Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Blowin´ down the house

Drivé par le chanteur/harmoniciste Wally ‘Sweet Daddy’ Greaney, ce quartette implique également le guitariste Mark Easton, le bassiste Lee Kullkowski, et le drummer Barry Easton. Greaney a joué en compagnie de Matt ‘Guitar’ Murphy et au sein du John Kay & Friends (NDR : dont le leader n'était autre que le célèbre vocaliste de Steppenwolf).

Cet elpee a été enregistré live au Theodore's Night Club de Springfield, dans le Maryland. Le 26 août 2000. L'harmonica mène le tempo devant une section rythmique qui libère une fameuse dose de groove. Wally avoue pour références James Cotton et Paul Butterfield. Heureux choix! Et il ne fait guère de doute qu'il soit également un fervent admirateur de Rod Piazza. Ce qui explique ainsi pourquoi il ouvre le feu par "Chicken Boogie", du même Piazza. Composé par Kim Wilson, "Don't bite the hand that feeds you" dégage beaucoup d'énergie. La voix n'est pas charismatique, mais s'inscrit dans le style propre au Cool Breeze, qui enchaîne par une bonne version du classique "Crosscut saw". Ce groupe comptait déjà deux albums à son actif : "Don't pass me fly" paru en 1993, et très curieusement, un "Live in France" (NDR : enregistré à Poitiers et Cahors), en 97. Le rythme ralentit pour aborder "Evil". Un blues lent signé Muddy Waters. Il vire ensuite au funk dès "Somebody" de …Rod Piazza, au cours duquel les cordes de Mark s'échauffent. Le guitariste semble bien à point pour engager "Teach me how to love you". Le rythme persiste tout au long de "Boogie man" de Leon Russell. L'inspiration sait aussi se faire proche de Chicago. A l'instar de "Hook", de "Party all alone" et de la finale, " Cross my heart", une reprise funky de la composition de Sonny Boy Williamson.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Smitty´s blues

Byther est né en 1933 à Monticello, dans le Mississippi. Au cours des années 50, il émigre comme tant d'autres vers Chicago. Il y apprend la guitare en compagnie de son cousin, un certain J.B Lenoir. Il en joue régulièrement au sein des groupes d'Otis Rush, de Junior Wells, de Big Mama Thornton et de George Smith.

"Grits, Tell me how you like it" constitue sa première œuvre personnelle. Elle remonte à 1993. Depuis, il a appris à se faire connaître en gravant des disques pour Bullseye, JSP et surtout Delmark. En l'invitant à enregistrer aux Pays-Bas en compagnie de musiciens locaux, placés sous la houlette du talentueux claviériste Roel Spanjers ; et en mettant l'accent sur les classiques du blues plutôt que sur ses compositions personnelles, Black & Tan a reconduit l'expérience menée pour Percy Strother. Un environnement propice pour interpréter le blues rythmé ; à l'instar de "Little voice", écrit par le sax man A.C Reed. Le jeu de guitare est inspiré par les maîtres du Westside de Chicago ; et tout d'abord par Otis Rush, dont il reprend ici les hits qu'il n'a pas écrits : "So many roads" et "She's a good 'un". Les deux versions sont indiscutables. Même s'il s'agit d'un classique éculé, j'adore sa reprise de "Five long years", du pianiste Eddie Boyd. Il la chante avec un maximum d'autorité. Dans un style proche du meilleur Jimmy Dawkins, il tire des sons écorchés de sa guitare, la sensibilité à fleur de peau. Ses interventions vocales les plus réussies me font penser à Luther Allison. Et c'est bien là la plus belle des qualités. Changement de registre lorsqu'il sort sa slide pour entamer "Your daughter don't want me no more". Il se fait Elmore James pour disserter sur le thème de "Mama talk to your daughter", écrit par son cousin J.B. Un bel hommage ! Byther est aussi capable de laisser respirer sa sensibilité, née dans le Delta. En particulier sur l'acoustique "Same thing on my mind". Il termine par l'interprétation de deux de ses chansons, dont un excellent blues, très proche de B.B King, intitulé "Don't hurt me no more". Ce disque manque peut-être d'originalité, mais dans la réalisation il est d'excellente facture. J'allais oublier d'attribuer une mention spéciale, voire d'excellence, pour les interventions au piano de Roel. C'est fait !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The meaning of life

Ce jeune chanteur/guitariste anglais avait enregistré son 1er album en 1994. Intitulé "Touch of your love", il était paru sur Red Lightnin. Pour enregistrer ce nouvel opus, Todd s'est entouré de toute une série d'invités notoires.

L'adaptation du "I can't stop it" de Joe Liggins est un pur boogie woogie. Une ouverture caractérisée par une brillante intervention du pianiste Paddy Milner. Keith Dunn chante sur 7 titres. Un Américain, de Rhode Island très exactement, qui joua naguère chez Roomful of Blues. "Losin' this woman" bénéficie du concours d'une des meilleurs voix du blues anglais. Celle d'Earl Green, pour ne rien vous cacher. Un vocaliste qui sévit aujourd'hui au sein des Kingsnakes de Paul Lamb. "Ordinary fool" est un blues savoureux, inspiré par Guitar Slim. Brillant aux cordes, Todd libère un solo tout en sensibilité face à Eugene "Hideaway" Bridges, préposé au chant. Shuffle très entraînant, "Bird on a wire" est nourri par la présence de deux harmonicistes. On y reconnaît distinctement Paul Lamb. Il ponctue chaque phrase de petites notes qui font mouche à chaque fois. Quant au solo, il est l'œuvre du chanteur, Keith Dunn. Leo Sayer chante le R&B largement cuivré, "I think I'm blind". "Heart and soul" est un long blues lent traversé par le solo dramatique attendu. "Willow" est une plage instrumentale hantée par l'ombre de Carlos Santana. L'ambiance feutrée, latino américaine est omniprésente. Chanté par Earl Green sur un rythme soutenu, "Doghouse" atteint un autre sommet au cours duquel Todd engage un duel de cordes avec Snowy White et la slide de Mick Taylor. Hormis l'ouverture et "Look watcha done" de Magic Sam (NDR : une de ses références), Todd a composé l'intégralité de l'album. Paul Lamb démontre à nouveau toute l'étendue naturelle de son talent, lorsqu'il imprime avec force le rythme sur son harmonica. Il le démontre sur "Ball". L'album s'achève par une ballade douce et mélodique que Sharpville chante en personne. J'ai été agréablement surpris par cet opus. Un disque habillé ( !?!?) d'une superbe pochette. Faut dite que Jane, Amber et Charlotte ne manquent ni de charme, ni de sensualité…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Hank Shizzoe

Après avoir publié " Low Budget ", " Walk " et " Plenty of time ", ce roots singer helvétique nous propose son 4ème album chez Crosscut. Si Hank chante et assume toutes les parties de guitares, il serait indécent de passer sous silence le rôle de Thomas Erb. Il a composé 13 des 14 plages de l'album dont il est le producteur et l'ingénieur du son. Excusez du peu ! Baptisé tout simplement " Hank Shizzoe ", cet opus est bien plus personnel. Solitaire même. Et ne cherchez pas le nom d'un autre musicien, Hank joue de tous les instruments sur cette œuvre intimiste au ton très folk.

Hank ouvre le disque par " Don't bore me, man ". Le climat est confidentiel, la voix chaude, proche de Tony Joe White, et la guitare sonne comme celle de Mark Knopfler lorsqu'il aborde son répertoire le plus folk. La ballade " Small time " s'inscrit dans le même registre. Elle est aussi la composition que je préfère. Les cordes sonnent parfois métalliques, proches des sonorités produites par la steel guitar. A l'instar de " Forget about taste ", pourtant plongé dans une ambiance hawaïenne. Hormis "No ghosts around here", il faut reconnaître que le blues est assez boudé. A contrario, le disque regorge de chansons sombres, minimalistes, à travers lesquelles transparaît l'ombre de Léonard Cohen. Et je pense tout particulièrement au doux et bien joli " You make it sway ", à " Sally goes home ", et puis à " Serious shopping ", plongé dans un climat carrément noir et blafard. Rare plage électrique, " Rock around the moon " est assez étonnante. A cause surtout de l'utilisation de vocaux, ma foi, extraterrestres et puis de l'explosion d'un étrange harmonica. Une idée à creuser ! Enfin, enrichie de dessins réalisés par Philip Brand, la pochette est fort soignée. Cet album reste de bonne facture, mais je lui préfère les précédents, exécutés au sein d'un véritable groupe…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Soul activited

Curtis n'est pas très connu chez nous. Pourtant il possède une solide aventure musicale derrière lui. N'a-t-il pas inspiré John Belushi pour la création des Blues Brothers? Il est né en 1954 dans le North West américain, mais vit aujourd'hui à Eugene, dans l'Oregon. Le premier fait saillant de sa carrière remonte à 1976, lorsqu'il décide de rejoindre le Robert Cray Band, pour assurer le rôle de chanteur/harmoniciste. Il y restera six ans. En 1984, il entre dans le Roomful of Blues. Toujours comme chanteur/harmoniciste. Il y sévira deux ans. De retour à Portland, en 86, il forme les Stilettos en compagnie du bassiste de John Lee Hooker, John Mazzocco.

Il sort son 1er album, "Curtis Salgado", en 91. Et le suivant, "More than you can chew", en 95. La même année, il rejoint Santana pour participer à une tournée nationale. En 97, il grave "Hit it and quit it" ; mais en compagnie de Terry Robb, un guitariste de l'Oregon. On raconte que Curtis avait une voix comparable à celles d'Otis Redding et de Paul Rodgers. Je ne pense pas qu'il soit judicieux d'évaluer son timbre de cette manière. Curtis, c'est… Curtis. Sa voix est superbe, expressive, légèrement éraillée, très personnelle. Maintenant, il est vrai que la plupart des plages de cet album auraient pu être chantées par Otis ou Paul. Mais le résultat aurait été différent. Le style dispensé tout au long de cette œuvre, qui alterne le bon et le très bon, est le fruit d'un mélange entre R&B et soul. Encore que le tempo soir rock, et le plus souvent imposé par les six cordes. Deux guitaristes collaborent à 7 des 11 titres. En l'occurrence Jesse Young et John Wedemyer, le gratteur attitré de Charlie Musselwhite.

La section rythmique est très soudée, dense, et s'impose en permanence. En ouverture, "Old enough to know better" bénéficie du concours d'un troisième guitariste, Jimmie Vaughan. Pas pour rien qu'il s'agit d'un des meilleurs morceaux ! "The harder they come" se distingue par un son très catchy, très contagieux, si vous préférez. Curtis est un harmoniciste brillant. Il est dommage qu'il ne manifeste pas plus souvent ce talent. Il nous réserve quand même un joli solo mélodique sur l'exercice de style, "Portable man" ; et sur un instrumental puissant, enrichi de la guitare de Lloyd Jones, "Lip whippin". La fin de l'album est superbe. Rehaussé par la présence de la chanteuse Lou Ann Barton et par le retour de Jimmie Vaughan aux cordes, "Hip hip baby" est un rocker qui sent bon le Texas. Quel bonheur! Jimmie reste en place pour attaquer, en finale, un autre rocker : "More love less attitude", comme à ses plus beaux jours…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Devil´s train

Eric Sardinas incarne la version contrastée de Johnny Winter. Il commet l'album "Treat me right", en 1999. Pour accomplir ce second chapitre, il n'a rien changé, profitant à nouveau de l'absence prolongée de son idole albinos. Eric n'est pas texan mais californien. Il dirige son trio sans concession, flanqué du bassiste Paul Loranger et du batteur Scott Palacios.

"Piece of me" ouvre l'album. La slide réverbérée dégage un maximum d'énergie. Le chant est éructé à la manière de qui vous devinez. Sardinas déballe sa National steel pour aborder "My sweet time". Son jeu sur l'acoustique est de qualité. Il se permet par ailleurs une version étonnante du "Gambling man blues" de Honeyboy Edwards, quand il chante en duo avec le mythique bluesman. Pour obtenir le son que dégage la slide, il a recours à une guitare resonator acoustique amplifiée. Une technique qui donne d'excellents résultats pour les plages inspirées par le Mississippi Delta country blues, telles que "Aggravatin' Papa", "Be your man" et "Devil's train". Eric peut adoucir son tempo, et même un tantinet calmer son chant. A l'instar de "Killin' time blues". Son cœur s'arrête du côté de Chicago, lorsqu'il reprend le "My kind of woman" d'Elmore James, en dispensant le riff de slide bien connu. Une autre facette intéressante du personnage relève de son attachement au southern rock. Et il le manifeste à travers "Country mile" et "8 goin' south". Pour produire ce " Devil's train ", Eric a reçu le concours de Neil Citron. Et la mise en forme accomplie par le duo est de qualité. (NDR : Loranger, puis Citron ; faut croire qu'il aime les agrumes…)

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Rockin´ Sugar daddy

Ray Norcia est un chanteur harmoniciste qui force le respect. Il avait formé les Bluetones en 1979. A Boston. En compagnie du guitariste Ronnie Earl. Cet ensemble est responsable de deux albums pour Rounder, "Knock out" et "Don't stand in my way". Il a également participé au live de Big Walter Horton, "Little Boy Blue", paru sur J.S.P. En 1991, Sugar Ray est devenu le chanteur du big band, Roomful of Blues, en compagnie duquel il a commis 4 albums. Il a également enregistré aussi pour Michelle Wilson et Otis Grand. Au cours des dernières années, il a également collaboré à la confection de la collection "Superharps", pour le label Telarc. Enfin, ces derniers mois, il a réuni du beau monde pour remonter les Bluetones: Mudcat Ward à la basse, Neil Gouvin à la batterie et Kid Bangham à la guitare.

Le Kid a fait partie en son temps des Fabulous Thunderbirds. Et, croyez-moi, cet album nous ramène à la grande époque de T-Birds. Même la voix de Ray emprunte les intonations de Kim Wilson. Et en particulier lorsqu'il attaque "Rockin' sugar daddy". Les doigts de pied s'emballent, et notre esprit opère immédiatement un rajeunissement d'une bonne vingtaine d'années. Il poursuit sur sa lancée en alignant le prototype des meilleures chansons reprises par les harp bands, dont "I got love if you want it" de Slim Harpo. Emaillé de petits shuffles brûlants, "Call me lonesome", "The picture" et "Low down lady" sont de véritables délices à écouter. Mais aussi "Room 531". Un blues lent à l'intensité dramatique, composé par Bangham. Soulignons aussi la présence de "Lonesome cabin" et de "It's my life, baby", imprimé sur un tempo à peine plus rapide. A l'instar de tant d'autres harmonicistes, Sugar Ray est largement inspiré par Little Walter. Il reprend ici l'instrumental "Off the wall". "You can't be the one for me" se traîne paresseusement dans les swamps de la Lousiane. Un bon album des Bluetones !

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Driftin

Iverson ‘Lousiana Red’ Minter est né en 1932 dans l'Alabama. Il perd sa maman quelques jours plus tard. Quant à son père, il sera assassiné par le Ku Klux Klan, en 1941. Sa jeunesse n'a donc pas été facile. Il ne fait donc aucun doute que sa rencontre avec le blues en a été facilitée. Depuis 1981, il vit en Allemagne, mais se rend désormais régulièrement dans son pays.

Bluesman remarquable, authentique, marqué par Muddy Waters et Lightnin' Hopkins, il a déjà signé quelques albums d'excellente facture pour Earwig. Notamment "Sittin' here wanderin" en 95 et "Millenium blues" en 99. Il reste avant tout un véritable blues writer, dont les lyrics prennent toujours tout leur sens. Comme par le passé, il se partage entre son blues acoustique ancré dans le Delta, et un blues urbain, puissant, largement électrique, à l'instar de l'ouverture "Driftin". Les musiciens sont de 1ère classe. Pas difficile à comprendre, puisqu'on y retrouve les mêmes que sur son précédent opus. En l'occurrence le pianiste Allen Batts, l'harmoniciste Willie "Big Eyes" Smith et le bassiste Willie Kent. Il est seul, assis, au bord du Mississippi, pour crier son "Hard hard time", avec pour unique compagnon, son dobro. Il embraie par le "Bring me some water" de Lightnin' Hopkins, avec un tel naturel et une telle présence, qu'il en devient impressionnant. Pareille pureté dans le blues se fait rare de nos jours. C'est toujours en solitaire qu'il nous accorde un boogie sale, primaire, éclairé de sa voix dominante : "Leaving Grandma". Petit hommage à une légende vivante, "The day I met B.B King", marque son retour à l'amplification. Red hurle alors son mal de vivre au Seigneur ; un cri de douleur épanché sur "Keep your hands on the plow". Il signe alors un témoignage, acoustique celui-ci : "I met Lightnin' Hopkins". En fin d'album, plusieurs plages électriques rappellent le Chicago blues de naguère. Et en particulier "Powder room blues" et "Train station blues". Une époque au cours de laquelle Muddy Waters régnait sans partage. Un excellent album!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

High Tide

Quartette flamand, les Revelaires pratiquent la surf music. C'est à dire une musique instrumentale, basée sur les guitares, bien électriques mais reverb, un style qui a fait la célébrité des Ventures, Surfaris, Dick Dale, Link Wray et quelques autres. Ces quatre musiciens font aussi partie d'un big band, le Legendary Surf Music Orchestra des Whodads.

Leur début date de 1999. Ils avaient alors commis "In Orbit". Un Ep démontrant un goût très prononcé pour les musiques de films western et de science fiction. Voici donc leur premier véritable opus. Un exercice de style à négocier à marée haute, afin de pouvoir surfer au sommet des vagues. Nos quatre gantois sont très doués pour l'exercice de la surf music. Les deux guitaristes, Steven Janssens et Filip Wauters, rivalisent de talent sur les quinze courtes plages instrumentales. Les clichés du futur sont bien présents à travers "Third star ot the left", sur lequel nous entendons clairement le sax graisseux de Roel Jacobs des Seatsniffers. Les bandes de films sont aussi du lot : "Third man theme", "Peter Gunn" et "Fugitive". "Kuk" se développe sur un riff bluesy. Les reprises des maîtres du genre sont là: "Bomboba" des Surfaris, "The Victor" de Dick Dale, et même "Where did you get thatbruise?" du texan Evan Johns (des H-Bombs). La plage titulaire "High Tide" est ma favorite. Beaucoup de notes empreintes de réverbération pour notre plus grand bonheur. Très bien fait dans le style!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Double Bill

Ancien bassiste des Rolling Stones, Bill Wyman est un musicologue. Il aime le blues, le R&B, le jazz, le swing et le gospel. Il en est même nostalgique. Sacré Bill ! Après avoir quitté les Stones en 93, il a mangé du hamburger en montant ses restaurants Sticky Fingers.

En 95, à l'écoute de ses vieux disques de Fats Waller, de Louis Jordan et de Billie Holiday, il ressort sa basse et bat le rappel de ses meilleurs potes. Les Rhythm Kings sont nés. Le 1er album "Struttin' our stuff" sort en octobre 97. Le second, "Anyway the wind blows", en octobre 98. Comme le produit se vend bien, un 3ème "Groovin", suivra en 2000.

Le public en redemande, et Bill nous sort donc son 1er double album, baptisé intelligemment "Double Bill", 24 plages à la clé! Ses plus fidèles comparses sont du voyage : Georgie Fame, Gary Brooker et Albert Lee. La double addition s'ouvre sur une plage gospel, "Long walk to DC", caractérisée par la remarquable Beverley Skeete au chant. Sur "Hot foot blues" on retrouve la voix chaude, si caractéristique, de Gary Brooker. Si, si, souvenez-vous, celle qui enchantait les pistes de danse de naguère sur "A whiter shade of pale". L'ex-boss de Procol Harum sait chanter et pianoter le boogie. Il le démontre tout au long de "Boogie woogie all night long" et de "Turn on your lovelight", alors que Fearweather-Low rocke sur les cordes. Le ton est jazz dès l'intro de "Hit that jive Jack". Georgie Fame swingue au chant et à l'orgue. "Love letters" est une merveilleuse ballade lente. Colorée par la slide de George Harrison elle a été choisie comme single. Emouvante à l'extrême, Miss Skeete, cette ancienne choriste de Chaka Khan, s'acquitte admirablement du chant. Elle a bien du talent ! De la même manière, elle interprète "Trust in me" avec cette fois, Mr Chris Rea à la slide. "Love's down the drain" s'étend sur un riff bluesy. L'opportunité pour la voix monocorde de Mr Wyman d'officier, pendant que les réponses fusent des gorges déployées de Beverley et Janice Hoyle. Medley, "Snap your fingers"/"What a friend we have in Jesus" mélange gospel et R&B. La guitare en pickin d'Albert Lee se détache clairement de l'arrière-scène. Andy Fairweather-Low (du groupe d'Eric Clapton) chante l'amusant "Get in the chicken". Un titre plutôt jug band, traversé par le piano de Dave Hartley. Albert Lee se met lui aussi à chanter sur la cover d'Eddie Cochran, "Tired & sleepy". Un titre de rockabilly qui recèle une de ces interventions à la guitare!!! Pour vous faire danser tendrement, Gary Brooker revient chanter l'impeccable "Lonely boy blue". "Double Bill" est très bon. Je ne possède qu'un album promo unique limité à 18 plages ; mais si je n'ai pas eu le loisir d'écouter les six dernières, elles doivent sûrement rester dans le même registre. Come on Bill!