L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Bernard Dagnies

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samedi, 21 décembre 2019 15:48

Mogic

Ben Ogledd n’est pas un artiste islandais ou scandinave, mais le patronyme d’une formation britannique, probablement galloise, dont le choix se réfère à une région englobant le sud de l’Ecosse et le nord de l’Angleterre, avant le Moyen-Age. « Mogic » constituerait son troisième elpee, un disque dont les compos mélancoliques, atmosphériques, luxuriantes et parfois bruitistes (« Dyma fy robot », « Transport & travel ») ou psychédéliques, se révèlent très souvent déroutantes, tout en conservant un solide fil mélodique.

Quatuor, ce combo réunit le chanteur Sally Pilkington, la harpiste/guitariste Rhodrie Davie, le préposé aux machines et synthés, Dawn Bothwell, ainsi qu’une remarquable section rythmique composée du bassiste Richard Dawson (NDR : il joue carrément de la basse comme Simon Gallup sur « Problem child », mais pas seulement !) et du drummer Will Guthrie, dont la discographie (aussi bien personnelle qu’issue de collaborations diverses) est longue comme un bras. Parfois un saxophone vient s’immiscer dans l’expression sonore, à l’instar de « Tiny witch hunter », un morceau probablement chanté par les lutins pour se moquer des sorcières… enfin si vous y croyez… car finalement, tout au long de cette œuvre, dont le titre a été judicieusement choisi, on a l’impression d’être plongé dans un univers mystérieux et féérique, mais qui se nourrit aussi bien de mysticisme que de technologie. Le quatuor nous réserve même un interlude déclamé par un enfant en gallois (« Gwae Reged O Heddiw ») et une version barrée de « Welcome to hell » du groupe de heavy metal Venom. A cet instant, on est aux portes du pandémonium… Heureusement, au terme du périple, grâce aux chœurs religieux, « Etheldreda » nous aide à retrouver le chemin vers l’Eden… 

Vous avez dit « Mogic » ?, comme c’est ‘mogique’…

dimanche, 11 août 2019 10:39

Akinetic

In Tall Buildings, c’est le projet d’Erik Hall, un compositeur et multi-instrumentiste issu de Chicago. « Akinetic » constitue son troisième opus, un disque pour lequel il a reçu le concours du producteur et ingé-son Brian Deck (Modest Mouse, Iron & Wine). Hybride, dream pop, mélancolique, sa musique navigue quelque part à la croisée des univers fréquentés par Broadcast, Robert Wyatt et Talk Talk, même si la voix évoque plutôt Will Johnson, mais davantage celui de South San Gabriel que de Centro-matic. Encore que les harmonies vocales, sans doute par la grâce de l’overdubbing, sont aussi limpides et ondoyantes que chez Crosby, Stills & Nash, à l’instar de « Beginning to fade », un morceau qui s’épanouit en crescendo. Eric échange même un duo avec Heather Wood Broderick tout au long de « Days in clover ». Mêlant subtilement instrumentation électronique et organique, les 10 compos aux textures riches évoluent, en général, sur un mid tempo ; faussement nonchalant « Overvconscious » lorgne même vers Tahiti 80.

Les lyrics de « Cascadia », la meilleure plage de l’elpee, abordent la question de l’instabilité géologique de la côte ouest du Pacifique, une instabilité qui risque de déclencher une éruption volcanique et surtout un séisme qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Cette piste est secouée par des cordes de gratte bien shoegaze, des cordes de ce type qu’on retrouve circonstanciellement tout au long de l’opus, lorsqu’elles ne sont pas jouées en picking. Bref, un chouette album auquel il manque peut-être un peu plus de punch…

dimanche, 11 août 2019 10:37

Cut-ups

Savak est une formation établie à New York qui implique des membres de The Make Up, Obits, Holy Fuck, Ted Leo & The Pharmacists et The Cops. Rien que du beau monde donc. “Cuts up” constitue son deuxième elpee, il fait suite à « Best Of Luck In Future Endeavors », gravé en 2016. Accrocheuses, les mélodies rappellent Kaiser Chiefs, alors que les intonations du chanteur, évoquent régulièrement Graham ‘Suggs’ McPherson (Madness). Pas étonnant que les compos soient circonstanciellement colorées par l’intervention d’une trompette. A l’instar de « Like Gary Wilson said », une plage dont les riffs de guitare acides lorgnent vers Gang of Four, sans pour autant virer au funk blanc. Des sonorités de grattes bien électriques et judicieusement conjuguées, l’une d’entre elles piaillant régulièrement pour le plaisir des oreilles (« Christo’s peers », « They are bones »). Manifestement, Savak est davantage influencé par la musique britannique qu’américaine ; une plage comme « I don’t want to be defended » émargeant même au post punk, la ligne de basse ténébreuse et les vocaux déclamatoires accentuant cette impression, même si un solo de gratte distordu vient couronner le toute en fin de parcours. Les compos sont, en outre, souvent enrichies d’excellentes harmonies vocales, qu’on pourrait presque qualifier de byrdsiennes sur « Keys to the city », une superbe plage au cours de laquelle, bringuebalantes, les cordes de guitare s’infiltrent insidieusement. Et elles se révèlent même lumineuses, parfois même pixiesques, sur le titre final de l’opus, « I left America », une chanson au message sociopolitique, dont la mélodie semble inspirée par Mercury Rev ; un discours qu’on retrouve lors du morceau d’ouverture, « Sick of war » … Excellent !  

dimanche, 11 août 2019 10:34

Korto

Premier elpee pour Korto, un trio savoyard, mais établi à Lyon, réunissant le drummer Léo Moriaud, le guitariste Marius Mermet et le bassiste Clément Baltassat, ces deux derniers assurant également les vocaux. Première constatation, les 5 pistes de cet elpee sont imprimées sur un tempo enlevé par un drumming, la plupart du temps, particulièrement ample. Les harmonies vocales sont soignées, les cordes de guitare discordantes, chatoyantes ou tintinnabulantes, mais également torturées sur la piste finale, « Oï », malgré sa ligne de basse entêtante et ténébreuse. Bref, tout au long de ce long playing, l’expression sonore se nourrit aussi bien de rock indé, de noisy, de shoegaze, de psychédélisme que de post, space ou kraut rock, trahissant même quelques accents empruntés à la country. Des références ? Motorpsycho, Stone Roses circa « Second coming », Neu ! et même Hawkwind, mais en gommant l’aspect heavy…

mercredi, 31 juillet 2019 16:44

Start clanging cymbals

Si votre serviteur est rétif à tout ce qui est électro ‘tchack tchak boum’ ou ‘pouète pouète’ ainsi qu’aux artistes ou groupes qui s’y convertissent ou en consomment, pour être dans l’air du temps, il reste ouvert à celles et ceux qui y ont recours dans un esprit créatif. A l’instar de ce Wovoka Gentle, un trio londonien qui vient de graver son premier album. Intitulé « Start clanging cymbals », il recèle 13 pistes à la fois expérimentales et mélodieuses. Première constatation, les harmonies vocales sont lumineuses, parfois polyphoniques (« Small victory »), gospel (« Tell ‘Em, Makoto ! » un titre hanté par Mahalia Jackson), aussi limpides que chez les Beach Boys, mais complexes que celles exécutées par Animal Collective (« 1 000 Opera singers working in starbrucks ») voire XTC (« Xerxes ‘19ft », qui bénéficie, en outre de chœurs tribaux assurés par une chorale enfantine). Sophistiqués, les arrangements peuvent se révéler symphoniques. A l’instar de « Oystercatcher », un morceau au cours duquel un violon et un hautbois se libèrent subrepticement, mais aussi une guitare sèche en picking, qui enlumine par ailleurs de nombreuses compos. Et si une trompette free jazz (NDR : celle de Freddie Gavital ») s’invite sur « Punxsutawney Phil », boîte à rythmes, machines judicieusement exploitées et synthés/claviers sophistiqués et/ou en couches s’intègrent naturellement dans un ensemble harmonieux et surprenant. Enfin, non seulement le groupe aborde le sujet de la mort imminente sur « (I saw a bright white light) », mais achève l’opus par le remarquable « Sin Is Crouching At Your Door (Sad Puppy !!!1 !), une plage electro/psyché/folk qui nous plonge dans un univers ‘sydbarrettien’, alors que la voix évoque… Donovan. Une œuvre audacieuse qui devrait figurer parmi les Tops albums de votre serviteur pour 2019.

mercredi, 31 juillet 2019 16:40

It’s real

Compositrice, chanteuse et multi-instrumentiste (guitare, claviers, violoncelle), Mary Timony compte déjà plusieurs projets à son actif. Après Autoclave, Helium, Mind Science of the Mind, The Spells, Green 4 et Wild Flag, sans oublier ses aventures en solo, elle a donc décidé de fonder Ex Hex, un trio qui avait déjà publié un premier elpee baptisé « Rips », en 2014. Et « It’s real » constitue le second opus de la formation. Souvent hymniques, les compos sont découpées dans des riffs binaires, mais par la technique de l’overdubbing, elles sont traversées par des solos bien sentis, parfois tintinnabulants, comme sur l’allègre « Radiate ». Et comme la voix de Mary est légèrement réverbérée, on ne peut s’empêcher de penser à Chrissie Hynde et bien sûr aux Pretenders. Même que certaines pistes nous replongent dans l’univers du glam/rock (The Runaways ?), alors que d’autres baignent dans la power pop, réminiscente de Blondie (« Diamond Dive »), « Another dimension » nous réservant même des harmonies vocales dignes des Spice Girls. Un album agréable à écouter, mais qui manque quand même de relief…

mercredi, 31 juillet 2019 16:36

Sus

Non content d’avoir le sens de l’humour, ce trio lyonnais semble vouloir cultiver l’équivoque. Et il n’en est pas à son coup d’essai. Il a ainsi adopté pour patronyme PoiL, mais également baptisé son cinquième opus, « Sus ». Les elpees « Dins O Cuol », paru en 2011, et « Brossaklitt », en 2014, ont d’ailleurs certainement dû susciter une même polémique. De quoi bien faire rire les membres du groupe dans leur barbe…

Néo prog, excentrique et expérimentale, la musique de ce groupe lyonnais agrège une multitude de styles qui oscillent du math rock à l’électro, en passant par la noisy, le punk, le metal, l’avant-garde (Stockhausen ?), le jazz (Herbie Hancock ?), la prog (NDR : ce moog attaqué à la manière de Keith Emerson !) et la liste est loin d’être exhaustive ; le tout abordé dans l’esprit de feu Frank Zappa. Souligné religieusement par des chants polyphoniques occitans, ses textes sont inspirés par la poésie de Max Rouquette et Théodore Aubanel, vocaux qui font souvent penser au langage ‘Zeuhl’, pratiqué par Magma. Truffé de breaks, arythmique, quand elle n’est pas frénétique, l’expression sonore est à la fois nerveuse et terriblement complexe. Réunissant cinq titres, dont deux plages qui dépassent les 12’, l’album est partagé en deux volets de 20 minutes, comme un vinyle, « Luseta » nous réservant trois premiers morceaux, et « Lou Libre De L’Amour », les deux derniers. Si vous n’êtes pas réceptif à ce type de musique, vous risquez de vous arracher les cheveux. A moins que vous n’ayez la boule à zéro… ce qui n’est pas le cas des trois musiciens, on vous le confirme…

mercredi, 31 juillet 2019 16:34

Rehab Doll (reissue)

C’est à nouveau Jack Endino qui est sollicité pour mettre en forme le premier et seul elpee du band, « Rehab Doll » ; mais il est remplacé au beau milieu des sessions par Bruce Calder, la formation changeant alors même de studio d’enregistrement.

Tout comme l’Ep « Dry as a bone », l’opus a été enrichi de bonus tracks. Ces deux disques, qui font l’objet d’une seconde réédition (NDR : la première date de 1990) figuraient sur une compile, parue en 1990. Huit démos complètent cependant ce nouveau long playing. De quoi rendre les supports suffisamment copieux pour satisfaire les collectionneurs. Mais pas seulement, car pour la circonstance, Jack a parfaitement réussi sa remasterisation. L’album recèle quelques perles comme la cover du « Queen bitch » de Bowie, le titre maître de l’opus, l’excellente plage semi-acoustique « One more stitch » et le blues autant enlevé qu’électrique « Take a dive ». En outre, les autres pistes sont aussi percutantes que soignées, le sens mélodique rappelant même parfois le Floyd circa « A saucerful of secrets ». Un véritable testament, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère… 

mercredi, 31 juillet 2019 16:33

Dry as a bone (Reissue)

Patronyme inspiré d’une compo de Creedence Clearwater Revival, Green River est né en 1984 à Seattle. On y retrouve alors le drummer Alex Vincent, les futurs Mudhoney Mark Arm (chant) et Steve Turner (guitare solo) ainsi que Stone Gossard (guitare rythmique) et Jeff Ament (basse), qui vont ensuite rebondir au sein de Mother Love Bone et surtout Pearl Jam. Que du beau monde pour enregistrer un second Ep intitulé « Dry as a bone », mais sans Steve Turner, déjà remplacé par Bruce Fairweather, qui militera ensuite chez Love Battery. Paru chez Sub Pop, ce disque bénéficie alors de la mise en forme de Jack Endino.

Ce disque avait déjà fait l’objet d’une réédition en 1990, mais sous la forme d’une compile impliquant également l’album « Rehab Doll ». C’est donc la seconde, et pour la circonstance, il a été enrichi de bonus tracks. En l’occurrence le premier Ep, des singles ainsi que cinq inédits, parmi lesquels figure une version furieuse du « Ain’t nothing to do » des Dead Boys. Mais malgré la remasterisation opérée par Endino, les morceaux sont toujours aussi bruts de décoffrage et souffrent d’une carence en mélodie. Cet Ep a un intérêt purement historique et ne devrait intéresser que les collectionneurs, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère… 

mercredi, 31 juillet 2019 16:30

Dizzy spells

Roxanne Clifford a donc décidé de mettre un terme à l’aventure Veronica Falls. Elle a quitté Londres pour la Californie, où elle a fondé son propre label, Winona. Et en même temps, elle s’est convertie à la synth pop inspirée des 80’s. Après avoir publié trois Eps, elle a gravé un premier album sous son nouveau patronyme, un LP baptisé « Dizzy spells ». Et l’opus démarre en force par « The girls are chewing gum », un titre irrésistiblement dansant. Contaminé par la Chicago House, il a bénéficié du concours de Todd Edwards (Daft Punk), à la mise en forme. Bien que l’artiste expérimente aussi bien les synthés analogiques que de nouvelle génération, le reste de cet elpee, qui navigue entre new wave, avant-pop et italo disco perd, au fil des morceaux, de son intensité. Et malgré la superbe voix de Roxanne, ainsi que quelques interventions à la gratte, apportée, sur deux plages, par Marion Herbain, ex-Veronica Falls, un sentiment de lassitude finit par vous envahir l’esprit…