Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Gabriel Rios, ‘Skip the Intro’ !

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Depuis octobre 2013, Gabriel Rios publie un single chaque troisième lundi du mois…

Son objectif ultime est de tous les réunir ensuite, exactement un an plus tard (le lundi 15 septembre), sur un album. Il est arrivé au bout de son challenge, puisque le disque est prêt à sortir (ce sera pour le mois prochain) et s’intitule « This Marauder’s Midnight ».

Au cours de ces trois dernières années, Gabriel Rios s’est installé à New York. Mais il revient en Belgique ce 24 octobre, pour ce produire sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles.

 

Une dernière porte de sortie pour Bush ?

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Non Bush n’est pas mort… ils revient ce 17 octobre pour un nouvel album, album précédé par le single « The Only Way Out ».

« Man On The Run » succède à « The Sea Of Memories » sorti en 2011. Il avait mis un terme à une pause de plus de 10 ans.

Le groupe aux 20 millions d’albums vendus n’est donc pas encore enterré…

http://bushofficial.com/

 

 

Nouveau single pour Wallis Bird

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Wallis Bird est régulièrement comparée à Janis Joplin, Fiona Apple et Ani DiFranco. Pour sa voix, mais également pour sa musique. En outre, volubile, enthousiaste et anti-conventionnelle, c’est un fameux personnage. Un brin exagéré ?

Elle vient de déménager à Berlin et cette ville a apporté des influences urbaines et plus groovy a sa musique fondamentalement rock/folk. 

« Daze » constitue le deuxième single extrait du nouvel album de l'Irlandaise, « Architect », comme elle dit elle-même : un morceau qui parle ‘de désir hypnotique et d'un amour qui ne sera jamais’.

Découvrez sa nouvelle vidéo du titre ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=EnpYpz50w-Q

www.wallisbird.com
https://www.facebook.com/wallisbird

 

 

You+Me = Alecia Moore+Dallas Green.

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Alecia Moore et Dallas Green ont présenté leur nouveau projet baptisé ‘You+Me’ (prononcez ‘You and Me’).

Leur nouvel album « Rose ave. » sort le 14 octobre mais la vidéo de « You+Me » est déjà sur la toile. Et c’est ici   

http://youplusmeofficial.com
http://Facebook.com/youplusmeofficial
https://twitter.com/youplusmeoffcl
http://YouTube.com/youplusmevevo
http://Instagram.com/youplusmeofficial

 

The last Scream of Robert 'Throb' Young

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Initialement bassiste de Primal Scream avant d’en devenir le guitariste dés 87 et ce jusqu'en 2006, Robert ‘Throb’ Young s’en est allé dans des conditions mystérieuses, dignes de toute star excentrique du R&R.

Son corps sans vie ayant été retrouvé dans un appartement de Hove, en Angleterre.

Âgé de  quarante neuf ans, il laisse derrière lui deux veuves, deux enfants, et le son unique des accords de « Loaded ».

Peter Murphy

Lion

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A cinquante-sept ans, Peter Murphy poursuit la recherche de son propre absolu et nous gratifie d’un dixième elpee solo plutôt réussi.

Si cette recherche personnelle d’émancipation n’a pas toujours donné lieu à de grands disques, il faut saluer l’abnégation d’un artiste qui refuse les compromis tout autant que de se reposer sur ses lauriers.

Ainsi, « Lion » semble un excellent résumé de sa démarche intègre et de sa vision artistique.

Certes, le sentiment de claustrophobie règne encore en maître, comme une ombre menaçante, mais quelques pans de lumière qui choient ci et là en cascades, différencient nettement le travail solo de l’œuvre de Bauhaus.

Ici, l’ex-figure de proue de la mouvance Gothique se réinvente tout en usant brillamment de ses propres codes, évitant l’enlisement.

Et comme l’équilibre n’a jamais été le point fort au sein de Bauhaus, il était donc essentiel pour son leader de se retrouver seul, afin de structurer son travail, choisissant pour y parvenir, des collaborateurs sur la même longueur d’ondes.

Ainsi, produit par Youth (Killing Joke), « Lion » fait entendre la voix d’un Peter retrouvé, certes en lutte constante avec ses démons, mais suffisamment éloigné de ses fantômes que pour avoir encore, malgré le temps, toujours quelque chose à dire.

Le choix du titre de cet album n’est en ce sens pas anodin.

Le lion représentant la personnalité de notre homme, bien mieux que la chauve-souris qu’on associe volontiers à l’image qu’on s’en fait.

Bien sûr, quelques vielles guenilles traînent encore sporadiquement ; mais comparativement à certains de ces derniers travaux, on évite le piège de l’auto parodie.

Ne cachant pas son admiration pour Bowie, Murphy adapte son chant à des arrangements plus ouvertement accessibles (comme l’illustre « The Rose »), et semble surtout retrouver le plaisir tout au long de cet elpee.

Bien sûr, on reste dans un registre goudronné qui devrait séduire son cheptel de fans croassant, mais l’audace insufflée dans ces onze titres permet d’imaginer la suite de sa carrière sans l’éternelle étiquette qui lui colle à la peau depuis 79.

Après avoir apprivoisé ce « Lion », il sera donc à présent possible d’aborder Peter Murphy sans faire référence à son illustre passé.

Et c’est sans doute la plus grande réussite de cet album.

 

Mastodon

Once More ‘Round The Sun

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A l’instar de son titre (« Once More 'Round The Sun ») Mastodon est reparti pour un tour. En l’occurrence un sixième opus, et dans la foulée, une tournée mondiale pour le défendre. Mastodon est né en 1999 à Atlanta, aux États-Unis. Suite à la rencontre entre deux New-yorkais et de deux Sudistes pur jus. Le line up réunit Bill Kelliher et Brent Hinds aux guitares, Troy Sanders à la basse et Brann Dailor aux drums. Ces trois derniers participent aux vocaux, et Troy aux lead. Cette formation pratique un heavy metal teinté de rock, de sludge et de prog. A ce jour, le quatuor avait publié « Remission », en 2002, « Leviathan », en 2004 : « Blood Mountain », en 2006, « Crack the Skye » en 2009, et « The Hunter », en 2011. Comme d'habitude, la pochette du nouvel LP est de toute beauté. Elle signée Paul Romano.

« Once More 'Round the Sun » est découpé en onze morceaux relativement courts. D’une durée de 54 minutes, le long playing en recèle 4 de plus de 5 minutes dont aucun ne va au-delà des 8 minutes. C'est plutôt bien pensé. Et on évite la lassitude inhérente à l’avalanche de notes distordues et conflictuelles. En choisissant Nick Raskulinecz pour la mise en forme, on pense inévitablement à Alice In Chains, Deftones, Queens of The Stone Age et surtout Neurosis. Et la participation de Scott Kelly sur la dernière compo en est la plus belle illustration.

Tout au long de « Once More 'Round the Sun », le climat est particulièrement lourd, un climat déchiré par la voix hurlante de Troy Sanders. Un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent opus, « The Hunter ». Donc qui s’avère plus métallique que progressif, tout en révélant quelques accents psychédéliques. Ce qui ne veut pas dire que leur musique n’a pas évolué. Simplement, le processus est plus subtil. Et nécessite plusieurs écoutes avant d’en saisir toutes les spécificités. Qui finissent même par surprendre. Mastodon ne laisse ainsi pas beaucoup d’alterantives d'appréhension quant à son apparence actuelle : la créature est superbe.

« Tread Lighly » ouvre le bal. « The Motherload » et « Feast Your Eyes » consituent les deux premières perles de l’œuvre. Caractérisés par ses riffs de grattes abrasifs et incisifs, « High Road » est paru en single. Sur le titre maître, la bête est au sommet de son art. La voix est puissante, claire et précise tout au long de « Chimes At Midnight », une piste prog qui libère des envolées tourmentées. « Asleep In The Depp » baigne au sein d’un climat psychédélique. « Aunt Lisa » est une composition accessible et plutôt mélodieuse, parcourue de cordes bien senties. Les trois voix se conjuguent et sont soutenues par une chorale d’enfants. Brent Hinds et Bill Kelliher réservent leurs solos endiablés mais parfaitement maîtrisés à « Ember City ». « Halloween » est mon titre préféré. La voix est superbe. Le son des grattes écrase tout sur son passage. Atteignant près de 8’, « Diamond In The Witch House » clôt le long playing. Une compo élaborée, climatique, prog si vous préférez, dont la fin de parcours tortueuse devrait ravir les mélomanes du style…

Si aujourd’hui, les ténors du métal, tels qu’Iron Maiden ou Metallica cherchent leur second souffle, Mastodon ne les a pas attendus pour prendre un nouvel essor. Le band ne s’est d’ailleurs jamais aussi bien porté et est très susceptible de reprendre le flambeau du genre. Il en possède, en tout cas, toute les aptitudes…

 

The Icarus Line

Avowed Slavery

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Une bonne dose d’animalité rock’n’roll m’était nécessaire, en ces premiers jours de boulot, pour agrémenter leur routine parfois insidieuse… Une dose concentrée, fournie par quelques dealers officiels : les Californiens d’Icarus Line. Sans surprise, ils se chargent du boulot de façon admirable et à intervalles réguliers. Ces Angelinos, actifs depuis 1998, nous proposent déjà un mini album, quelques mois après la sortie de « Slave Vows ». Cinq longs titres sauvages comme autant de coups de pied au cul ! Tout au long d’« Avowed Slavery », Joe Cardamone a décidé de durcir davantage le ton tout en continuant à se charger de la mise en forme. La saturation des guitares est une règle, la dissonance un art. Mais en conservant un esprit rock et non pas expérimental ; bien que vous ne détecterez pas la moindre caresse mélodique entre la tronçonneuse électrique de « Leeches and Seeds » et les 13 minutes cacophoniques –probablement dédiées à Jack l’Eventreur dont on vient de découvrir la probable identité– du pas très sain « The Father, the Priest »… Du rock. A l’état pur donc, proche du Nick Cave des débuts. De quoi nous faire oublier que les morceaux de cet Ep ne sont tout de même pas terribles…

 

Sivert Høyem

Endless Love

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Lorsque le romantisme exacerbé rime avec classe, en se préservant de toute lamentation, vous pénétrez, sans le savoir, dans l’univers de l’ex-Madrugada.

Aux thèmes abordés faisant écho à la noirceur de l’âme tout autant qu’aux affres invariablement liées au sentiment amoureux, l’ami Sivert choisit une interprétation sensuelle et souvent rageuse, habitée inlassablement par son timbre de voix particulier.

Pour sa nouvelle échappée belle, le Kojak des fjords ne s’éloigne pas de son registre originel. Il creuse plus profondément les sillons qui partant de l’épicentre de son cœur, s’immiscent dans les sentiers de nos sens à l’écoute.

Entre Blues agité et fiévreux (sans être maladif), et envolées Rock un rien brumeuses, l’éventail de cet « Endless Love » résonne comme une descente en rappel dans les abysses d’un myocarde maudit.

Ici, les parois sont rugueuses et s’atrophient sous le joug d’un afflux sanguin bouillonnant, là, elles s’ouvrent sur des espaces grisants qui rappellent les plus beaux déserts.

Et si l’amour est conté est sans fin, il souffre néanmoins de ramifications cruelles qui étreignent la gorge de Sivert Høyem à plus d’une reprise.

Cet album est un plan, la carte secrète qui mène dans les tréfonds des âmes tourmentées, et permet d’éviter les écueils du genre (l’apitoiement, les pleurnicheries vaines et les larmes de crocodiles entre autres).

Tour du propriétaire en dix points.

L’entrée brûlante par le biais du single  éponyme (« Endless Love »), l’enivrante spirale de « Enigma Machine », le Gospel de « Handsome Savior », la tonalité désespérée de « Inner Vision », la fatalité de la ballade « Free As A Bird / Chained To The Sky », l’ivresse tangente de « Little Angel », les giclées électrifiantes de « Wat Tyler », les aspérités sinueuses de  « Görlitzer Park », l’orgue solennel de « At Our evening Table », et la trace chaude laissée sur le sable par « Ride On Sisters ».

Catharsis pour son auteur et simple baume pour son auditeur, ce disque est le révélateur d’un film noir et blanc inscrit sur une pellicule abandonnée à tous les vents.

Death Vessel

Island Intervals

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Joel Thiboteau, alias Death Vessel, est né à Berlin ; mais il a grandi sur la côte Est américaine. « Island Intervals » constitue son troisième album et son second signé sur le prestigieux label Sub Pop. On connaissait le goût de l’Américain d’adoption pour le folk ; par contre, on ignorait tout de son amour pour l’Islande.

Jamais l’île scandinave n’aura hanté à ce point un album (au titre évocateur) venu d’outre-Antlantique. Sa rencontre avec Jónsi, alors qu’il assurait la première partie de Sigur Ròs, semble avoir été déterminante. La musique de Death Vessel évoque les paysages paisibles islandais (du moins quand les volcans ne se réveillent pas). On n’est jamais très loin de la bande à Birgisson. A cause de la voix aigue de Joel Thiboteau. Ou de Mùm, lorsque l’électronique apparaît furtivement. En outre, à l’instar d’« Island Vapors », certaines plages s’enfoncent dans le lyrisme ; ce qui n’est pas sans rappeler d’autres formations islandaises. Dès lors, il n’est pas étonnant d’entendre la voix de Jónsi sur « Ilsa Drown » et de voir, derrière les manettes, le compagnon du Scandinave, Alex Somers.

Paisible et atmosphérique, « Island Intervals », constitue certainement, le plus islandais des albums germano-américains. 

 

Speaking Corner

Prochaine Saison

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Le 9 août 2014, Speaking Corner se produisait dans le cadre du Parkrock Festival à Baudour, entité de Saint-Ghislain, dans le Hainaut.

Lors de son entrée en scène, le groupe présente très bien et capte naturellement l'attention des quelques personnes dispersées, ça et là, face à la grande scène.

Musicalement, le son est soigné et les arrangements très efficaces. Tantôt dispensée tantôt dans la langue de Molière, tantôt dans celle de Shakespeare, la voix est déclamatoire. L'art est parfaitement maîtrisé. L'écriture des textes en français, l'est tout autant. Une des chansons du set, « Michel Pop », est un extrait du roman « La possibilité d'une île » de Michel Houellebecq. Elle s'y intègre très bien.

Au fur et mesure que le set évolue, des spectateurs s'approchent du podium et les applaudissements se font de plus en plus nombreux.

Les musiciens quittent les planches avec la conviction du devoir accompli. Enfin, je l'espère.

« Prochaine Saison » tourne régulièrement sur ma platine depuis quelques jours. Ce premier opus réunit neuf pistes.

Cerise sur le gâteau, Claudia Chiaramonte, chanteuse du groupe Starving, pose sa voix suave sur deux d'entre-elles. Un pur régal !

 

Owen Pallett

In Conflict

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Avez-vous déjà lu la moindre critique négative formulée à l’égard d’Owen Pallett ? Probablement pas… En effet, le toujours jeune prodige canadien est constamment encensé par la critique, tant pour son travail opéré auprès d’Arcade Fire, la B.O. de film ‘Her’ réalisé par Spike Jonze que pour son œuvre solo (sous son propre nom ou le projet précédent, Final Fantasy). Chaque apparition semble étaler une nouvelle facette de son génie…

Encore une fois, à l’écoute d’« In Conflict », son 4ème essai ‘all by himself’, il s’avèrera difficile de démonter l’étoile brillante du multi-instrumentiste, dont l’univers rappelle énormément un autre compositeur de grand talent : l’Américain Andrew Bird (« Infernal Fantasay »). Les deux artistes sont capables d’arrangements d’une grande délicatesse, qu’ils accomplissent à l’aide de violons ou d’accords de piano, même si le natif de l’Ontario teinte le tout de subtiles touches d’électro (« I’m Not Afraid »)… En phase introspective, (‘I’ll Never Have Any Children’ se plaint-il, sur le titre d’ouverture, « I’m Not Afraid ») Pallett se sert de son timbre de velours afin d’enrichir sa pop aussi baroque qu’extravagante (la texture étonnante de « Chorale » en est une belle illustration) qui navigue entre classicisme et modernité… Dommage cette carence en mélodies fortes… Une exception qui confirme la règle ? L’allègre « Song for Five & Six ». Ben oui, j’ai osé égratigner un artiste qui risquait de se transformer en statue ! Pour souligner le seul bémol de cet album d’une grande qualité…

 

Cut Hands

Rip it, cut it & dance to this!

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On vous le répète sans cesse, le Magasin 4 fête, pour l’instant, ses 20 ans d’existence, en proposant une ‘prog’ aussi variée qu'intéressante. On se plonge cette fois-ci dans une affiche plutôt expérimentale et sans concession. Quand on joue dans ce créneau on ne s'attend naturellement pas à la grande foule ; et effectivement j'ai retrouvé l'intimé propre aux soirées à prises de risques... Bref nous n'étions sans doute guère plus d'une cinquantaine de personnes au temps fort de celle-ci. Mais c'était après le premier live dont je vais vous parler.

Un premier live assuré par Ripit devant quelques rares spectateurs motivés, projet au sein duquel on trouve Niko, infatigable activiste qui a organisé de nombreux concerts et tourné pas mal aussi bien en Europe qu'en Amérique du Nord. Accompagné sur scène par son acolyte Tzii aux visuels (en compagnie duquel il œuvre aussi dans Fujako, fabuleux duo abstract hip hop/indus/dub) il balance une mixture de beats concassés, de boucles volontairement pas trop carrées et de sons assez noise et profonds qui se déploient librement dans l'espace sonore. Pour y parvenir, il a recours à des moyens assez limités comme une boîte à rythmes antique, l'un ou l'autre synthé et une table de mix. Le résultat connaît évidemment des fortunes diverses, parfois boiteuses, parfois faussement dansantes, mais souvent ‘abîmées’ et longeant des chemins de traverse.

Place ensuite à un duo romain baptisé Germanotta Youth, un duo revendiquant l'étiquette cyber-math-grindcore. Solide programme en perspective pour cette paire ultra speedée, qui combine la frénésie et la précision dans un trip de dingo grâce à un batteur hallucinant (à peine âgé de 22 ans) et un claviériste tout aussi assez impressionnant. Toutes les boucles de batterie sont exécutées live et sonnent comme des rafales de beats qu'on imaginent samplées et accélérées. Mais non! Un résultat obtenu grâce à un usage habile mais parfois un peu systématique de la double pédale, auquel répondent les gros sons de synthés basses et autres également joués en direct. On croirait quelquefois entendre un groupe ‘prog’ sous influence et en 78 tours, gardant toujours des mélodies sous le coude, malgré le bruit et la cadence imposée, incroyable mais quasi-permanente. En effet, il faut souligner la maîtrise du groupe qui malgré l’énergie voire la violence inimaginable libérée, parvient à ne pas dépasser un niveau de volume qui ferait passer sa musique de jouissive à douloureuse. Pareil en ce qui concerne l’intensité du set. Quarante-cinq minutes sont bien suffisantes ! Et nous sommes bien chauds pour la suite du programme.

Et quelle excellente surprise d'entendre William Bennet, membre de White House (tiens on parlait de musique douloureuse...), s'adonner à la transe percussive! En effet, si le côté noise propre à la formation culte n'est pas complètement oublié, il est en tout cas bien en retrait par rapport aux sons percussifs qui dominent largement la musique de Cut Hands. On rentre assez directement dans le vif du sujet ; et petit à petit le Magasin 4 se change en dancefloor electro-indus, métamorphose que j'apprécie particulièrement et n'avais pas encore eu l'occasion de vivre là-bas. Pulsations à la fois tribales et mécaniques, rétro et futuristes qui évoquent aussi bien des rituels vaudous fantasmés (?) que l'ambiance froide et industrielle de vastes hangars abritant des free parties. Nous sommes peu nombreux mais enthousiastes et le set se prolonge au delà du couvre-feu habituel alors que le son s'étoffe et devient plus bruitiste. J'ignore jusqu'à quelle heure la fête a continué, car il a bien fallu se résoudre à aller prendre le train du retour pour un voyage aussi mécanique mais nettement moins plaisant tout de même... Mais quel final pour cette soirée qui nous a encore donné une bien belle occasion d'aller souffler les bougies de la salle de l'Avenue du Port!

(Organisation : Magasin 4)

 

Bonnie ‘Prince’ Billy dans toutes les langues…

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Bonnie ‘Prince’ Billy, père spirituel de tous les folkeux modernes, se produira en concert le 20 novembre à l’AB à Bruxelles. Il y présentera « Singer’s Grave A Sea of Tongues », son nouvel album, dont la sortie est prévue pour le 22 septembre.

Pour découvrir un premier extrait, c’est ici

Tracklisting:

1. Night Noises
2. So Far and Here We Are
3. There Will Be Spring
4. Quail and Dumplings
5. We Are Unhappy
6. It's Time To Be Clear
7. Whipped
8. Old Match
9. Mindlessness
10. Mew Black Rich (Tusks)
11.  Sailor's Grave A Sea of Sheep

 

Nick Cave, édition limitée…

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Le nouveau single issu de « 20,000 Days on Earth » sera disponible le 10 novembre en édition vinyle limitée.

Y figureront les morceaux « Give Us a Kiss » et le magnifique « Jubilee Street ».

La vidéo est quant à elle déjà ‘on line’…

http://smarturl.it/ncandtbskissvid

https://soundcloud.com/nickcaveofficial/nick-cave-the-bad-seeds-jubileestreet-live-from-the-sydney-opera-house/s-Ynk0Z

 

 

Le Cœur de Clare Louise

Écrit par

Clare Louise a dévoilé le nouveau clip du titre "My Heart" tiré de son dernier album « Balloons ».

Réalisé par Romain Tardy, il emmène Clare dans un univers surréaliste, limite psyché et en tout cas, assez éloigné que ce qu'elle a l'habitude de nous proposer.

http://url.snd14.ch/url-134810531-1834186-26082014.html

En concert

05/11/2014 - Atelier 210 - Etterbeek

19/11/2014 - Rayon Vert - Jette

http://clarelouise.be

 

 

Jack White à la Blogothèque.

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La fameuse Blogothèque a invité Jack White pour une performance unique au Château de Fontainebleau près de Paris !

Au programme : “The Same Boy You've Always Known” (issu de « White Blood Cells ») et "Entitlement" (issu du dernier « Lazaretto »). 

http://smarturl.it/JWblogotheque

Le mythique Américain se produira, en outre, le 16 novembre à Forest National.

www.jackwhiteiii.com

 

La nouvelle vidéo d'Electric Wizard réalisée par l'artiste belge Shazzula

Electric Wizard, le groupe anglais de doom metal, vient de publier une nouvelle vidéo, "SadioWitch", pour annoncer son prochain album : "Time To Die", à paraître le 29 septembre prochain chez Spinefarm. Le combo existe depuis 1993 et a enregistré sept albums complets, dont deux sont considérés comme des chefs d'oeuvre du genre : Come My Fanatics... et Dopethrone. Le style d'Electric Wizard incorpore des éléments stoner et sludge, avec des paroles basées sur l'occultisme, la magie noire, H.P. Lovecraft, les films d'horreur et le cannabis.
 
La nouvelle vidéo a été réalisée par Shazzula, une musicienne et réalisatrice belge basée à Bruxelles. On y trouve des images filmées en Belgique et en Islande, parmi lesquelles une impressionnante scène orgiaque avec corps dénudés, fouets et masques...
 
L'annonce officielle précise : « Ce film est le premier film promotionnel financé complètement par Electric Wizard. Il comporte des scènes filmées clandestinement qui représentent la déprédation luciférienne que les fans attendaient depuis longtemps... Il documente les plaisirs de la chair, des drogues et du sadisme... Un accouplement visuel de l'occultisme de Kenneth Anger avec les visions monomaniaques de Jess Franco et les excès débridés de Robert Hartford Davies... Bizarre, sexuel, primaire... Le cinéma rejoint à nouveau le rock dans ce rêve perdu de Sade... »
 
Pour regarder la vidéo, c'est ici.
Electric Wizard : Site web et page Facebook
Shazzula : Site web et page Facebook

Sham 69

Les papys du punk font plus que de la résistance…

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En 2014, le Magasin 4 fête ses 20 ans ! De 1994 à 2014, plus de 3 300 groupes différents s’y sont produits. Tout d’abord au 4, Rue du Magasin ; et ensuite au 51B, Avenue du Port. Il s'agit d'une aventure humaine et artistique de plusieurs vies. Tout aurait été impossible sans les nombreux bénévoles, artistes, groupes, organisateurs ainsi que tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à l’aventure de ce lieu à l'atmosphère unique.

Ce soir la punk attitude est à l’ordre du jour. Les Slugs, Contingent et les toujours aussi fringants –quoique vétérans– Sham 69 vont nous la rappeler. Deux jours plus tôt, votre serviteur était au même endroit pour assister au set de Napalm Death et consorts. Et j’avais passé une mauvaise soirée à cause de la médiocrité du son. Ce mercredi, il est nickel ! Parfait de chez parfait ! Même pas besoin de bouchons dans les oreilles. Et pourtant, c’est du lourd qui va assaillir nos tympans. Dans un auditoire à nouveau sold out !

Les Slugs ouvrent les hostilités. J’avais souvent entendu parler du combo, mais c’est la première fois que j’assiste à un de leurs concerts. Leur dernier opus, « BanqueRoute », est sorti en 2011. Le quatrième doit bientôt paraître. Ce trio réunit Geoff à la basse, Ren à la guitare et de Bini aux drums. Avant de siéger derrière ses fûts, ce dernier enlève chaussures et chaussettes. Les Slugs auraient pu naître d’un croisement entre The Clash, The Damned et UK Subs. Différence, mais elle est de taille, les lyrics sont exprimés dans la langue de Voltaire ou en dialecte wallon. Leur punk est plutôt carré, mais festif, infernal quoique savoureux et surtout divertissant.

« Français-Ca tourne » et l'hilarant « Ca-Banquier » entament le set. Ils enchaînent deux titres à la fois, car les morceaux sont brefs. Pas plus de 3’, suivant un rituel du style. « Canada » rend hommage à nos amis wallons expatriés là-bas. « GPS - Derouf - Coup d'Pie Dan Et Gueule » sont interprétés en dialecte. Les Slugs ont un message à faire passer. Et ils se servent de l’humour pour y parvenir. C'est la rentrée, et je retrouve mes amis Micheleke, Jean-Pierre et bien sûr le photographe Wim de MusicZine (Wim ne semble pas vouloir me quitter). « Mr Le Prof » traite d’un sujet bien difficile à exercer aujourd’hui. « Zoo et Binoche » adresse un petit sourire à Juliette. Et « Karaté-Ninja » clôt le spectacle. Le préposé à la vente des cds ôte son tee-shirt et exhibe son ventre. Il va tenter de faire son sumo en attaquant quelques 'belles bêtes'. 45 minutes, c’était court, mais très bon. Aussi bien pour les oreilles, que pour les jambes. A revoir ! Je m'offrirai bien un petit showcase ‘at home’. En outre, les musicos sont loin d’être des manchots.

Le deuxième groupe qui se produit ce soir, c’est Contingent. Encore des vieux briscards, mais bruxellois. Honnêtement, j’ignore tout de leur parcours. Heureusement, Micheleke, la bible vivante de la musique rock, vient à mon secours. Le combo est né en 1979 ! Et il impliquait le guitariste Eric Lemaître, décédé depuis. En outre, ce concert lui rend hommage, car c’est un des membres fondateurs du band, mais également du Magasin 4.

Aujourd’hui, le line up réunit Bob Seytor au micro, John Baine à la basse, Daniel Wang aux drums et James Neligan à la gratte électrique. Le temps est compté. En trois-quarts d’heure, la set list va égrener 21 titres , dont « Bruxelles », « La Fille De Ma Concierge », « Pas Craquer », « Electric Guerilla », « Poupée Plastique » (NDR : elle est même représentée à l’avant-scène), « Police Control », « Fonctionnaire » et « Tout Seul Ce soir ». Le discours du vocaliste est interprété en français. Et il passe 5 sur 5. Les artistes débordent d'énergie et les spectateurs commencent sérieusement à pogoter.

Place enfin Sham 69, à la tête d’affiche ! Les gaillards on pris de la brioche autant que de l’âge. Je les ai vus il y a plus de 30 ans. Le line up original a changé. Tim V est au chant (depuis 2007 pour remplacer le charismatique Jimmy Pursey), Neil Harris est à la 6 cordes (un membre fondateur, revenu en 2012), Al Campbell à la basse depuis 2009 et le drummer Ian Whitewood (dans l'aventure à partir de 1986). Leur patronyme est inspiré d'un graffiti que le chanteur Jimmy Pursey avait vu sur un mur des toilettes, 'hersham 69'.

23 morceaux vont défiler. Des anciens, mais également des nouveaux. Le dynamisme de Tim est réconfortant. En outre, c’est un excellent communicateur. Les pogos et les crowdsurfings se succèdent dans la fosse. Après tout, c'est ma jeunesse qui défile devant les yeux. Je vais donc participer à la fête et mouiller mon tee-shirt des Sex Pistols avec un bonheur certain. Quel plaisir de rajeunir un papy nostalgique ! « We Got A Fight », « What Have We Got », « Hey Little Rich Boy», « Western Culture », « They Don't Understand » et « I Don't Wanna » déferlent à une allure vertigineuse. Je me mêle aux comiques qui dansent. Allez Micheleke, ne te cache pas, c'est bon ! « Ulster », « Rip Off », « Tell Us The Truth », « Loud Mouth» et « Sweeney Todd » embraient dans le même esprit. La chaleur est de plus en plus insupportable, dans l’auditoire. Ce n'est plus de mon âge…

Sur les planches, les papys du punk font plus que de la résistance. Leur show est dévastateur et puissant comme autrefois. « Family Life », « Thats Life » et « Shout » permettent au public de reprendre son souffle. Mais « Borstal Breakout », « Security Guard », Sing When You Wining » ainsi que « Hurry Up Harry » redémarrent au quart de tour. Si bien que le peuple de la fosse s'invite sur l’estrade pour participer à la fête… aussi vite remballé par les musclés de la sécurité qui rejettent tout ce beau monde d'où il était venu. Les musclés, c'est bon enfant, il ne faut pas exagérer dans la violence. Le concert tire à sa fin, et il fait de plus en plus soif. Aussi, pendant « 3Q And A », je me réfugie au bar. « Cockney Kids Are Innocent » et Angels With Dirty Faces » clôturent le spectacle. Lors du rappel, pendant « If The Kids Are United », deux jeunes gamins décident quand même de remonter sur le podium. Sympa, le service de sécurité ferme les yeux. Merci au Magasin 4 pour cette belle soirée !

(Organisation Magasin 4)

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Massive Attack

Algorithme & Blues

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Dépêché en dernière minute par la grâce d’un sms sur le coup de seize heures trente (et après avoir réalisé que l’événement avait lieu le soir même !), je m’engage donc dans la bouche fiévreuse de Bruxelles, remontant son reflux gastrique par le colon Montgomery pour arriver à l’ouverture des portes.
Si l’événement de ce soir mérite quelques chamboulements de dernière minute (exit la réunion des parents et bonjour l’étiquette de père indigne !), je peux me féliciter de m’être à ce point pressé, vu mon placement en première ligne.
Conditions idéales donc, s’il en est, pour revoir le groupe de Bristol, deux mois à peine après les Ardentes.
Premier constat : l’auditoire réunit presque exclusivement des quadragénaires ; une conséquence du coût déraisonnable des places. Mais à qui doit on en imputer la faute ???
C’est en tout cas une des raisons que mon esprit avance sur l’échiquier de l’analyse en préambule à ce concert à connotation unique. Unique, car il est fort à parier que le prochain passage du groupe se déroulera dans un espace bien moins agréable.
Jouissant du privilège d’invité, je m’abstiendrai donc de relancer la polémique sur la surenchère des prix de concerts et vais donc sagement me contenter de profiter pleinement du spectacle.
Et tout semble parfaitement en place pour celui-ci.

Vingt heures, la sono commence à diffuser les premières nappes de Dub, prévisible incursion vers les abysses lumineuses d’une Massive Attack.

S’y devinent, les sources d’inspiration du groupe qui ont, à l’aube des années 90, révolutionné le monde musical.

Au fil des minutes, certains spectateurs commencent à s’impatienter.

Près d’une heure plus tard, dans l’obscurité tapissée de fumigènes, presque sur la pointe des pieds, les silhouettes investissent le podium.

Ainsi débute la messe.

Pour concevoir l’entité du groupe précurseur du Trip Hop, il faut envisager le spectacle selon deux axes.

D’une part sa musique, bien entendu, mais aussi son visuel dans lequel les membres s’investissent largement.

Indissociables, l’un et l’autre forment une alchimie parfaite lors de leurs shows, renforçant l’impact de la prestation.

Les premières basses viennent s’écraser comme des lames de fond au-devant de la scène et en arrière, un gigantesque écran digital scindé en différentes sections, diffuse invariablement messages anti-propagandes et images de masse lobotomisantes.

Cette collision, loin d’être fortuite, génère un impact direct sur l’émotionnel et le ressenti de la partie musicale.

Mis de telle sorte en lumière, les morceaux de Massive Attack révèlent ainsi d’autant plus leur magnifique noirceur, mais aussi leur éclatante inventivité.

Bien sûr, rien n’est laissé au hasard, et si celui-ci s’invite à l’improviste sous la forme d’un grain de sable venu se loger entre les cordes vocales de Martina Topley-Bird ; lorsqu’elle interprète « Paradise Circus », il n’enraye pas pour autant la machine admirablement huilée.

Pourtant, cette quasi-perfection ne coule pas la performance du groupe dans un moule d’ennui.

Et si ses membres connaissent parfaitement leur partition numérique, ils semblent unis par une osmose interne les reliant les uns aux autres et leur permettant d’ajouter cette infime touche de magie noire qui fait la force de MA.

Tour à tour, Martina Topley Bird, Horace Andy et Grant Marshall (alias Daddy G) viennent prêter leurs voix aux différentes compositions qui se tissent comme autant de toiles lumineuses.

Ce à quoi un light show somptueux vient se superposer, de sorte à donner corps à l’âme du band qu’on peut apercevoir danser entre les faisceaux de lumière.

Manifestement incommodée par un léger refroidissement, la chanteuse semble jouer sur la réserve.

Qu’importe, puisque émane de sa gorge cette mystérieuse sensualité qui habille si bien les titres, s’appropriant avec grâce et élégance les morceaux chantés par d’autres sur disque.

Quant à l’icône du Reggae, fidèle à lui-même, il investit la scène de son aura intemporelle.

Ainsi se succèdent les hits du groupe, sans surprise, mais interprétés avec force et un savoir-faire qui semble décupler au fil des dates.

En guise d’aperçu de l’album à venir (et dont la date n’est pas encore avancée), quelques nouveaux titres se glissent dans la set list.

La méthode de travail a peut-être changé (Robert Del Naja évoquait récemment dans une interview aborder l’élaboration de ses morceaux de manière différente), mais le résultat reste tout aussi convaincant.

Avant un unique rappel, la troupe disparaît comme elle est apparue, soit en catimini.

Mais au final, après trois titres (dont l’incontournable « Safe From Harm » en apothéose) elle s’éclipsera sous les hourras de la foule, baigné dans une lumière crue, les révélant enfin, tous réunis, s’échangeant généreusement congratulations et embrassades sincères.

Fondamentalement, le concert de ce soir n’était pas très différent de leur prestation en festivals, mais dans ce contexte de perfection presque totale, était-il bien convenable de faire la fine bouche ?

(Organisation : Greenhouse Talent)

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Napalm Death

Quand le son est pourri, les oreilles trinquent…

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En 2014, le Magasin 4 fête ses 20 ans ! De 1994 à 2014, plus de 3 300 groupes différents s’y sont produits. Tout d’abord au 4, Rue du Magasin ; et ensuite au 51B, Avenue du Port. Il s'agit d'une aventure humaine et artistique de plusieurs vies. Tout aurait été impossible sans les nombreux bénévoles, artistes, groupes, organisateurs ainsi que tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à l’aventure de ce lieu à l'atmosphère unique.

En débarquant à 18h15, le Magasin 4 est déjà blindé. C'est bien la première fois que je vois autant de monde dans cette salle. Peut-être l'effet ‘anniversaire’. Je me faufile parmi les spectateurs et y croise pas mal de monde issu d’outre-Quiévrain. Il fait chaud et même très chaud dans la fosse. Mr Marcaille ouvre les hostilités. Un français assez bien constitué, en slip noir. Il est armé d’un violoncelle et se sert de deux grosses caisses, à l’aide de ses pieds. Ce 'One Man band, c'est un peu le Rémy Bricka du death metal ! Il se démène, triture son instrument et frappe sur ses toms, en même temps. Mais le son est tellement exécrable, que par réflexe, j’enfonce mes bouchons dans les oreilles. Avant d’aller prendre l’air. Je tente à deux reprises de revenir sur mes pas. Mais rien à faire, je n’entends que du bruit, et je retourne à l’extérieur.

Place ensuite à Vorax Virosus, un combo belgo/français. Un trio guitare/basse/batterie, ma foi, fort classique. Le son n’est toujours pas meilleur, même filtré par mes boules-Quiès. Je décide donc de faire l'impasse. Sorry les gars, j’espère vous revoir dans de meilleures conditions. Un petit conseil quand même, prévoyez un ingé-son compétent…

C’est au tour de Visions Of War d’investir les planches. Issu du Nord du pays, il pratique du thrash/crustcore. Il est actif depuis 1996. Dès le soundcheck, les musicos réclament un meilleur son dans les retours de scène. Et réitèrent leurs sollicitations dès le début du set. Apparemment, il est aussi pourri sur l’estrade que dans la salle. Le chanteur a pourtant une très bonne voix et les autres membres du groupe se dépensent sans compter. Je tente de me réfugier derrière la table de mixage (où le son doit être bon). Mais peine perdue. La soirée est plus que mal embarquée. Vu les efforts opérés par le band, j’assiste à l’intégralité de leur prestation, mais un peu à contrecoeur…

J’espère cependant, en mon for intérieur, que les problèmes seront résolus pour la tête d’affiche. Il s’agit quand même de la formation insulaire Napalm Death. Eh bien non, rien n’a vraiment changé. La set list est généreuse et réunit 26 titres. Le public est toujours aussi conséquent, mais la déception peut se lire sur les visages. Le chanteur Mark ‘Barney’ Greenway est pourtant en forme et bouge pas mal. Il s'époumone et chante à tue-tête. Je me suis planté derrière la console, où normalement, le son est censé irréprochable. Pas du tout ! Je recule jusque la sortie. Ce n’est pas mieux ! A la moitié du set, je décide alors de jeter l’éponge et de vider les lieux. Il est très rare que je quitte un concert au beau milieu de son parcours. Mais vu les circonstances, ma décision était inévitable. Car finalement, j’ai passé une mauvaise soirée…

(Organisation : Le Magasin 4)

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