Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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mercredi, 01 juillet 2009 00:01

The spinning top

Le guitariste de Blur s’était déjà illustré en assurant la plupart des parties de guitare du superbe dernier album de Pete Doherty, “Grace/Wasteland”, mais on était loin d’imaginer que son septième opus solo serait d’une telle trempe. Graham y joue de la guitare acoustique. Parfois électrique (NDR : sa Télécaster !). La plupart du temps en fingerpicking. Et plutôt bien. Dans un style rappelant Bert Jansch, Davy Graham voire John Martyn. Faut dire que Coxon s’intéresse de plus en plus au folk britannique. Un virus qu’il a chopé il y a quelques années. Ce qui explique sans doute pourquoi, il a invité le bassiste du légendaire groupe Pentangle, Danny Thompson, à se joindre aux sessions d’enregistrement. Folk, mais le plus souvent teinté de psychédélisme, dans l’esprit de Syd Barrett voire de Nick Drake. Encore que parfois c’est même aux Beatles que l’on pense (NDR : l’intro d’« In the morning », une compo de plus de huit minutes, est même carrément calquée sur « Blackbird », alors qu’électrifiée, la six cordes lorgne parfois carrément vers le « Magical Mystery Tour » quand ce n’est pas « Abbey Road »).

Pour concocter cet opus, Coxon a également bénéficié du concours de Fox (NDR : il se prénomme également Graham, pas Peter !) aux drums, du pianiste Louis Vause et puis surtout du guitariste Robyn Hithcock. D’ailleurs, lorsque la solution sonore s’électrifie, c’est à ce dernier qu’on pense, même si le timbre nasillard et vulnérable de Graham évoque davantage Dean Wareham (NDR : Galaxie 500). Concept album, « The spinning top » raconte l’histoire d’un homme depuis sa naissance jusqu’à la mort, le dernier titre, « November » étant suffisamment évocateur à ce sujet. Un zeste d’exotisme, de blues (NDR : puisé dans les racines du Delta sur « Sorrows army »), des chœurs vaporeux, et une instrumentation fort variée mais parcimonieusement dispensée, impliquant une double basse, un piano, du glockenspiel, un harmonium, de l’accordéon et des cuivres (NDR : notamment sur l’euphorique, presque bossa nova « Perfect love ») enrichissent l’univers sonore de cet opus de toute beauté. Un disque produit par l’inévitable Stephen Street.

 

mardi, 30 juin 2009 23:58

Stadtaffe

Mieux connu comme chanteur (NDR : ils sont trois !) chez Seeed, Peter Fox –alias Enuff, alias Pierre Baigorry– s’est réservé une petite escapade en solitaire. Un exercice de style qu’il ne souhaite pas reproduire. Et pourtant, pour un coup d’essai, son premier album solo est un véritable coup de maître. Le disque de ce Berlinois est sorti l’an dernier, dans son pays natal. Le plus curieux, c’est qu’hormis quelques spécialistes, personne n’en avait parlé, hors de l’Allemagne. Il s’intitule « Stadtaffe » et est chanté dans la langue de Goethe. Mais le plus impressionnant procède du morceau qui ouvre l’opus : « Alles Neu ». Je vous invite d’ailleurs à aller voir son clip sur Youtube http://www.youtube.com/watch?v=qdtLCfEcPL4, vous risquez de tomber sur le cul ! Le soutien d’un orchestre symphonique (NDR : le Babelsberger) et du Cold Steam Drumline, un quatuor de percussionnistes, y est pour quelque chose. Et pas seulement parce qu’ils sont tous déguisés comme les chimpanzés échappés de la planète des singes. Ce morceau libère un groove phénoménal, en mêlant notamment du Wagner, des rythmes afro-tribaux, du hip hop et du r&b.

Bref, revenons à cet album pour lequel Peter a reçu la collaboration d’une pléiade d’invités. Et tout d’abord Vanessa Mason, qui vient poser sa voix satinée sur « Zucker ». Et puis les rappeurs K.I.Z. aka Kanibalen In Zivil sur « Fieber », un morceau hip hop enrichi d’arrangements symphoniques arabisants mais dont le refrain rétro lorgne vers le music-hall. Sans oublier ses complices DJ Illvibe et Monk. La plupart des membres du team de Seeed sont d’ailleurs impliqués sur cet opus. Hip hop, orchestrations symphoniques et langage métaphorique dominent cet opus. Avec des nuances, bien sûr. A l’instar de « Haus Am See », fruit d’un mélange improbable entre cha-cha-cha, musique de chambre et chœurs gospel, le tout boosté par une sensibilité mélodique digne d’Eels, l’électro-hip hop-sympho « Kopf Verloren », caractérisé par son refrain pop/soul, le superbe « Das Zweite Gesicht », aussi orchestral que « Alles Neu », mais plus angoissant, l’étrangement festif mais très percussif « Der Letzte tag », la valse lente « Ich Steine, Du Steine », une chanson mélodramatique qu’un crooner soul de la trempe de Billy Paul aurait pu interpréter (NDR : les orchestrations sont somptueuses, mais Peter a tout sauf la voix d’un crooner…), le titre maître dont le style hip hop est traité à la manière d’un Beck et enfin l’envoûtant « Schüttel Deinen Speck » (NDR : on est toujours dans le hip hop), au cours duquel Fox emprunte des samples à Screamin Jay Hopkins. Peter Fox a déjà décroché trois ‘Echo’ en Allemagne pour cet elpee (NDR : l’équivalent d’un Grammy américain), reçu trois disques d’or et un de platine ; et à mon humble avis, il devrait également cartonner dans le reste de l’Europe. D’ailleurs pour que quelqu’un d’aussi peu sensible au hip hop que votre serviteur soit tombé sous le charme, c’est que le jeu en vaut la chandelle…

 

vendredi, 26 juin 2009 20:14

Michael Jackson a rejoint ses zombies

Michael Jackson est décédé d’un arrêt cardiaque ce jeudi 25 juin 2009. Il allait fêter ses 51 ans, ce 29 août. Si au cours des dernières années, il s’est surtout manifesté à travers la presse people, il est quand même responsable d’une pluie de hits, dont les incontournables « Beat it », « The beat is mine »  et « Say, say, say », ces deux dernières compos interprétées en compagnie de Paul McCartney. Ben oui, il y en a d’autres, mais là on va en avoir jusque demain matin. Bref, de sa carrière on retiendra ses débuts effectués en compagnie de ses frères au sein des Jackson Five, la confection des elpees « Off The Wall », « Bad » ; et puis surtout en 1982 de « Thriller », opus qui a donné naissance à un clip d’anthologie au cours duquel il évoque la ‘Nuits des morts vivants’, lors d’une rencontre hypothétique entre le monde de Disney et la production cinématographique hollywoodienne. Mais le plus intéressant procède du pas de danse qu’il a imaginé : le ‘moonwalk’, à l’envers et au ralenti. Une technique qui sera notamment saluée par Gene Kelly et Fred Astaire. Bien sûr on pourrait encore parler des près de 750 millions d’albums vendus à travers le monde, dont plus de 55 rien que pour Thriller ; mais aussi de sa descente aux enfers due à un comportement plus que controversé. Il allait repartir en tournée pour le plus grand bonheur de ses fans. Le destin en a décidé autrement. RIP.

mercredi, 24 juin 2009 20:35

Le décalage horaire des Editors…

Le troisième opus des Editors paraîtra ce 21 septembre. Intitulé « In This Light And On This Evening », il a été mis en forme par Flood (Depeche Mode, U2, Nick Cave and the Bad Seeds, Nine Inch Nails, The Jesus And Mary Chain, The Smashing Pumpkins, etc.) Le bassiste Russell Leech et le guitariste Chris Urbanowicz résident aujourd’hui à New York ; mais l’album a bien été enregistré à Londres. Ce qui explique sans doute le titre de leur elpee.  Le quatuor a annoncé qu’il tournerait en Europe dès le mois de novembre et en décembre.

Pour plus d’infos : http://www.editorsofficial.com

 

mercredi, 24 juin 2009 20:33

Un amour de David Guetta…

Responsable de « Pop life » en 2007, album qui avait littéralement cartonné, David Guetta nous revient ce 24 août pour un nouvel opus. Intitulé “One Love”, il recèlera le single “When Loves Takes Over”, enregistré en collaboration avec l'ex-Destinys Child, Kelly Rowland, déjà sur les ondes radiophoniques. Le DJ a également publié un cinquième chapitre de sa célèbre compilation “F*** me I’m Famous”, ce 8 juin. Sans oublier sa collaboration apportée au morceau “I Got A Feeling” des Black Eyed Peas, pour un elpee qui figurera sur leur opus “The E.N.D”.

http://www.youtube.com/watch?v=Q5AHifPaACo&feature=channel

Lien I tunes "When loves takes over" :

http://clk.tradedoubler.com/click?p=24371&a=1314109&url=http%3A%2F%2Fitunes.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D312690781%26id%3D312690639%26s%3D143446%26uo%3D6%26partnerId%3D2003

 

 

mardi, 23 juin 2009 21:22

La musique

Si mes calculs sont exacts, Dominique A en serait à son neuvième album solo. En tenant compte de son elpee « Le disque sourd », paru confidentiellement en 1991 ; et bien sûr, sans ses compiles et son ‘live’. Bref, première constatation, le Nantais a voulu en revenir à une forme plus épurée. Celle de ses débuts. Pas pour rien que cet opus a été enregistré chez lui. Au menu : boîtes à rythmes, machines, synthés, piano et un zeste de guitare. Sans oublier les arrangements simples, mais percutants. Et puis cette très belle voix, dont le timbre me fait souvent penser à Léo Ferré. Quant aux mélodies, elles sont superbes, souvent bouleversantes, mises en valeur par des textes incisifs. Le décor est planté.

Venons-en au contenu. Partagé en 12 plages, « La musique » regorge de chansons magnifiques, empreintes d’esthétisme, au cours desquelles Dominique joue sur les contrastes. Depuis le langoureux « Le sens » qu’il chuchote à la première personne du singulier au tango « La fin d’un monde », en passant par le déchirant « Immortels », un morceau qui à l’origine était destiné à l’elpee « Bleu pétrole » de Bashung, « Nanortalik » et ses synthés accrocheurs, dispensés à la manière d’O.M.D., le ténébreux « Qui es tu ? », caractérisé par son refrain glacial, le superbe « Hasta (Que el cuerpo aguante) », qui aurait pu figurer au répertoire de Noir Désir (NDR : pensez à « Le vent l’emportera »), le titre maître dont la sophistication orientale et sinueuse évoque David Sylvian, malgré les accès de claviers ‘vintage’, le menaçant « Je suis parti avec toi », traversé de martèlements rythmiques, l’imparable « Le bruit blanc de l’été », souligné par un Bontempi à la Grandaddy, le visionnaire et contemplatif « Des étendues » (NDR : un clin d’œil à Gainsbourg ?), le synthétiquement latino « Les garçons perdus », éclaboussé de parcimonieuses traces d’électricité ‘crépitantes’ et enfin l’énigmatique et lyrique « Hôtel congress », sorte de synthèse de l’univers sonore de l’Artiste, avec un grand A.

 

Le prochain elpee des Cribs paraîtra ce 7 septembre. Il s’intitulera, croyez-le si vous le voulez, « Ignore The Ignorant ». Produit et mixé par Nick Launay (Yeah Yeah Yeahs / Pil / Arcade Fire / Nick Cave), il a bénéficié de la collaboration de l’ex-guitariste des Smiths, Johnny Marr. Et à la gratte, bien sûr. Le quatrième opus de la formation sera précédé de la parution du single « Cheat on me ».

Tracklisting

1. ‘We Were Aborted’
2. ‘Cheat On Me’
3. ‘We Share  The Same Skies’
4. ‘City Of Bugs’
5. ‘Hari Kari’
6. ‘Last Year’s Snow’
7. ‘Emasculate Me’
8. ‘Ignore The Ignorant’
9. ‘Save Your  Secrets’
10. ‘Nothing’
11. ‘Victim Of Mass Production’
12. ‘Stick To Yr Guns’

Pour plus d’infos :
http://www.thecribs.com
http://www.myspace.com/thecribs

 

 

 

 

 

 

 

Le nouvel elpee des Dodos paraîtra ce 31 août. Intitulé “Time To Die” il sera suivi d’une tournée mondiale qui passera par le Botanique de Bruxelles le 8 septembre et la Maroquinerie de Paris la veille. Ce troisième opus a été produit par Phil Ek (Fleet Foxes, The Shins, Built to Spill). Le line up implique un nouveau musicien : le vibraphoniste Keaton Snyder. Pour rappel le combo se produira au festival de Dour. Et leurs prestations ‘live’ sont tout à fait remarquables !

Tracklisting:

Small Deaths
Longform
Fables
The Strums
This Is A Business
Two Medicines
Troll Nacht
Acorn Factory
A Time To Die

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/thedodos

mardi, 16 juin 2009 22:31

There are no goodbyes

“There are no goodbyes” constitue le cinquième album solo, enregistré en studio, pour Sophia. Et il s’inscrit parfaitement dans la lignée du précédent opus, « Technology Won’t Save Us ». Des compos poignantes, confessionnelles et mélancoliques qu’il chante de son timbre doux-amer si particulier. En s’accompagnant à la guitare. En picking. Le plus souvent acoustique mais électrifiée (NDR : une exception « Dreaming », une brève compo minimaliste interprétée à la sèche). Les mélodies sont contagieuses, parfois hymniques. Notamment sur le single et titre maître qui ouvre l’opus. Même que la conjugaison des accords de piano sonore, des envolées de guitare soniques entrecoupées par des impulsions de drums offensifs, me fait plutôt penser à Coldplay. Chanson plus allègre, « Obvious » est cependant contaminé par des lyrics toujours aussi sombres. Robin partage un duo en compagnie d’Astrid Willimason, sur la valse lente « Something ». Jusqu’alors pas vraiment de surprise. Mais le plus intéressant procède de la fin de l’elpee. Tout d’abord lors de « Sign ». Balayée par une steel guitare et des cordes de râpe languissantes, cette compo aurait pu émarger à l’americana, s’il n’y avait ce sens mélodique bien spécifique. Et enfin les trois derniers morceaux du disque. Enrichis de somptueux arrangements symphoniques. Encore que parmi ces trois chansons, « Leaving » est vraiment celle qui mérite une attention toute particulière. Car si arrangements symphoniques il y a, ils sont dominés par des cuivres énigmatiques. Et puis, cette ligne de basse pulsante remue les tripes. Bref, ce titre lorgne manifestement vers la quintessence de Broken Social Scene. Toutes proportions gardées, bien sûr. Mais le résultat est vraiment remarquable. Robin s’intéresserait-il à la nouvelle scène canadienne ?

mercredi, 10 juin 2009 00:13

Everyone is having fun

Jack Beauregard est un duo allemand réunissant le chanteur/guitariste Daniel Schaub et le claviériste/électronicien Pär Lammers. Issus de Cologne, ils se sont rencontrés dans le cadre de leurs études. A Amsterdam. Au conservatoire musical. Et ont choisi pour patronyme le héros d’un western spaghetti, interprété par Henry Fonda.

Les compos évoluent, le plus souvent, sur un (mid) tempo nonchalant (NDR : trois exceptions qui confirment la règle : les hypnotiques et presque dansants « Distance in between » et « Anyone around » ainsi que le r&b électro « I admit »), laissant les mélodies douces-amères irradier tout leur magnétisme contagieux. Evoluant quelque part entre Talk Talk, Take That, José Gonzales, Postal Service, Scritti Politti et New Musik, leur solution sonore mêle folk et indietronic au sein d’un climat empreint de douceur, de tendresse mais aussi de mélancolie ; mais sans jamais glisser vers la mièvrerie. Leur approche minimaliste y est sans doute pour quelque chose. Les harmonies vocales sont limpides, impeccables, savoureuses, parfois même ‘beatlenesques’. Tout au long d’« Everybody is happy », elles sont même caractérisées par une conjugaison étrange entre voix et contre-voix. Un superbe album pour un duo dont on devrait entendre bientôt parler…