau de frapper un grand coup. Les dix plages sont autant de pépites qui méritent cependant une oreille attentive afin qu’elles puissent se dévoiler pleinement…

Juan Wauters

Introducing Juan Pablo

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Uruguayen, Juan Wauters s’est établi à New-York au début des années 2000. Très rapidement il fonde The Beets avant de se lancer dans une carrière solo. Mais ce n’est qu’à partir de 2014 qu’il commence réellement à faire parler de lui lors de la sortie de son second album, « Who Me ? », un opus sur lequel figurait déjà des titres interprétés en anglais et en français. Son 3ème long playing, ironiquement baptisé « Introducing Juan Pablo », paraît aujourd’hui après la parenthèse « La Onda de Juan Pablo », un LP enregistré sur la route en compagnie de musiciens locaux lors de périples accomplis en Amérique latine pendant plus de 2 ans. Ses compos aux teintes latinos ne dépassent jamais les 3 minutes et rappellent le dernier –par ailleurs délicieux– elpee d’Helado Negro, un autre New-yorkais d’adoption, lorsqu’elles ne lorgnent pas vers Devandra Banhart. Son envie viscérale de composer est reflétée à travers les 17 titres de cet essai, des pistes qui partent dans tous les sens, dans l’esprit de son parrain spirituel, Jonathan Richman. Au gré de ses envies, Juan Wauters réinterprète brièvement le « Bolero » de Ravel, exécute un magnifique duo avec la Suissesse Maxine Yolanda (une des 2 versions de « Letter ») et réalise une exquise reprise du « El Hombre de la Calle » de Jaime Roos. Et si au cœur de ce climat sonore ensoleillé, son pop/folk à la sincérité désarmante se charge d’humilité, l’artiste a le don de transformer quelques notes éthérées en véritables tranches de vie musicales… Une belle découverte !

Big Business

The Beast You Are

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Il y a bien 15 longues années que Big Business, un duo réunissant le bassiste et chanteur Jared Warren et le batteur Coady Willis (tous deux intermittents au sein de Melvins), nous balance subtilement son cocktail de métal, stoner et punk, rappelant, entre autres, les belles heures de Kyuss. Grâce au drumming vif et puissant ainsi qu’à la densité des riffs de basse, le tandem parvient à libérer une énergie écrasante comme peu de groupes sont capables de dispenser, démontrant ainsi qu’il n’est pas nécessaire de superposer les guitares et d’additionner les effets pour faire trembler les murs. Ce qui impressionne surtout chez ces Californiens d’adoption, c’est leur capacité à intégrer un aspect harmonieux, presque pop, dans leurs compos, et notamment grâce à la voix mélodieuse…  

A ne pas manquer si vous vous rendez au Desertfest, ce 18 octobre, à Anvers.

Knife Knights

1 Time Mirage

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Depuis l’éclosion de Shabazz Palaces, la maison très ‘rock’ Sub Pop concède un peu de terrain au hip-hop. Mais le label de Seattle a décidé de ne s’intéresser qu’au hip-hop alternatif tout en exigeant une indéniable qualité. Le duo Knife Knights, réunissant Ishmael Butler (membre de Shabazz Palaces) et l’ingénieur du son et musicien Erik Blood s’inscrit définitivement dans cette lignée. « 1 Time Mirage » baigne au sein d’un climat dense et étrange propice aux rythmes syncopés, et ne pénètre dans les oreilles que progressivement. Grâce à ses lyrics fascinants et mystérieux, ses beats atmosphériques rappelant le trip-hop, des loops électros expérimentaux (« Can’t Draw the Line »), des vibrations jazzy (« Come On Let’s Go ») sans oublier des segments se référant au hip-hop classique ou à la soul (le plus accessible « Give You Game » qui bénéficie du concours de Marquetta Miller), Knife Knights  flanque un bon coup de pied dans l’Amérique conservatrice de Trump.

Une œuvre peut-être un peu glaciale et cérébrale de prime abord, mais diablement hypnotique et marchant même sur les traces d’artistes comme Thundercat et Flying Lotus…

Last Train

Ce soir, à l’Aéronef, il ne fallait pas manquer ce Last Train…

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Deux groupes méritaient de figurer en tête d’affiche ce soir, à l’Aéronef. Tout d’abord The Mystery Lights. Américain, il est responsable à ce jour d’un mini album et de deux long playings, dont le dernier, « Too much tension », est paru en mai dernier. Puis Last Train. Français, alsacien plus précisément, son deuxième elpee, « The big picture » (voir chronique ici), est sorti le mois dernier. Appréciant le rock/garage, votre serviteur avait coché la première formation dans son agenda, mais était aussi curieux de voir ce que le quatuor mulhousien avait dans le ventre, sur les planches. La surprise n’en sera que plus grande…

Lorsque The Mystery Lights grimpe sur le podium, la salle est déjà aux trois quarts remplie. Le line up implique un drummer, un bassiste, une très jeune claviériste, et deux guitaristes, également membres fondateurs du band. En l’occurrence Alfonso Solano, le seul qui ait les cheveux-mi-longs, les autres arborant de longues tignasses. Il joue sur une ‘phantom’, comme les Fuzztones. Puis Mike Brandon, le chanteur. Grand, filiforme, souple, il bondit comme un félin, prend des poses acrobatiques spectaculaires et vient régulièrement monter sur la petite estrade réservée au batteur. Glapissante, haut-perchée, sa voix navigue quelque part entre celles de Rick Ocasek, Robert Plant et Roger Hodgson. Lors du set, au cours duquel les morceaux s’enchaînent presque sans temps mort, le combo tente l’une ou l’autre incursion dans le blues/funk ou même la prog épique, mais elles font un peu pâle figure par rapport aux titres de pur garage bien rythmés, parfois à la limite du punk. Sur les plus accrocheurs, le clavier rogné, parfois ‘manzarekien‘ s’infiltre insidieusement, alors que bénéficiant d’une solide section rythmique, les deux gratteurs libèrent une électricité savoureusement grésillante, frémissante, parfois psychédélique. Réceptive, la foule accorde une belle salve d’applaudissements au quintet yankee, pour sa prestation… (pour les photos c'est )

La voie ferrée est maintenant tracée pour le Last Train. La salle est quasi-sold out ; et si l’auditoire est multigénérationnel, on y dénombre, quand même beaucoup de jeunes. Même des enfants, dont les oreilles sont sagement préservées par des casques de protection. En intro, les baffles crachent "The lonely Shepherd", une compo du célèbre flûtiste roumain Gheorge Zamfir. A cet instant, la scène est plongée dans un décor en noir et blanc. Et lorsque le quatuor débarque sur le podium, on remarque que même la basse est de couleur blanche et les guitares, de teinte noire. Chaud-boulette, le public, majoritairement français, même si quelques frontaliers sont présents dont quelques néerlandophones, manifeste déjà son enthousiasme. Et le convoi de s’élancer à toute vapeur. Dès « All alone », les trois gratteurs déambulent de gauche à droite et de long en large, en se contorsionnant, alors que véritable locomotive, le préposé aux fûts maintient parfaitement les rames sur ses rails. Tiré à quatre épingles, Jean-Noël Scherrer, ôte sa veste et dévoile un gilet seyant. Il retrousse ses manches de chemise, avant d’aborder le deuxième titre, « Way out ». La ligne de basse est crépusculaire, les déflagrations électriques sont chargées d’intensité. Imprimé sur un tempo presque new wave, « Dropped by the dove » déferle comme une compo des Stooges. Des déflagrations qu’on retrouve tout au long de « House on the moon », un titre réminiscent des débuts de Muse. Au début de « On our knees », les trois gratteurs font face au drummer et entament le morceau dans un climat incantatoire avant qu’épileptiques, les guitares n’entretiennent un climat déchiré entre calme et tempête. Le medley entre « One side road » et « Between wounds » s’ébranle sur un rythme bien carré, puis finit par se déstructurer et vire même au psychédélisme. Jean-Noël s’enhardit, traverse le front stage, franchit les barrières, et rejoint la foule. Il grimpe sur les épaules d’un solide gaillard et brandit le poing tel un gladiateur (NDR : geste qu’il va faire régulièrement tout au long du concert) puis se laisse porter par la foule, tout en triturant sa six cordes. Au bout de quelques minutes, il retourne sur le podium, afin d’achever l’interprétation du morceau sur un tempo de plus en plus frénétique. Grondante, la ligne de basse communique un sentiment de menace tout au long de « Disappointed ». Quelques arpèges de gratte amorcent « Fire », une forme de blues magnifié par des guitares jumelées et ponctué de quelques explosions électriques, un morceau qui va soulever une véritable ovation de la part du public. Et le concert de s’achever par le syncopé et judicieusement intitulé « Leaving you know ». Le spectre de Placebo plane. Les musiciens sont déchaînés, survoltés même, et Julien vient frotter ses cordes contre son ampli pour en extraire le max de feedback.

Le public en veut encore et le manifeste bruyamment. Trois wagons à la set list seront dispensés en appel. Tout d’abord « Tired since 1994 ». Il s’ébroue tel un tortillard, puis monte en crescendo alors que quelques aficionados aux premiers rangs en profitent pour allumer quelque briquets (NDR : et pas des smartphones !) comme trente ans voire quarante ans plus tôt. Rollingstonien, caractérisé par ses ‘ouh ouh’ ferroviaires que la foule reprend en chœur (NDR au cours du set, le public chante d’ailleurs régulièrement les paroles), « Cold fever » incite l’auditoire à frapper des mains, gestes qui se transforment en acclamations. Avant d’attaquer le dernier morceau, Jean-Noël, remercie l’équipe technique, les musiciens de Mystery Lights pour avoir assuré le supporting act ; puis le convoi s’embarque dans une version plus courte, mais diablement efficace et terriblement sauvage, entre rock et blues, du titre maître de son dernier opus, « The big picture ». C’est la dernière claque du concert. Une fameuse ovation s’élève de la fosse. Le groupe n’en revient pas. Les musicos se congratulent. Se prennent dans les bras. Le moment est émouvant. Quitter l’auditoire semble même briser leurs cœurs. Un peu comme s’ils partaient pour un long voyage en sachant qu’ils ne reviendraient plus avant longtemps… Franchement, ce soir, à l’Aéronef, il ne fallait pas manquer ce Last Train… (pour les photos, c'est ici)

Set list :
All Alone, Way Out, Dropped by the Doves (I Only Bet On Myself was initially planned), House on the Moon, On Our Knees, One Side Road/Between Wounds (Medley), Disappointed, Fire, Leaving You Now

Rappel :
Tired Since 1994, Cold Fever, The Big Picture