Un dixième album studio pour Idlewild

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Julia Drouot a coupé court…

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Gavin Friday - Het Depot
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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Hot Foot Powder

Depuis son dernier retour à l'avant-plan, Peter Green n'en finit plus d'enregistrer! Et de surprendre. Manifestement son label anglais Snapper croit en lui. Commis en compagnie du Splinter Group l'an dernier, son dernier album, " Destiny Road ", avait donné la nette impression qu'une filière musicale à la fois novatrice et assez personnelle, était occupée de se dessiner. Et puis, surprise, revoici, un album consacré au répertoire de Robert Johnson. Et croyez le si vous le voulez, mais ce n'est pas la première fois que Peter nous fait le coup. Il doit faire une fixation sur l'œuvre du mythique bluesman, disparu voici plus de 60 ans.

Autour de Peter, on retrouve l'inévitable Nigel Watson, qui talonne Green au chant et à la guitare, ainsi que Roger Cotton au piano, Pete Stroud à la basse et Larry Tolfree à la batterie. L'intérêt de cet album procède surtout de la présence d'invités de prestige. En effet, les albums sur lesquels on peut retrouver à la fois, Dr John, Buddy Guy, Otis Rush, Hubert Sumlin, Honey Boy Edwards et Joe Louis Walker ne sont pas légion. Autant d'arguments de vente qui justifient probablement la raison même d'éditer un album. N'attendez tout de même pas monts et merveilles de ce "Hot foot powder". Peter a clairement démontré ces dernières années qu'il avait perdu l'essentiel de ses vertus guitaristiques. Par contre, ce qu'il n'a jamais perdu, c'est le blues ; et surtout la sensibilité indispensable pour l'interpréter. Et tant pis si sa voix n'a plus l'aisance, ni l'autorité d'antan ; elle reste crédible dans ce type de répertoire. Vous vous laisserez ainsi bercer par le charme et la discrétion de "I'm a steady rollin' man" ou de "Little queen of spades", qui bénéficie du concours d'Otis Rush, ainsi que "Traveling riverside blues", caractérisé par la présence de Joe Louis Walker et de Honeyboy Edwards ou encore les interventions au piano de Dr John sur "From four until late" et "They're red hot".

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Crazy mixed up world

Les Groove Doctors sont issus de l'est de l'Angleterre, de Suffolk très exactement. Un quatuor constitué du chanteur/harmoniciste Luke Arnold, du guitariste Tim Ainslie, du bassiste Fergie Fulton et du drummer John Butters. Apparu l'an dernier lors des festivals d'outre-Manche ( Colne, Burnley, Brentwood et Farnham ), ce jeune groupe est poussé par l'ami Richard Everitt, l'âme du Sensational King Bizkit Band. Luke est marqué au fer blanc de l'empreinte du légendaire Little Walter. Il reprend ici au moins une demi-douzaine de titres du répertoire de ce mythique harmoniciste de Chicago. L'album emprunte d'ailleurs son nom à l'un des meilleurs titres de Little Walter. Une composition de Willie Dixon, soit-dit en passant.

Les Doctors se lancent à fond, sans retenue et de manière assez débridée, dans une version d' "I love you so" de Walter Jacobs. Et j'imagine qu'ils doivent cartonner live. Zippy Nicholson imprime le rythme sur sa guitare et enchaîne avec "She's gone", une composition maison, toute en puissance, mais sans fioritures. La section rythmique est typiquement anglaise et dégage beaucoup d'intensité. La légèreté et le groove ne sont pas de mise ici, mais nous sommes bien chez nos amis britanniques. C'est avec beaucoup d'enthousiasme que les Doctors passent ainsi en revue, un répertoire bien connu. Depuis "Everything's gonna be alright" à "Crazy mixed up world" en passant par "Too late", "Honest I do" ( de Jimmy Reed), "Mellow down easy", "Riding in the moonlight" (d'Howlin' Wolf) et "King Bee" (de Slim Harpo). Ce qui laisse présager une bonne ambiance sur les planches. Chaque titre est un prétexte à un billet de sortie de notre souffleur, Luke Arnold. Les classiques reçoivent, pour la plupart, un traitement speedé, énergique ; et la trame rythmique est un tremplin aux envols successifs de la star du groupe. Une formule qui ne fonctionne pas trop mal et qu'on retrouve sur "Hey now". Bon vent aux Groove Doctors!

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Boogie with us

La première mouture des Groundhogs remonte à 1962. Ils tiraient leur nom du "Groundhog Blues" de John Lee Hooker. Le leader était déjà le chanteur guitariste Tony McPhee. Le groupe aura d'ailleurs l'honneur d'accompagner en tournée John Lee en 1964. Les Groundhogs se sont séparés en 66, pour revenir dès 68 en plein British Blues Boom. Deux albums blues datent de cette époque : "Scratching the surface" et "Blues obituary".

Comme nombre de ses contemporains, Tony a conduit le groupe vers un rock plus progressif. Une évolution qui lui apportera un certain succès. Début des 70s, sortent des albums clé, "Thank Christ for the bomb", "Who will save the world", "Split" et "Hogwash". Fin 74, le groupe se sépare à nouveau, mais revient un an plus tard flanqué d'un 2ème guitariste pour épauler Tony. Sous ce nouveau line up, le groupe enregistre alors les albums "Crosscut saw" et "Black diamond".

"Boogie with us" réunit des témoignages live issus de deux concerts accordés en 1971, à Leeds et Londres, et en 1976, à Stockholm. C'est donc l'étiquette rock qui est ici à l'honneur, quoique le blues reste bien présent dans la trame de quelques plages.

L'ouverture "Garden" est un bon témoignage de cette époque. Mais ce qui frappe le plus, c'est bien entendu la guitare de Tony. Son style rock est tout à fait original. Il ne ressemble pas vraiment aux guitar-heroes de l'époque. Les racines blues de Tony ne tardent guère à se manifester. Pas pour rien qu'il deviendra l’un des plus ardents défenseurs de la scène folk blues anglaise (comme Dave et Jo Ann Kelly). Il est vraiment à l'aise sur le rythme familier de John Lee Hooker ; et en particulier lors de son interprétation solitaire du "Groundhog blues". Qui reste, à mes oreilles, le grand moment de l'album. "Mistreatred" n'est pas mal non plus, même si le rythme s'accélère. "Cherry Red" est un blues rock qui laisse échapper de beaux petits soli bien parfumés de l'époque, avec à la clé, des dérapages hérités de Jimi Hendrix. J'aime moins les extraits qui datent de 76. Les deux guitares y dérapent un peu trop systématiquement dans des exercices de style kilométriques. Comme sur les deux parties de "Light my light". Seul "Boogie with us", qui donne son nom à l'album, maintient la flamme de la boogie music.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Say what you mean

Phil vient tout juste de fêter ses 60 ans. Il a longtemps joué à Baton Rouge, pour y accompagner l'harmoniciste Raful Neal. Il est alors parti à Chicago et est devenu le guitariste rythmique de Buddy Guy et de Junior Wells. Phil a également voulu se faire un nom ; se débarrasser en quelque sorte de l'ombre encombrante du grand frère. Et il a bien eu raison, car il n'adopte pas le même style que Buddy. Si son toucher en pickin' est aussi exemplaire, il est beaucoup moins extraverti, et sa technique est plus feutrée, plus rythmique, plus personnelle, quoi ! Cet album est produit par Johnny Rawls qui injecte sans réserve son virus soul.

La très longue première plage, "Lonesome blues", est révélatrice de cette rencontre entre le bluesman et le soul man. "Fixin' to die" est un blues pur. Phil fait vibrer sa guitare, lui donne une voix pour dialoguer avec elle, et il y prend un plaisir non dissimulé. Les cordes gémissent, soupirent, tellement elles sont torturées. Ses deux autres compositions, "The last time" et "Last of the blues singers", sont autant de blues lents à intensité dramatique. Sur ce dernier, Phil verse une larme sur la disparition de tant de créateurs du blues. Phil se dit inspiré par Albert King. Et on s'en rend compte lorsqu'on écoute attentivement "Help wanted blues", et surtout la finale funky, "You at my door". "Is it him or me?" constitue une bien jolie mélodie. Une ballade soul écrite par Bruce Feiner, un comparse à Johnny Rawls. Non seulement, Phil la chante avec intensité, mais il y accomplit surtout un solo bouleversant. Un bon album ! Bien meilleur que "Breaking out on top", paru sur JSP en 95, disque pour lequel il était accompagné de son frère et de musiciens anglais.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

New frontier lover

Roy est très prolifique depuis quelques années. Né à Houston en 1934, ce Texan d'origine a longtemps été un protégé de T-Bone Walker. L'an dernier, il nous avait livré l'album "I've got the T-Bone Walker blues". Guitariste éclatant et chanteur à la voix puissante et chaleureuse, il a composé seul ou en duo tous les titres de l'album.

La plage titulaire est un R&B nerveux, très cuivré. La guitare se révèle de suite très audacieuse. Il y manifeste une dextérité étonnante. Il a composé "The world's biggest fool", avec le concours d'Audry Williams, la veuve de Hank Williams Sr. Un blues lent comme on les aime, lorsque la guitare se fait sensuelle, réservée, et que le chant suit son maître avec émotion. Une interprétation de toute beauté qui se reproduit pour "You can't make nobody love you". Je trouve Roy assez proche de la démarche de BB King. Aussi bien au chant, dans la composition, et à bien des égards, à la guitare. Ainsi, le poignant "W.C Handy sang the blues" jouit d'une mélodie proche du célèbre "The thrill is gone" de BB. D'ailleurs cette rencontre avec W.C Handy s'est, bien entendu, déroulée à Memphis. "Texas millionaire" est imprimé sur un tempo lent. Le style est cependant différent, et sa partie de guitare est bouleversante. Appuyé sur un mur de cuivres, "Double dealin' woman" est un R&B au rythme très énergique. Benji Porecki aux claviers, Steve Gomes à la basse, Robb Stupka à la batterie et une section complète de cuivres ont participé à l'enregistrement de ce " New frontier lover ". Mais l'accompagnement reste toujours sobre et efficace. Car le boss, c'est Roy ; et les musiciens sont à son service. Proche de l'esprit de Freddie King, "Roy's theme" est, comme on le devine aisément, un instrumental. Direction Chicago pour "My woman, my blacksnake and me". David Maxwell a pris la place du pianiste et Steve Guyger, un compagnon de l'écurie Severn, a ramené son harmonica. Sur "Hind ends and elbow", il se fait shouter dans un style proche du Kansas City R&B. Et l'album se termine dans le boogie woogie. Un album que je vous recommande chaudement !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Butt rockin

Toujours produit par Denny Bruce, le troisième album des Tbirds sort en 1981. Encore chez Chrysalis. Le line up est identique à celui qui a commis " What's the world ".

Amusante pièce de cajun rock, "I believe I'm in love" démarre à vive allure. Co-composé par Kim et Nick Lowe, " One's too many " est fort différent du répertoire habituel. Une rencontre qui va se concrétiser sur l'album suivant. Titre novateur, "Give me all your lovin" bénéficie du concours de ses amis de Roomful of Blues. En l'occurrence Al Copley au piano, ainsi que Greg Piccolo et Doug James aux saxophones. Jimmie se montre un guitariste tout aussi intéressant que les légendaires gratteurs du groupe de Rhode Island, Duke Robillard et Ronnie Earl. Le piano et les cuivres s'attardent et s'invitent à la danse du rock'n'roll, "Roll, roll, roll". Qui ne connaît le thème instrumental de "Cherry Pink and apple blossom white" ? C'est ici le moment choisi par Kim pour afficher son originalité et y étaler sa virtuosité. Bien ficelé, "I hear you knockin" prend la direction de la Louisiane, de Baton Rouge en particulier ; avant de nous plonger dans l'univers de Jay Miller. La rythmique dirige l'ensemble. Kim recrée les phrases chères à Lazy lester et Slim Harpo. C'est d'ailleurs le moment choisi pour aborder "Tip on in" de Harpo, secondé par Anson Funderburgh à la deuxième guitare. "Mathilda" baigne toujours dans l'ambiance de la Louisiane, alors que "In orbit" aborde le West Coast Blues, avec le même bonheur. On y retrouve enfin trois inédits issus cette époque, dont les excellents "I found a new love" et "I got eyes. Enregistrés lors des mêmes sessions à LA, ils comptent pour invités les inévitables Roomful of Blues…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Girls go wild

Eponyme, le 1er album des TBirds est sorti en 1979, sur le label Takoma. Il s'ouvrait par les accents de la guitare de Jimmy posés sur "Wait on time", un tour de force composé par Kim Wilson. Composé par Slim Harpo, "Scratch my back" a toujours été associé au son du groupe, caractérisé par les interventions gallinacées de la guitare, et l'arrivée d'un nouveau maître de l'harmonica! Les instrumentaux "Pocket Rocket" et "C-Boy's blues" démontraient le talent, la fougue et la puissance de Kim sur des exercices inspirés par le maître Little Walter. Le style Vaughan se dessinait essentiellement sur une solide emprise rythmique. "Rich woman" en était un exemple parfait. Forçant instantanément le respect, la rythmique de Jimmy était implacable. Un ingrédient indispensable au bons shuffles que sont "Marked deck" et "Rock with me". Le blues lent n'était pas pour autant boudé. Comme sur "Full-time lover", où les cordes de Jimmy répondent au chant de Wilson. Le cœur du quartet texan penchait volontiers vers l'Est, vers la Louisiane et son swamp blues, tellement proche des racines. Ecrit par Jerry McCain, "She's tuff" est un autre canon dont le groove est produit par la section rythmique. Le swing était aussi maîtrisé. Issu de la plume de Wilson, "Let me in" en est un bel exemple. Trois plages inédites figurent en finale. Elles ne datent pas de cette époque et Fran Christina en assure les parties de drums. Sur le "Look whatcha done" de Magic Sam, Vaughan reproduit le célèbre riff de Sam Maghett, avec une facilité déconcertante. Il est tout aussi conquérant sur le rythmé "Please don't lie to me". Plage inspirée par le célèbre "The things that I used to do" de Guitar Slim, "Things I forgot to do" est une chute de bande du 3ème album.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

T-Bird Rhythm

Nick Lowe, qui sévissait alors chez Rockpile, adorait les FabTs. Son contact étroit avec Wilson va l'amener à produire leur 4ème album. Le dernier chapitre de la 1ère période du groupe qui sortira en 1982. Lowe ne fit pas sonner les Thunderbirds comme un groupe pop. Mais il parvint à insuffler un côté commercial à leur démarche, tout en garantissant la pêche rythmique.

A nouveau, la plage d'ouverture "Can't tear it up enuff" déménage à ravir. La réussite "commerciale", c'est la plage qui suit, "How do you spell love". Nappé par l'orgue Hammond, ce R&B au chorus irrésistible baigne dans un climat proche de Memphis. La cohésion sans faille de la paire Ferguson - Christina et l'extraordinaire partie de cordes de Vaughan élèvent le shuffle de "You're hambuggin' me" à son zénith. Remercions Lowe d'être parvenu à conserver l'approche rythmique ; celle qui assure la solidité basique du son de ce band d'Austin. Et "Lover's crime" en est le plus bel exemple. L'ouverture de "My babe" démontre à nouveau la musicalité de l'ensemble. Un groupe qui dans ce style avait manifestement peu de rivaux. Devenu par la suite un de leurs titres favoris live, "My babe" est un killer. Retour en Louisiane, côté de la Nouvelle Orléans, pour "Neighbor" de Huey Meaux et "The monkey" de Dave Bartholomew". La musique respire les bayous tout proches. En finale, "Tell me" de Jay Miller célèbre le retour victorieux du shuffle ; tandis que "Gotta have some" et "Just got some" consomment le blues sur un tempo ralenti, paresseux même! " T-Bird Rhythm " constitue le dernier elpee enregistré en compagnie de Keith, avant qu'il n'aille rejoindre les Tail Gators de Don Leady. Le disque ne recèle aucun bonus track, probablement pour maintenir l'harmonie de la production de Nick Lowe.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

What´s the word

Mon album favori des TBirds! Fran Christina a pris la place de Mike Buck à la batterie. L’elpee démarre merveilleusement par un "Runnin' shoes" de Juke Boy Bonner. Un titre qui pourrait sortir d'un titre d'Howlin' Wolf speedé. Kim et Jimmie sont au sommet de leur art! Le rythme accélère encore. Très rock'n'roll cajun avec "You ain't nothing but fine". Mais le meilleur des Tbirds, c'est le shuffle. Comme sur "Low-down woman", où la rythmique de Vaughan sert de base de lancement pour l'harmonica puissant, solide de Wilson. Jimmy a probablement transformé son prénom en Jimmie suite à sa superbe partie de cordes sur l'instrumental "Extra Jimmies", une sorte d'hommage aux anciens Texans, Freddie King et Albert Collins. Kim lui rend la monnaie de sa pièce sur d'autres instrumentaux. En l'occurrence sur "Jumpin' bad", ainsi que "Last call for alcohol" inspiré par Little Walter et James Cotton. La version définitive de "Sugar coated love" constitue un clin d'œil exceptionnel aux swamps louisianais. Le son est à couper le souffle et les solistes crèvent à nouveau l'écran. Ce scénario se reproduit un peu plus tard pour l'imparable "The crawl". C'est avec des poumons d'acier que Kim attaque un tonifiant et énergique "Learn to treat me right". Une composition exceptionnelle, dont le rythme est familier à Jimmy Reed. Vaughan puise son inspiration chez Albert King et Magic Sam pour épauler Kim sur "I'm a good man" et "Dirty work". L'elpee originel s'achevait par une autre composition impériale de Wilson, "That's enough of that stuff". Les trois bonus tracks ont été immortalisés ‘live’ au Bottom Club d'Austin. Ils figuraient déjà sur l'excellente collection baptisée "Different tacos". Cet opus se signale également par deux versions tellement belles de "Bad boy" et de "Scratch my back".

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Where is your head at ?

Quintet canadien, Fathead intègre à son blues et à son R&B, des éléments de gospel, cajun et funk, tout en retenant l'énergie du rock'n'roll. Une démarche fort intéressante intégrée tout au long de leur troisième album.

Chanteur noir, John Mays possède une voix puissante, profonde, grave, taillée pour le R&B. Elle explose dès le 2ème titre, "I keep holdin' on". L'harmoniciste Al Lerman, affiche une palette très large dans sa variété de jeu. Ce qui lui permet de souffler aisément dans les aigus, un peu comme Jimmy Reed. A l'instar de "Move on up", un R&B nerveux, marqué par la majesté vocale de Mays. Les musiciens de Fathead composent la plupart de leurs titres ; et " Charmalene " constitue certainement un des meilleures qu'ils aient écrites à ce jour. Un cajun rock allègre, au refrain facile, souligné par l'accordéon, mais impliquant un solo d'Al Lerman qui force le respect. "Walk backwards" trempe dans le funk, ou plus exactement dans le funk rap. Mays joue de la voix comme d'un instrument. Dans son inspiration, "You're the one" est proche du Delta blues, abordant un thème qui rappelle le "Walkin" blues", mais en plus électrique. La puissance rythmique est sans faille et la voix hurle sans le moindre effort. "Mama's boy" est un autre funk blues qui permet à Al Lerman de souffler un court mais prodigieux solo sur l'instrument chromatique. Musicien qui aime sortir des sentiers battus, Al aime faire progresser sa musique, évoquant au détour du chemin, la démarche d'un certain Steven De Bruyn. "There"s a woman" est un titre idéal pour la danse, et la mélodie est accrocheuse. "Give it up" est une invitation aux chœurs gospels, abordée avec beaucoup de dynamisme. Une seule reprise, "Commit a crime" de Howlin' Wolf. Ce qui n'est guère surprenant, quand on connaît le timbre et l'agressivité de la voix, la cohésion des musiciens et la tonalité de la guitare de Teddy Leonard, dont l'interprétation force le respect.