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Screaming Females

Rose Mountain

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C'est au Collège que Mike et Marissa ont fondé Surgery On TV. Le groupe change fréquemment de line up et finit par se stabiliser, sous la forme d'un trio, après avoir la rencontre de Jarrett. Il se rebaptise donc Screaming Females et participe allègrement aux concerts rock underground du New Brunswick (New Jersey). Ce trio infernal réunit alors la chanteuse/guitariste Marissa Paternoster, le drummer Jarrett Dougherty et le bassiste King Mike. Ils accordent leur confiance à Don Giovanni Records, un label du coin, à partir de leur troisième elpee, « Power Move ». En 2010, ils publient leur quatrième opus, « Castle Talk », et en 2012, le cinquième, « Ugly ».

« Rose Mountain » a bénéficié du concours de Matt Bayles (Mastodon, The Sword), à la production. En 10 pistes pour 35 minutes, le combo nous balance du rock'n'roll carré, dense, précis, yankee et sans la moindre fioriture.

Les riffs de guitares dispensés par Marissa, tout au long de « Empty Head » et « Ripe », sont nerveux, entêtants et même perturbants. « Wishing Well » s’ébroue en douceur, avant de s’activer, moment choisi par Mrs Paternoster pour poser sa voix graveleuse, rocailleuse. Matt Bayles balise « Burning Car » et « Broken Neck », deux morceaux bien structurés mais aussi puissants et musclés. « Rose Mountain » libère des riffs de gratte parfaitement ciselés. « Triumph » prend un virage encore plus métallique avant que « Hopeless » nous plonge dans le punk des 80’s. 

Simple, mais efficace, « It's Not Fair » lorgne vers Dinosaur Jr. Et l’elpee de s’achever en apothéose par « Criminal Image », un titre inéluctablement… meurtrier… 

 

Erevan Tusk

Growing

Écrit par

Erevan Tusk, ce sont deux voix et deux plumes, mais pas seulement, car le combo réunit cinq gars autour d’un projet commun.

Le quintet parisien est né en 2008, dans la foulée d'une amitié musicale. Il livre un Ep quatre titres sis à mi-chemin entre candeur romantique et rock bien trempé. Mais sans jamais tomber dans des travers démagogiques où la facilité serait la règle et non l’exception.

Au contraire, Jim (chant et guitare), Pacôme (chant, guitare, clavier), Pierre (guitare, clavier), Nicolas (basse, clavier) et Alex (batterie) concilient brillamment écriture intelligente, compositions raffinées et arrangements exceptionnels, faisant fi des classes et des genres.

Cet opus laisse un arrière-goût rafraîchissant, printanier même ! Il est sans doute davantage fédérateur que le précédent, « Fortify Your Innoncence », paru en 2012. Ces trois années ont permis au band d’acquérir la maturité nécessaire pour affiner leurs sons !

« Growing » laisse transparaître des tonalités empruntées au groupe mythique The Smiths. Dans sa version limitée, le disque est enrichi de quatre mixes supplémentaires. Personnels et singuliers, ils sont édités par la fine fleur de ce qui se fait le mieux aujourd’hui. Je conseille vivement aux plus frileux de se laisser porter par ceux de « Le Vasco » et « Tommy Jacob ».

Lors de la mise en ligne de leur single « Growing », qui coïncide avec la sortie du disque éponyme, les dudes ont crées le buzz sur la toile en diffusant un clip hypnotique, réalisé par Lazy Monster Films, une vidéo qui navigue entre rêve et cauchemar.

Surfant sur la vague de la technique du ‘slow motion’, on y voit un homme bien en chair, fuir une petite fille démoniaque. La demoiselle n’hésitera pas à découper ce malheureux et à jouer avec ses entrailles. Le tout, sous le regard bienveillant et attendrissant de ses parents ! A voir absolument ici !

Le titre le plus enjoué, à mon sens, est sans aucun doute « When June Come ». Il résonne en votre for intérieur comme un essai thérapeutique ! Cette chanson vous rend tout à coup plus fort. Elle promet un condensé de rêveries euphorisantes. Se rapprochant des beaux jours, on n’a qu’une envie, celle de rouler à n’en plus finir, les vitres baissées, cheveux au vent et volume à fond ; prendre la route et s’enivrer d’un soleil brûlant et d’un horizon bleu azur façon XXL.

Je me laisse emporter par cette atmosphère délicieuse. À quoi bon lutter après tout ?

Ambivalent, « Juniper » laisse transparaître une musicalité faussement décomplexée, chaude et astrale à la fois, flirtant avec une pop mélancolique, ambiguë et rafraîchissante.

Nettement plus conventionnel et dynamique, « Harlequin Skies » inspire nettement mois mes conduits auditifs. Il s’agira de la seule partie ombragée d’un tableau pourtant finement coloré.

Décidément, Erevan Tusk s’assume pleinement et marque au fer rouge les prémices de ce qui annonce la sortie d’un second LP plein de surprises. J’adhère complètement !

Enforcer

From Beyond

Écrit par

La New Wave of British Heavy Metal (NWOBWM) est née à la fin des années 70 en Angleterre, et elle a atteint son apogée au milieu des eighties. Le Punk/Rock est alors en plein déclin et la New Wave est le style musical mainstream du moment. Cette deuxième vague heavy est une réaction au déclin de groupes phares du hard rock, comme le Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath, issus de la première vague. On est aujourd’hui bien loin de l’apogée de la NWOBWM mais certains combos, tel Enforcer, tentent néanmoins de maintenir sur pied, les derniers remparts de ce mouvement. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le band a brillamment pris soin de rafraîchir ses fortifications et de les mettre au goût du jour. « From Beyond » en est d’ailleurs la plus belle preuve.

Après un roulement de tambour, « Destroyer » démarre en trombe cet LP, teinté Thrash, tel un Metallica des premiers jours. On prendra un malin plaisir tout au long du quatrième elpee des Suédois de repérer les influences de grands groupes qui ont marqué l’histoire du Metal, tout en parvenant à préserver leur propre étiquette ‘Enforcer’. Il suffisait de le dire : à peine démarrent les premières notes et le refrain de « Undying Evil » qu’apparaît l’ombre de la Vierge de Fer, Iron Maiden. ‘L’intention, lors du processus d’écriture de « From Beyond », était de continuer à marcher le long de la voie que nous avions tracée sur « Death By Fire ». Exagérer notre son et écrire des chansons de Metal au style direct et sans tergiverser. A contrario de beaucoup de nouveaux groupes, nous n’avons pas décidé de jouer tel ou tel type de musique, risquant dès lors de nous enfermer. On fait ce qu’on veut et nous sommes totalement libres quant à la composition des morceaux’, explique Olof Wikstrand, guitariste et vocaliste du quatuor. Continuons le jeu des similitudes. Les premières doses d’adrénaline ayant produit leurs effets, on peut passer à un titre plus calme : « From Beyond », un morceau mijoté à la sauce Scorpions. Mais le band rouvre ensuite la plaie à coups de kicks motorisés made-in Judas Priest, sur « One With Fire ». Un voyage au pays des icônes du ‘denim and leather’, je vous le disais. Et ce ne sont là que quelques exemples. Du haut de ses 10 tracks, « From Beyond » ne manquera pas de vous faire apprécier quelques recettes musicales de ceux qui ont donné leurs lettres de noblesse au mouvement Heavy.

‘Au début de notre carrière, nos paroles étaient davantage concentrées sur nos fantaisies d’adolescents à propos d’une vie sauvage, de baise de filles et de trucs dans le genre. Mais au plus vous vieillissez et vous expérimentez ces fantasmes de jeunes, au plus vous réalisez combien primaires ils étaient’, explique sans concession le frontman. Un opus mature, que tout amateur de bon Heavy d’il y a trente ans devrait apprécier. Enforcer parvient à réaliser ici le grand écart entre les heures de gloire, la puissance ainsi que la hargne de la NWOBWM des eighties et une production tout à fait contemporaine, peut-être partiellement due à cette volonté  d’enregistrer, mixer, produire et masteriser eux-mêmes leurs compos. Flirtant pourtant avec les flammes de la compromission, le band ne tombe jamais dans les braises de la copie nostalgique. Un pari, certes risqué, mais relevé haut la main !

Earth

Primitive & Deadly

Écrit par

Earth compte déjà plus d’un quart de siècle d’existence. Et peu de formations métalliques peuvent se targuer d’être parvenues à traverser les décennies, sans jamais tomber dans la caricature. En outre, ce combo de post-métal ou de post-rock (selon) est certainement une des principales influences chez Isis ou encore Caspian. « Primitive & Deadly » constitue leur 8ème opus.

Suivant leur habitude, Dylan Carlson (guitare), Adrienne Davies (drums) et Bill Herzog (basse) nous proposent une musique puissante et indolente. Une expression sonore qui baigne au sein d’un climat ténébreux. Les morceaux s’étalent tous au-delà des 8’. Tant les solo de gratte que les riffs sont écrasants. Et « Even hell has its heroes » en est certainement la plus belle illustration. Pas de changement radical sur cet opus sauf, et cette situation mérite qu’on la souligne, un recours aux vocaux sur plusieurs titres. Le trio américain ne s’y était plus prêté depuis le début des 90’s, lorsque feu Kurt Cobain était venu poser sa voix. Pour la circonstance, c’est Mark Lanegan (NDR : il est rompu aux collaborations du style) qui se réserve le micro sur « There is a serpent coming » et le plus lumineux « Rooks accross the gate ». Et dans un registre plus lyrique, la chanteuse de Rose Windows, Rabia Shabeen Qazi, pour « From the Zodiacal Light ».

Malgré ses 25 ans d’existence, Earth demeure un des fers de lance du post-metal. En outre, les interventions des vocalistes apportent ici, manifestement, un plus à leur musique…

Dosseh

Perestroïka

Écrit par

Fraîchement signé chez Def Jam France, Dosseh n’a pas attendu longtemps avant de nous livrer son premier projet sous son nouveau label. Le rappeur orléanais profitera-t-il des compétences de la structure ‘Def Jam’ pour enfin connaître un succès plus conséquent que celui rencontré jusqu’à ce jour ? Malgré un talent certain et une mise en avant plus importante, grâce aux apparitions sur les projets de Booba (« Autopsie Vol.3 » et « Lunatic ») ainsi que de multiples collaborations, Dosseh n’a jamais vraiment récolté le succès commercial escompté.

Présenté comme un pré-album avant l’album « Yuri » (prévu pour fin 2015), Perestroïka sonne l’heure de la reconstruction (traduction en russe) pour le rappeur presque trentenaire. Après 10 années d’activité où il nous a livré pas moins de 6 mixtapes, Dosseh sait qu’il est à un tournant significatif de sa carrière. « Perestroïka » en est le plus bel exemple. Dosseh a clairement évolué dans sa manière de rapper. Le premier extrait, « Illuminati », le prouve ; même si le morceau est quand même un peu trop léger, vu la présence d’autotune pour une ouverture de projet. La suite est nettement plus efficace. Les sons plus lourds, la production et les textes révèlent à nouveau un Dosseh plus énervé, plus hardcore sur « Etat de Siège » et « Le Dehors ».

« Scarla » vient brièvement rompre ce rap hardcore. Au cœur d’un son clairement autotuné, Dosseh ne revendique pas du tout son appartenance au gangstérisme, même s’il avoue ne pas faire de l’argent proprement. Il est cependant vite éclipsé par le son le plus attendu de l’album, à savoir « Bouteilles & Glocks », en featuring avec Kaaris sur une prod. de Therapy (producteur attitré de Kaaris). Ce banger répond à l’attente de la collaboration et est sans doute l’un des meilleurs morceaux du projet.

Mais c’est « L’âge de nos actes » qui illustre le mieux la « Perestroïka » (reconstruction) de l’artiste issu du Loiret. Il s’agit d’un texte profond et sincère où l’on sent la prise de conscience du rappeur qui se dit ‘bien trop vieux pour ces conneries’, et qu’il est l’heure pour lui de connaître le succès tant recherché afin de pouvoir en vivre correctement. Des paroles qu’on n’a pas l’habitude de lui prêter.

La deuxième moitié du disque se rapproche à nouveau du côté hardcore du rap. Et notamment sur « Le coup du patron » où Dosseh s’est entouré de Joke (avec qui il avait déjà collaboré sur «  Miley ») mais surtout du rookie de l’année, Gradur. Le trio fonctionne assez bien et chaque rappeur place le niveau assez haut, ce qui a permis de classer le titre à la première place sur iTunes avant même la sortie de l’album. On notera également la présence de morceaux comme « Boyscout », assez original sous forme de ‘back’ à chaque phrase, comme une chanson militaire, « Orlins » qui se réfère à sa ville d’Orléans et « Yuri Negrowski » trahissant très clairement les motivations de Dosseh à enfin être reconnu lorsqu’il publiera son premier véritable album, « Yuri ».

« Perestroïka » est sans aucun doute une étape importante dans le processus de reconnaissance de Dosseh par un plus large public. Le talent est indéniable, le projet est sûrement l’un de ses meilleurs. Mais le côté rap de rue est cependant trop omniprésent ; et même si les pistes sont cohérentes et suivent une ligne directrice, on peut, hélas, leur reprocher de trop grandes similitudes. Malgré ces quelques imperfections, Dosseh est néanmoins sur une phase ascendante, plus professionnelle, et on espère qu’il la poursuivra pour « Yuri ».

 

Darkness Falls

Dance And Cry

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Après avoir publié « Alive In Us », en mars 2015, un brillant premier album enregistré sous la houlette de Trentemøller, Darkness Falls nous propose son second opus, « Dance and Cry ». Cette formation danoise féminine est née en 2009. Un duo réunissant Josephine Philip et Ina Lindgreen. Au sein de leur pays, les filles ont énormément de fans. Deux singles ont préludé la sortie de cet LP, « The Answer » et « Hazy ». Et pour poursuivre l’effeuillage très sexy de ce nouvel essai, elles ont décidé de graver le titre maître de ce quatrième long playing, en single, également.

Les voix de Josephine et Ina sont lumineuses, atmosphériques et printanières. Les oiseaux chantent. Les bourgeons s'ouvrent et les jonquilles fleurissent. « Night Games » est une invitation spontanée à rejoindre le dancefloor. Une compo empreinte de douceur et nappée de claviers. Electro/pop, « The Answer » nous entraîne au cœur des fjords scandinaves. Tout comme le plus ténébreux « Darkness Falls », caractérisé par ses choeurs envoûtants. Mais au sein de ce paysage glacial, les harmonies vocales vous réchauffent le cœur. Seules les percus nous maintiennent en éveil, tout au long du fragile « Paradise Trilogy I ». « My Father Told Me (He Was Wrong) » est une autre piste qui vous conduit sur la piste de danse. Telle la marée montante, « Midsummer Wall » est envahi de riffs de guitare. Et « Thunder Roads » clôt cet elpee qui conjugue à merveille charme et esthétique…

 

Cymbals Eat Guitars

LOSE

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Cymbals Eat Guitars ! Une belle déclaration d’intention. Piquée à feu Lou Reed, quand même. C’est d’ailleurs ainsi qu’il décrivait le son du Velvet Underground. En choisissant ce patronyme, le quatuor a voulu rendre hommage au mythique compositeur/chanteur/compositeur new-yorkais… Le combo est d’ailleurs issu de la même City. De Staten Islands, pour être plus précis.

« LOSE » constitue leur 3ème  elpee. Un disque qui baigne dans un indie rock yankee typiquement 90’s (NDR : pensez à Pavement, Superchunk et Built to Spill). Tour à tour, les plages de cet opus lorgnent vers Titus Andronicus (NDR : comme sur l’énervé « Xr », un morceau stimulé par l’harmonica), Unknown Mortal Orchestra (« Places Names ») ou encore The Thermals, mais sous une forme plus paisible (le pop/punk « Chambers »). Les guitares sont particulièrement acérées. Les compos lumineuses, mais terriblement habitées… Difficile de résister à leurs uppercuts judicieusement assénés. Pour concocter cet LP, la bande à Joseph D'Agostino a –et il faut le souligner– reçu le concours de John Agnello à la mise en forme, un personnage dont la carte de visite mentionne quand même Sonic Youth, Patti Smith, Alice Cooper, Madrugada, et plus récemment Kurt Vile, sans oublier Dinosaur Jr. Et la liste est loin d’être exhaustive. Parfait disque pour perdants magnifiques, « LOSE » est hautement addictif et diablement cathartique dans son interprétation (l’album est dédié à un ancien membre du groupe, décédé suite à un arrêt cardiaque, en 2007…)

 

Transcoder

For My Blood (Ep)

Écrit par

J’avais découvert cette formation, dans le cadre du festival dourois, La Vie En Rock. Comme tous les artistes qui s’y étaient produits, ce jeune groupe brugeois avait cédé son cachet à l’association pour la recherche contre le cancer.

Transcoder est né en 2009. Steven Van Havere, le batteur d’Arid, est impressionné par une de ses prestations ‘live’. Il enrôle donc le combo comme supporting act, le 19 février 2011, à l'Ancienne Belgique. Dans la foulée, Jasper Steverlinck invite les musicos dans le cadre de l'émission 'De Poulins', programmée sur ‘Studio Brussel’. Ce qui leur permet de revenir à l’AB Club, le 6 février 2012. En mars de la même année, le band consacre un clip à sa chanson « Fading Flame », une vidéo qui met en vedette la chanteuse et présentatrice de radio/tv, Roos Van Acker.

En février 2013, il publie un Ep 6 titres, sous la forme d’un vinyle, intitulé « For My Blood ». Très prometteur, ce disque avait été enregistré sous la houlette de Luc Van Acker (Revolting Cocks, Primitive Race), un personnage qui jouit d’une solide notoriété au Nord de la Belgique.

Reconnaissant pour influences majeures, les Stooges, Sonic Youth, Joy Division et Radiohead, Transcoder est un quintet particulièrement dynamique sur les planches. Drivé de main de maître par le chanteur Jan Van Acker, il implique également le bassiste Miguel Wensch (NDR : aisément identifiable vu sa moustache de mousquetaire), le drummer Minco De Bruin, ainsi que les guitaristes Steve Lehnen et Jonathan Verrier (NDR : qui a remplacé Francis Isebaert).

En attendant la sortie d’un premier album, le band nous propose un Ep baptisé « For my blood ». Titre de rock graisseux et musclé « Eternal » est écorché par les éclats d’une des  six cordes particulièrement incisives. Plus carré mais tout aussi pêchu, « Fading Flame » évolue aux confins du hard rock, une piste canalisée par la section rythmique. « Style Of Life » libère une énergie digne de Triggerfinger. La montée en puissance observée sur « Cry » est parfaitement maîtrisée. Caractérisé par des riffs de grattes bien saignants, « Shoot Me Down » est le titre de l’Ep qui me botte le mieux, un disque qui s’achève par le puissant « Shitfaced ».

 

Patrick Watson écrit des chansons d’amour pour les robots.

Écrit par

Le Canadien Patrick Watson viendra présenter son nouvel album, le 17 mai, à Bruxelles, dans le cadre des Nuits Botanique, en compagnie de Villagers.

Un premier extrait de « Love Songs for Robots » est à découvrir ici

Tracklist

1. Love Songs for Robots
2. Good Morning Mr. Wolf
3. Bollywood
4. Hearts
5. Grace
6. In
Circles
7. Turn Into The Noise
8. Alone In This World
9. Know That You Know

10. Places You Will Go

 

Loïc Nottet a le rythme dans la peau…

Écrit par

« Rhythm Inside » est une chanson interprétée par Loïc Nottet, notre représentant ‘blanc-bleu-belge’, qui défendra les couleurs de la Belgique lors du concours Eurovision 2015, qui se déroulera à Vienne, une compo signée par Beverly Jo Scott.

Un titre produit par Luuk Cox/Shameboy (Stromae, My Little Cheap Dictaphone, Eva De Roovere, Girls in Hawaii) et masterisé par Stuart Hawkes au Metropolis Studio de Londres (Sam Smith, Charli XCX, Lorde et Amy Winehouse).

https://play.spotify.com/album/5HftNbRtaTbdJljQtoMMOx

 

Noémie Wolfs quitte Hooverphonic

Écrit par

D’un commun accord, Hooverphonic et Noémie Wolfs ont décidé de mettre fin à leur collaboration.

Alex et Raymond tiennent à remercier Noémie pour ces cinq dernières années et lui souhaitent beaucoup de succès dans le futur.

Le groupe tient à remercier les fans d’Hooverphonic : ‘Nous vous remercions pour votre soutien et nous vous tiendrons au courant de nos projets.’

Il n’y aura pas de réactions supplémentaires de la part de l’artiste, du management ou du label.

(D’après communiqué de presse)

 

 

Koudlam rêve de Benidorm…

Écrit par

Un avant-goût de soleil en ces jours pluvieux.

Koudlam a grandi entre l’Afrique, la France et le Mexique. Artiste pluridisciplinaire, il a déjà publié 3 albums. Et ses clips sont plutôt provocateurs voire hyperréalistes…

Pour voir et écouter la plage éponyme de l’album "Benidorm Dream", c’est ici

Pour voir et écouter « Stoned », c’est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.koudlam.com

 

La Vie En Rock 2015 : samedi 28 mars

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Janique et Laurence, deux femmes éminemment sympathiques, et évidemment passionnées de musique, avaient lancé, l’an dernier, la première édition du festival, ‘La Vie en Rock’, un festival destiné à financer la recherche contre le cancer. De quoi faire prendre conscience, à la population des dégâts causés par cette terrible maladie, qui trop souvent, conduit à la mort. Les artistes programmés abandonnent leur cachet à cette association. Quand on a été touché par cette maladie, on a moralement le devoir de faire acte de présence. Malgré une affiche alléchante, il n’y avait eu en 2014, guère foule pour assister à l’évènement. Incompréhensible, quand on sait que le prix d’entrée était fixé à 8 € (prévente) ou 12€ (à l’entrée). Ce qui avait provoqué un coup de gueule de la part de votre serviteur. Cette ASBL est particulièrement dynamique. Parallèlement à cette manifestation, elle organise d’autres spectacles, comme celui prévu ce 14 novembre 2015, à Laeken, au cours duquel se produiront Fred And The Healers, Vegas, Subsonic et Jane Doe.

Mario Giucco, le chanteur de Machiavel a accepté d’en devenir le parrain. Un engagement qui s’explique facilement, car il a perdu son épouse, sa muse, l’an dernier, des suites de cette terrible maladie. Il a gravé un album solo, en 2014. Et vu son grand cœur, je suis convaincu qu’il va céder une partie des ventes aux associations qui luttent contre ce fléau. Plutôt sympa, il nous parle de son expérience personnelle et de ses espoirs pour vaincre cette affliction.

Black Mirrors entame les hostilités par « Drop D », face à un public famélique. C’est la première fois que j’assiste à un de leurs concerts. Responsable d’un premier Ep éponyme, le quatuor nous vient du Brabant Wallon. Le line up réunit la chanteuse Marcella Di Troia, le guitariste Pierre Lateur, le bassiste Gino Caponi et le drummer Edouard Cabuy. Leur musique est musclée, écrasante même. Une forme de stoner, réminiscent des seventies, susceptible de déraper dans le blues, le rock, le garage ou le métal. Mais au cours duquel, le soliste s’autorise des envolées frénétiques, ‘hendrixiennes’. Féline, Marcella s’est grimé le visage. Elle porte un collier amérindien autour du cou. Bien soutenue par la section rythmique basse/batterie, sa voix est claire, mais puissante. Sur les planches, elle envahit tout l’espace. La setlist alterne plages de l’Ep et nouvelles compos. Ce jeune combo a un énorme potentiel. Et pas seulement à cause de sa technique.

La salle commence tout doucement à se remplir. Et le public féminin est agglutiné contre les barrières. J’écoute, d’une oreille distraite, le soundcheck de Rising Sparks, un quartet qui nous vient de Gentinnes, en Brabant Wallon. Le band implique le chanteur Adrien Binon, le gratteur Mika Sompp, le drummer Manuel De Kan et le bassiste Julien De Wolf. Dès le début du set, les filles massées à l’avant réagissent avec enthousiasme et bondissent dans tous les sens. Androgyne, le look du chanteur me fait penser à un Bowie glamoureux. Perso, j’estime qu’il en fait un peu trop. L’auditoire semble apprécier. Pas tellement votre serviteur qui finit par décrocher…

Feel a remporté le concours ‘L’envol des Cités’, en 2014. Un trio athois fondé en 2012, partagé entre le drummer Martin Moreau, le bassiste Hantson et le chanteur/guitariste Kevin Cools. Ce sont aussi les nouveaux protégés de Moonzoo Music, le label de Mario Guccio et de Machiavel.

A l’instar de Black Mirrors, Feel puise ses sources musicales, à la fin des 60’s et au début des 70’s. Pensez à Hendrix et Led Zep. Mais aussi à Buckley. Jeff davantage que Tim. Auquel Kevin ressemble quelque peu. C’est ce que me souffle à l’oreille, mon voisin. Mais je lui signale néanmoins que le style du trio est quand même plus contemporain. Et puis, il y a une alternance entre moments puissants et paisibles, dans leur expression sonore.

En intermède, Mario Guccio vient interpréter en solitaire, un extrait de « Link ». Manifestement, pour son projet, il a adopté une formule électro/rock. Et il se débrouille plutôt bien. Perso, je le préfère d’ailleurs bien mieux dans ce contexte, qu’au sein du Machiavel actuel.

Feel revient ensuite sur le podium. Il est venu défendre son opus éponyme, qui sort le 14 avril. Leur rock est carré. Sur les planches, les musicos prennent leur pied et communiquent leur bonne humeur aux premiers rangs. L’auditoire commence enfin à grossir. En fin de parcours, Mario rejoint le band sur l’estrade, pour attaquer le « Fly » de Machiavel. Toute ma jeunesse ! L’adaptation est réussie et prend même une autre dimension, plus dynamique, plus métallique et même speedée. Feel est programmé lors de la plupart des festivals d'été. Vous ne devriez donc pas les manquer.

L’horaire a été bousculé, mais bonne nouvelle, il y a du peuple pour accueillir la tête d’affiche, Jane Doe And The Black Bourgeoises. Une formation louviéroise, qui à force de travail est parvenue à faire son trou. Julie, Angel, Nico, Dan et Dave sont habituellement soutenus par trois jolies choristes. Une seule les accompagne, ce soir. Après avoir entendu leur soundcheck, j’en conclus que le combo a la pêche ! Et il va le démontrer.

Nico se déchaîne sur les peaux de ses fûts. Julie a la rage dans la voix. Une voix rocailleuse, un peu comme Joan Jett (NDR : mais Ju est issue de Carnières, pas de Philadelphie). Derrière sa basse, Dan (NDR : un hybride entre Zorro et Buffalo Bill) incarne la force tranquille. C’est sa maîtrise qui fédère l’ensemble. Angel est monté sur ressorts. Ses riffs de guitare sont efficaces, dévastateurs, meurtriers et terriblement métalliques. Les spectres de Jimi Hendrix (encore !) et de Joe Satriani planent. Son regard vous transperce. C’est déjà lui qui assurait le show chez Inc.Ognito. Il a également pris l’ascendant au sein du combo. De petite taille, il se faufile, tel un serpent. Il ne craint pas d'affronter la foule. Et focalise tous les regards. Depuis qu’il a débarqué au sein du line up, Julie assure le second rôle. Mais elle l’assure parfaitement. Jane Doe nous propose des extraits de « Popaganga » et « Angel Crash ».

Bref, ce soir, le public va se prendre une claque magistrale. Difficile de se relever après une telle gifle. Votre serviteur décide d’ailleurs d’en rester sur cette excellente impression.

Le festival va cependant se poursuivre jusqu’aux petites heures, par deux solides groupes de reprises. Tout d’abord Radiofake. Et ensuite le meilleur cover band d’AC/DC, Machine Gun. Pas de souci, il va mettre une ambiance de feu. Janique et Laurence, on se revoit pour la troisième édition de 'La vie en Rock', et probablement lors de l’un ou l’autre concert...

(Organisation : ASBL La Vie En Rock)

Black Mirrors + Rising Sparks + Mario Guccio + The Feel + Jane Doe & The Black Bourgeoises + Radiofake (coverband) + Machine Gun plays AC/DC + Hot Links (DJ Producteur)

 

 

Fuzati

Le plus philanthrope des misanthropes

Écrit par

Alors que la pluie reprend ses droits, soufflant par bourrasques, Bruxelles s’éteint en se calfeutrant face à ces ennemis climatiques. Et pourtant, l’Orangerie accueille Fuzati, le félon du rap hexagonal. Une bonne occasion pour simplement se réchauffer et même davantage, car le Français va asséner une fameuse gifle à son auditoire, en le plongeant au sein d’un climat digne d’un sauna scandinave… 

Elvis Romeo assure le supporting act. Et il faudra certainement compter sur lui, dans le futur. Il a un fameux charisme. Tout en restant humble. Et nous livre des textes drôles et décapants, avec un accent bien bruxellois.

Quelques semaines plus tôt, il avait été programmé en première partie de Fauve, à l’AB. Et aujourd’hui, il a pour mission de chauffer la salle pour l’une de ses idoles. Même bagout, même esprit, même envie de communiquer sa joie de rapper. Il nous a tellement tapés dans l’œil (et l’oreille) que Musizcine vous proposera son interview, tout prochainement.

Pendant le premier quart d’heure du set, Junior Godfellaz balance une prod tranquille en mixant quelques bons morceaux (« As The World Turns », notamment) afin de faire monter progressivement la température. Faute de balcon, Romeo monte sur l’estrade et s’empare du micro, qu’il ne lâchera plus avant 20 bonnes minutes.

Il enchaîne « Mon Cousin Dégueulasse », « Le Capitaine », « Poignée de Punchlines », « Bruxelles c’est devenu la Jungle », « Nostalgie », et se paye même le luxe d’exécuter « Drôle de Décision », un morceau qui fait justement référence à Fuzati.

Mise en abîme, marque de respect, le show s’achève sur le coup de 20h40 alors qu’une première question me traverse l’esprit : pourquoi ces instruments sur l’estrade ???

25 minutes plus tard, la réponse tombe tel un couperet. Il n’y aura pas de Dj, mais 4 musicos. Ce petit enfoiré de Fuzati s’était bien gardé de nous prévenir de la surprise.

Si le loustic est là, c’est pour fêter le dixième anniversaire de la sortie de son premier elpee, « Vive la Vie ». Une ode frénétique au mépris, à la misogynie, la déprime, la solitude et l’onanisme.

Une décennie plus tard, il affiche toujours cette même désinvolture et manifeste encore cet éternel dégoût de l’être humain. Tant mieux, c’est sous cet aspect qu’il est le meilleur.

Le même masque blanc pour cacher son visage, il va nous proposer un spectacle de plus ou moins une heure, flanqué de son orchestre, nous replongeant dans une relation originelle, qui le liait à son public, en revisitant quelques uns de ses grands classiques (« Dead Hip-Hop », « Toute la Vérité », « Le Manège des Vanités », « Pas Stable », …)

Mais l’artiste ne s’est pas contenté de nous accorder la prod synthétique et basique de sa première galette. Il a voulu que le set prenne une excellente tournure organique. Son backing group se chargeant de l’aider à atteindre cet objectif. Tout en épinglant des plages issues de ses différents projets et long playings. Dont « Fin de L’Espèce», « Grand Siècle », « le Klub des 7 » et « L’Eponge ».

Le flow de Fuzati est impressionnant. Les musiciens s’éclatent, s’autorisent des solos à vous couper le souffle. Celui consacré par le claviériste au funky « Dead Hip Hop » est à tomber sur le cul.

Bouillant, l’auditoire se trémousse et reprend en chœur les abominations de l’artiste. Certains aficionados sont pratiquement en transe. De quoi presque vous foutre la trouille.

Fuzati démontre également qu’il a du talent comme instrumentiste, en nous réservant également son petit solo de clavier, avant d’entamer un freestyle croquignole issu de la track list d’Elvis Romeo qui était restée collée sur le plancher. Genre, rien à foutre, du moment qu’il y a des mots, on envoie le bois. Une autre manière de démontrer qu’il maîtrise ses textes à la perfection. 

Le rappel tombe vers 22h15 ; et 25 minutes plus tard, l’éclairage de la salle se rallume pour de bon.

C’était la première visite de Fuzati à Bruxelles. Il témoignera même de son étonnement de n’y avoir jamais mis les pieds. Et on espère que ce ne sera pas la première et la dernière fois.

Fuzati a autant surpris par ses qualités artistiques qu’humaines. En fait Fuzati est le plus philanthrope des misanthropes…

Set List :

Le Manège des Vanités (« Vive la Vie »)
Pas Stable («  Vive la Vie »)
Depuis que j’Etais Enfant (« Vive la Vie »)
L’Indien (« La Fin de l’Espèce »)
Un Peu Seul (« Vive la Vie »)
Dead Hip Hop (« Vive la Vie »)
Avec Les Larmes (« Vive la Vie »)
Sous le Signe du V (« Vive la Vie »)
Toute la Vérité (« Vive la Vie »)
Sinok (« Grand Siècle »)
Volutes (« La Fin de l’Espèce »)
L’Eponge (« Le Klub des 7 »)
-Freestyle-
Planetarium (« Grand Siècle »)
De l’Amour à la Haine (« Vive la Vie »)
Perspectives (« Vive la Vie »)

Rappel :

La Chute (« La Fin de l’Espèce »)
La Violence (« Grand Siècle »)
La Fin de l’Espèce (« La Fin de l’Espèce »)
Le Parapluie (« Le Klub des 7 »)
Destin d’Hymen (« La Fin de l’Espèce »)
Baise les Gens (« Vive la Vie »)

(Organisation: Botanique + Back In The Dayz)

 

Sean Rowe

Dans un monde parfait, cet homme serait une star…

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Responsable d’un dernier album particulièrement réussi –et ce n’est pas une première– le bûcheron new-yorkais se produisait, ce jeudi 26 mars, à l’ABBox. Il y venait défendre son quatrième opus solo, un disque dont les compos se nourrissent autant de rock, de folk, de soul, que d’americana pur jus. 

Vu l’excellence de ses chansons, manifestement des tubes en puissance, l’artiste deviendrait une star, au sein d’un monde parfait. Et son titre, « Desiree », parfait exemple empreint d’une sensualité indicible, trusterait les charts pendant des mois, délogeant même, et sans difficulté, des hits aussi insipides que le surfait « Happy » de Pharrell Williams. Aussi, on a envie de crier à l’injustice, quand on constate que le natif de Troy (NDR : c’est dans l’Etat de New York) n’attire qu’un auditoire aussi famélique. Néanmoins, cette situation permettra au spectateur lambda de profiter le plus confortablement du concert.

Barbu, le troubadour déboule seul sur les planches. Ses cheveux sont retenus par un catogan. Il est armé d’une guitare semi-acoustique et se sert d’une pédale de distorsion. Il nous confie avoir brisé sa seconde gratte lors de son arrivée en Belgique, et explique que pour accorder sa nouvelle, il a décidé de diviser son set en deux parties. Malgré des cernes impressionnants autour des yeux, il déclare être heureux de se produire en Europe. Il est même très à l’aise. Sa voix de stentor est particulièrement profonde. Son répertoire puise au sein des trois derniers opus. Des compos qu’il interprète énergiquement et avec une sincérité réconfortante. Affichant un fameux charisme, il parvient à séduire son auditoire en variant les climats, parvenant même à faire oublier qu’il est venu, ce soir, sans le moindre musico pour l’accompagner. Le deuxième titre de sa setlist, le fameux « Desirree » est ainsi proposé dans une version épurée, bien loin de la luxuriance du morceau enregistré en studio. Le climax du spectacle est atteint lors du bouleversant « My Little Man », une chanson dédiée à son fils et la superbe reprise de « The River », issue de la plume de son mentor Bruce Springsteen. A cet instant, on a l’impression que le Yankee joue en compagnie d’un groupe. La fin du concert est proche. Et vu la performance on a le droit d’en vouloir davantage. Une petite heure d’un tel spectacle, ce n’est quand même pas suffisant. Il nous accordera quand même deux beaux titres, au cours du rappel, dont la cover du « A Girl Like You » d’Edwyn Collins et du « Chelsea Hotel » de Leonard Cohen, dont Rowe partage manifestement, certaines affinités vocales…  

Un show parfait, de bout en bout. Et un nouveau et simple précepte va dès aujourd’hui guider ma vie : ne plus jamais manquer un concert de Sean Rowe !

(Organisation Ancienne Belgique)

Muse au Palais Royal !

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« Drones », c’est le titre du nouvel album de Muse, qui sortira ce 5 juin, 3 bonnes semaines avant qu’il ne clôture l’affiche du festival Rock Werchter. Il nous propose, en attendant, un clip consacré aux monuments symboliques belges. Et c’est ici

 

 

 

 

 

Les cicatrices de Jack Savoretti…

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Jack Savoretti publiera « Written in Scars », son nouvel album, en avril prochain.

Il a été produit par Samuel Dixon que l’on a vu comme directeur musical d’Adele et co-auteur de Sia.

On le présente dans la lignée de Paolo Nuttini voire de George Ezra…

Les amateurs du genre risquent de se ruer sur la vidéo de « Home » premier extrait, de cet opus et c’est ici

 

 

 

 

 

Fool’s Gold est tombé amoureux

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"I'm in love", c’est le titre du nouveau clip de Fool's Gold. Il est sur la toile et c’est ici

« Flying Lessons », son nouvel album, sera disponible à partir du 20 avril avant son concert qu’il accordera au Charlatan de Gand, ce 1er mai.

www.foolsgoldla.com

Virginia Wing

Comme un long fleuve trop tranquille…

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Détenteur d’un sésame, gagné haut la main chez nos amis de Rifraf (ben quoi, Noel Gallagher et Damon Albarn ne sont-ils pas copains comme cochons, à présent ?), je monte sur le pont de la péniche baptisée ‘Inside Out’, une embarcation amarrée depuis quelques années, sous la passerelle liégeoise.
Endroit insolite et au demeurant fort agréable pour assister circonstanciellement à une soirée endiablée ou comme c’est le cas ce soir, un concert au sein d’un climat feutré et quelque peu… tanguant.
Hélas ! Appelé à lever l’ancre prochainement, de manière définitive, le navire livre ses dernières représentations.
Mais pour l’heure, la jeune et prometteuse organisation PopKatari envahissait les lieux (elle remettra le couvert le 20 avril prochain et on vous en reparlera), pour une triple affiche aux douces effluves de champignons acidulés.
Capitaine ! Prêt à larguer les amarres ?

Accroché au bastingage, je prête une oreille aux premiers accents musicaux qui émanent du fond de la cale.

Intrigué, je descends les marches et me retrouve face à un quartet dont les musicos doivent avoir à peine dix-sept ans de moyenne, mais dont la gouaille et le talent efface vite toute trace d’immaturité prépubère.

Épatants de maîtrise pour l’un de leurs premiers concerts, les enfants de la région me font forte impression.

Si la somme de leurs influences semble confinée à un seul groupe, gageons qu’ils ne tarderont pas à se détacher de cette fratrie, même si fort élogieuse, elles sont encore un peu trop prononcées pour asseoir leur future réputation.

Bosko, dont le leader a une voix vraiment épatante, devrait donc bientôt percer au travers de la brume locale et dériver vers des eaux plus riches, en éveillant d’abord l’intérêt des fans d’Arctic Monkeys.

Puisque de singe il est question, commençons par celui qui dédaigne le dos de Willo, combo rouennais venu déposer ses rêves hallucinés, le temps de cette croisière, sur la Meuse.

« There’s No Monkey On My Back » ouvre en effet le set et démontre rapidement les limites du band, surtout sur le plan vocal. On cherche vainement l’émotion et rapidement l’ennui commence à vous envahir, comme un singe en hiver.

Les compositions sans réelle inspiration ne parvenant pas relever la sauce, le concert finit par provoquer ma fuite sur le ponton.

Peu de vent, pas d’embrun, ce groupe dont le style était annoncé quelque part entre celui de Grandaddy et des Flaming Lips, pour ses prestations énergiques, ne soulève guère de vagues.

Battant pavillon anglais, Virginia Wing approche enfin de l’embarcadère.

Escale portuaire avant de s’engager auprès de Notwist pour quelques dates outre-Rhin.

Placée en figure de proue, Alice Merida Richards et ses espadrilles (!) se fondent rapidement derrière ses synthés Korg ; mais sa voix trouve immédiatement place au milieu de réglages techniques imposés par un soundcheck hâtif.

Le psychédélisme post-kraut-pop parfumé d’essence nineties (oui, on pense effectivement à Stereolab), d’une belle efficacité sur disque (« Measures Of Joy » paru en novembre dernier) est censé prouver son potentiel sur scène, dépouillé des artifices du studio.

Si on ne tiendra pas trop rigueur à la formation pour les quelques approximations, notamment rythmiques dues, sans doute, à leur première date de leur tournée, on relèvera tout de même une sacrée perte de vitesse sur la longueur d’un set… qui n’aura duré que trente cinq minutes montre en main.

Plutôt emprunté et ne dégageant pas spécialement d’aura (le bassiste semblant si dépressif qu’on avait pris soin de retirer tout nœud marin des environs), la solution sonore s’enlise après le single « Marnie » et ne ressurgit des profondeurs du bassin liégeois que sur un final qui s’achève abruptement.

Sans l’ombre d’un rappel, les Londoniens filent alors en douce vers leur prochaine destination, nous laissant sur notre faim.

Si la péniche reste à quai, on attendait certainement que les artistes programmés ce soir, nous emmènent vers d’autres horizons.

Au final, ce sont les enfants du pays qui nous ont emportés au-delà de l’estuaire…

(Organisation : PopKatari)

 

The Subs

Difficile de décompresser, quand on a fait la fête…

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Cet entretien s’est déroulé le 30 août 2014, dans le cadre du festival des Barges à Scène sur Sambre. Pour répondre à nos questions, The Subs a délégué Jeroen ‘Papillon’ De Pessemier  et Wiebe ‘Tonic’ Loccufier. Il y a un bon bout de temps que votre serviteur souhaitait rencontrer les musiciens de cette formation gantoise. Jeroen est une véritable bête de scène. L’énergie qu’il y libère est fascinante. Pourtant, malgré leur réputation internationale et leur professionnalisme, les musicos sont demeurés humbles. Ils sont peu notoires en Wallifornie. C'est le moment de les faire connaître…

Entre vous et les Lokerse Feesten, n'y a-t-il pas un peu, une histoire d'amour ?

Jeroen : On aime bien y jouer. Le public est bon. Il y a toujours de chouettes têtes d'affiche. L’équilibre entre nouveaux et anciens groupes y est parfait et se manifeste à travers la programmation.
Wiebe Loccufier: C'est la cinquième fois consécutive que l'on y joue. Le public de Lokeren vient d’un peu partout. Et pas seulement de Lokeren. Ce sont 10 jours de fête. Il y règne une ambiance particulière. Lokeren est situé juste à mi-chemin entre Gand et Anvers et ce n'est pas loin pour nous.

Jeroen déborde d’énergie sur les planches. Tu prends les mêmes vitamines que Ricky Wilson de Kaiser Chiefs ?

Jeroen : Oui, je pense bien. Je prends des vitamines tout le temps. J'adore bouger. C'est ma manière d'avoir un contact avec le public. De communiquer. Je pense qu'il existe deux types de performances. Soit tu te montres arrogant ou généreux. Et les deux formules fonctionnent. Elles sont pourtant extrêmes. Regarde le chanteur d'Artic Monkey. Le gars, il ne donne rien. Enfin, quand même sa musique. Il n'y fait passer aucune émotion. D'une autre manière, il donne beaucoup, c'est du minimalisme. Ou alors tu prends l'autre extrême et c'est du maximalisme. Tu essais de livrer tout ce que tu as dans le ventre. C'est intéressant pour moi. Car je ne comprends pas pourquoi l'autre manière fonctionne aussi bien. J’incarne mon propre personnage sur scène. Il est difficile de comprendre parfois, pourquoi des performances peu intéressantes, ne sont pas généreuses. Pourquoi elles marchent. C'est quoi ce truc ? Le gars ne donne rien et le public renvoie, simplement à cause de la musique. C’est comme il existe également deux manières de séduire une femme. Tu la joues cool. Tu ne donnes rien et elle te saute dessus. Tu peux faire le bulldozer et tu donnes tout ce que tu as. Tu fonces et ça marche aussi. Moi je ferais plutôt le bulldozer, c'est plutôt dans mon caractère.
Wiebe : Il saute partout.

Lors des concerts, votre public s’agenouille. C'est intentionnel ?

Jeroen : Oui, c'est voulu. C'est drôle d’y parvenir. Quand j’ai essayé pour la première fois, il a accepté de prendre cette posture. La chanson y était propice. Ce moment particulier, on l’a maintenu au cours du set et on l’a perpétué, d’autant plus que le public adhère. C’est une petite ‘joke’ personnelle. Mais c'est cool. C'est dû à l'énergie libérée par la musique ; et à ce moment-là, je descends toujours dans la foule. Pour être directement en contact avec elle. Et quand elle est conséquente, c'est alors comme plonger dans une piscine. La mer qui crée des vagues humaines.
Wiebe : Moi, j'ose pas trop le regarder dans ces moments-là.

Répétez-vous un rituel avant de monter sur l’estrade ? Et puis, en la quittant ?

Wiebe : Je bois du coca. Je pense que notre rituel se produit lors du soundcheck.
Jeroen : On n’a pas vraiment de rituel. Maintenant, nous portons tous les costards. Et enfiler un costume est une forme de rituel.
Jeroen : Après un concert, on bavarde tout simplement avec les gens qui sont venus nous y voir. On souffle et on décompresse. Tu ne sais jamais dire. Quand c'est un grand et bon show comme à Dour et que tu as vraiment senti que l'énergie du public était vraiment forte, on a davantage de difficultés à décompresser.
Wiebe : Quand je rentre à la maison, j’ai besoin d’une heure pour reprendre mes esprits. J’essaye de dormir un peu. Car si je repars directement, je ne pourrais plus dormir après. C'est exactement le même phénomène qui se produit, quand je conduis 90 minutes. C'est bizarre…

The Subs, une réunion de Dj's ou de musiciens ?

Jeroen : Les deux, nous comptons au sein du line up un Dj et deux musiciens. C'est le mix.

Eclectique est incroyablement prolifique, la scène gantoise regorge d’excellents groupes. Une explication ?

Jeroen : À Gand, la scène électro est toujours en ébullition. Depuis au moins 15, si pas 20 ans. Avant ? Je ne sais pas. Tout a commencé par The Glimmers, Two Many Dj's et puis nous. J’ignore pourquoi ? Peut-être y a-t-il des vitamines dans l'eau potable. Ce mouvement s’est finalement ancré dans une forme de tradition. Quand quelqu'un entame un projet, d’autres veulent lui emboîter le pas, mais en mieux. Et finalement, c’est devenu une marque de fabrique. La nouvelle génération est prête à prendre le relais. Une nouvelle vague en route vers le succès.

Vous êtes gantois et pourtant surtout notoires à l'étranger ?

Jeroen: Oui, il faut bien vivre quelque part.
Wiebe : Quand on se produit en Wallonie, c’est un peu comme si on se produisait dans un pays étranger. S’y imposer est parfois difficile pour les groupes flamands.

D’où vient votre passion pour la musique ?

Jeroen : Nous y baignons depuis que nous sommes tout gosses. C’est plus facile quand tes parents sont musiciens. C’est une passion qui se transmet de père ou de mère en fils ou fille. Quand tu viens d’une famille qui n’a pas cette passion, c’est plus difficile de faire le pas et ton parcours est jalonné d’incertitudes. C’est un job stimulant. Si tu décides de reprendre la friterie familiale, c’est différent. Et bien moins attrayant.
Wiebe : J’ai d’abord été Dj. Je pense que quand tes parents sont musiciens, tu évites de te lancer dans la musique.

Parallèlement à The Subs, développez-vous également d’autres projets ?

Jeroen : Plein ! Je milite chez Friends In Paris. J'y bosse en compagnie d’un gars de Londres, où je vis. On est occupé de monter un concept quelque peu secret. On n'a pas encore discuté de ce qu'on allait réaliser ensemble et on n’a pas encore signé de contrat. Mon collègue Wiebe cherche à créer un label. Et nous proposons à d’autres artistes de le rejoindre…

Est-ce qu'il vous arrive de remixer des chansons d'autres groupes ?

Jeroen : On l’a fait pour Alt-J et La Roux. Nous y consacrons moins de temps, aujourd’hui. Comme notre album est plus pop, il y aura moins d'intérêt pour les clubbers à le remixer. Nous allons donc réaliser nos propres remixes de ce disque Ainsi, The Subs va remixer The Subs. Parce qu'on a voulu enregistrer un long playing pop…

Dr Lektroluv, vous êtes sur son label, est-ce une référence ou un ami pour vous ?

Jeroen : Un peu des deux.

Selah Sue a collaboré à votre album. Comment la rencontre s'est-elle opérée ?

Jeroen : J'envoie des petites démos et parfois nous travaillons ensemble. Je la connais, nous avons déjà travaillé ensemble. Nous partageons le même management et nous appartenons au  même cercle d'artistes.

Et par quel hasard avez-vous reçu le concours de Jean-Pierre Castaldi?

Jeroen : Jean-Pierre chante sur notre album. Je l'ai appelé. Il était très sympa. Il n'avait pas entendu le morceau avant. Je lui ai fait écouter le titre au téléphone et il a accepté immédiatement.

Faire la fête, c'est important pour vous ou est-ce tout simplement rock'n'roll ?

Jeroen : Faire la fête, c'est basique pour moi. C'est important et tout le monde doit faire la fête le plus possible. Quand tu es trop fatigué, tu ne sais pas faire la fête.

(Photo : Hanse Cora and Uber&Kosher)

 

 

 

 

Driving Dead Girl

Il est plus difficile de se produire en Belgique qu'à l'étranger…

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La Maison des Jeunes de Sambreville fêtait, en 2014, ses 40 années d'existence. Quatre décennies déjà que l'institution se décarcasse pour dynamiser la région de Sambreville. Et tout particulièrement dans le domaine de la musique. Nous sommes le 6 septembre 2014, soit le deuxième jour du festival organisé par cette MJ. Driving Dead Girl est un quatuor réunissant le chanteur/guitariste Dim Wild, le second gratteur Ronald Dondez, le bassiste Ruggero Catania et le drummer Vincenzo Capizzi. Ces trois derniers se sont volontiers prêtés au feu de nos questions.

Est-il exact que le festival de Dour a servi de détonateur au groupe ?

Ronald : Dour a été très important pour nous. C’est là que nous avons entamé notre aventure. Nous avions gagné le concours 'tremplin', ce qui nous avait permis de participer au festival. Je suis issu de Mons, donc un peu le régional de l'étape ; aussi se produire lors d’un tel événement alternatif était une aubaine pour nous.

Pourriez-vous nous relater la genèse de Driving Dead Girl ?

Ronald : En fait, Dim et moi étions amis depuis très longtemps. Au départ il évoluait dans l’univers du punk. Nous avons ainsi joué ensemble, brièvement, dans le même groupe. Puis nous avons monté Driving Dead Girl. Qui a vécu de nombreux changements de line up. Vincenzo y milite depuis pas mal de temps. Ruggero vient de débarquer. Il est vrai que plusieurs bassistes se sont succédé, avant son arrivée. Nous comptons 10 ans d’existence. Et Dan Diaz y a milité 4 ans. Pour tout savoir, si je suis montois et les 3 autres sont issus de Bruxelles.
Vincenzo : J’ai débarqué au sein du groupe, il y a 6 ans.

D'où vient le nom du groupe ? Driving Dead Girl signifie ‘conduire les filles mortes’. Ce patronyme a-t-il une signification particulière ?

Ronald : Aucune, en fait. Nous aimions ces mots-là et nous les avons réunis. En même temps, tout n'est pas faux non plus. Quelques anglophones nous ont avoué qu’il sonnait bien. Nous voulions simplement en dénicher un qui tienne la route.

Votre musique est souvent qualifiée de rock/garage. Une réaction ?

Ronald : J'allais justement t’en parler. Ce style de musique en englobe d'autres. Nous, on y a ajouté un zeste de psyché. Mais on pratique du rock pur et dur, tout simplement. On ne prétend pas émarger au garage, ce sont les autres qui le déclarent.
Vincenzo : On a déjà du mal à trouve notre place. On ne joue pas du punk, mais du rock. Energique.
Ruggero : Quand j’ai débarqué au sein du groupe, je n’ai pas pensé au genre de musique pratiqué ou que j’allais jouer. Je me suis amusé et c'est le but que je continue à poursuivre.

Avez-vous suivi une formation académique ou êtes vous autodidactes ?

Vincenzo : Pendant une année, j’ai fréquenté le Jazz Studio d'Anvers. Je n'ai pas d'autre formation particulière. On joue instinctivement.

Par quel hasard êtes-vous atterris sur le label at(h)ome ?

Ronald : En fait, c'est notre manager Bertrand qui s'est occupé de ce deal. Au début, nous étions hébergés chez Bad Reputation, un label français. On n’y a pas rencontré de problème majeur. Mais on ne peut pas dire que la communication et la promotion étaient optimales. On a alors décidé de changer. Bertrand a entrepris les démarches et a contacté at(h)ome qui était emballé par le projet.

Parmi les artistes belges sur se label, il n'y a que vous et MLCD ?

Ronald : En fait MLCD est chez notre tourneur. Il booke nos concerts et ceux de MLCD en France.
Vincenzo : Mais, il y a aussi un autre groupe belge…

Vous comptez 10 ans d'existence et avez gravé 3 elpees dont le dernier est paru l'année passée. Vous carburez au diesel ?

Ronald : Carrément oui. On est un peu fainéants, On se laisse bien vivre. Mais quand il faut, il faut.

Envisagez-vous de publier prochainement un nouvel album ?

Ronald : On a composé de nouveaux morceaux et on bosse dessus. Nous ne sommes qu’aux balbutiements de l’écriture. On a prévu sa sortie en 2015 ; mais il faudra mettre la gomme. Il devrait paraître au plus tard, fin décembre.

Vous avez prévu de nouveaux morceaux, dans la set list de votre concert ?   

Vincenzo : Du futur album ? Non. On en a composé quelques- uns, mais ils ne sont pas encore finalisés. Du troisième, oui c’est prévu. Mais, comme on ne t'a jamais vu à nos concerts, tu vas découvrir les plages du troisième.

Bie sûr que je vous ai déjà vu en concert, et il n'y a pas très longtemps. A l'Ancienne Belgique. Vous vous produisiez au club, juste après Alter Bridge, une formation de métal. Etre programmé après Von Durden et avant The Experimental Tropic Blues Band, c’est une belle opportunité ?

Vincenzo : On a déjà partagé la même affiche. Ce sont tous des amis. C'est chouette, on est très contents et impatients de se revoir. Et puis Von Durden remplace au pied levé Vegas. D'habitude, on les précède. Ils ont davantage de notoriété que nous. Nous avons tourné en compagnie d’Experimental, en France et aux Pays-Bas.

Eprouvez-vous davantage de difficultés à vous produire en Belgique plutôt qu’à l’étranger ?

Ronald : Dans notre cas, il est vrai qu’il est plus difficile de se produire en Belgique qu'à l'étranger. S’exporter est donc une obligation.
Vincenzo : Nous avons effectué des tournées en Tchéquie, en Slovénie, en Slovaquie et en Italie. Après avoir accompli le tour des maisons de jeunes branchées et transité par quelques salles de concert, tu as vite fait le tour de Belgique.

Sur les planches, vous vous montrez particulièrement dynamiques. Accordez-vous une grande importance au ‘live’ ?

Ronald : C'est ce que je préfère dans la vie d'un groupe.
Vincenzo : Monter directement sur scène, sans répéter à chaque fois, me procure un tas de bonnes sensations. Mais les répètes sont nécessaires, sinon on s'éclate systématiquement. Quand je reviens de tournée, je me sens mal dans la peau. Après deux ou trois jours, j'ai le cafard, je suis crevé, mais j’aimerais bien reprendre la route.

Entre les Ramones, Pearl Jam, Nirvana et John Spencer, vous avez une préférence ?

Vincenzo : Spencer et Ramones. Et Pearl Jam quand on est bourrés.
Ronald : John Spencer.
Ruggero : Certainement pas Pearl Jam.

Quelle est la décennie musicale la plus riche, dans l’histoire du rock, pour Driving Dead Girl ?

En chœur : Les sixties !

(Photo : Lara Herbinia)