La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Suede 12-03-26
Hooverphonic
Bernard Dagnies

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dimanche, 31 décembre 2000 02:00

A rock in a weary land

Après avoir mis ses Waterboys entre parenthèses, pendant sept longues années, Mike Scott a décidé de revenir à la big music ; celle qui lui avait permis, à ses débuts, de soutenir la comparaison avec U2. Il avait bien, entre-temps, signé deux albums solo, " Bring' em all in " en 95 et " Still burning " en 97. Deux chouettes elpees qui étaient, fatalement et incompréhensiblement, passés inaperçus. Pour enregistrer " A rock in the weary land ", il a salué le retour de son saxophoniste fétiche, le bien nommé Anthony Thistlewaite ; et puis reçu le concours de Thighpaulsandra, mieux connu pour avoir conspiré avec Julian Cope, et plus récemment en compagnie de Spiritualized. Et le résultat est plutôt convainquant. Mike est toujours aussi possédé par la nature de la musique. Ses lyrics intelligents et empreints de poésie. En voulant faire donner sa musique comme le Londres de la fin du XXème siècle confronté au grotesque de la culture moderne, ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un message que Mike veut faire passer. Sa voix chaude, acide et chargée d'émotion. Encore que les quelques passages où il trafique son timbre, ne sont pas nécessairement judicieux. Hormis le dispensable " We are Jonah " et le confus " Dumbling down the world ", un peu trop calqué, à mon goût, sur " In a hite room " du mythique The Cream, le reste vaut son pesant d'eau précieuse. Depuis le torturé et luxuriant " Let it happen " au final extatique dans sa forme free jazz, " Crown ", en passant par les huit minutes somptueuses, lennonesques (" Mother " ?), de " My love is my rock in the weary land ", le poignant et contagieux " Is she conscious ? ", dompté par les palpitations de son piano sonore, le " Bowiesque " circa " Heroes ", le fluide " The charlatan's lament " et le tendre et irrésistible " The wind in the wires ". A 41 piges, Mike doit certainement se demander pourquoi le succès lui a aussi peu souvent souri. Pourquoi la bande à Bono continue de recueillir tous les lauriers, qu'il aurait tout autant mérités. Différence de recherche spirituelle, sans doute…

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

In the flesh

Roger Waters continue de tourner à travers le monde. Où il parvient encore à remplir des stades. Sa dernière tournée américaine a apparemment été un réel succès, puisqu'il a choisi des extraits de sets accordés lors de son passage à Portland, à Phoenix, à Las Vegas et à Irvine pour concocter ce double album. Qui recèle vingt-cinq titres en un peu moins de deux heures trente ! Des compositions issues de ses dernières expériences en solitaire, mais aussi et surtout du répertoire du Floyd. Et en particulier des opus " The Wall ", " Dark side of the moon " et " Wish you were here ". Sans oublier le célèbre fragment extrait de "A saucerful of secrets", "Set the controls for the heart of the sun" ainsi qu'une nouvelle chanson dédiée aux victimes anonymes qui ont été torturées en Afrique du sud, pendant l'apartheid, "Each small candle". Toujours en retard d'une guerre, l'ami Roger ! Pas la peine de tirer à boulets rouges sur cette œuvre, ni encore moins de lui vouer un culte. Waters et son backing band ont de la bouteille. C'est une certitude. Et le concours de James Guthrie à la production est un plus, c'est incontestable. Mais pour l'esprit rock'n'roll, faudra repasser. Ce double CD est donc destiné aux babas-cool qui ont la nostalgie d'un certain passé. Mais également à créer une ambiance intime pour un couple qui a envie de se réserver de gros câlins. Vous voyez le tableau : sofa, champagne, lumière tamisée, etc. Et en deux heures trente, on a vraiment tout le temps de prendre son pied (NDR : pas dans le tapis, hein !).

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Love medecine

Le défunt et mythique Talk Talk a peut-être trouvé en Hamish McIntosh un héritier naturel. Un Ecossais dont le projet The Wave Room a rameuté une flopée de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve Jah Wobble et le gourou du sitar Paul Wright. Pour un titre, c'est vrai. En l'occurrence " Houdini ", un composition irrésistible dans sa forme exotique overdubbée. Et puis surtout Robin Guthrie. Aux manettes. Ce qui ne l'empêche pas de donner de temps à autre l'un ou l'autre coup de sample, de guitare ou de basse. Découpé en dix fragments, ce " Love medecine " cultive la mélancolie douce, esthétique, en peignant des frémissements cinématiques à l'intérieur d'arrangements chatoyants, en développant des atmosphères synthétiques d'une grande richesse, des atmosphères balayées tantôt d'accords de guitare stellaires, de piano sonore, de chœurs délavés ou de l'un ou l'autre groove hypnotique, des atmosphères sur lesquelles se pose les lyrics poétiques de Hamish, qu'il chante d'une voix élégante et flottante. Cette œuvre devrait ravir les nostalgiques des Cocteau Twins, Dead Can Dance, His Name Is Alive et consorts…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Sing when you´re winning

Evidemment, difficile de restaurer sa crédibilité, lorsqu'on a transité par Take That. C'était pourtant déjà, il y a quatre ans. Au cours desquels, Robbie a quand même gravé trois albums. " Sing when you're winning " constituant son troisième. Un disque d'honnête facture, sans grand éclat, ni grande faiblesse. Agréable à écouter, sans plus. Là où l'intérêt de cet opus se met à croître, c'est lorsqu'on analyse ses clips et ses lyrics. Souvent censurés, ils traduisent, sur un ton pervers, confessionnel ou affecté, le mal être d'un personnage confronté à des problèmes comportementaux, mais également d'alcoolisme et de drogue. Et vu sa position de pop star, ils prennent une toute autre dimension. Enfin, pour être complet, sachez que Kylie Minogue échange ici un duo avec Robbie, sur " Kids ", single qui, comme par hasard, a de nouveau suscité la controverse en Grande-Bretagne…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Bastinado

Les deux-tiers de ce groupe sévissaient autrefois chez Kerbdog, un ensemble irlandais responsable d'un métal pur et dur alliant la férocité malsaine d'Alice In Chains et la précision militaire d'un Metallica. Wilt se veut plus pop. Canalisant sa colère et sa véhémence à travers une forme de punkcore à la croisée des chemins de Green Day et de Hüsker Dü. A cause des harmonies vocales sucrées, particulièrement soignées ; et puis du sens mélodique contagieux. Malheureusement, si cet album reste agréable à l'oreille, on ne peut pas vraiment dire qu'il brille par son originalité.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Live / Everything, everything

Tout comme les Chemical Brothers, Underworld appartient à la branche expérimentale de la musique électronique. Ce qui explique sans doute pourquoi j'y accorde beaucoup d'intérêt. En outre, lorsqu'une formation comptabilise dix-sept années d'existence, elle mérite un certain respect. Réduit à un duo depuis le départ de Darren Emerson (NDR : il a quitté le navire début de l'an 2000), Underworld nous revient cette fois avec un opus " live ". Constitué de fragments issus de différents concerts. Accordés tantôt lors du festival " Fuji " au Japon, " Coachella " de Palm Spring en Californie et " Glastonbury " en Angleterre. Huit titres en tout ! Karl Hyde et Rick Smith y démontrent toute l'étendue de leur talent à déverser d'énormes vagues d'émotions synthétisées sur (NDR : ou dans ?) la tête de leur public. Et ils le font avec tellement d'habileté et d'imagination que celui-ci finit par communier avec cette musique, répercutant ces vagues à travers leurs acclamations. Une sensation que l'on ressent très fort à la fin de l'elpee. Et en particulier sur le monstrueux de sauvagerie " Rez/Cowgirl ". Malheureusement, il y manque l'image. Ce qui explique sans soute pourquoi le duo a décidé de sortir une version de ce " Live/ Everything, everything ", en DVD…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Everybody loves…

Ce quatuor écossais (NDR : issu de Glasgow, très exacteme nt) nourrit un intérêt certain pour la musique de Sonic Youth, de Jesus & Mary Chain et du Velvet Underground. Il ne s'en est jamais caché. Et c'est toujours le cas tout au long de cet " Everybody loves… ". Cependant, Urusei Yatsura y manifeste une nouvelle approche de la mélodie. Plus pop, plus contagieuse. Et surtout très proche d'Ash. Enfin, sur quatre compositions de ce troisième opus. Et en particulier tout au long de " Our shining path ", " Superdeformer ", " Thank you " et " Eastern youth ". Ce qui n'empêche pas la formation de continuer à jongler avec sa noisy excentrique, trempée dans le feedback, dont l'intensité électrique est si rafraîchissante. Cet " Everybody loves… " nous réserve d'autres surprises. Comme " Random cruise ". Aussi impitoyable et gémissant que le Smashing Pumpkins circa " Siamese dream ". Enfin, si " Kubrick in town " épouse la tendresse capricieuse de Pavement, rogné de claviers, " Silver dragon " répond à des critères garage punk, alors que la férocité de " Faking it " atteint une intensité véritablement pixiesque…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Animals, suns & atoms

Ronald Lippock et Bernd Jestram sont de redoutables manipulateurs du son. Ce duo berlinois avait d'ailleurs sévi en 1998, en commettant " Silur ", un premier album dont la perception, à la fois émerveillée, distordue et troublante de l'électronique lui avait valu l'étiquette de post rock. En fait, Tarwater réalise la parfaite fusion entre le kautrock référentiel de Kraftwerk, voire de Can, la forme néo industrielle de Cabaret Voltaire et le trip hop de Massive Attack, Tricky et bien sûr Portishead. Il nous plonge ainsi dans un univers visionnaire, sis aux confins de la new wave atmosphérique; un univers virtuel peuplé de boucles insidieuses, de tics percussifs, bruissements organiques, samplés ou en couche, et autres gadgets technologiques tels que le stylophone, au sein duquel le timbre vocal impassible, neutre de Ronald, rôde tel un oiseau de mauvaise augure. Le sinistre " All of the ants left Paris " atteignant même le degré reedien sur l'échelle du Velvet…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Compil complet !

TC Matic, c'était avant tout Arno Hintjens et Jean-Marie Aerts. Si le premier n'est plus à présenter, le second n'était pas un illustre inconnu, puisqu'avant de rejoindre le groupe, il avait sévi comme guitariste chez Raymond Van Het Groenewound ; et puis surtout était considéré comme un des meilleurs producteurs de Belgique. Flanquée d'un drummer, d'un claviériste et d'un bassiste, la formation parviendra à enregistrer quatre elpees, avant de se séparer en 1986. Sans oublier les singles, devenus, pour la plupart, de véritables standards du style. Et on pense plus particulièrement à " Oh la la la ", " Putain, putain " ou encore " Elle adore le noir ". Des compositions qui figurent bien évidemment sur ce double CD. A côté d'autres chansons moins connues, mais aussi de remixes, de prises " live ", de versions démo et d'inédits. Trente-six titres en tout. De quoi rappeler d'excellents souvenirs à ceux qui ont été fascinés par un des rares groupes belges exportables de l'époque new wave; et puis peut-être de permettre aux profanes de mieux cerner le caractère insolite de TC Matic, dont la réputation de groupe de scène n'était pas usurpée…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Buggin´ out

De la pop hop! C'est le nom que donne ce quintette à sa musique. Mais la démarche va bien au-delà du simple mélange entre la pop et le hip hop, puisqu'elle intègre une multitude d'autres influences. Qui vont du jazz au garage, en passant par le funk, la techno, le rock et bien d'autres choses. Un peu comme chez Beck. Mais avec le feeling ‘dance’ des Beastie Boys et le sens de l'ironie d'un Cake. Enfin, lorsque les chansons sont purifiées par des harmonies vocales, c'est même à Chumbawamba, qu'on se met à penser… Bref, un chouette album qui a, en outre, bénéficié du concours des Dust Brothers à la production et au mixing. Excusez du peu !