Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The Sweeney

Une pareille découverte me met de bonne humeur toute la journée. Oh bien sûr, ce trio britannique en est déjà à son troisième album. Et son existence remonte quand même à 1995. Mais je souhaite bon courage à quiconque de récolter quelque information sur ce groupe. A croire qu'il s'agit d'un des secrets les mieux gardés de la scène pop insulaire. Une chose est sûre, cet opus est épatant. Hormis le complexe et éthéré " Your dog ", plus que probablement inspiré par le " Rock bottom " de Robert Wyatt, le reste est aussi contagieux que savoureux, aussi mélodique que rafraîchissant. Et chaque fragment possède ce petit quelque chose qui le différencie des autres. Bien sûr, il y a des constantes. Le timbre vocal gémissant, étranglé par l'émotion de Murray Torkildsen (Peter Perret ?) Ses interventions à la guitare tantôt crépitantes, tantôt limpides, mais toujours chatoyantes. Sans oublier, pour les trois quarts du disque, ces chœurs féminins plutôt kitsch. Mais lorsque tour à tour, des références au Who, aux Beatles, au Jam, à Elvis Costello, à Green Day, à Gentle Giant, à Gomez et même à Eels vous traversent l'esprit, vous ne pouvez être déçu. D'autant plus que ces influences sont tellement bien digérées qu'il faut vraiment décortiquer chaque morceau pour parvenir à les déceler. Remarquable !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Songs music

Si vous appréciez la lo fi de Smog, Will Oldham, Lamchop, Navigational et consorts, vous ne pouvez passer à côté du premier album de cet ensemble texan, de Denton pour être plus précis. Un projet, plutôt qu'un groupe, puisqu'on y retrouve les quatre membres de Centro-matic, rejoint pour la circonstance par le percussionniste/bruitiste de Stumptone, Chris Pladival. Chez South San Gabriel, ce sont apparemment Will Johnson et Scott Danborn qui tirent un peu toutes les ficelles. Ils chantent à tour de rôle. Le premier possède un timbre écorché. Il se réserve les compositions les plus minimalistes, en s'accompagnant même parfois uniquement de sa six cordes. Le second un timbre falsetto. Qu'il met au service des chansons les moins dépouillées. Et même d'une chanson tout à fait pop, commis dans l'esprit d'un Sunny Day Real Estate, " Proud son of gaffney ". Ou encore sur les deux plus belles compositions de l'opus, " Glacial slurs " et " Innocence kindly waits " ; Will en profitant pour y démontrer tout son talent de violoniste. Et lorsqu'il passe au piano, c'est pour nous transpercer l'âme sur le douloureux " One-hundred thousand bridesmaids ". Dommage d'ailleurs que tout l'opus ne soit pas de la trempe de ces quatre petites perles, la fragilité émotionnelle du reste de l'album nous plongeant dans un climat tellement morose qu'il en devient déprimant…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Best of...

Fondé en 1979, Spandau Ballet était, à l'origine, considéré comme un groupe poseur, élitiste, juste bon à peupler les potins mondains et les rubriques de mode. Et pourtant ! C'est en faisant les beaux jours du Blitz londonien de Steve Strange que le quintette rencontre Richard Burgess, grand manitou du label Landscape. Résultat des courses, le combo se décide à enregistrer un single : " To cut a long story short ". Le succès est immédiat. Et à partir de cet instant, une pluie de hits va commencer à s'abattre sur les charts britanniques : " Glow ", " Chant n°1 ", " Paint me down ", " Instinction ", " True ", etc., sur une période qui ne dépassera pas quatre années. La formation devient ainsi, malgré elle, le reflet musical d'une certaine génération, qu'on taxera par la suite de néoromantique. En fait, à l'instar de celle des eighties, leur musique ne s'adressait plus seulement aux oreilles et au cerveau. Mais aussi et surtout au corps. A cause de cette approche funk de la compositions. Mais un funk blanc mâtiné de soul américaine. Ce que des gens comme Bowie ou Talking Heads, avaient bien compris avant eux. Spandau Ballet ouvrait ainsi une porte à une nouvelle sensibilité pop crédible mais populaire, dansante mais ambitieuse. Sans pour autant répondre au synthétisme new wave, comme l'Angleterre en connaîtra à profusion, à cette époque. La qualité des compositions y était sans doute pour quelque chose. Des compositions littéralement ciselées par Gary Kemp, maître à penser du combo. Son style impeccable et emphatique finira malheureusement par s'enfoncer dans ses propres stéréotypes. Et après quatre albums, l'ensemble disparaîtra… Pour les nostalgiques de cette légende, cette compile est une véritable aubaine, puisqu'elle réunit l'intégralité des hits de Spandau Ballet. Depuis l'inévitable " To cut a long story short " à " Gold ", en passant par " Paint me down ", " Instinction ", " Chant n° 1 ", " True ", " Only when you leave ", et bien d'autres…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Oklahoma !

Hormis l'intro et la finale, c'est à dire le single " Oklahoma ! ", dont le tempo est aussi excitant que le célèbre " Spanish stroll " de Mink Deville et " Howling Christmas ", pastiche du tout aussi célèbre " Happy Xmas " de feu John Lennon, le deuxième opus de Spearmint affiche deux physionomies. Tendre, intimiste, pour ne pas dire confidentielle, la première nage dans les mêmes eaux minimalistes que Belle & Sebastian. La voix de Shirley Lee, dont le timbre campe un hybride entre celui d'Al Stewart et de Ian Broudie, collant parfaitement à ce type de composition. La deuxième plus rythm'n blues. Mais un rythm'n blues light. Dont le groove languissant doit largement plus à Dodgy, Lightning Seeds, Style Council ou Scritti Politti, qu'à Booker T. Echevelé et ondoyant, " The locomotion ", constituant l'exception qui confirme la règle. Tout ceci abordé avec un esprit aussi détaché, fugace que celui de Pulp. Bref, un chouette album qui nécessite cependant plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Starlite Diner

De son vrai nom Sarah De Koster, cette jeune artiste belge est très appréciée en Flandre. L'an dernier, elle avait ainsi obtenu le prix de la presse pour sa chanson " He's the one " ; alors que déjà en 1997, elle remportait le VTM Soundmix-Show pour l'interprétation de " You ought to know " d'Alanis Morisette. Une vocaliste que doit beaucoup admirer Sarah. C'est flagrant sur les 13 fragments de son deuxième album. Un peu trop à mon goût. Enregistré à Fort Lauderdale, en Floride, sous la houlette d'Erwin Muspers, personnage dont la carte de visite mentionne pourtant la mise en forme d'œuvres d'Anouk et de Bon Jovi, ce disque ne devrait récolter de succès que dans la partie nord du pays. Suffit pas de chanter dans la langue de Shakespeare pour pouvoir s'exporter ? Faut aussi faire preuve d'originalité !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

A collection of headphones songs

Stonedigger est un quatuor belge, de Saint-Trond très exactement, qui peut compter sur deux chanteurs dont les timbres vocaux sont complémentaires : Olivier Elen et Steve S'heeren. Et franchement, si ce dernier n'est pas né aux States, il n'y a rien à comprendre, tant son accent yankee est prononcé ; tant il est nasillard, si vous préférez ! Et ce sont finalement ces harmonies vocales qui apportent une coloration très personnelle à leur musique. Qu'on pourrait qualifier de noisy/popcore. Encore que sur les morceaux les plus tendres, la conjugaison des voix me fait plutôt penser à la pop narrative d'Eels. Une noisy/popcore qui chercherait le point de rencontre entre les Pixies et Dinosaur Jr. ; mais avec un état d'esprit aussi torturé que celui de dEus ou de Zita Swoon. Et hormis la reprise approximative du " Space Oditty " de Bowie, le résultat n'est pas mauvais du tout. Il se révèle même excellent sur " Paranoid " (NDR : rien à voir avec le Black Sabbath !), une chanson profilée sur une basse caoutchoutée, saupoudrée d'une pincée de claviers et traversée de sous-courants d'électricité fiévreuse qui jaillissent lors de la finale. Le disque recèle, en outre, deux compositions beaucoup plus minimalistes. Tout d'abord " Blue bus ", limité à une six cordes électrique, deux voix et un clavier, et puis " Stargazer ", réduit aux deux voix et à une sèche.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Much against everyone's advice

Deuxième album pour cet ensemble gantois drivé par les frères David et Stephen Dewaele. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est bourré de hits potentiels. Depuis le kravitzien " Conversation intercom " au techno métal " Too many DJ's ", en passant par " Saturday ", imprimé sur un tempo emprunté au " J'aime regarder les filles " de Patrick Coutin, la symphonie post industrielle " My cruel joke " et le titre maître, bercé par une power pop vivifiante digne des Wannadies. Et le reste ne manque pas d'allure, même si les ballades ont un peu trop tendance à lorgner vers le post grunge de Stone Temple Pilots voire de Soundgarden. Trois fragments se démarquent cependant de la coloration essentiellement pop américaine. Tout d'abord " Temptingly yours ", dont le psychédélisme pastoral et capricieux évoque le Gorky's Zygotic Mynci. " Scream ", ensuite. A cause des arrangements aussi raffinés que ceux opérés par les Nits. Mais dans leur période la plus électrique. Et enfin, le superbe " The salty knowledge of tears ", réminiscent de la britpop rafraîchissante et semi acoustique du défunt et mythique LA's. Et comme la voix de Stephen est à la fois superbe et puissante, toutes les chansons gagnent en intensité…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Gold and money

Si ce quatuor avait été américain, il aurait pu émarger au mouvement ‘riot grrrl’, tant ses affinités avec des artistes ou groupes comme Juliana Hatfield, Veruca Salt, Jale et consorts est frappante. D'abord, parce que le line up est constitué de trois filles et d'un garçon ; et puis surtout, parce que le groupe est responsable d'une musique vivifiante, électrique, post adolescente, héritée en ligne droite des Dinosaur Jr, Sonic Youth, My Bloody Valentine, les Breeders, Throwing Muses et des inévitables Pixies.

Pourtant, cette formation nous vient des Pays-Bas. Et ce " Gold & money " constitue son deuxième album. Un disque qui laisse quand même une place à l'une ou l'autre chanson plus tendre, plus lo fi. Et puis dont les compositions intègrent également des instruments moins conventionnels pour le style en présence, tels que l'orgue, le xylophone ou le violoncelle. Ce qui donne une coloration plus riche aux mélodies flottantes, légèrement psychédéliques, soulignées par la fraîcheur des harmonies vocales féminines. Pourtant, les titres que j'apprécie le plus demeurent, bien sûr, ceux qui ont été découpés dans l'intensité électrique la plus pure, la plus frénétique, capable d'exploser à tout instant. A l'instar de " My finest hour " caractérisé par ses changements de rythmes intempestifs, du menaçant " The party " ou du pixiesque " Choke me ". Un chouette album !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Lifestyle

Saviez-vous que ce trio compte, à ce jour, sept albums à son actif ? Une jolie performance pour un combo qui ne rencontre qu'un succès très confidentiel. Et le mot est faible ! Ce qui peut paraître une injustice, lorsqu'on connaît la qualité de leur musique. Une musique aussi capricieuse que celle de Pavement, mais qui épouse un profil semi garage, semi lo fi, tout en libérant une intensité électrique tantôt crazyhorsienne, tantôt marécageuse, réminiscence du défunt et mythique Dream Syndicate. Exceptions qui confirment la règle, ce " Lifestyle " recèle deux compositions acoustiques (" Roots " et le final " The bone "), et puis surtout une cover assez réussie du " Ooh la la " des Faces…

 

mardi, 29 février 2000 02:00

Machina / The machines of God

Les Smashing Pumpkins ont donc décidé de mettre un terme à l'existence du groupe, fin de cette année. Et pour terminer en beauté, ils nous gratifient d'un cinquième opus studio, " Machina/The machines of God ", disque qui donnera le coup d'envoi à une ultime tournée mondiale. Destin tourmenté pour cet ensemble chicagolais, fondé en 1989, qui a connu la mort de son claviériste Jonathan Melvoin, l'éviction et la réintégration du drummer, Matt Chamberlain ; et enfin le remplacement de la bassiste et membre fondatrice D'Arcy par l'ex Hole, Melissa Auf Der Maur. Aux dernières nouvelles, Billy Corgan et James Iha se lanceraient dans une carrière solo.

Mais venons-en à cet opus particulièrement copieux, puisqu'il dépasse allègrement les 70 minutes, en quatorze fragments, y compris le titre caché. Si le chef d'œuvre " Mellon collie and the infinite sadness " manifestait un goût certain pour la pop britannique, et en particulier la plus somptueuse et sophistiquée d'ELO et des Beatles circa " Sergeant Pepper's ", " Machina/The machines of God " exhale un parfum cold, mélancolique, réminiscent de Cure, c'est une certitude, mais également de Sad Lovers & Giants, Chameleons et And Also The Trees, lorsque l'expression s'élève dans l'éther atmosphérique. Certains titres comme " The everlasting gaze " et " Heavy metal machine " virent même carrément au gothique. Même Marilyn Mansun aurait apprécié. Bien sûr, le timbre vocal menaçant, passionné, gémissant, irascible de Billy apporte aux chansons une touche toute personnelle. Et puis les guitares sont toujours susceptibles d'adopter un profil post grunge ou psychédélique. Encore que sur " This time ", elles pétillent avec la même opulence que chez Kitchens Of Distinction ou épousent un sens hymnique proche de Big Country, tout au long de " The sacred and profane ". Mais le titre les plus étonnant nous vient de " Glass and the ghost children ". Un fragment complexe, ténébreux, hanté par les spectres de Ian Curtis et de Jim Morrison, mais aussi parcouru de références alternatives pompées encore et toujours au sein des eighties ; et en particulier chez Wire et Durutti Column. Indispensable !