Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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dimanche, 08 septembre 2019 11:42

Squid : des calamars au centre-ville

Squid, c’est une toute jeune formation issue de Brighton, en Angleterre, responsable de quelques singles et de deux Eps à ce jour, dont le dernier, « Town center », est paru ce 6 septembre 2019. Pratiquant une forme de post punk teinté de disco, de jazz et de funk blanc, la formation vient d’également d’extraire un single de cet Ep, et il s’intitule « Match bet » (voir le clip ici). Le groupe se produira ce 13/09 dans le cadre du Leffingeleuren, le 16/09 au MOD de Hasselt et il est à l’affiche du Sonic City ce 10 novembre.

dimanche, 08 septembre 2019 11:40

A la recherche de Mikal Cronin

Pour enregistrer son quatrième opus solo, « Seeker », Mikal Cronin a reçu le concours du backing group de Ty Segall, The Freedom Band, dont il est d’ailleurs le bassiste. Mikal avait d’ailleurs participé aux sessions d’enregistrement des albums de Ty Segall, "Emotional Mugger" (2016), "Ty Sgall" (2017) et "Freedom's Gobelin" (2018). Son inspiration, il l’a puisée dans une cabane sise à Idyllwild, dans les montagnes californiennes, avant qu'il ne doive déguerpir, suite aux incendies qui ont ravagé la région. L’elpee paraîtra ce 25 octobre 2019. Un avant-goût ? Le clip de « Shelter » (ici) Et de « Show me » () qui figurent dans le tracklisting. Si la mélodie du premier morceau évoque parfois Robert Plant, celle du deuxième lorgne plutôt vers Tom Petty…

Track listing

Shelter
Show Me
Feel It All
Fire
Sold
I’ve Got Reason
Caravan
Guardian Well
Lost a Year
On the Shelf

dimanche, 08 septembre 2019 11:36

Les sérénades du désastre de Parlor Snakes

Parlor Snakes, c’est un duo franco-américain réunissant Eugénie Alquezar et Peter K, soutenu par un backing group à géométrie variable. A son actif, deux singles, « Shotguns » et « Tomorrow Never Comes », ainsi que deux albums, « Let’s Get Gone (2012) » et un éponyme, publié en 2015, un disque enregistré à New-York, sous la houlette de Matt Verta-Ray. Son troisième, "Disaster Serenades", paraîtra ce 4 octobre 2019. Les plages de cet opus, sont annoncées particulièrement sombres, et sensuelles ; en outre, la musique oscillerait entre garage, pop et punk.

Un aperçu ? Le single “Marc Bolan fifth dream”, à découvrir ici,

 

qui figurera sur cet LP.

Track Listing

  1. Darkness Rises, 02. Das Meer, 03. Wonderland, 04. Palor Snakes - Marc Bolan's Fifth Dream, 05. Delicate Creatures, 06. Serpent, 07. End Of Love, 08. Nylon & Milk, 09. Frequency

Né le 2 novembre 1968, Neil Casal s’est donné la mort ce 26 août 2019. Outre sa carrière solo au cours de laquelle il a publié douze elpees solos, ce guitariste, chanteur, auteur-compositeur et photographe américain a notamment milité chez le Hard Working Americans, mais également au sein du Chris Robinson Brotherhood et surtout du backing group de Ryan Adams, The Cardinals, de 2005 à 2009, sans oublier ses multiples collaborations (NDR : entre autres, Cass McCombs, Willie Nelson, James Iha, …) Il avait gravé son dernier album personnel, « Sweeten the Distance », en 2011 et avait terminé les sessions d’enregistrement d’un nouvel opus, une semaine avant sa mort, en compagnie de son groupe, Circle Around the Sun.

RIP  

lundi, 02 septembre 2019 11:40

Une compile pour Billy Bragg !

Un best of de Billy Bragg, se focalisant sur sa période entre 1983 et 2019, sera publié en numérique ce 20 septembre et en vinyle le 15 novembre. Il recèlera de nombreux inédits, mais également de nombreuses sessions immortalisées, notamment par John Peel, David Jensen, Janice Long, Phill Jupitus, Bob Harris ou encore Tom Robinson. Et le tout a été remasterisé !

Tracklisting “Best Of Billy Bragg At The BBC 1983 – 2019” :

  1. A New England (John Peel session, 27th July 1983)
  2. Fear Is A Man's Best Friend [Cale] (John Peel session, 27th July 1983)
  3. Love Gets Dangerous (John Peel session, 27thJuly 1983)
  4. Like Soldiers Do (David Jensen session, 22ndDecember 1983)
  5. The Man In The Iron Mask (w/ Dave Woodhead) (David Jensen session, 22ndDecember 1983)
  6. The Saturday Boy (David Jensen session, 22ndDecember 1983)
  7. A Lover Sings (John Peel session, 18thSeptember 1984)
  8. Between The Wars (John Peel session, 18thSeptember 1984)
  9. A13, Trunk Road To The Sea [Troup/Bragg] (w/ Wiggy) (Saturday live, 13th October 1984)
  10. There Is Power In A Union (John Peel session, 20th August 1985)
  11. Days Like These (John Peel session, 20thAugust 1985)
  12. Scholarship Is The Enemy Of Romance (Janice Long session, 18th December 1985)
  13. Greetings To The New Brunette (John Peel session, 2nd September 1986)
  14. Ideology (John Peel session, 2nd September 1986)
  15. The Warmest Room (John Peel session, 2ndSeptember 1986)
  16. She’s Got a New Spell (John Peel session, 30thAugust 1988)
  17. Valentine's Day Is Over (John Peel session, 30th August 1988)
  18. The Short Answer (John Peel session, 30thAugust 1988)
  19. Rotting On Remand (John Peel session, 30thAugust 1988)
  20. The Few (John Peel session, 12th May 1991)
  21. Accident Waiting To Happen (w/ Wiggy) (John Peel session, 12th May 1991)
  22. Tank Park Salute (w/ Cara Tivey) (John Peel session, 12th May 1991)
  23. Brickbat (John Peel session, 13th October 1995)
  24. This Gulf Between Us (John Peel session, 13thOctober 1995)
  25. Goal Hanger (London Music Week live, 1st May 1997)
  26. The Boy Done Good [Bragg/Marr] (London Music Week live, 1st May 1997)
  27. From Red To Blue (London Music Week live, 1st May 1997)
  28. The Busy Girl Buys Beauty (Janice Long Paris Theatre London Live, October 1999)
  29. It Says Here (Janice Long Paris Theatre London Live, October 1999)
  30. Lonesome Traveller [Hays] (John Peel session, 8thDecember 2004)
  31. Goodbye, Goodbye (Phill Jupitus live, 30thMarch 2007)
  32. Way Over Yonder In The Minor Key [Guthrie/Bragg] (Bob Harris live, 6th May 2012)
  33. No-One Knows Nothing Anymore (Latitude Festival live, 18th July 2014)
  34. Levi Stubbs’ Tears (Glastonbury live, 26th June 2015)
  35. Why We Build The Wall [Anais Mitchell] (Tom Robinson live Buxton Opera House, 21st January 2017)
  36. I Ain’t Got No Home [Guthrie] (w/ CJ Hillman) (Radio 2 Folk Awards live, 5th April 2017)
  37. The Space Race Is Over (Tom Robinson Now Playing 6Music ‘Billy Bragg Takeover’, 14th July 2019)
  38. St. Swithin's Day (Tom Robinson Now Playing 6Music ‘Billy Bragg Takeover’, 14th July 2019)

http://www.billybragg.co.uk

lundi, 02 septembre 2019 11:39

Nouvelle tentative pour Echo Beatty

Annelies Van Dinter, aka Echo Beatty, publiera un nouvel Ep en octobre prochain. Son titre ? « Ode to attempt ». Un disque qui fait suite aux albums « Tidal Motions » et « Nonetheless », parus respectivement en 2013 et 2016. Lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de Koen Gisen, Mirko Banovic et Louis Evrard, sans oublier Patricia Vanneste (ex-Balthazar, Hydrogen Sea, Sohnarr) et Trui Amerlinck (Ivy Falls, Tsar B), respectivement au violon et au violoncelle.  

La vidéo du titre maître de cet Ep est disponible ici

 

mardi, 27 août 2019 18:10

Premier album solo pour Kim Gordon

Produit par Justin Raisen (Angel Olsen, Yves Tumor, John Cale, Charli XCX, etc.), enregistré au Sphere Ranch de Los Angeles et empruntant son nom à un film de Chantal Akerman, « No Home Record », le premier elpee de Kim Gordon, constitue une forme de retour lorsqu'elle a commencé à jouer de la musique au début des années 1980, en se servant d’une guitare, une boîte à rythmes et de paroles extraites d'un texte publicitaire. «

L’ex-Sonic Youth, publiera donc son premier elpee, ce 11 octobre. L’opus fait l’objet de vidéos artistiques, dont « Sketch artist », réalisé par Loretta Fahrenholz (à découvrir ici).

Parmi ses neuf titres, le long playing comprend également le single 2016 « Murdered Out » (en écoute )

Tracklisting:

1 Sketch Artist
2 Air Bnb
3 Paprika Pony
4 Murdered Out
5 Don’t Play It
6 Cookie Butter
7 Hungry Baby
8 Earthquake
9 Get Yr Life Back

Dario Mars, le projet de Renaud Mayeur, sortira son nouvel opus, « Flesh », fin septembre. Renaud a récemment composé plusieurs BOs (‘Doubleplusungood’, ‘Vierges’, ‘Duelles’), et inévitablement, le travail sur ces musiques de films à influencé sa manière d'écrire.

Renaud a eu envie de modifier le format rock song classique pour quelque chose de plus instrumental et plus axé sur des thèmes musicaux.

Pour « Flesh », qu'il a composé et enregistré seul, Renaud reprend le chant, explore le rock instrumental, les bandes son des westerns de Sergio Leone, du cinéma de genre et l'easy listening des sixties, avec les Stooges en guise de boussole. « Keith », premier extrait de cet LP doublé en clip, est disponible ici

 

Dives est un trio féminin, autrichien pour être plus précis, dont le premier elpee, « Teenage Years Are Over », paraîtra ce 15 novembre 2019. Dora De Goederen, Tamara Leichtfried et Viktoria Kirner avaient déjà publié un premier mini-album éponyme, sous la houlette du musicien et producteur local Wolfgang Möstl (Mile Me Deaf, Sex Jams, Clara Luzia). Entre surf et indie rock, le combo puiserait, apparemment, ses influences majeures, chez Shop Assistants et The Feelies. Un avant-goût ? Le clip du single « Chico », à découvrir ici

 

  

jeudi, 15 août 2019 16:29

W-Festival 2019 : jeudi 15 août

Nouveau changement de site pour le W-Festival, qui après avoir été inauguré à Wortegem-Petegem, puis déménagé à Amougies, retourne près de ses sources, c’est-à-dire à Waregem. Dans la grande salle Expo, pour être plus précis. En passant l’entrée, on est un peu surpris par la configuration des lieux. A contrario de celui du Mont-de-l’Enclus, ils sont très concentrés. Faut dire aussi que l’an dernier, il fallait marcher plusieurs kilomètres avant d’arriver sur la plaine. Mais n’empêche, cette grande étendue exhalait un petit air de Woodstock. Et puis les émanations de friterie ou autre fast-food se dispersaient dans la nature. Mais ici, on a l’impression de pénétrer dans une sorte de petite kermesse flamande bordée de tas d’échoppes alimentaires, avec tables, bancs et parasols et où il ne manque finalement que les manèges. A l’arrière de la salle Expo, un podium baptisé Olivier Daout a été dressé pour accueillir quelques concerts. Judicieux, une tribune assise et couverte a même été aménagée. Enfin, la salle Expo est quand même impressionnante, puisqu’elle compte un peu plus de 3 700 m2. Et puis, de nombreux parkings entourent l’édifice. Donc plus besoin d’avaler plusieurs bornes avant d’atteindre le site.

La journée de votre serviteur démarre par Tristesse Contemporaine, un trio cosmopolite, établi à Paris, qui réunit le Suédois Leo Hellden, le Britannique Michael Gifts et la Japonaise Namuri Omori. Le premier se consacre à la guitare, le second au chant et la troisième aux claviers ainsi qu’aux vocaux. Responsable d’une forme d’électro-pop-indus-krautrock, très influencée par les 80’s, un peu dans l’esprit de Stereolab, le groupe va nous délivrer un set de bonne facture. Minimaliste, atmosphérique, caractérisé par ses sonorités faussement glacées, il est néanmoins desservi par la voix un peu trop limite de Mike, qui semble avoir abandonné son masque…  

Solar Fake embraie. Le leader et multi-instrumentiste Sven Friedrich possède un baryton profond, très susceptible de rappeler Andrew Eldritch (Sisters of Mercy) et les mélodies sont bien torchées, dans un style dansant à mi-chemin entre cold wave des eighties et electro-pop contemporaine. Mais rapidement, on perd rapidement le fil d’un set qui va finalement se révéler anecdotique ; une prestation contrariée par une panne de light show ainsi que des éléments visuels, malgré une cover plutôt réussie du « Papillion » des Editors…

Mauvaise nouvelle, les Primitives ont pris du retard. Et pour cause, ils ont été bloqués à la frontière. Il se produiront donc plus tard, sur la scène baptisée Olivier Daout. Malheureusement ce sera au même moment qu’Echo & The Bunnymen. Donc difficile de se couper en deux. Et c’est The Blow Monkeys qui va récupérer ce créneau horaire.

Entretemps, on est allé jeter une oreille à The obsCURE (NDR : à ne pas confondre avec un groupe bengali de pop/rock), un cover band issu du Nord du pays qui se consacre au répertoire de Cure. Of course ! Ils sont six sur les planches et il y a un monde fou sur la place. Le chanteur, Dirk Vrijs, a le même look que Robert Smith, en moins grassouillet, chante plutôt juste et la musique proposée est respectueuse de l’originale. En outre, certaines reprises sont enrichies de vidéos des mêmes compos du mythique groupe britannique. Mais, ce qui cloche, c’est qu’entre les morceaux, ce vocaliste, qui ne joue pas de guitare, laissant ce soin à deux autres musicos, s’adresse en néerlandais à ses amis, ses connaissances et tutti quanti et leur adresse même de grands signes, pour les remercier de leur présence, rendant cette forme de réincarnation, un peu saugrenue…

Fondé à Coventry, en Angleterre, The Blow Monkeys remplace donc les Primitives. Son line up est quasi-inchangé depuis le début des eighties, puisqu’il réunit le chanteur/guitariste Robert Howard alias Dr Robert, le saxophoniste Neville Henry, le bassiste/claviériste Mick Anker et le drummer Crispin Taylor qui remplace Tony Kiley. Ce quatuor a décroché quelques hits à ses débuts, dont « Digging Your Scene », « It Doesn’t Have To Be This Way », qu’ils ont interprétés, et « Animal magic », des chansons qui demeurent certainement les plus représentatives de son répertoire. Aujourd’hui son cocktail entre pop, jazz, soul, blues et funk n’attire plus qu’une poignée de nostalgiques de leur belle époque ainsi que quelques curieux. Ce sont tous d’excellent musiciens, mais au bout de quelques morceaux, le set suscite un profond ennui…

Cassandra Complex continue de tourner ; et pourtant, il n’a plus rien enregistré depuis l’an 2000, même s’il a réédité le premier elpee, « Grenade », cette année, en le remasterisant. Costard/cravate de couleur rouge, Rodney Orpheus possède toujours ce baryton caverneux si caractéristique. Pas de drummer, mais une boîte à rythmes, et quand même un guitariste, dont les interventions rappellent parfois celle de The Edge (U2) et un bassiste qui participent à une musique mêlant EBM, indus, goth rock, dark wave et synthpop. Un set bien équilibré pour une musique qui commence cependant tout doucement à être datée…

Merciful Nuns embraie, un trio allemand qui pratique une forme de gothic rock sombre et mystique. D’ailleurs, tout au long du set défilent, sur les écrans, des images et des sigles qui reflètent la passion des musicos pour l’hindouisme et la cosmographie. Habillés de noir, ils sont tous chaussés de lunettes fumées. La bassiste a enfilé un imperméable (NDR : pourtant, il ne va pleuvoir qu’à l’extérieur), le guitariste est coiffé d’un bandeau de pirate et le chanteur d’une casquette de marin. Ces deux derniers portent la barbe. Pas de batterie, mais une boîte à rythmes pour une musique ténébreuse (évidemment) qui rappelle le plus souvent Sisters of Mercy (NDR : encore !), même si le chanteur, Artaud Seth, emprunte parfois des inflexions à Mark Burgess (Chameleons). Un peu trop linéaire pour vraiment convaincre…

Décidément, les organisateurs sont parvenus à exhumer des groupes dont on entendait plus parler depuis belle lurette. Certains avaient même récolté un franc succès sur le plan international, début des eighties, décrochant par ailleurs quelques hits, avant de rentrer dans le rang ou de disparaître de la circulation. D’autres étaient également parvenus à renaître de leurs cendres. C’est le cas de Time Bandits, un combo batave dont il ne reste plus comme membre fondateur que le seul Alides Hidding. Un fameux compositeur, puisque plusieurs de ses chansons ont été reprises par de nombreux interprètes, dont Jennifer Rush et The Nylons. Chapeau vissé sur le crâne, Alides, qui se consacre à la guitare et au chant, est particulièrement interactif. Il est soutenu par un claviériste, un bassiste, un drummer et deux choristes, dont les voix sont vraiment superbes. Oscillant du r&b au blues, en passant par la pop eurovisionnaire et le disco, la musique de Time Bandits n’était pas vraiment de nature à emballer votre serviteur. Et pourtant, elle s’avère agréable à écouter. La formation s’autorise une cover plutôt réussie du « Purple rain » de feu Prince. Au cours du show, Alides feint d’envoyer une balle de golf et déclare l’avoir envoyé sur la lune. Pourquoi pas ? Bref, la performance des choristes et l’enthousiasme du leader m’ont empêché d’aller plus rapidement casser la croûte ; et pourtant, il est temps, car le meilleur arrive enfin…

Et pour cause, Echo & The Bunnymen grimpe sur les planches, un groupe emblématique, drivé par les incontournables Ian McCulloch et Will Sergeant. Le chanteur et le guitariste sont épaulés par un second gratteur, un bassiste, un claviériste et un drummer. Et en intro, on a droit à une sorte de bande sonore liturgique. Avant que le band n’attaque son set par « Rescue », un morceau tapissé de claviers rognés, alors que déjà la machine à fumée envahit l’espace scénique. Et puis difficile de ne pas tomber sous le charme de cette musique à la sensibilité émotionnelle hypnotique et profonde que souligne si bien la voix fragile et instable de McCulloch. Pendant « Villers Terrace », la compo inclut le « Roadhouse blues » des Doors ; des Doors et surtout feu Jim Morrison qui semblent parfois hanter ce set, même si pendant « Nothing lasts forever », le clin d’œil adressé à Lou Reed, à travers le « Walk on the wild side », déclenche au sein de l’auditoire des ‘doo dee doo’ chargés d’allégresse. Le son de gratte dispensé par Sergeant est tour à tour psyché, comme tout au long de « Over the wall », cristallin, à l’instar de « The killing moon », vibrato sur « Bring on the dancing water », au cours duquel le public frappe dans les mains, à connotation orientale sur « The cutter », et surf lors du titre final, « Lips like sugar », à l’issue duquel Ian balance son essuie-éponge dans la foule, avant de tirer sa révérence. Un seul morceau récent, « The somnambulist ». Du show, on épinglera encore le dansant « Never stop », au cours duquel Sergeant crée un contrepoint pour renforcer l’émotion libérée par la voix de Ian, et un hymnique « Seven seas » tout en délicatesse. Une constante, la foule reprend les refrains et même les couplets en chœur, sans pour autant que McCulloch ne cède le relais à l’auditoire. Bref, un chouette moment, intense et empreint de douce mélancolie qui fait du bien à l’âme… des nombreux nostalgiques de l’époque dorée d’Echo & The Bunnymen…

Depuis le départ de Hugh Cornwell, il faut avouer que votre serviteur ne s’est plus guère intéressé aux Stranglers. Faut dire que la quintessence de l’œuvre du band britannique se situe entre 1977 et 1990. Malgré de bonnes dispositions au chant, Paul Roberts ne s’est jamais vraiment imposé. Et d’abord recruté comme guitariste, à l’aube du millénaire, Baz Warne ne s’est reconverti au micro qu’à partir de 2006. Les deux vocalistes ne sont cependant jamais parvenus à faire totalement oublier Cornwell, raison pour laquelle les prestation ‘live’ ont alors souffert d’un goût de trop peu. En outre, Hugh était quand même un des deux compositeurs au sein de la formation, tant de la musique que des lyrics. Bref, avant d’assister au show de ces Stranglers, il y avait de quoi être dubitatif, surtout quand on a eu l’opportunité d’assister à un de leurs concerts, sous le line up originel.

Lorsque les rideaux s’ouvrent on découvre le logo du groupe de couleur jaune sur fond noir, en arrière-plan, et bien sûr le matos du combo, alors que les baffles crachent l’instrumental « Waltzinblack ». Le quatuor grimpe alors sur le podium d’un pas bien décidé. Jean-Jacques Burnel a la chevelure poivre et sel, Baz la boule à zéro, et Dave Greenfield, qui accuse quand même 70 balais, semble se cacher derrière sa panoplie de claviers. Le quatrième larron, Jim Mccauley, est un jeune batteur qui supplée Jet Black depuis 2013. Ce dernier ne participe d’ailleurs plus qu’aux sessions d’enregistrement. Et la formation semble bien décidée à en découdre avec la foule en ouvrant les hostilités par des titres percutants, pour la plupart issus des premiers elpees à l’instar de « Toiler on the sea », « I’ve been wild » et « Get a grip on yourself » qui ouvrent le concert. Car de « Peaches », le combo en a ce soir. En outre, Baz chante juste, dans un registre très proche de Cornwell. Et ça, c’est une bonne surprise ! L’attitude des gratteurs est menaçante, bien punk. La ligne de basse tracée par JJ vous rentre dedans. Warn est particulièrement incisif sur sa six cordes. Dave infiltre les compos de ses rituelles arabesques savoureusement baroques aux claviers. Il se sert d’un moog, pendant « Nice’n’sleazy ». Et le batteur dynamise l’ensemble de son drumming solide et précis. Un climat délibérément belliqueux qui va également déteindre sur les hits du groupe, comme « Skin deep », « Golden Brown » et « Always the sun », dont la foule reprend, bien évidemment, les refrains à l’unisson. La version du « Walk on by », signée Burt Bacaharach et Hal David, popularisée par Dione Warwick, est tout aussi agressive, alors que Greenfield nous réserve un petit solo vintage. Jean-Jacques Burnel se réserve le chant circonstanciellement, comme sur « Better change » ou « 5 minutes ». Et à l’issue d’« Unbroken », il nous balance quelques accords de basse sismiques avant d’embrayer par les fameux riffs qui allument « No more heroes », dont la foule, aux anges, reprend le refrain en chœur et qui clôt ce set épatant, couronné par une énorme ovation. Bras dessus, bras dessous, les musicos saluent l’auditoire, puis le sourire aux lèvres se retournent et présentent leurs séants. Humour bien punk… mais finalement une des plus belles surprises du festival…

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(Organisation W-Festival)