Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Smile

Cet album aurait dû paraître en 1967 voire en 1968, et faire suite au chef d’oeuvre des Beach Boys, “Pet sounds”. Un projet que Brian Wilson va cependant abandonner. Pour diverses raisons. Tout d’abord, il a écouté le nouvel elpee des Beatles, « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Et obnubilé par la concurrence qu’il mène avec les Fab Four, il se sent largué. Ensuite, ni sa formation, ni les responsables de la maison de disques ne voient d’un bon œil une reconduction du semi échec commercial de « Pet sounds » (NDR : il faudra attendre plus de deux décennies pour réaliser qu’il s’agissait d’une des œuvres incontournables de la musique pop et rock). Enfin et surtout, Brian Wilson souffre de plus en plus de troubles mentaux. Ce qui lui vaudra par la suite de multiples thérapies, dont il sortira régulièrement pour y replonger tout aussi régulièrement. Avec pour résultat une discographie des Beach Boys très en dents de scie. Notamment à partir de 1972, c'est-à-dire après la mort du père Wilson. Une famille depuis complètement décimée, car Dennis s’est noyé en 1983 et Carl est décédé en 1998, suite à un cancer du poumon. Curieusement, c’est à partir de la fin des eighties que Brian est parvenu à remonter la pente. Sous l’influence de son psychiatre/gourou/manager Eugene Landy. Pour terminer ce « Smile », Brian a rappelé son parolier de l’époque, Van Dyke Parks. Et pour l’enregistrer, il s’est entouré des musiciens qui l’avaient accompagné lors de sa dernière tournée. Enfin, en choisissant les studios Sunset Sound de L.A., Brian a voulu retrouver l’esprit, l’atmosphère et le son de la fin des sixties. Et il faut reconnaître que le résultat est aussi surprenant que convainquant. Bien sûr on y retrouve des compos qui figuraient déjà sur l’un ou l’autre album. A l’instar de « Heroes and Villains », de « Cabin essence », « Surf’s up », « Wonderful », ou encore de « In Blue Hawaii ». Des fragments considérés alors comme des chutes de bande et récupérés par nécessité… « Smile » a eu le bon goût d’inclure une nouvelle mouture du classique Good Vibrations » (NDR : tellement proche de l’originale). Résultat des courses : l’ensemble tient particulièrement bien la route. Harmonies vocales luxuriantes, époustouflantes (a cappella, « Our prayer » vous flanque des frissons partout !), changements de tempo, mélodies contagieuses, tourbillons orchestraux majestueux, instrumentation parfois insolite et surtout adaptée : tout a été prévu pour reconduire les bonnes vibrations des garçons de la plage…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

On the box : 1979

Il existe très peu de témoignages filmés relatifs aux débuts de Wire. Ou alors, ils sont de très mauvaise qualité. En 1979, le quatuor s’était produit dans le cadre de l’émission « Rockpalast ». Une émission enregistrée sur la TV allemande WDR, devant une assistance réduite, constituée essentiellement de hippies. Ce show vient d’être immortalisé sur un DVD. 18 titres essentiellement issus des albums « Chairs missing » et « 154 ». Face à ce public trié sur le volet, le quatuor semble naviguer sur une autre planète. Tel un robot krafwerkien Newman lutte avec sa guitare, se tord comme une marionnette désarticulée en aboyant ses lyrics obliques. Lewis maltraite allègrement sa basse. A l’arrière de la scène, Gilbert tisse soigneusement et précisément les contrepoints sur sa six cordes, pendant que Gotobed canalise le tempo de ses rythmes métronomiques. Et à l’issue de chaque morceau, les spectateurs applaudissent poliment. Un véritable testament au sein duquel figure une interview totalement déjantée. Mais qui reflète le profil intello cultivé par le combo, à l’époque. Donc, à prendre au troisième degré. Le box inclut également une version audio de ce set, enrichie de deux bonus tracks.

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Life sparks

Curieux ! Les onze fragments de cet opus ont été enregistrés entre septembre 2002 et février 2003. Au sein d’une bonne demi-douzaine de studios différents. En compagnie de toute une série d’ingénieurs du son et de producteurs différents ; Stephen Street se chargeant heureusement de plus de la moitié de la mise en forme. Et ce « Life sparks » constitue apparemment le premier elpee de cette formation irlandaise. Dont les influences majeures sont incontestablement puisées chez Mercury Rev et les Flaming Lips. Même la voix de Fin Chambers campe un falsetto gémissant qui rappelle tantôt Wayne Coyne, tantôt Jonathan Donahue. Certains médias ont même ajouté Jason Lytle (Grandaddy). Comme les arrangements sont aussi soignés, pour ne pas dire sophistiqués, et que les mélodies sont empreintes d’une même mélancolie dramatique : il est difficile de ne pas établir de comparaison… En fin de parcours, le climat sonore en devient même pesant. Pourtant, le groupe ne manque pas de talent. Il lui faudra simplement essayer de bien digérer ses références. Et à l’instar des aventureux et très électriques « Suicide way » et « Can’t lt go anything », plages hantées par l’esprit de Coldplay, mais surtout de Bowie ou encore de « The sky », un titre slowcore balayé par un theremin, qui évolue progressivement vers un mid tempo crayhorsien, Woodstar devra élargir son horizon sonore, pour trouver sa propre voie. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Shadows of the Waxwings

La scène musicale de Detroit est en pleine effervescence. Mais le plus intéressant procède de la richesse et de la diversité de cette scène. Entre les White Stripes, Blanche et les Waxwings, il est très difficile de faire un lien. Sauf qu’ils ont joué sur la même affiche. A première écoute, on est surtout impressionné par les harmonies vocales des Waxwings. Aussi soignées que chez les Byrds et les Beach Boys elles servent, en quelque sorte, de fil conducteur aux compositions. Des compositions, en général, aussi contagieuses que chez Teenage Fan Club. Encore que lorsque sinusoïdales ou cotonneuses, elles se lovent dans le psychédélisme, l’ombre des Pretty Things se met à planer. Un spectre qui se fait plus présent au fil des écoutes. Surtout lorsque mélodies baroques et instrumentation luxuriante entrent en osmose. Et le concours d’un violoniste, d’un violoniste et de cuivres n’y est pas étranger. On a même droit à du mellotron sur le lancinant « Almost all day », fragment dont le climat frôle l’univers des Flaming Lips. Et pour encore davantage brouiller les pistes, l’opus s’ouvre par une compo dont le groove nébuleux, nonchalant, rappelle les Dandy Warhols (« Wired that way ») et s’achève, nonobstant l’harmonica bluesy, dans la noisy pop hypnotique réminiscente de Ride (« What’s needed now »). Epatant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The tide that left and never came back

Finn Adrews a donc viré tous les musiciens de son groupe, au début de l’été dernier. Depuis, il prépare l’enregistrement d’un deuxième album. Seul ? En compagnie de nouveaux musiciens ? On n’en sait strictement rien. Il a décidé de nous réserver la surprise. Issu du premier elpee (« The runaway found »), le contagieux « The tide that left and never came back » est paru début juin sous la forme d’un single et d’un 7”. Dans le premier cas, la flipside nous propose « The lydiard bell », une composition fragile et mélancolique tramée sur les accords d’un piano. Pour le 7”, on a droit à « The house she lived in », une plage fort intéressante. Hypnotique, aride, manifestement hantée par l’esprit du Velvet Underground, elle s’écarte totalement de l’univers balisé habituellement par les Veils…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

This is music : The singles 92-98

Au fil du temps, de plus en plus de formations contemporaines branchées sur la musique dite psychédélique se réclament de The Verve. Les Warlocks, The Music, les Vines et Black Rebel Motorcycle Club figurent parmi les plus notoires. Si vous n’avez jamais entendu que le hit planétaire “Bittersweet symphony”, voire le tubesque « The drugs don’t work », vous ne devez certainement penser que je vous raconte des salades. Et l’album « Urban hyms » qui recèle ces deux fragments ne fera qu’accentuer votre défiance. En fait, vous devez absolument avoir écouté « A storm in heaven » ou/et « A nothern soul » pour en comprendre la raison. Deux elpees devenus depuis incontournables. Maintenant, il est exact que pour concocter une telle solution sonore, The Verve était lui-même influencé par le Floyd circa Syd Barrett et par My Bloddy Valentine. Chez la formation issue de la région de Manchester (NDR : de Wigan, très exactement), cette période de créativité intense procédait de la collaboration entre deux personnages dotés de caractères versatiles. Richard Ashcroft, tout d’abord. Un chanteur au timbre exceptionnel, ample, éthéré. Nick McCabe, ensuite. Un guitariste inventif et surtout terriblement efficace. Surnommé ‘Richard le fou’, le charismatique Ashcroft affichait une exubérance excessive, alors que le taciturne Nick préférait l’expérimentation la plus pure. Une situation qui va déboucher sur un conflit d’ego. Et le remplacement de Nick par Simon Tong. Avant que Richard ne se rende compte que l’absence de son rival lui est préjudiciable. Et le rappelle pour enregistrer « Urban Hymns ». Mais le charme est rompu ; et si ce troisième opus recèle de remarquables mélodies hymniques, il y manque ce grain de folie que McCabe n’a pas eu le loisir d’injecter. Ce qui explique la nouvelle séparation et le début de la carrière solo de Richard Ashcroft. Cette compile réunit donc les plus grands succès du groupe issus des trois elpees, différents Ep’s, quelques flip sides et deux inédits (NDR : loin d’être indispensables, je vous l’avoue). Bref, si vous possédez toute la discographie de la formation, ce disque n’a guère d’utilité pour vous. A contrario, si vous souhaitez découvrir The Verve, cet opus (NDR : nonobstant son désordre chronologique) vous donnera une idée plus ou moins correcte de l’histoire d’une légende éphémère, mais qui est déjà parvenue à marquer l’histoire du rock et de la pop.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Winning days

En 2002, cette formation australienne avait frappé très fort lors de la sortie de son premier opus, « Highly evolved ». Un disque dont les chansons féroces, juvéniles, jubilatoires, parvenaient à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents. Toujours produit par Rob Schnapf (NDR : mieux connu pour avoir mis en forme « Mellow gold » de Beck), « Winning Days » a mis davantage de pop dans son Vines ( ? ! ? ! ?). A cause des harmonies vocales, tout d’abord. Limpides, angéliques, ensoleillées, on les croirait presque empruntées, tantôt aux Beach Boys, tantôt aux Byrds. Et puis du sens mélodique capable de flirter avec la britpop. Et je pense tout particulièrement à « Rainfall » découpé dans les cordes de guitare bringuebalantes (Bluetones ?). A « Sun child » qui épouse un format électrique proche des débuts de Travis. Et puis au contagieux « She’s got something to say to me », dont l’emphase lorgne du côté d’Oasis. De psychédélisme également. Un psychédélisme visionnaire, aventureux qui ose une rencontre avec le punk gothique sur l’étonnant « Evil town ». On a parfois l’impression d’y vivre une rencontre entre le Floyd et Bauhaus. Même la voix de Craig Nicholls y épouse les inflexions de Peter Murphy. Une voix, tour à tour gémissante ou écorchée, hantée par le fantôme de Kurt Cobain sur le single furieux « Ride » et le ‘stoogien’ (guitare fiévreuse, tempo tribal, basse énigmatique) « Animal machine ». Un grunge qui prend, nonobstant son groove profond, des accents hymniques lors du final « F.T.W. ». En jouant la carte de l’éclectisme, les Vines vont fatalement s’adresser à un public plus large ; mais en même temps risquent fort de déplaire aux fans de la première heure. Ceux qui voyaient en eux l’esprit anarchique et à l’exubérance rock’n roll de rebelles …
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Pawn shoppe heart

Jason Stollsteimer était un ami de Jack White. Mais depuis que ce dernier lui a abîmé le portrait, les rapports entretenus par les deux formations issues de Detroit ne sont plus au beau fixe. Faut dire qu’avant de se retrouver à l’hosto, Jason avait cassé du sucre sur le dos du chanteur/compositeur/guitariste des White Stripes. Bref, à l’avenir, les organisateurs de concerts ont tout intérêt à ne plus les inviter à la même affiche. A moins de souscrire une bonne assurance… Venons-en donc au deuxième album des Von Bondies. Un disque sympa. Qui passe au crible le rock’n roll et le blues des 50’s, des 60’s et même des 70’s. A la mode garage. Otis Redding, Little Richard, Chuck Berry, Sreamin’ Jay Hawkins, les Animals, les Go Go’s, les Stooges, T Rex et Bowie (NDR : pensez à « The Jean Genie » et à « Rebel Rebel ») sont ainsi revisités en 13 fragments (NDR : il y a un morceau caché) et trois mouvements. Dans un style qui rappelle tantôt les White Stripes (NDR : faut pas leur dire hein, on n’est pas masos !), tantôt le Jon Spencer Blues Explosion, tantôt les Cramps. Le quatuor rend même un hommage au groupe new-yorkais sur « Poison Ivy ». L’elpee recèle également en « Ben swank », une compo réminiscente du « I’ a man » du Spencer Davis Group (NDR : à une époque où Steve Winwood y sévissait encore). Le son est crade, très souvent hanté par la guitare surf. Le tempo furieux ou nonchalant. Le climat moite, viscéral. Une sensation accentuée par le vocal sensuel de Jason, soutenu par des vocaux féminins qui ne le sont pas moins (NDR : sensuels bien sûr !). Une plaque qui inclut, bien sûr, l’inévitable single « C’mon c’mon » et dont la production a été assurée par l’ex Talking Heads, Jerry Harrison.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The ultimate indie hooks compilation Vol.1

Concoctée par le label français Alcatraz, cette compile nous entraîne à la découverte de 9 groupes ou artistes en 10 morceaux. Le trio parisien Proxima a ainsi droit à deux plages, une formation qui avait d’ailleurs fait l’objet d’une chronique en 2002, pour son elpee « Music for pleasure ». Quatre autres formations issues de l’Hexagone ont ici encore droit au chapitre. Tout d’abord l’excellent Foggy Bottom, dont le rock noisy est aussi sucré que celui du défunt Sugar de Bob Mould. Arsen, ensuite. Niçois, cet ensemble pratique un punk calqué sur Placebo. Chez Amok, on imagine facilement une rencontre entre Luis Trio et Jean-Louis Murat. Reste Curtain. Une pâle imitation de Depeche Mode qui aurait troqué ses synthés pour des guitares. Trois bands nous viennent de l’autre côté de la Manche : Ely, Surface et Cutback. Irlandais, Ely pratique un post punk vivifiant, rafraîchissant, qui évoque Wedding Present. Les deux autres sont britanniques. Surface lorgne manifestement du côté des Smiths, alors que le mélange de pop et de funk affiché par Cutback n’a malheureusement pas le punch de Shriekback. Une seule américaine : Barbara Ann. On suppose qu’elle s’est inspirée des Beach Boys pour s’inventer un nom de scène. Musicalement elle flirte avec une sorte de metal proche de Juliana Hatfield, et chante un peu à la manière de Vanessa Paradis. Un beau brin de fille ! C’est d’ailleurs elle qui montre sa petite culotte sur l’image de la pochette.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Sundays Nights / The songs of Junior Kimbrough

Junior Kimbrough est décédé en 1997. Victime d’une crise cardiaque, il allait avoir 67 ans. Destin cruel pour ce formidable guitariste qui n’a connu son âge de gloire qu’après 1991. C'est-à-dire à l’issue de la projection du documentaire « Deep Blues », signé Robert Palmer. Il aura cependant encore le temps de commettre cinq elpees avant de s’éteindre. Kimbrough avait conçu son propre boogie blues dans son juke joint de Chulahoma ; une musique réputée sensuelle, viscérale, ténébreuse, primale, menaçante, malsaine, venimeuse et hypnotique qu’il communiquait à travers ses riffs de guitare, tout en grommelant d’une voix gémissante, traînante… Pour le reste, ne m’en demandez pas plus ; je vous renvoie aux textes de Jean-Claude, notre spécialiste en blues. Car cet opus n’est pas vraiment un disque de blues. Mais un recueil d’adaptations commises par 15 artistes différents en hommage à Junior. Certaines versions risquent même de provoquer des poussées d’urticaire chez lez puristes du blues. A l’instar de celle du « Sad days lonely nights » de Spiritualized. Plus proche du Velvet Underground que de Mr K. D’« I feel good again », traduite en chanson pop contagieuse par Pete Yorn. De « Lord have mercy on me » d’Outrageous Cherry. Flash-back psychédélique que les Stone Roses auraient pu recréer, s’ils s’étaient décidés un jour à reprendre Jimi Hendrixx. Et la plupart des artistes qui participent à ce tribut parviennent à donner une autre dimension aux chansons de Junior. Iggy Pop et ses Stooges (NDR : ils avaient tourné avec K. peu de temps avant sa mort) ont réalisé deux versions de « You better run ». Une première trempée dans le rock’n roll sauvage, frénétique. Plus sordide, plus proche de l’esprit de son auteur, la seconde bénéficie de la participation de Mike Watt, à la basse. Epaulé par le défunt Elliott Smith à la guitare acoustique, le Blues Explosion propose une adaptation très cool de « Meet me in the city ». Mark Lanegan à transformé le « All night long » en blues à la fois spectral et lascif. Thee Shams, formation de garage par excellence, a commis une version torrentueuse de « Release me », un peu dans l’esprit des Stones circa 60’s. Cat Power s’est accoquinée à Entrance pour concocter une version lancinante, ondoyante de « Do the romp » ; alors que les Fiery Furnaces sont parvenus à injecter une dose phénoménale de swing au delta blues « I’m leaving », tout en mettant en exergue la voix de juke joint d’Eleanor Friederberger. Tout au long de « Done, got old » des Heartless Bastards, la voix de Peggy Lee cherche à réincarner celle de Janis Joplin face aux fantômes des Small Faces. Vous comprenez pourquoi maintenant, les textes de Jean-Claude sont aussi prolixes. Car The Black Keys, Jim White, Whitley Kirst, Jack Oblivian et les Ponys ont également participé à cet hommage. Et si je m’étais attardé à l’analyse des covers commises par ces derniers cités, vingt lignes supplémentaires auraient été nécessaires…