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Bernard Dagnies

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Deux groupes méritaient de figurer en tête d’affiche ce soir, à l’Aéronef. Tout d’abord The Mystery Lights. Américain, il est responsable à ce jour d’un mini album et de deux long playings, dont le dernier, « Too much tension », est paru en mai dernier. Puis Last Train. Français, alsacien plus précisément, son deuxième elpee, « The big picture » (voir chronique ici), est sorti le mois dernier. Appréciant le rock/garage, votre serviteur avait coché la première formation dans son agenda, mais était aussi curieux de voir ce que le quatuor mulhousien avait dans le ventre, sur les planches. La surprise n’en sera que plus grande…

Lorsque The Mystery Lights grimpe sur le podium, la salle est déjà aux trois quarts remplie. Le line up implique un drummer, un bassiste, une très jeune claviériste, et deux guitaristes, également membres fondateurs du band. En l’occurrence Alfonso Solano, le seul qui ait les cheveux-mi-longs, les autres arborant de longues tignasses. Il joue sur une ‘phantom’, comme les Fuzztones. Puis Mike Brandon, le chanteur. Grand, filiforme, souple, il bondit comme un félin, prend des poses acrobatiques spectaculaires et vient régulièrement monter sur la petite estrade réservée au batteur. Glapissante, haut-perchée, sa voix navigue quelque part entre celles de Rick Ocasek, Robert Plant et Roger Hodgson. Lors du set, au cours duquel les morceaux s’enchaînent presque sans temps mort, le combo tente l’une ou l’autre incursion dans le blues/funk ou même la prog épique, mais elles font un peu pâle figure par rapport aux titres de pur garage bien rythmés, parfois à la limite du punk. Sur les plus accrocheurs, le clavier rogné, parfois ‘manzarekien‘ s’infiltre insidieusement, alors que bénéficiant d’une solide section rythmique, les deux gratteurs libèrent une électricité savoureusement grésillante, frémissante, parfois psychédélique. Réceptive, la foule accorde une belle salve d’applaudissements au quintet yankee, pour sa prestation… (pour les photos c'est )

La voie ferrée est maintenant tracée pour le Last Train. La salle est quasi-sold out ; et si l’auditoire est multigénérationnel, on y dénombre, quand même beaucoup de jeunes. Même des enfants, dont les oreilles sont sagement préservées par des casques de protection. En intro, les baffles crachent "The lonely Shepherd", une compo du célèbre flûtiste roumain Gheorge Zamfir. A cet instant, la scène est plongée dans un décor en noir et blanc. Et lorsque le quatuor débarque sur le podium, on remarque que même la basse est de couleur blanche et les guitares, de teinte noire. Chaud-boulette, le public, majoritairement français, même si quelques frontaliers sont présents dont quelques néerlandophones, manifeste déjà son enthousiasme. Et le convoi de s’élancer à toute vapeur. Dès « All alone », les trois gratteurs déambulent de gauche à droite et de long en large, en se contorsionnant, alors que véritable locomotive, le préposé aux fûts maintient parfaitement les rames sur ses rails. Tiré à quatre épingles, Jean-Noël Scherrer, ôte sa veste et dévoile un gilet seyant. Il retrousse ses manches de chemise, avant d’aborder le deuxième titre, « Way out ». La ligne de basse est crépusculaire, les déflagrations électriques sont chargées d’intensité. Imprimé sur un tempo presque new wave, « Dropped by the dove » déferle comme une compo des Stooges. Des déflagrations qu’on retrouve tout au long de « House on the moon », un titre réminiscent des débuts de Muse. Au début de « On our knees », les trois gratteurs font face au drummer et entament le morceau dans un climat incantatoire avant qu’épileptiques, les guitares n’entretiennent un climat déchiré entre calme et tempête. Le medley entre « One side road » et « Between wounds » s’ébranle sur un rythme bien carré, puis finit par se déstructurer et vire même au psychédélisme. Jean-Noël s’enhardit, traverse le front stage, franchit les barrières, et rejoint la foule. Il grimpe sur les épaules d’un solide gaillard et brandit le poing tel un gladiateur (NDR : geste qu’il va faire régulièrement tout au long du concert) puis se laisse porter par la foule, tout en triturant sa six cordes. Au bout de quelques minutes, il retourne sur le podium, afin d’achever l’interprétation du morceau sur un tempo de plus en plus frénétique. Grondante, la ligne de basse communique un sentiment de menace tout au long de « Disappointed ». Quelques arpèges de gratte amorcent « Fire », une forme de blues magnifié par des guitares jumelées et ponctué de quelques explosions électriques, un morceau qui va soulever une véritable ovation de la part du public. Et le concert de s’achever par le syncopé et judicieusement intitulé « Leaving you know ». Le spectre de Placebo plane. Les musiciens sont déchaînés, survoltés même, et Julien vient frotter ses cordes contre son ampli pour en extraire le max de feedback.

Le public en veut encore et le manifeste bruyamment. Trois wagons à la set list seront dispensés en appel. Tout d’abord « Tired since 1994 ». Il s’ébroue tel un tortillard, puis monte en crescendo alors que quelques aficionados aux premiers rangs en profitent pour allumer quelque briquets (NDR : et pas des smartphones !) comme trente ans voire quarante ans plus tôt. Rollingstonien, caractérisé par ses ‘ouh ouh’ ferroviaires que la foule reprend en chœur (NDR au cours du set, le public chante d’ailleurs régulièrement les paroles), « Cold fever » incite l’auditoire à frapper des mains, gestes qui se transforment en acclamations. Avant d’attaquer le dernier morceau, Jean-Noël, remercie l’équipe technique, les musiciens de Mystery Lights pour avoir assuré le supporting act ; puis le convoi s’embarque dans une version plus courte, mais diablement efficace et terriblement sauvage, entre rock et blues, du titre maître de son dernier opus, « The big picture ». C’est la dernière claque du concert. Une fameuse ovation s’élève de la fosse. Le groupe n’en revient pas. Les musicos se congratulent. Se prennent dans les bras. Le moment est émouvant. Quitter l’auditoire semble même briser leurs cœurs. Un peu comme s’ils partaient pour un long voyage en sachant qu’ils ne reviendraient plus avant longtemps… Franchement, ce soir, à l’Aéronef, il ne fallait pas manquer ce Last Train… (pour les photos, c'est ici)

Set list :
All Alone, Way Out, Dropped by the Doves (I Only Bet On Myself was initially planned), House on the Moon, On Our Knees, One Side Road/Between Wounds (Medley), Disappointed, Fire, Leaving You Now

Rappel :
Tired Since 1994, Cold Fever, The Big Picture

Annoncés dans le cadre de l’édition 2019 du festival Sonic City, qui se déroulera à Courtrai, Warmduscher et Fontaine DC ont déclaré forfait ! Ils seront remplacés respectivement par Grimm Grimm le 9 novembre et Mykki Blanco le lendemain. En outre, Vivien Goldman est venu s’ajouter à l’affiche, le samedi.

Pour la programmation voir ici mais aussi

 

thu 17 oct
instore: Fiesta En El Vacio (B) + Christophe Clébard (B) + Accident Du Travail (Fr)
venue: crevette records

fri 18 oct
Magma (Fr) - sold out
venue: theatre140

wed 31 oct
Rattle (Uk) + Caroline Proftaner (It) + Dj Maroushka (B)
venue: rue crickxstraat

sat 2 nov
John Edwards & Mark Sanders & John Butcher (Uk)
venue: rue crickxstraat

sun 3 nov
Negativland (Usa)
venue: cinema nova

sat 9 nov
Caspar Brötzmann Massaker (ger) + K-Group (nz)
venue: rue crickxstraat

sun 10 nov & mon 11 nov
Lightning Bolt (usa) + dj. flugvel og geimskip (is)
venue: rue crickxstraat

sat 16 nov
Up-Tight (jap) + Société Etrange (fr) + Balladur (fr)
venue: rue crickxstraat

fri 22 nov
Ictus Ensemble & Jerome Noetinger & Antoine Chessex (b/fr/ch) + 64-feet (b)
venue: rue crickxstraat

http://www.lesateliersclaus.com/

mercredi, 02 octobre 2019 18:08

Le retour de Doctors of Madness…

Considéré comme le chaînon manquant entre David Bowie et les Sex Pistols, le légendaire Doctors of Madness a publié un nouvel album ce 13 septembre 2019. Les morceaux ont été écrits par Richard Strange sur une courte période et ont été enregistrées aux studios Doghouse, dans l’Oxfordshire, sous la houlette, à nouveau, de John Leckie. Intitulé « Dark Times », il a bénéficié, lors des sessions d’enregistrement, d’une belle brochette d’invités, dont Joe Elliott (Def Leppard), Sarah Jane Morris (Communards), Terry Edwards (Tindersticks, Nick Cave, PJ Harvey et Madness), Steve 'Boltz' Bolton (Paul Young, The Who et Atomic Rooster), la jeune protest singer Lily Bud, et le duo japonais Power Sister Paul, présent sur tous les morceaux. Richard y signe un acte d’accusation contre la folie sociopolitique du monde contemporain. Ce qui ne l’empêche pas de parler de Dylan, Bowie, Gainsbourg ou encore Tom Waits ; mais les influences et les références vont au-delà de la musique. Et pour cause, Strange est à la fois, acteur, écrivain et conservateur d’arts. Ce qui influence fondamentalement sa manière de composer et bien sûr de décrire les événements…

Le clip de « Make it stop”, issu de ce nouvel LP est disponible ici

Tracklisting:

So Many Ways To Hurt You
Make It Stop!
Sour Hour
Walk Of Shame
This Kind Of Failure
This Is How To Die
Blood Brother
Dark Times

 

mercredi, 02 octobre 2019 18:05

Le déjeuner pas très propre de Warmduscher

Warmduscher publiera son nouvel album ce 1er novembre 2019. Intitulé « Tainted lunch », il mêle post punk, punk, hip-hop et lounge rock. Les sessions se sont déroulées en quatre jours, sous la houlette de Dan Carey (Kate Tempest, Black Midi, Fontaines DC). Iggy Pop ainsi que Kool Keith y ont participé, chacun pour un morceau. En attendant, le clip de « Midnight Dipper » est disponible ici

Track listing

Rules Of The Game (feat. Iggy Pop)
Tainted Lunch
Midnight Dipper
Disco Peanuts
Fill It, Don't Spill It
Burner (feat. Kool Keith)
The Chimp
Precious Things
Grape Face
Dream Lotion
Blood Load
Tiny Letters

mercredi, 02 octobre 2019 18:03

Il fait presque jour pour Chris Knight…

« Almost Daylight », c’est le titre du nouvel elpee de Chris Knight. Il fait suite à « Little Victories », publié il y a déjà 7 ans ! Ray Kennedy (Steve Earle, John Prine, Allison Moorer) en assuré la mise en forme et le mixing. Chris y décrit, de manière familière, des personnages ruraux, des hommes désespérés et des survivants de la misère. Témoignage de la compassion, de la rédemption et même de l’amour direct, cet album est à la fois dur et tendre…

Le clip du titre maître es disponible ici

 

mercredi, 02 octobre 2019 18:02

Un deuxième single pour Order 89

« Edward », c’est le titre du deuxième single de Order 89, extrait de son premier opus qui sortira ce 18 octobre 2019.

Il y a un an que la formation sévit sur les scènes parisiennes pour rôder les compos de « Bleu Acier ». Hantée par une poésie sombre, la musique de Order 89 oscille entre musique électronique, sonorités atmosphériques ou purement rock. Elle invite à un voyage post mortem sur fond de synth wave, post punk et french wave.

Le clip de « Edward » est disponible ici

 

mercredi, 02 octobre 2019 17:59

Le Puzzle de Lemon Straw

Le nouvel elpee de Lemon Straw paraîtra en février 2020. Il s’intitulera "Puzzle".

Il s’agira seulement du troisième opus, puisque le premier, « See you on the other side », remonte à 2009, et le deuxième, « Running home », à 2015 !

En attendant, son nouveau single, "Angels never die", est disponible ici

 

http://www.lemonstraw.be

lundi, 30 septembre 2019 15:51

The Big picture

Outre-Quiévrain, la presse est dithyrambique à l’égard du second elpee de Last Train, un quatuor alsacien, établi aujourd’hui à Lyon. Et ma foi, elle n’a pas tout à fait tort. Car hormis deux ou trois morceaux plus tendres, la formation nous propose un rock pur et dur qui fait la part belle aux guitares. Des références ? Queen of The Stone Age et Royal Blood. Il y en a d’autres, mais en général, elles sont puisées dans le stoner des 70’s. Eraillée, la voix de Jean-Noël Scherrer colle bien aux compos, même si elle emprunte les inflexions de Liam Gallagher sur « All alone ». Hormis l’intermède « A step further down », une piste tramée sur des accords de piano subtils et le single « The idea of someone », une ballade mid tempo, les 8 autres plages sont bien chargées d’électricité. Ce qui n’empêche pas les variations dans le tempo. A l’instar de l’épique « On our knees », déchiré entre passages acérés et parties plus atmosphériques. Ou encore de « Right where we belong ». Caractérisé par de belles envolées de gratte, sa mélodie rappelle quelque part « Lucy in the sky with diamonds ». « Disappointed » se révèle davantage pulsant et fragmenté. Excellent, « Tired since 1994 » est construit un peu comme chez Radiohead circa « The bends ». Après la longue intro lente et acoustique, on assiste à une montée en crescendo, avant que la compo n’atteigne son intensité maximale et ne s’achève de manière plus indolente, un peu comme elle avait commencé. Enfin, l’opus s’achève par le titre maître, un morceau de 10’, pour lequel le groupe a reçu le concours de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse. Entre classique et électrique, cette autre piste épique alterne également entre épisodes calmes et tempêtueux...  

En concert le 10 octobre 2019 à l’Aéronef de Lille, à la même affiche que The Mystery Light, le 14 novembre 2019 au Zik Zak à Ittre et le 19 décembre 2019 au Botanique de Bruxelles, mais aussi à travers la France, en Allemagne et aux Pays-Bas…

lundi, 30 septembre 2019 15:41

Is it an easy life ?

Fondé en 2016, Leopardo était à l’origine le projet solo de du chanteur/guitariste Romain Savary. Après avoir enregistré l’album « Di Caprio », il s’est entouré d’un second gratteur, d’un bassiste et d’un drummer pour partir en tournée. Depuis, le projet est devenu groupe. Et « Is it an easy life ? » constitue son second opus. Question qui mérite en tout cas d’être posée, et à laquelle, de toute évidence, répondre par la négative serait ridicule, quand on connaît un peu l’histoire de l’humanité. Mais répondre par l’affirmative signifierait que la vie est un long fleuve tranquille. Ce qui est loin d’être le cas… Aussi tout au long de ce long playing, Leopardo aborde des sujets brûlants d’actualité comme la peur, la flamme de l’amour, la déprime, le stress de la vie professionnelle, la génération gueule de bois avant de clore par un récit saugrenu consacré à l’armée chinoise.

Syd Barrett, le Velvet Underground et Gorky’s Zygotic Mynci semblent manifestement constituer les références de base de la musique de Leopardo. Syd Barret pour le psychédélisme, V.U. pour l’expérimentation et Gorky’s pour l’approche parfois farfelue des compos, des compositions soulignées par le vocal aigrelet Romain qui évoque justement celui d’Euros Child. Mais les nuances sont parfois tellement subtiles qu’il est difficile de bien cerner les morceaux. Vaporeux, le tire maître aurait pu figurer sur le premier album de Connan Mockasin. Délicieux et rafraîchissant », « I wanna tame you » mériterait de sortir en single. Des interventions de guitare gémissantes, réminiscentes d’Erik Braun (Iron Butterfly) torturent le space rock (Hawkwind ?) « Fear » et le garage lo-fi « Again », même si cette électricité est diffusée plus sobrement. Outre une piste noisy (« Modern love »), psyché surf (le frénétique « Holiday of love »), l’elpee nous réserve deux pistes caractérisées par ses variations de tempo. Tout d’abord l’indie lo-fi « Alone on earth » et puis surtout « Happiness », une compo plus complexe, lancinante, construite comme en boucle, entre arpèges de cordes semi-acoustiques, disgressions électriques subtiles et chœurs falsetto, légèrement en retrait. Un album vraiment intéressant !