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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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vendredi, 25 octobre 2019 10:57

Un peu trop mainstream…

Quand on évoque The Psychedelic Furs, on pense inévitablement aux hits, « Sister Europe », « Love My Way », « The Ghost in you » ou encore « Pretty In Pink », morceau qui va inspirer le film américain du même nom, un long métrage réalisé par Howard Hughes, sorti en 1986. Fruit d’un cocktail subtil entre punk, art-rock, goth, new wave, jazz, funk, alt et hard rock, la musique de ce band londonien a toujours été luxuriante, esthétique et mélodieuse. Et puis, il y a la voix de Richard Butler, éraillée, abrasive même, et dont les lyrics poétiques apportent une profondeur à l’ensemble. Fondée par Richard et son frère Tim, la formation s’était séparée début des nineties, avant de reprendre le collier à l’aube de ce millénaire, intervalle au cours duquel les frangins ont poursuivi leur route chez Love Spit Love, outre les différents projets solos. Et puisqu’on parle de fratrie, votre serviteur et son frère assistaient à un mini festival au Brielpoort de Deinze, au cours duquel se produisaient Nacht und Nebel, Prefab Sprout, The Sisters of Mercy sous son line up originel et Psychedelic Furs, en 1984. Et ils y sont de nouveau, mais à l’AB, 35 ans plus tard. Un petit événement, en quelque sorte… Mais place au compte-rendu de cette soirée.

Qui s’ouvre par Red Zebra. Formé en 1978, ce groupe brugeois a splitté à plusieurs reprises, avant de revenir dans le circuit dès 2017. Grâce à son hit international « I Can't Live in a Living Room », décroché en 1980, le combo a pu tourner, en compagnie de grosses pointures ; et notamment, The Undertones, The Sound, Simple Minds, Killing Joke et The Sisters of Mercy. Du line up originel, il ne demeure cependant plus que le chanteur Peter Slabbynck, mais la musique émarge toujours au post punk et à la new wave.

A l’instar de sa prestation au W-Festival, le set s’ouvre comme un défilé militaire. Peter a endossé un manteau kaki, mais est coiffé du célèbre chapeau de l’Oncle Sam. Il est soutenu par deux guitaristes, un bassiste et un drummer. Et le set tient parfaitement la route. La voix de Stabbinck campe le plus souvent un hybride entre celle de Peter Murphy et de Johnny Rotten, alias John Lydon. Pas étonnant, dès lors de retrouver, au beau milieu de « Shadows of doubt », quelques mots empruntés au « This is not a love song » de PIL. L’humour est encore bien présent chez Peter, puisqu’il nous présente une banane, lui consacre un laïus, l’épluche, puis la mange, en chantant « Man comes from ape » (Trad : l’homme descend du singe). Et le set de s’achever par la cover du « Winning » de The Sound, une adaptation, faut-il-le souligner, bien personnelle. Une prestation qui a recueilli de chaleureux applaudissements, au sein de l’auditoire (Pour les photos, c'est ici)

Set list : Agent Orange, TV Activity, The Ultimate Stranger, Shadows of Doubt, I Can't Live in a Living Room, I'm Falling Apart, Man Comes From Ape, Winning 

Les baffles crachent de la musique d’opéra. La voix du chanteur est androgyne : ce serait bien un morceau interprété par feu Klaus Nomi. Puis les musicos grimpent sur l’estrade à 21 heures pile, et Richard débarque le dernier, sous les acclamations de la foule (NDR : ce soir, c’était presque sold out). Cheveux grisonnants, charismatique, souriant, le visage marqué par le temps (NDR : et sans doute aussi par les excès commis au cours de sa jeunesse), il porte une veste noire, et un gilet dont les larges poignets blancs à pois noirs débordent. Tim a enfilé une veste de velours rouge foncé, et il a noué une cravate sur sa chemise blanche. Les deux frangins, comme le saxophoniste Mars Williams (NDR : il est de petite taille !) ainsi que la claviériste, Amanda Kramer (NDR : elle a notamment milité chez Information Society, The Golden Palominos et tourné en compagnie de Lloyd Cole et Siouxsie Sioux), sont chaussés de lunettes fumées. En retrait, Paul Garisto, le drummer porte un casque d’écoute sur la tête. Les deux guitaristes, Rich Good (ex-The Pleased et toujours impliqué au sein de Mirrors, ce Britannique vit aujourd’hui en Californie) et un musicien de tournée se plantent à gauche du podium.

Et le set de s’ouvrir par « Dumb Waiters ». Mais il faudra attendre le cinquième morceau, « There’s a world outside » pour que le groupe trouve son équilibre tant instrumental que vocal, la voix de Richard éprouvant des difficultés à retrouver son timbre si caractéristique. Bien chauffée à partir de ce moment-là, elle va demeurer bien stable le reste du concert. Il arpente la scène sur toute la largeur, s’accroupit, serre des mains, chante en regardant dans les yeux des fans. Le saxophoniste déambule tout autant, alternant entre le saxophone alto (le plus souvent) et la clarinette (parfois), dans un style bien free, torturé, inspiré par John Coltrane ou Charlie Parker. Les interventions de Rich à la gratte deviennent progressivement plus incisives, à l’instar de « All that money wants » et « Sister Europe », un titre imprimé sur un tempo hypnotique. Peter retire sa veste, avant d’attaquer « Heaven », un morceau dont le refrain est repris en chœur par une bonne partie de l’auditoire. The Psychedelic Furs nous réserve un seul nouveau titre (NDR : un album serait prévu pour 2020 !), « The Boy that invented rock’n’roll », une compo qui s’achève dans un climat psychédélique. « Pretty in pink », chanté à nouveau par la foule, n’est bien sûr pas oublié. « President gas » nous réserve un joli duo de grattes, entre le 7ème élément (NDR : plutôt réservé, il se consacre cependant surtout à la rythmique) et Good, alors que Richard lève le poing, chaque fois qu’il prononce le titre du morceau. Le set s’achève par « Hearbreak beat », une compo qui alterne cordes saccadées et grondantes. Mais un sentiment envahit l’esprit de votre serviteur ; car si le set est de bonne facture, il manque quand même de morceaux plus punchy. Ce qui va néanmoins survenir en rappel, lors d’un « India » de toute beauté. Imprimé sur un tempo new wave et bien balisé par la ligne de basse puissante de Tim, il permet à nouveau au saxophoniste de se mettre en exergue, alors que les grattes enflamment une expression sonore qu’on aurait aimé plus énergique, lors du concert proprement dit… Suffisait peut-être d’insérer l’un ou l’autre morceau plus percutants et moins mainstream dans la set list… (Pour les photos, c'est )

Setlist : Dumb Waiters, Mr. Jones, Love My Way, There's a World Outside, The Ghost in You, Like a Stranger, Sister Europe, Heaven, All That Money Wants, Into You Like a Train, The Boy That Invented Rock & Roll, Pretty in Pink, President Gas, Sleep Comes Down, Heartbreak Beat

Rappel : India

(Organisation Ancienne Belgique)

 

 

mardi, 22 octobre 2019 12:35

Après Vous, Monsieur Peñate…

Le troisième opus de Jack Peñate, « After You », paraîtra ce 29 novembre. Il a été produit en collaboration avec Paul Epworth, Inflo et Alex Epton.

Les illustrations de l’album et la première vidéo ont été réalisées par le cousin de Peñate, le célèbre artiste Eddie Peake. Sur « Gemini », les paroles du grand-père de Peñate, l'écrivain et artiste Mervyn Peake, sont lues par son oncle Fabian. Sans oublier que son père avait organisé des raves acid house, à une certaine époque. Bref, une belle histoire de famille.

Le clip vidéo de « Prayer » est disponible ici et de « Murder »,

Track listing

1.Prayer
2.Loaded Gun
3.Round and Round
4.Cipralex
5.Murder
6.Gemini
7.Let Me Believe
8.GMT
9.Ancient Skin
10.Swept To the Sky 

Julia Jacklin est une chanteuse et compositrice australienne, dont le second elpee, “Crushing”, est paru en février dernier. Son style ? Alt country. Elle nous rappelle à son bon souvenir en publiant une vidéo de son nouveau single, « Don’t Know How To Keep Loving You », un clip réalisé par son collaborateur de longue date, Nick Mckinley. Et il est disponible ici

 

mardi, 22 octobre 2019 12:33

Les courants si froids de Frustration

Fondé en 2002, Frustration est une formation issue de la région parisienne qui a publié son quatrième elpee studio, « So cold streams », ce 18 octobre 2019. Naviguant entre punk rock, cold wave, new wave et post et électro-punk, ce nouvel opus semble avoir été enregistré sous l’influence du groupe Sleafords Mods, tant musicalement qu’humainement. Son chanteur, Jason Williamson, participe d’ailleurs au titre « Slave markets ». Un avant-goût ? Cliquez sur le Bandcamp de Frustration ici

 

mardi, 22 octobre 2019 12:32

Un live pour IDLES !

IDLES publiera un album live ce 6 décembre 2019. Il s’intitulera "A Beautiful Thing: IDLES Live at Le Bataclan", puisqu’il a été enregistré au sein de la salle parisienne.

Le titre « Mother », filmé lors de ce concert est disponible ici

https://youtu.be/jc4XigR4HaQ

vendredi, 18 octobre 2019 09:22

Beneath the Eyrie

« Beneath the Eyrie » constitue le troisième elpee des Pixies, depuis sa reformation, en 2009. Pour rappel, le groupe n’a rien publié entre 1991 (« Trompe le monde ») et 2014 (« Indie Cindy »), alors que la bassiste originelle, Kim Deal, a quitté le navire, l’année précédente. Depuis, elle a été remplacée par Paz Lenchatin, après un bref intérim assuré par Kim Shatuck.    

« Beneath the Eyrie » a été enregistré aux Dreamland, une église en bois reconvertie en studio, sise près de Woodstock. Un édifice au sein duquel des artistes ou groupes tels que Cell, Joe Jackson, The B52’s, The Breeders, Dinosaur Jr, Nick cave, Suzanne Vega, The National, Parquet Courts, Kurt Vile et bien d’autres, avaient déjà opéré leurs sessions. Des sessions qui se sont déroulées sous la houlette du Britannique Tom Dalgety.

Première constatation, la ligne de basse de Paz s’intègre de mieux en mieux au son des Pixies ; et puis, la native de Mar del Plata a également participé à la composition. Côté textes, Frank Black nous parle de son divorce, de sorcellerie, de mort et de réincarnation, mais aborde également quelques thèmes loufoques. Mais en général, les lyrics sont plutôt sombres. Pourtant, le plus intéressant procède de la présence de titres bien percutants, au cours desquels les guitares crépitent, stridulent ou crissent comme aux débuts de l’aventure du band bostonien. A l’instar de l’offensif « Graveyard hill », une plage hymnique soulignée par la ligne de basse ténébreuse. De la ballade mid tempo « Ready for love » ou encore du morceau qui ouvre le long playing, « In the arms of Mrs. Mark of Cain », une piste également hymnique mais gothique, à la mélodie accrocheuse, caractérisée par de jolies combinaisons de grattes et dont l’intensité monte en crescendo…

Quelques plages adoptent un profil inattendu. A l’instar de « St Nazaire », un psychobilly qui aurait pu figurer au répertoire des Cramps. Ou encore de « This is my fate », une chanson mystérieuse, abordée dans l’esprit du cabaret germanique (Kurt Weil ? Berthold Brecht ?) de Nick Cave. Power pop, « Catfish Kate » nous réserve des sonorités de guitare cornemuse (Big Country ?) alors que malgré ses cordes acérées, « Long rider » lorgne carrément vers Weezer, et tout particulièrement lors du refrain. Plus étonnant encore « Silver bullet » véhicule quelques accents prog (Jethro Tull ?), notamment lors des changements de tempo, le clavier rogné accentuant cette impression. 

On épinglera encore les chouettes harmonies vocales échangées entre Paz et Frank qui parsèment cet LP ; mais regrettera la présence de deux compos dispensables, soit les deux derniers titres de cet LP. N’empêche, Pixies est sur la bonne voie d’un retour en grâce auprès des aficionados de la première heure...

vendredi, 18 octobre 2019 09:19

Nadir

Monograf est un quintet norvégien dont l’expression sonore navigue à la croisée des chemins du post rock, du folk celtique, de la prog, de la dark wave, du néo-classique, de la musique grégorienne et même du doom, embrassant des références qui oscillent de Dead Can Dance à The Dubliners, en passant par Sigur Rós, Alan Stivell, Nordic Giants, Godspeed You ! Black Emperor et quelques autres que je vous laisse le soin de découvrir. Les interventions du violon et des guitares apportent variations multiples et intensité aux compos. La section rythmique est à la fois solide et souple. Les harmonies vocales sont douloureuses, éthérées, mystiques, un peu comme dans les polyphonies vocales religieuses. L’opus recèle trois pistes qui se distinguent par leurs longs développements au cours desquels la musique est souvent complexe et l’instrumentation luxuriante, à l’instar de l’excellent « The golden calf » (9’01), que balise un drumming martial, mais surtout des épiques « Grails » (9’12) et « Horde » (15’06). Ce dernier qui clôt le long playing nous plonge dans un climat sinistre. Au milieu du morceau, on entend une voix caverneuse et éraillée, qui semble réciter une épitaphe. Et on imagine alors les images d’un rite funéraire au cours duquel des Vikings utilisent un bateau-tombe sur lequel le défunt est placé, avant que l’embarcation ne soit mise à la mer après y avoir mis le feu…

Imagination quand tu nous tiens… Surtout quand on sait que ce concept album traite surtout de l’argent et de son pouvoir destructeur sur les humains, même si certains textes laissent la porte ouverte à l’espoir…

Une excellente surprise !

vendredi, 18 octobre 2019 09:17

Out in the dark

Après avoir tâté du pop/folk et du psyché/pop, en compagnie de Charlotte Cegarra, Magon a décidé de se lancer en solo. Et « Out in the dark » constitue son premier elpee en solitaire. Enfin, pas tout à fait puisqu’il a recruté un backing group de trois musiciens qui se consacrent à la basse, aux drums et à la seconde gratte. Tout comme lui, ils sont de nationalité israélienne et vivent à Paris. En outre, lors des sessions, il a reçu le concours de quelques choristes féminines.

Première constatation, la voix de Magon campe un hybride entre Jeff Tweedy (les inflexions), Lou Reed (le ton nonchalant) et Mark E. Smith (le phrasé déclamatoire). Et deuxième observation, la musique proposée est bien électrique, puisant plus que probablement ses principales sources d’inspiration chez les Pixies et Sonic Youth. Encore que lorsque la ligne de basse devient cotonneuse et mélodique, on ne peut s’empêcher de penser à Simon Gallup. D’ailleurs, « My reflection » semble marcher sur les traces de Cure, à travers « A forest ». N’empêche, l’ensemble tient parfaitement la route, même si on regrettera le recours à la reverb dans la voix sur deux plages. Pas vraiment une bonne idée. L’opus recèle des morceaux plus pop/rock aux mélodies accrocheuses, des chœurs féminins allègres, d’autres masculins désabusés (« It’s love »), des guitares frémissantes, discordantes, surf, gémissantes ou lancinantes, une ballade mid tempo (« Landslide ») et puis une piste offensive (« Third dimensional love »), caractérisée par des guitares duales, qui aurait pu figurer au répertoire de Rolling Blackouts Coastal Fever (NDR : ce qui est un compliment !) ainsi qu’une compo menaçante, aux cordes bringuebalantes, qui monte progressivement en crescendo (« Same house »). Et le tout baigne au sein d’un climat de mélancolie douce au sein duquel on s’abandonne facilement. Sans ces voix trop trafiquées sur deux titres, cet LP aurait hérité d’un 8/10 !

vendredi, 18 octobre 2019 09:15

Al-Mahruqa

« Al-Mahruqa » constitue le premier elpee de Pelegrin, un opus réunissant 5 plages pour une durée totale de 40 minutes. Et s’étalant sur 9’, le titre d’entrée, « Majoun » (NDR : le nom d’une confiture marocaine aux fruits et aux noix) s’impose déjà comme le morceau-phare de cet LP. Macérant au sein d’un climat moyen-oriental, mais très susceptible de virer au psychédélisme, il met en exergue le talent du guitariste François Roze, qui par la technique de l’overdubbing conjugue accords grondants et envolées subtiles voire atmosphériques. Légèrement reverb, sa voix campe sobrement en arrière-plan, alors que l’ensemble libère un fameux groove. Bref, tout au long de cette piste, on a parfois l’impression de vivre une rencontre entre Kula Shaker et Motorpsycho. Le gratteur s’autorise davantage de solos sculptés dans le métal mélodique sur « Farewell » et « Dying light ». Des sonorités de cordes limpides et vaporeuses, presque ‘mikeoldfieldiennes’, illuminent « Home again » (curieusement intitulé « The coldest night » dans le tracklisting), alors que le bassiste trace une ligne cotonneuse. Percus et drums apportent un petit côté afro au titre maître. Empreint de mystère et se parant de contours davantage prog, ce morceau clôt cet opus…

vendredi, 18 octobre 2019 09:06

Nine

Curieux, le huitième elpee de Blink 182 s’intitule « Nine », un disque qui fait suite à « California », gravé en 2016. Suite a des divergences musicales, le chanteur/guitariste Tom DeLonge a donc quitté le navire en 2015, et a été remplacé par le leader d’Alkaline Trio, Matt Skiba.

Pour mettre en forme ce nouvel opus, la formation a fait appel à John Feldman, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait le bon choix, les compos souffrant d’une sophistication extrême, annihilant le peu d’esprit punk qui lui restait encore. En outre, punk et voix vocodées ont rarement fait bon ménage. D’ailleurs, le seul morceau qui échappe à ce traitement vocal, « On some emo shit », un hymne de désespoir et d’incertitude, constitue également le meilleur du long playing. La plupart des compos sont d’ailleurs hymniques. Sombres, les lyrics sont signés par le bassiste, Mark Hoppus, et traitent le plus souvent de sa dépression et de ses expériences personnelles ; mais ils tiennent vraiment la toute. Et puis, les interventions aux drums de Travis Barker sont toujours aussi remarquables. Il se montre d’ailleurs particulièrement créatif sur le morceau contaminé par le hip hop (NDR : pas étonnant quand on sait qu’il participe régulièrement à des projets du style comme Run The Jewels, Lill Wayne ou Young Dro), « Hungover you ». Malheureusement, ce sens mélodique stéréotypé (NDR : on a l’impression que toutes les mélodies se ressemblent) achève un ensemble qui dès le départ, avait déjà du plomb dans l’aile…