La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Dutch Uncles

O Shudder

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« O Shudder » constitue déjà le 4ème album de cette formation insulaire, originaire de Marple, en Angleterre. La tournée destinée à booster ce nouvel opus, se déroulera sans leur guitariste Daniel ‘Sped’ Spedding (NDR : c’est une première) qui a annoncé son départ un jour seulement après l’annonce de sa sortie… Un mauvais signe susceptible de plomber les compositions ? Cependant une réponse nuancée s’impose : la pop sophistiquée et très classe des Ducth Uncles ainsi que la voix androgyne du chanteur, Duncan Wallis, rappelle énormément ces délicats Wild Beasts, preuve d’un gage de qualité… mais sans toutefois atteindre les mêmes cimes mélodiques de leurs illustres compatriotes. Rien d’honteux donc sur « O Shudder », mais très peu de morceaux auxquels se raccrocher malgré leur évidente qualité (« Be Right Back ») et celle des musiciens. « Babymaking » et « Decided Knowledge » libèrent un groove funky alors que le clinique « Drips » concède des accents jazz, rythmés par une ligne de basse glaciale. « O Shudder » voyage agréablement aux confins des années 80, mais ne communique aucun véritable frisson… un comble pour un album qui en propose pourtant au menu (« Shudder » = ‘Frissons’) !

 

Drive By Wire

The Whole Shebang

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Lorsqu’on effectue une rapide recherche sur Drive By Wire, on atterrit davantage sur des pages de technique automobile que sur le groupe qui porte ce patronyme. Aussi, je me permets de rectifier le tir et de vous proposer une autre définition plus acceptable à vos oreilles. Car c’est bien à ces dernières que s’adresse Drive By Wire. « The Whole Shebang » constitue le troisième album studio de ce groupe venu du Plat pays qui n’est pas le nôtre, lisez la Hollande. En onze titres, on passe d’un rock teinté noisy à la Sonic Youth à une sexualisation vocale à la PJ Harvey ou encore Juliet Lewis. A certains moments on est même proche d’une ambiance grunge circa 90’s, amplifiée par des thématiques sombres. 

Simone Holsbeek, la frontwoman, joue parfaitement de cet éventail, jusqu’à dériver vers un blues/rock plus gras dès le titre « River Run ». Cette large palette a été entretenue par René Rutten à la table de mixage. Celui-ci ayant déjà fait les beaux jours de The Gathering.

Rien à jeter sur cet elpee, mais rien non plus de transcendant, juste le plaisir de passer un bon moment. Des titres sont à retenir en priorité, à savoir la piste phare « Kerosine Dreams » qui gratte bien à l’oreille dans le style noisy ou encore le blues rock cradingue de « Promised The Night » voire de « Voodoo You Do » repris aux psychédéliques grecs de Nightstalker. On pourrait leur reprocher cependant de peu exporter leur groove à l’étranger et de privilégier les clubs à la scène au grand air. Un appel du pied aux clubs en Belgique… Avis aux amateurs !

 

Mirel Wagner

When the cellar children see the light of day

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Quand on écoute ce « When the cellar children see the light of day », on imagine que son interprète nous vient du Sud des Etats-Unis. Peut-être est-ce la petite sœur de Valérie June, Alela Diane ou encore Marie Sioux ? Pourtant lorsque l’on s’intéresse à Mirel Wagner, on apprend qu’elle est, en fait, née en Ethiopie et qu’elle a grandi en Finlande. Autant dire que la surprise est de taille.

La Scandinave s’était déjà illustrée, il y a quatre ans, en publiant un premier album apparemment plus que réussi. La signature chez Sub Pop en est la plus belle démonstration. Et Mirel est parvenue facilement à passer l’étape du second opus, grâce à ses compos empreintes d’une grande sincérité, sculptées dans un folk/blues minimaliste, au cours desquelles elle nous tient en haleine de la première à la neuvième plage. Simplement en se servant de sa guitare tout en interprétant des textes particulièrement mélancoliques. Parfois quand même on y remarque la présence d’un violon (« Ellipsis », « Goodnight ») ou de chœurs (« Oak Tree »). De petite touches instrumentales ou vocales apportées aussi discrètement qu’efficacement.

« When the cellar children see the light of day » baigne dans un océan de tranquillité, malgré ce climat de profonde mélancolie. Et il mérite qu’on s’y plonge, afin d’y déceler les petites merveilles qui se révèlent au fil des écoutes.

Soko

She is so-cold-wave… mais pourtant si chaleureuse !

De son véritable nom Stéphanie Alexandra Mina Sokolinski, Soko est originaire de Bordeaux et est apparue un peu comme un(e) ovni dans le paysage musical. C'était en 2007, grâce à un hit involontaire et 100% viral, « I'll Kill Her ». Plus tard, elle s'est également illustrée lors de ses prestations d'actrice dans des films comme ‘Bye Bye Blondie’ de Virginie Despentes et ‘Augustine’ d'Alice Winocour. En 2012, elle a gravé « I Thought I Was An Alien », sur lequel figure le hit « We Might Be Dead by Tomorrow », qui, lui aussi, a vécu un rayonnement viral grâce à ce clip où des étrangers s'embrassaient pour la première fois.

Aujourd'hui, Soko est en tournée pour promouvoir son tout nouvel opus, « My Dreams Dictate My Reality », un pur chef-d'oeuvre de dark pop orientée postpunk, qui rappelle The Cure et Siouxsie & The Banshees, sans oublier cette petite touche empruntée à Ariel Pink (qui chante sur deux chansons). La salle de l'Orangerie est presque pleine lorsque Soko monte sur l’estrade, accompagnée d'un groupe au grand complet. Il implique Max Sokolinski et Edible Kate aux guitares, Nico Musset aux drums ainsi que Christine Owman à la basse et au violoncelle.

Pour être honnête, j'avais un peu peur du son de Soko en live. La mise en forme de Ross Robinson, ex-producteur de Cure, est tellement énorme sur le disque qu'il me semblait impossible de reproduire ces sonorités en ‘live’. Et bien, que nenni ! Ces artistes sont des perfectionnistes ! Ayant pu assister au soundcheck, j'ai constaté qu'ils sont prêts à y passer des heures. Et le résultat dépasse toutes les espérances : un son ample, précis et puissant !

Dès le premier titre, la plage titulaire de sa dernière plaque, Soko s'affirme sur scène comme une artiste pleine d'énergie et considérablement déjantée. Son visage de gamine espiègle suscite aussitôt la sympathie et son contact avec le public est immédiat et impressionnant.

Pour « I Thought I Was An Alien », elle convie une de ses fans sur le podium et lui demande d'incarner la 'dancing coach' du public. Avant « Bad Poetry », c'est une autre fan qui est invitée à déclamer un poème en... flamand. Sur son dernier single, « Who Wears The Pants ? », Soko s'adonne sans hésiter au 'stage diving'. En fait, avec Soko, il se passe toujours quelque chose ; et donc on ne s'ennuie à aucun moment !

Après des instants de folie, elle sait aussi jouer sur nos sentiments, notamment grâce au merveilleux titre « Forgive The Ones You Hate », qui donne la chair de poule en ‘live’. Autres grands moments : « Peter Pan Syndrome », une ode au refus de vieillir et « First Love Never Dies », à la fin duquel la formation quitte l’estrade.

En rappel, Soko nous gratifie d'un titre atypique qu'elle interprète seule en s'accompagnant à la batterie : « Nervous Breakdown » : fun ! Le set se termine ensuite tout en douceur. Pendant « Keaton’s Song », on entend les mouches voler, tant l'émotion est palpable, surtout grâce aux sons étranges dispensés par le violoncelle. Et sur « We Might Be Dead By Tomorrow », la voix ingénue et craquante de Soko parvient à nous achever...

Au final, on déduit qu'on a peut-être vu éclore une super star de demain ? Soko a tout pour réussir : talent, simplicité, énergie, personnalité et surtout authenticité. Et c'est très réconfortant pour nous, qui sommes de la génération de Robert Smith, de voir une jeune pousse comme elle, remettre le postpunk et la cold-wave au goût du jour. Soko is so-cold-wave mais pourtant si chaleureuse !

En première partie, votre serviteur a eu l'honneur de s'acquitter d'un DJ set en 'warm-up'. La setlist, qui avait été approuvée par Soko en personne, proposait une sélection de classiques anciens et plus récents de post punk et de new-wave.

Organisation : Botanique

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

 

Anthrax sort un morceau inspiré par Game of Thrones

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Anthrax, groupe phare américain du Thrash Metal, a révélé un nouveau morceau qui sera présent sur leur prochain album à l’occasion de la sortie de ‘Catch The Throne: The Mixtape Vol. II’, le second volet de la B.O. de la célèbre série Game of Thrones. Concernant cette nouvelle composition, intitulée ‘Soror Irrumator’, le fondateur/guitariste du band Scott Ian explique : ‘notre contribution pour cette compilation est en fait une chanson qui avait déjà été écrite pour notre prochain album. Nous n’avions pas le temps d’écrire quelque chose de nouveau. Nous avons dès lors écouté tout le matériel que nous avions déjà et nous avons pris la décision de prendre ce morceau. Et Uniquement celui –là. Nous sommes tous directement tombés d’accord. Pour nous c’était cette chanson là et pas une autre qui devait être pour ‘Game of Throne’. Les lyrics n’étaient alors pas encore écrites, nous n’avions que la musique. Les producteurs de la série nous ont donc conseillé de prendre un moment de la série et de le retranscrire en lyrics, ce que j’ai dès lors fait à propos de la famille Lannister. J’ai vraiment été très heureux de pouvoir faire cela’.

Sur cette compilation figure également d’autres groupes tels que Mastodon, Killswitch Engage, Mushroomhead mais également Method Man, Snoop Dogg et Yandel.

Envie d'y jeter une oreille ? C'est par ici que ça se passe ! 

Paul Dujardin (BOZAR): "La musique classique n'est pas en crise" 

C'est par cette affirmation très positive que Paul Dujardin, CEO et directeur artistique, a clôturé la conférence de presse organisée par Bozar à l'occasion du lancement de la saison 2105-2016.

Malgré des coupes bugétaires importantes de plus d'1,5 millions d'EUR, soit 9,3%, Paul Dujardin estime que les activités musicales de l'institution qu'il dirige se portent très bien. L'année passée, Bozar a accueilli quelque 405 concerts, vendu 180.000 tickets et si on ajoute les événements organisés via les locations, le nombre de visiteurs total culmine à 225.000. Dujardin concède que son public connaît un certain vieillissement, mais grâce à de nouvelles initiatives et à l'élargissement progressif du spectre musical en direction de la « world music » ou « musique savante » et de l'électronique, les jeunes sont de plus en plus nombreux à fouler le sol du Palais de la rue Ravenstein.

Quant à la nouvelle saison, elle est placée sous le thème de la ville. « Urban Vibes » emmènera les visiteurs à New-York avec Dvörak, Rachmaninov ou Bartok, à Londres avec Haydn, à Paris avec Gershwin, à Hambourg avec Telemann et bien entendu, à Bruxelles. Epinglons Daniel Barenboim qui, soixante ans jour pour jour après ses débuts à Bruxelles, donnera un récital le 6 décembre. Une semaine plus tard, l'ensemble Musique Nouvelles invitera le public à partager sur la scène une expérience méditative inspirée par la musique d'Arvo Pärt et de Silvestrov.

Au chapitre World / Jazz / Electro, on notera la venue de Cassandra Wilson pour un hommage à Billie Holiday. Enfin, comme chaque année, le Bozar Electronic Arts Festival (BEAF), se tiendra en octobre dans une formule pluri-disciplinaire qui s'impose toujours davantage au niveau européen.

Il se murmure également dans les couloirs que Bozar essaierait depuis quelque temps déjà de faire venir Kraftwerk à Bruxelles. On le sait : la formation légendaire de musique électronique donne pour l'instant des concerts exceptionnels dans plusieurs pays européens mais la Belgique est cruellement absente du tableau. On ne peut qu'encourager cette excellente initiative en espérant qu'elle soit couronnée de succès !

Les informations complètes sur la nouvelle saison et sur les abonnements se retrouvent ici .

Twisted Sister pleure la disparition de son batteur

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Le groupe de Glam-Heavy Metal a annoncé ce jour sur sa page Facebook que son batteur, Anthony Jude Pero, était décédé inopinément ce jour à l’âge de 55 ans. Les causes de sa disparation n’ont pour l’instant pas encore été révélées.

« J’ai perdu un frère aujourd’hui. Anthony Jude Pero est décédé. A.J. était la pièce finale d’un groupe qui a été l’une des sensations internationales de l’époque et un des plus grands groupes live à toujours battre les planches aujourd'hui. Ses assauts à la masse sur sa batterie ont conduit Twisted Sister et moi-même au mieux de ce que nous pouvions faire. Il m’a toujours inspiré à me dépasser lors de nos shows. Mon cœur est dévasté à l’idée que je ne pourrai plus jamais sentir la puissance de ces beats derrière moi et que je ne pourrai plus jamais voir en me retournant ce visage radieux, illuminé par la joie de ce qu’il faisait. Je me souviendrai toujours de ce sourire. RIP mon ami. », a précisé sur les réseaux sociaux Dee Snider, chanteur du groupe.

Membre de Twisted Sister de 1982 à 1986, de 1997 à 1998 et de 2003 jusqu’à aujourd’hui, A.J. Pero avait également été derrière les fûts des deux derniers LP d’Adrenaline Mob et avait récemment rejoint le band Four By Fate.

Mademoiselle K version British

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“Hungry Dirty Baby”, le nouvel album de Mademoiselle K a été mis en forme par Richard Woodcraft (Arctic Monkeys, The Last Shadow Puppets, Radiohead).

En anglais ou en français Mademoiselle K a des sujets qui lui sont chers: le genre, l’identité, la relation avec l’autre/les autres, ...

‘J’ai fait un album en anglais parce que j’ai rien à dire, comme mes héros : David Bowie, The Cure, Radiohead. Pour la gloire je préfère lécher des barreaux plutôt que des culs’.

Découvrez le clip de “R U Swimming” ici

 

 

 

 

 

L’important c’est la Rozz…

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Rendez-vous ce 11 avril à la salle des Fêtes du Centre, Grand Place, à 59 590 à Raismes. C’est dans le Nord de La France (NDR : ben, c’est logique vu le numéro postal), près de Valenciennes. Donc c'est à deux pas de la frontière. La seconde édition de ce festival de métal est organisée par le band valenciennois Rozz. Il l’a donc baptisé Rozz and Friends. Il s’agit de la seconde édition. Raismes est également devenu notoire pour son Raismes Fest. Il se déroule chaque année, fin septembre ; et est devenu un lieu de rencontre incontournable pour les métalleux.

Votre serviteur a découvert la première édition de ce festival, il y a 3 ans, et il avait été épaté par son organisation exemplaire ; mais également par sa proximité entre les artistes et le public.

Pour cette nouvelle mouture du festival, Marcel et ses potes se sont décarcassés pour nous proposer une affiche d'enfer…  

Le prix d'entrée est fixé à 7 euros. Donc peu de chance de casser sa tirelire ou de solliciter un prêt auprès de votre organisme bancaire.

A l’affiche :

TIME KILLERS (Valenciennes)

THE SCARSYSTEM

CROWNLESS (Espagne)

DRAKKAR (Belgique)

INAYAH (Valenciennes)

S.K.O.R.

Rozz (Valenciennes)

Time Killers réunit d'anciens membres de Rozz. Il pratique un hard rock influencé par Iron Maiden, Metallica, DIO et Black Sabbath. Les lyrics sont interprétés, tour à tour dans la langue de Voltaire ou de Shakespeare.

The Scarsystem est un cover band de Rage Against The Machine et de System Of A Down. Il est considéré comme un des meilleurs du style.

Responsable d’un métal mélodique et symphonique, Crownless nous vient d’Espagne. Un quintet drivé par une chanteuse à la voix particulièrement puissante.  

Montois, Drakkar est une des plus anciennes formations du pays célèbre pour ses moules frites. Elle a eu son heure de gloire au cours des 80’s et vient de reprendre le flambeau. Si le combo a gardé la forme, il risque de foutre le bordel sous l’impulsion de leurs riffs se guitare incendiaires. Le service incendie est prévenu.

D’autres régionaux de l’étape : Inayah. A conseiller aux fans de Gojira, Opeth ou encore Lamb Of God.

S.K.O.R. est un autre cover band. De Metallica. Et ses exercices de style, sont excellents. Leur patronyme est la contraction de Some Kind Of Rockers. Ces Cambrésiens dispensent une solution sonore savoureuse, digne des bêtises locales…  

Et en finale, Rozz, sous un nouveau line up, viendra mettre la cerise sur le gâteau. Impliquant Greg Damperont et Axel Dordainà aux six cordes, Pierre Burette à la basse, Roch Deroubaix aux drums ainsi que Marcel Ximenes au micro et la guitare, le band est responsable d’un hard rock mélodieux et surtout de toute bonne facture.

 http://okson7.wix.com/rozzandfriends

 

 

Lemon Straw

Un set empreint d’une grande sensibilité…

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L’Alhambra ! C’est le troisième week-end consécutif que j’y mets les pieds.
Ce vendredi avait une saveur particulière pour votre serviteur. Peut-être a cause du calendrier. En effet, c’est la première journée du printemps. Ou encore, des effets de l’éclipse solaire tant médiatisée et aux résultats plus qu’improbables…
Je ne sais pourquoi, mais, durant cette soirée, mes pensées vaguaient vers une personne très chère à mon cœur… Sans doute parce qu’il s’agissait de la journée du bonheur ; sentiment qu’elle peine à connaître. La vie peut parfois être injuste !
Pour une fois, j’arrive pile à l’heure. 20h00 pétantes. Je remarque la présence d’à peine une petite dizaine de personnes dans la salle. C’est une blague ou quoi ? Quelle tristesse ! Pourtant, l’entrée n’était fixée qu’à quelques euros. Donc a priori très accessible ! Les gens peinent de plus en plus à se déplacer alors que la mixité des activités culturelles y est légion !
Parmi cette poignée de badauds, je croise deux de mes anciens professeurs du supérieur. Il y a belle lurette que nous nous étions vus. Toutes ces années n’ont pas égratigné mon capital sympathie à leur égard. Nous nous échangeons nos différents parcours en prenant un godet.
Au cours de la conversation, mes comparses d’un soir avouent être venus voir Giani Sabia, le chanteur du groupe Lemon Straw. Ils lui ont donné cours il y a une quinzaine d’années. Drôle de coïncidence, je fréquentais aussi cette école, à cette période.
Je dois réaliser son interview. Mais vu le changement d’horaire du spectacle, il est reporté après celui-ci…

Une marée humaine envahit tout à coup l’hémicycle. Il est 21 heures. Gonzo assure le support act. Je ne parle évidemment pas du personnage du Muppet Show, casse-cou qui fait tout pour se faire remarquer en soufflant dans sa trompette mal embouchée.

Non ! Le Gonzo dont il est question aujourd’hui est un groupe ‘multivitaminé’ aux genres très différents : il y a du rock, du punk, du hip-hop, de l'afro-pop et même de la country. De quoi procurer un cocktail explosif !

Ces 5 mecs ont déjà bien bourlingué : Baptiste (Saule), Vinc' (Fugu Mango, Bikinians), Simon (Hibou, Le Yeti), Nico (Eleven) et Joe (A Mute).

Dès les premiers riffs de guitare, Baptiste Lalieu met une ambiance de feu. Un vrai boute-en-train ! On n’est pas là pour s’emmerder après tout ! Les titres s’enchaînent à une cadence hors du commun. Le gars invite même deux jolies filles à venir se trémousser le popotin sur un titre qui leur est dédié. Quelques mains se lèvent. Deux demoiselles s’avancent et s’exécutent. Elles se font plaisir ! A mes mirettes aussi !

Lors de la chanson suivante, les gays sont mis à l’honneur ! Personne ne lève la main. Pas peur ou par pudeur. Tant pis, le show continue. L’ambiance n’a rien perdu de son amplitude !

On rigole ! On s’amuse ! On pinte ! Tous les ingrédients d’un bon concert festif sont réunis !

A 21 heures 45, le combo tire sa révérence !

Une quinzaine de minutes plus tard, changement de style, et place à Lemon Straw.

Le band réunit Giani Sabia (Chant & Guitare), Boris Iori (Dobro, Harmo, Lap steel Guitare) et Xavier Bouillon (Piano). Ils sont venus défendre, ce soir, les couleurs de leur deuxième LP, « Running Home », tout fraîchement tombé dans les bacs.

Le parcours de Giani est assez atypique. Il quitte l’usine en 2002 abandonnant un système prolétaire dont il semble n’avoir tourné aujourd’hui qu’une demi page. Au cours de notre interview, lorsqu’il évoque son passé, il subsiste une certaine nostalgie mêlée à une rancune difficilement dissimulable.

Il décide alors d’apprendre la guitare et compose ses propres chansons.

Lors d’un stage musical, il rencontre Boris, son futur acolyte.

Il jouera dans quelques groupes de la région. Souhaitant perfectionner son anglais, il part vivre à Londres, Dublin et ensuite New York.

A son retour, Boris et lui montent alors Lemon Straw. Renaud Lhoest (Arrangeur et Violoniste) les rejoint quelques mois plus tard. Ainsi, est née la légende !

Le groupe belge s’était révélé grâce à « See You On The Other Side », titre éponyme de leur premier album, sorti en mars 2010.

Produit en collaboration avec Dada (guitariste du groupe Suarez), ce long format s’inscrit dans une certaine symbolique de changement tout en conservant à la fois les belles mélodies et un côté dépouillé.

Cousu de fil blanc, l’approche est plus pop, plus contemporaine. Plus radiophonique aussi. Le synthé atmosphérique de Xavier et la boîte à rythmes communiquent une certaine énergie à l’ensemble.

Les titres s’enchaînent autour de la voix émouvante et chaude de Giani. Ce type est à fleur de peau ! Complètement humain ! Je ressens une certaine fragilité en lui ! Une réelle sensibilité ! C’est plutôt rare chez un homme !

La set list est bien pensée. Comme si les membres du groupe avaient voulu nous raconter une histoire ; leur histoire. Les titres se suivent et parviennent chaque fois à générer une émotion intense. Les chansons touchent véritablement l’affect !

L’intimité entre le groupe et le public s’intensifie. L’environnement, assez feutré de la salle, y est sans doute pour quelque chose. C’est l’apanage des endroits de taille modeste. Ils permettent ces moments privilégiés !

Plus le temps passe, plus j’ai d’ailleurs l’impression d’être au milieu de mon salon, joint entre les lèvres et verre de whisky à la main, en train d’écouter une bande de potes !

Cet opus rend clairement un hommage appuyé à Renaud Lhoest, violoniste et pianiste décédé trop tôt à la suite d’une longue maladie, en décembre 2014. L’excellent et puissant « See you on the other side » lui est d’ailleurs spécialement dédié. Joué ce soir, il prend encore une dimension toute particulière ! Je sens mes yeux embués. La fragilité qui est la mienne en ce moment y est sans doute pour quelque chose…

Ce que je retiendrai de cette soirée, c’est le talent et charisme qui émanent de cet individu plutôt réservé…

J’irai les revoir, c’est sûr ! En attendant, place à l’interview…

Set list

Air
Does anyone feel like me
What’s going on
Out of time
Which side are you on
See you on the other side
Chapel
I’m gonna crawl
I don’t care
Running Home

Rappel :

The walls
Run

 

Motor Sister, le side-project de Scott Ian en vidéo !

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Alors que cela ne devait être qu’un délire de jam entre amis pour fêter le cinquantième anniversaire de Scott Ian, guitariste et fondateur d’Anthrax, Motor Sister voit désormais le jour avec son premier album ‘Rider’. ‘Ce serait génial si, pour mon anniversaire, je pourrais faire ma propre setlist des morceaux que je préfère de Mother Superior et qu’on puisse les jouer, ensemble, à la maison’, avait un jour lancé Scott Ian. Ce souhait n’est apparement pas tombé dans l’oreille d’un(e) sourd(e). Il n’a suffi en effet que d’un coup de téléphone pour que Pearl Aday, épouse de Scott Ian (et, pour info, fille de Meat Loaf), réussisse à convaincre Jim Wilson, le frontman de Mother Superior, de faire le déplacement. La sauce a tellement bien pris que ces trois artistes, accompagné de Joey Vera à la basse et John Tempesta à la batterie, ont décidé d’en sortir un album.

Curieux ? Jetez un œil ci-dessous !


Christine & The Queens

Déjà reine et pourtant si humaine…

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Ce soir, le Cirque Royal est plein à craquer. Pas étonnant, puisque Christine & The Queens s’y produit. Héloïse Letissier, aka Christine, avait déjà rempli l’Orangerie du Botanique, il y a peu. Elle fait donc son retour, flanquée de ses trois musicos, mais également de deux danseurs fantastiques. Elle a fréquenté les cours d’art dramatique ; un background qui va transparaître tout au long des 90 minutes de son show.  Votre serviteur n'a pas reçu son sésame via l’organisateur. Les websites sont écartés. Dommage ! M’enfin, Didier est un petit futé et sa Botacarte lui permet d’accéder au spectacle…

Paradis assure le supporting act. Un duo français de musique électronique qui bidouille derrière une immense table installée à l’avant-scène, sur laquelle est posée des tas de machines, des synthés et autres samplers. Tiens, dans leur set list, il y a une version électro d’une compo d’Alain Souchon, « La ballade de Jim ». Pas vraiment convaincante. Et on ne peut pas vraiment qu’une interactivité s’établisse entre le tandem et le public…

Il est 21 heures lorsque la Reine Christine déboule sur l’estrade, suivie de deux danseurs, qui vont même se muer, parfois, en contorsionnistes. Christine vient de publier son premier album, « Chaleur humaine », un elpee précédé par le single « Saint Claude ». L’opus a été enregistré sous la houlette d'Ash Workman (Metronomy, Klaxons et Summer Camp). Le public est déjà très chaud. Christine lui adresse directement la parole, et notamment aux spectateurs des premiers rangs, sans pour autant oublier de remercier ses aficionados. Et elle a de la répartie ! Elle attaque une cover audacieuse du « Paradis perdu » de Christophe, une adaptation à laquelle elle a judicieusement intégré des textes de Kanye West. Elle revisite complètement le « Photo Souvenir » de William Sheller. Emprunté à Mickaël Jackson, le pas de danse exécuté par la diva est savamment coordonné. Dispensé par des tubes leds, le light show monte ou descend selon les chansons, éclairant tantôt l'un, tantôt l’autre musicien, tantôt encore le trio dans son ensemble. Christine à une voix particulière, mais qui flatte l’oreille. Elle nous parle de ses chansons et tout particulièrement de son LP « Chaleur humaine ». Une invitation à se rencontrer et même à s'enlacer. Très complice à l’égard de son auditoire, elle reste pourtant humble et accessible, malgré le succès fulgurant de sa carrière.

Au second rappel, elle entre en totale communion avec le public pour « Nuit 17 à 52 ». Tous les smartphones sont allumés, comme autrefois les briquets. Et le spectacle est tout bonnement magique… 

Christine & The Queens revient en Belgique prochainement. Le 28 juin 2015, dans le cadre du festival Rock Werchter et le 2 octobre à Forest National.

 

Lola Colt

Un trip cosmique et extatique…

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Lola Colt est un groupe londonien partagé entre 3 filles et trois mecs ? Un sextuor qui a publié son premier album, en 2014. Intitulé « Away from the water », il a reçu d’excellentes critiques en Grande-Bretagne, mais n’a guère suscité d’intérêt sur le Vieux Continent. Curieux quand même qu’en 2015, il suffit qu’un groupe injecte un zeste d’électro dans sa solution sonore, pour voir toute la presse conventionnelle et même soi-disant alternative s’extasier. Alors que lorsqu’un artiste ou un groupe a du potentiel ou est authentique, curieusement il est snobé. Parce qu’il n’est pas dans l’air du temps. Bref, on ne refera pas le monde, mais ce manque d’esprit critique commence à m’inquiéter. Ou alors, certains journalistes ont peut-être capitulé, face au pouvoir de l’industrie musicale... Mais revenons à nos moutons ; c’est-à-dire le concert que Lola Colt accordait ce mardi 17 mars au Witloof Bar du Botanique.

On dénombre une centaine de personnes dans le sous-sol, pour accueillir le combo. Si l’acoustique est excellente, il faut reconnaître que la vision n’est pas idéale. Et ce n’est pas Béber, un de mes collaborateurs, qui me contredira…

Bref, à 20h20, Lola Colt monte sur le podium. Martin P Scott, le drummer est bien installé à l’arrière-plan. Son kit de batterie comprend une grosse caisse située à sa droite, à mi-hauteur. Régulièrement, il remplace un de ses sticks par une maraca pour frapper les peaux de ses fûts. Ce qui donne une caisse de résonance particulièrement profonde à son drumming. Gun Overbye a enfilé une sorte de poncho à rayures obliques sur lesquelles sont imprimés des fleurs. Ce qui communique un effet psychédélique assez étonnant lorsque le light show, créant des zébrures, se met à tournoyer en spirale, autour d’elle.

Le concert s’ouvre par une de leurs premières compos, « Boom boom blasphemy », un titre aux sonorités sixties. Kitty s’est emparée du tambour et le martèle sauvagement et en cadence, tout en remuant le corps sensuellement et par mouvement syncopés. Un véritable top model, à la coupe de cheveux singulière. Des cheveux de couleur jais, qui lui cachent le plus souvent la moitié de son beau visage. Elle se charge des claviers et notamment d’un orgue à soufflets. Mais aussi parfois du tambourin, des maracas et des backing vocals. La troisième fille se consacre à la basse. Il s’agit de Sinah Blohberger. Les deux autres grattes sont assumées par James Hurst, dont la pilosité est digne des Magic Numbers et Matt Loft, barbe bien taillée, vêtu de noir, le look mexicano.

La voix de Gun est puissante et rappelle immédiatement celle de Grace Slick. Les musicos sont parfaitement dans leur trip. Peu loquace, Overby a pourtant un fameux charisme, il faut le reconnaître. Sa six cordes scintille de mille feux. Matt s’y révèle aussi sobre qu’efficace. Il se consacre au shahi baaja (NDR : un instrument à cordes pincées indien de la famille des cithares) sur « Moonlight ». Gun a opté pour la sèche lorsque le band attaque « Time to burn ». Après l’indolent et lancinant « White lane », on a droit au superbe « Vacant hearts », caractérisé par ses sonorités de guitare tintinambulantes. « Heartbreaker » baigne au sein d’un climat énigmatique, ‘doorsien’. C’est à partir de « Diamonds » que le climat va devenir transique. Gun a récupéré le tambour et imprime un rythme hypnotique. « Jaguar » clôt le set. Le morceau débute en douceur. James à la crécelle et Gun à la maraca produisent des bruitages rappelant la cascabelle du serpent à sonnettes. Puis, évoluant sur un tempo tribal, la compo va s’enfoncer dans un long développement psychédélique structuré. Les trois guitares libèrent tout leur feedback. Le son est à la limite de la saturation, mais le climat est particulièrement envoûtant et plonge l’auditoire dans un trip cosmique et extatique. Ovation !

Et finalement, alors qu’il n’était pas prévu, le band va nous accorder un rappel dans le style du dernier titre. Soit « Away from the water », le morceau maître de l’opus. Près de 20 minutes de délire et de délice psyché. Acclamations nourries et remerciements des musicos. Ils ne reviendront plus. Mais franchement, on espère les revoir bientôt dans une salle plus adaptée. Notamment pour pouvoir bénéficier de toutes les facettes de leur light show, décrit par la presse insulaire, comme un paradis kaléidoscopique, mais ce soir réduit à sa plus simple expression. Car sous son aspect simplement musical, Lola Colt pourrait devenir énorme. C’est votre serviteur qui l’affirme. On en reparlera…

(Organisation : Botanique)

Set list

Boom Boom Blasphemy
Rings Of Ghosts
Highway
Moonlight
Time To Burn
I Get High if You Get High
White Horse
Vacant Hearts
Heartbreaker
Diamonds
Jaguar

Rappel

Away from the water

(Organisation Botanique)

Nouveau single pour The Van Jets.

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The Van Jets a publié son nouveau single, « Two Tides Of Ice », qui figurera sur son prochain album, dont la sortie est prévue pour le 17 avril.

« Welcome to Strange Paradise » succède à « Halo » paru il y a seulement 6 mois et il a été produit à Londres par Leo Abrahams (Paolo Nutini, Oscar and the Wolf, Wild Beasts, Brian Eno).

https://www.youtube.com/watch?v=TjjVpa31otI

 

Ayenalem en téléchargement gratuit

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« The Las tape » est un mixtape réunissant 12 textes de Lasta, MC du groupe Ayenalem. Il est disponible en téléchargement gratuit.

Afin de remercier les fans de leur soutien, il a donc voulu leur faire un cadeau, avant la sortie officielle de son prochain Ep, prévu pour mai 2015.

http://tinyurl.com/mcfjfkf

http://tinyurl.com/mt46ekn

 

Pas si Malevé qu’on ne l’imagine…

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Maxime Malevé, c’est un nouveau venu sur la scène pop belge. Il vient de publier son premier single, « Party Time ». Maxime a été chanteur chez Holly Street. Il a ensuite décidé de pousser les portes de la troisième saison de The Voice Belgique. Il n’a fallu que quelques secondes de sa bouleversante interprétation du « Hometown Glory» d'Adele pour convaincre les quatre coaches. Maxime rejoint alors l'équipe de Beverly Jo Scott, jusqu'en demi-finale.

« Party Time » est un single aux sonorités pop/rock, réarrangé avec la complicité de Simon Jaccard et Joris Amann, musiciens de Bastian Baker.

Maxime s'est déjà produit à la Ferme du Biéreau devant une salle comble et a assuré le supporting act de Bastian Baker au Cirque Royal de Bruxelles. Une belle découverte qui se produira en concert le 2/05/2015 à l'Inc'Rock Festival BW d'Incourt et aux Fêtes de la Musique de Jodoigne le 20/06/2015.

Le lien du single sur You Tube est ici: https://youtu.be/Je6hgnLtwKc

A suivre de près.

Des Loups aux dents longues !

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Le second Ep d’Abel Caine, « Teardrop Eyes », est paru ce 11/03/2015.

Abel Caine, c'est le groupe électro/pop formé autour des frères Chainis, Greg et Micka. Ils sont originaires de Carnières, dans l'entité de La Louvière. Ils sont soutenus au chant par Milann Lafontaine (Fils de Philippe), Gorgo aux synthés et Pierrick Destrebecq aux drums.

Paru en 2013, le premier Ep, « East West », avait reçu d’excellents échos dans la presse musicale ; mais surtout procurait de très bonnes sensations sur le dancefloor et lors des festivals. Un premier extrait, « Freeze », est même paru en single. De quoi séduire les mélomanes.

Repéré depuis par le label indépendant BK3 ArtistLabel, Abel Caine nous propose donc son nouvel essai, disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

Le groupe sera également en tournée cette année et en 2016

Pour écouter sur YouTube, c'est par ici 

 

 

New Model Army

Between Wine And Blood

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Plus besoin de présenter New Model Army, actif depuis mille neuf cent quatre-vingt, puisque ceux qui ignorent leur existence sont ceux qui ont choisi de les ignorer.

Pour le reste, pas grand chose à ajouter.

On ne prêche pas les convertis.

À l’instar de son titre évocateur, « Between Wine And Blood » poursuit la croisade entamée, il y a déjà trente-cinq ans.

Et à cet âge respectable, pour un groupe aussi intègre, il n’est plus besoin de bousculer les événements.

Du moins les fondations.

Car le contenu est toujours aussi excitant, passionné et viscéralement vivant.

Révolutionnaire, engagé, réponse hargneuse aux gentils Levellers et fier représentant d’un genre ignoré sur ses propres terres, NMA (pour les intimes) continue donc sa campagne contre vents et marées.

Parmi ces groupes fédérant un amour inconditionnel de la part de ses fans de la première heure, la bande à Justin pourrait être l’étendard brandi devant une armée de fantômes.

Mais de cela, NMA n’en a cure…

 

My Own Holiday

Reason to bleed

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My Own Holiday est un duo issu du Sud de la Californie. Il réunit le chanteur/guitariste Joey Chrisman et le batteur Nick Bartolo. Joey signe l’ensemble du répertoire. Et il admet volontiers que ses compos baignent dans le rock classique, la pop et le folk ‘dylanesque’. On aurait cependant vite l’envie de comparer leur style à celui des White Stripes ou des Black Keys. Comme de nombreux tandems qui pratiquent du blues/rock. Et puis, n'ont-ils pas été signés par Eclecto Groove, la division la plus rock du célèbre label blues californien, Delta Groove ? Avant de publier "Reason to bleed", la paire avait gravé deux elpees autoproduits, "Even you out" et "From noon to midnight". Joey et Nick ne se sont pas encore énormément produits hors de leurs frontières. Ils avaient quand même participé au célèbre Moulin Blues Festival, qui se déroule aux Pays-Bas…

En ouverture, "Hold on me" est sculpté dans le rock. La cohésion entre les deux musicos est parfaite. La manière dont les riffs rythmiques de la guitare s'inscrivent dans la ligne des percussions n’exige pas réellement la présence d'une basse. Les sessions se sont déroulées en prise directe. C’est un principe auquel le tandem ne veut pas déroger. La voix de Joey me fait parfois penser à celle de Tom Petty. Le gratteur favorise le jeu en accords sur "Razorblades", une piste aux effluves blues chargés d’intensité. Chrisman a une bonne voix. Il est capable d’en moduler la puissance. A l’instar de "Two coins", une plage dont la rythmique souligne les accents dramatiques, alors que la guitare est totalement déjantée. Excellent! Plus folk/rock, "Memphis" est une ballade à la mélodie accrocheuse. Elle a un potentiel commercial indéniable. Récréatif, "Devil in me " est un titre brut de décoffrage. La guitare adopte des lignes de basse plutôt zeppelinesques. "Reason to bleed" poursuit sous un format rock largement teinté du blues. Les motifs se développent lentement mais sûrement. La voix est très expressive. "Whiskey in the well" est une ballade acoustique empreinte de douceur et de sensibilité. "On the floor blues" est un blues lent classique. La voix de Joey est particulièrement démonstrative ; et lorsque Chrisman communique des tonalités de basse à ses cordes, le spectre du Led Zeppelin originel se remet à planer. Sans la moindre fioriture, "Smile" campe un boogie classique. "Stone free" emprunte le rythme d'un cheval au galop qui arrache tout sur son passage! Et pourtant, les arrangements sont très réussis. Jolie ballade, proche du R&B, "Stranded" concède des accents pop bien discernables. La délicatesse des vocaux y est sans doute pour quelque chose. "Don't shine on me" s'étire paresseusement dans le blues, avant que Joey n'élève le ton de sa voix et ne libère ses cordes, dans une frénésie certaine. Ce très bon opus se termine par "Right back where I started", une jolie ballade country/folk.

 

Samantha Martin

Send the Nightingale

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Canadienne, Samantha Martin est originaire d'Edmonton. Elle vit aujourd'hui à Toronto. Cette jeune artiste est imprégnée de la musique des racines : gospel, blues, country et americana. Son premier elpee, "Back home", date de 2008. Elle se produit ensuite en compagnie d’un combo baptisé The Haggard. Et publie un elpee en 2012, "Samantha Martin and the Haggard". Elle vient de monter un nouveau backing group, Delta Sugar. Samantha chante et joue de la sèche. Elle a conservé son gratteur, Mikey McCallum. Le line up est complété par l’organiste Jimmy Hill ainsi que les deux choristes, Sherie Marshall et Stacie Tabb. Pas de section rythmique, ni basse, ni batterie. Miss Martin a une voix savoureuse et puissante, manifestement éraillée, probablement usée par les excès. Elle signe l’intégralité de son répertoire. Et elle a du talent ! 

En ouverture, "Give me your money" a de quoi impressionner. Les accords amplifiés de la guitare introduisent une voix émouvante, troublante, autoritaire, mais aussi déchirante et empreinte d’une grande sensibilité. Qui se fond naturellement dans les chœurs gospel de ses deux choristes. "Addicted" nous plonge dans un southern soul, ma     is conjugué au féminin, dans l’esprit d’Aretha Franklin ou Etta James. Cependant, sans cuivres ni section rythmique. Et l’orgue nous conduit vers l'église baptiste locale. Tendre ballade soul, "When you walked away" est introduite par les cordes acoustiques de Samantha. Plus rythmé, "Don't shout" est stimulé par des percus et des claquements de mains. L’approche soul est maîtrisée par la voix impérieuse de Samantha ; et à titre exceptionnel, on assiste à un envol de guitare bien amplifié et nerveux dispensé par McCallum. "One more day" est enfiévré par le gospel. "Take us swiftly home" se rapproche à nouveau du southern soul. L’orgue et les cordes électriques balisent le jeu des questions et réponses échangé entre le chant autoritaire de Miss Martin et les vocaux de ses amies Sherie et Stacie. Une formule qui se poursuit dans la douceur et la tristesse sur "Won't you stay". "Mississippi sun" est une très jolie ballade country. Manifestement, la voix s’adapte parfaitement aux divers styles abordés. Percussions et claquements parsèment encore "Crown", une excellente piste de gospel/soul. "I won't justify" bénéficie d’arrangements vocaux remarquables, que domine bien sûr Samantha. Les cordes de Mikey sont bien mises en exergue sur ce morceau tapissé par l'orgue de Jimmy. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par "Tell the heavens", interprété a capella…

 

Dan Mangan

Club Meds

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Lorsqu’il a publié son 4ème album, Dan Mangan a voulu mettre en exergue le travail opéré par son backing group rituel, Blacksmith. Il a ainsi décidé d’ajouter le patronyme du band à son nom.

Malgré le titre pour le moins estival, « Club Meds » ne reflète pas la bonne humeur supposée des clubs de vacances, mais explore plutôt cette mélancolie profonde inhérente à ces obscures messes animées par les fameux G.O… Le titre fait d’ailleurs plutôt référence à l’automédication, comme si le Canadien avait composé un album pour soigner ses blessures. L’ambiance est donc relativement sombre, portée par une instrumentation riche et puissante (trompettes, violons et autres claviers), galvanisée par la voix profonde de Dan Mangan. Entre folk électrique (« Pretty Good Joke »), ballade au superbe crescendo final (« Mouthpiece »), vignette digne d’un crooner moderne (« XVI »), plage plus méditative (« A Doll’s House / Pavlovia ») ou pop étrange rappelant Peter Gabriel (l’irrésistible « Vessel », caractérisé par ses motifs africains), le natif de Vancouver tisse des pièces étranges, hymniques, lyriques, à l’insidieuse et évidente beauté, auxquelles il ne manque parfois qu’un chouia de relief en fin de parcours, pour atteindre la perfection…

Dan Mangan se produira au Café Video le 20 avril prochain, à Gand.