Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Dernier concert - festival

The Cure
L7
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 11 mai 2009 03:00

Ruth is stranger than Richard

En 1975, paraît “Ruth is stranger than Richard”. Un disque qui s’inscrit dans la lignée de “Rock Bottom”. Plus étrange, plus instrumental, moins mélancolique, mais finalement plutôt spirituel, il a le tort de paraître trop vite après ce chef-d’œuvre. Les compositions sont plus free mais toujours aussi atmosphériques, davantage chargées de swing. Y participent notamment Brian Eno, Phil Manzanera, John Greaves, Fred Frith, Hopper, Bill Mac Cormick et quelques autres. Un elpee qui recèle une adaptation du “Song for che” morceau issu de la plume de Charlie Haden ainsi qu’une version très jazzyfiante du « Sonia » de Mongezi Feza, trompettiste qui disparaîtra quelques mois après l’enregistrement de ce disque. Ce dernier fragment est produit par Nick Mason du Floyd, alors que Wyatt se charge de la mise en forme du reste de la plaque. (Réédition album paru initialement en 1975)

 

vendredi, 01 mai 2009 03:00

Schleep (2008)

Pour concocter cet elpee en 1997, Robert avait reçu le concours d’une pléiade de musiciens réputés. Notamment Paul Weller, Philip Catherine (NDR : oui, oui, celui qui vient de chez nous !), le saxophoniste Evan Parker, le violoniste Chikako Sato, la tromboniste Annie Whitehead ainsi que deux ex-Roxy Music, Brian Eno et Phil Manzanera. L’album a d’ailleurs été enregistré dans les studios de l’ancien guitariste du groupe mythique de Bryan Ferry. Après avoir mené de multiples expérimentations dans des styles musicaux différents, Robert semble alors faire un bond d’un quart de siècle en arrière. Hormis le premier fragment de l’opus, frappé de la griffe Manzanera, le reste de l’œuvre reprend un long flirt entre le jazz et la musique contemporaine, engagé sur les remarquables " Ruth is stranger than Richard " et surtout " Rock bottom ", une symbiose complexe, mais bourrée de feeling que raffine le falsetto douloureux et intimiste de Wyatt. Changement marquant cependant, a contrario des albums précédents souvent composés dans l’esprit conceptuel, chaque plage revendique sa propre identité pour créer en final une œuvre aussi multicolore, raffinée qu’énigmatique. Et paradoxalement, c’est cet ensemble de diversités qui le rend si cohérent. (Réédition album paru initialement en 1997)

En septembre 1974, le 8 septembre très exactement, Robert Wyatt effectue sa rentrée sur scène au Theatre Royal Drury Lane de Londres. C’était la première fois qu’il remontait sur les planches après son stupide accident qui l’a laissé paraplégique. Cet événement a fait l’objet d’une multitude de bootlegs. En 2005, le label Hannibal s’était enfin décidé à en sortir une version plus audible ; et c’est ce ‘live’ que Domino vient de rééditer. Les invités sont notoires depuis le guitariste avant-gardiste Fred Frith au saxophoniste Gary Windo, en passant par le trompettiste sud-africain Mongezi Feza, le bassiste Hugh Hopper, la claviériste Julie Tippetts, le drummer Nick Mason, le claviériste Dave Stewart ainsi que Mike Oldfield.

Au cours de ce set Wyatt va interpréter des morceaux de Matching Mole, d’anciennes compos de son premier groupe, Soft Machine ; mais surtout l'intégralité de « Rock Bottom ». Sans oublier la cover du  "I'm A Believer" de Neil Diamond popularisée par les Monkees. Si ce ‘live’ n’est pas indispensable dans la discographie de Wyatt, il l’est certainement pour ses aficionados… (Réédition album paru initialement en 2005)

mercredi, 31 décembre 2008 01:00

Cuckooland (réédition)

A l'instar de " Schleep ", son précédent opus, " Cuckooland " été enregistré en 2003, dans les studios de Phil Manzanera, à Londres. Si Philip Catherine n'est plus de la partie, la tromboniste Annie Whitehead ainsi que les deux ex-Roxy Music, Brian Eno et Manzanera y apportent leur contribution. Tout comme Paul Weller, David Gilmour (le guitariste du Floyd) et surtout Karen Mantler. La fille de Michael et de Carla Bley chante (NDR : dans un registre tellement proche de sa maman), joue un peu de saxophone et se réserve l'harmonica. A l'instrument chromatique, elle affiche d'ailleurs avec une sensibilité digne de Toots Thielemans. Et elle nous en fait la plus belle démonstration sur " Life is sheep ", le meilleur fragment de l'opus. Un disque pour lequel Robert fait un retour au jazz et aux sujets politiques. Pour le jazz, ce n'est guère étonnant, puisqu'il le pratiquait déjà 30 ans plus tôt. Mais un jazz mâtiné de pop, un peu comme sur les chefs-d'œuvre " Rock bottom " et " Ruth is stranger than Richard ". Pour la politique, non plus, lorsqu'on connaît sa préférence pour la couleur rouge. Mais si à l'origine, son épouse se contentait du design des pochettes, depuis 3 albums (" Dondestan ", " Schleep " et ce " Cuckooland "), elle participe de plus en plus activement à la confection des textes. Et dans ce domaine, sa vision du monde contemporain est encore plus critique. En outre, elle commence également à écrire la musique. Et on ne s'en rend pas compte, tant le couple est devenu fusionnel. Si Robert joue davantage de cuivres, il se réserve, bien sûr, l'essentiel des parties vocales. Depuis qu'il est devenu paraplégique, il considère d'ailleurs sa voix comme son principal instrument. Faut dire que son falsetto est toujours aussi bouleversant. Bref, Robert Wyatt un album aussi intemporel qu’incontournable. (Réédition album paru initialement en 2003)

lundi, 11 mai 2009 03:00

Dondestan (revisited)

Le septième elpee de Wyatt demeure fidèle à ce style atmosphérique, jazzyfiant, dramatique, obsessionnel, émotionnel qu’il est toujours le seul à pouvoir cultiver sans tenir compte des modes ou du temps. Sur « Dondestan » (traduction de l’espagnol en français : ‘Où sont-ils’), il se réserve d’ailleurs tous les instruments. Concession quand même : le partage de la composition, mais avec son épouse Alfreda Benge. Et pour un titre qu’il cosigne en compagnie de son ex-acolyte de Soft Machine, Hugh Hopper : « Lisp Service ». Marginal mais éloquent, ce disque était paru en 1991 avant de ressortir en 1998 sous une forme revisitée. C’est cette version qui vient d’être rééditée. En fait, le mixing du long playing initial avait été quelque peu bâclé ; et c’est dans le but de rendre les sonorités plus claires et de mettre davantage en relief  l’instrumentation que les plages ont été retravaillées ou même écourtées, sans pour autant dénaturer l’ensemble qui gagne même en finesse et en fluidité. (Réédition version de l’album paru en 1998)

lundi, 11 mai 2009 01:00

Nothing Can stop us (réédition)

Paru en 1982, “Nothing Can stop us” réunissait quatre singles et leurs faces B, enregistrés par Wyatt à la fin des 70’s et au début des 80’s. En fait juste après qu’il adhère au parti communiste. On y retrouve donc « Auroco », un chant chilien dénonçant l’extermination des Indiens par les Latino-américains et sa flip side « Caimanera », adaptation du fameux « Guantanamera » de Pete Seeger. Ecrite par Jose Marti, cette chanson est également devenue l’hymne national de Cuba.

Signé Billie Holiday, « Strange fruit » pleure les victimes des lynchages racistes perpétrés dans le Sud de l’Amérique, tandis que l’autre face révèle « At last I’m free », un des meilleurs morceaux de Chic, qu’il a adapté à son timbre vocal cassé pour en réaliser une version bien plus émouvante.

Il réserve « Trade Union » et « Grass » à une formation Bengali établie à l’Est de Londres. On a ainsi droit à des élans impétueux de tablas, shinai, balayés par ses vocaux impassionnels qui communiquent un besoin urgent de formes traditionnelles.

Pour Wyatt, la démocratie a toujours été un mensonge, même la démocratie fondatrice grecque, qu’il considère comme un oasis de paroles libres et un océan de misère réprimée. Au verso de « Stalin wasn’t stalling », chant de propagande pro-stalinien chanté à l’origine par l’ensemble gospel américain The Golden Jubilee Quartet, Peter Blackman vient réciter son poème « Stalingrad ».

La compile recèle néanmoins deux compos plus personnelles : « Born Again Cretin » et « Red Flag ». Deux titres bien dans l’esprit du recueil ; encore que la musique du second est inspirée du chant de Noël traditionnel « Mon beau sapin », alors que les lyrics ont été adaptés par Jim Cornell.

Etonnant, cette version cd ne reprend pas le bonus track « Shipduilding », petit joyau mélodique issu de la plume du tandem Elvis Costello/Clive Langer, qui figurait bien sur la compile de 1982. C’est le seul bémol de cet opus. (Réédition album paru initialement en 1982)

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Who killed The Zutons

Tout comme The Coral, les Zutons nous viennent de Liverpool. Deux formations signées, comme par hasard, chez Deltasonic. Deux ensembles qui pratiquent une forme de garage fourre-tout où l’on retrouve une multitude de styles musicaux, dont le jazz et la country. Seule différence, mais elle a son importance, les Zutons ne sont guère branchés sur le psychédélisme. Même sur les deux plages (« Havana gang brawl » et « Nightmare part II ») les plus proches de leurs comparses liverpuldiens (NDR : en outre, les meilleurs morceaux de cet album). Le quatuor préfère puiser allègrement dans la soul, le funk, le ryhtmn’ blues et le ska ; la présence d’un saxophone accentuant cette impression. Paraît d’ailleurs que tout au long des sessions d’enregistrement, le collectif a beaucoup écouté Madness et Dexy’s Midnight Runners. Maintenant, il faut également savoir que les Zutons on récemment découvert Dr John. Et depuis ce moment, ils lui vouent un véritable culte. Vaudou, bien sûr. Et l’énigmatique « Dirty dance hall » en est la plus belle démonstration. Produit par Ian Broudie (Lightning Seeds), cet opus est, en outre, habillé d’une superbe pochette illustrée par des comics de série Z. Vous avez dit Zzzzzutons ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A song about a girls

A l’origine cet opus devait être le premier opus solo de Stef Kamil Carlens ; puis au fil du temps il a fait appel à ses potes habituels, avant d’élargir les collaborateurs à une bonne dizaine de musiciens. Ce qui l’a sans doute poussé à reprendre le patronyme Zita Swoon, même s’il considère que cet elpee reste très personnel. Première nouveauté, on y retrouve 4 plages chantées en français. Un exercice de style auquel il s’était déjà essayé, et avec succès, pour le dernier album d’Arno. Il chante d’ailleurs en duo « De quoi a besoin l’amour ? », en compagnie d’Axelle Red. L’œuvre parle d’ailleurs essentiellement d’amour et de relations sentimentales. De rêve et de fantasmes aussi. Deuxième surprise, si sur " Life = a sexy sanctuary ", le spectre de Don Van Vliet avait été balayé par celui de Bowie, on ne retrouve pas davantage sur ce « A song about a girls » de traces d’électro disco / new wave qui régit ses prestations scéniques. L’ex dEus nous propose ici une collection de chansons légèrement jazzyfiantes, parfois exotiques, qui allient sobriété et charme sur un lit de percussions et de rythmes latinos. Et le résultat est plutôt convainquant, même si certaines chansons manquent quand même de délire. Encore, que dans ce domaine, c’est sans doute une question de goût. Bref, de cette plaque, je retiendrais surtout le ‘dEusien’ « Hey you, whatshadoing ? », le presque prog « Clair obscure » (King Crimson ?), l’hypnotique « Thinking about you all the time » (Jah Wobble ?) et le final « Remember to whithold » plus Tom Waits que nature.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

As far as I can see

Ressusciter les Zombies, je veux bien! Mais encore faut-il y retrouver l’essence de leurs débuts. Agés tous deux de 59 ans, Colin Blunstone et Rod Argent ont tourné pendant trois ans avant d’enregistrer cet opus. Ils ont même bénéficié de la collaboration du London Symphony Orchestra. Soit une équipe de 21 musiciens à vocation dite ‘classique’. Et puis du backing band qui avait accompli ce long périple à travers le monde. Pas de trace de Hugh Grandy, qui jouit aujourd’hui d’une paisible retraite, ni de Paul Atkinson, décédé entre-temps ; mais bien de Chris White, venu donner de la voix sur trois fragments. Un disque mis en forme dans les studios Air, sous la houlette de Steve Orchard et de Rod. Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour accoucher d’une œuvre majeure. Mais faute de merle, il a fallu manger des grives. Il y a bien « In my mind a miracle », plage sur laquelle on retrouve le toucher de clavier velouté si caractéristique de Rod. Le titre maître et « I want to fly », deux très belles compositions aussi sophistiquées et somptueuses que chez le légendaire E.L.O.. La voix de Colin. Belle, envoûtante et limpide. De superbes arrangements. Des mélodies moelleuses. Un zeste de jazz et de soul. Et d’excellents instrumentistes capables de renvoyer les 9/10 des musiciens issus de la scène pop/rock contemporaine à leurs études. Malheureusement le résultat final est décevant. Et ce n’est pas une nouvelle version d’« I don’t believe in miracles », écrite en son temps par Russ Ballard qui y change quelque chose. Encore que si vous êtes des nostalgiques de Kayak et de Kansas, vous allez trouver votre bonheur. A mon avis, si vous en avez l’opportunité, procurez-vous plutôt l’album « Odessey & Oracle », un elpee paru en 1967 et considéré comme un des 100 albums incontournables de la scène pop britannique. Qui a dit baba cool ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Greatest hits

Réunir les meilleurs titres de Neil Young sur un seul disque relève de la mission impossible. D’autant plus que le projet se limite à 16 plages. Glanées sur 9 albums. Commis entre 1969 et 1991. Dont 14 avant 1971. Seuls « Rockin’ in the free world » (1989) et « Harvest moon » (1991) ont ainsi encore droit au chapitre. Un survol un peu trop rapide pour un des artistes les plus importants et influents de toute l’histoire du rock et de la pop. En outre 11 des 16 fragments étaient déjà parus sur le box « Decade ». Pour être plus ou moins complet, un double elpee aurait pu faire l’affaire. Incluant notamment « Cortez the killer », « Tonight’s the night », « This note’s for you », « Fuckin’up », “Sugar mountain” ou encore « From Hank to Hendrix ». Et la liste n’est pas exhaustive. Mais alors, il y aurait eu moins matière à contestation. En outre, en ne retenant de l’aventure Crosby, Stills, Nash & Young, que le pathétique « Helpless » et l’ouvertement politisé « Ohio », le survol s’est mué en raccourci. Bien sûr, ce « Greatest hits » a dû composer en fonction de son propre catalogue. Sans piocher dans celui de Geffen. Mais ce n’est pas la première fois que deux labels collaborent. Surtout lorsque la notion de rentabilité est partagée. Maintenant, faut pas non plus discréditer la qualité de cette compile. D’autant que tous les fragments qui le composent sont indiscutables. On a même droit à « Down by the river » (9’16), « Cowgirl in the sand » (10’05), « Like a hurricane » (8’20) ou encore à « Southern man » (5’31). Sans oublier “heart of gold”, “Comes a time”, “Hey hey my my” ou “Rockin’ in the free world”. Le tout remasterisé par la technologie HDCD.