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Jean-Claude Mondo

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dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Earwig music 20th Anniversary Collection

Label de Chicago, Earwig a été fondé en 1979 par Michael Robert Frank, un fou de blues, originaire de Pittsburgh ; et qui passa le plus clair de son temps à Chicago, en la compagnie des bluesmen locaux comme Honeyboy Edwards, Jim Brewer, Floyd Jones et bien d'autres. En 20 ans, il a gravé 32 albums et produit quelques autres. Curieusement, il a débuté sa carrière en compagnie des bluesmen venus du Mississippi, tels que les Jelly Roll Kings du regretté Frank Frost, flanqué ici de Jack Johnson et de Sam Carr.

Ce 20ème anniversaire coïncide malheureusement avec la disparition de Frank. Cette collection débute donc par "Jelly Roll stroll" tiré de ce 1er album. On retrouve plus loin Big Jack Johnson ; et à 3 reprises ! Le 2ème elpee réunit les amis de Michael, sous la bannière des Old Friends : Floyd Jones, Edwards, Sunnyland Slim et Kansas City Red. Et le choix s'est porté ici sur "Mr Freddy Blues". Sunnyland Slim est rejoint par Magic Slim pour "Patience like job" et par Honeyboy Edwards dans "The Army blues". Des années qui suivront, je retiendrai "Wiggle Tail" de Louis Myers, avec Steve Freund et John Primer aux guitares ainsi que Barrelhouse Chuck au piano. Un très grand moment! Tout comme la rencontre entre Jimmy Dawkins et Mad Dog Lester Davenport. Homesick James, lui est seul, en 92, pour exécuter "What done got into that woman". Le 2è volume est principalement consacré aux productions des 90s, au premier rang desquelles figure Lousiana Red. Trois plages lui sont consacrées, dont deux du dernier "Millenium blues". On ne peut non plus oublier la savoureuse Liz Mandville Greeson, les bassistes chanteurs, Willie Kent et Aron Burton, les harmonicistes, Willie Anderson et Big Leon Brooks, entourés de la crème des musiciens de la Cité des Vents. Une solide tranche de l'histoire du blues contemporain !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Hit It

Cette collection de R&B a donc inspiré les Blues Brothers. Nous pénétrons dans l'univers des frères Jake et Elwood Blues ; et pour entrer dans ce film, rien de tel que le "Peter Gunn Theme" du créateur, Henry Mancini. Une chanson qui remonte quand même à 1959. Dans le même esprit, une autre musique de série TV : "Rawhide" par Frankie Laine. Souvenez-vous du jeune cow-boy, Clint Eastwood ! Et pour rester dans le western, "Ghost riders in the sky" par Vaughan Monroe. La fête du R&B est lancée. Le parfum Stax est de rigueur. On retrouve ainsi successivement Otis Redding sur "I can't turn you loose", Solomon Burke dans l'irrésistible "Everybody needs somebody to love", Sam & Dave et son célèbre "Soul man" ; et enfin Wilson Pickett pour "6345789". D'autres styles sont également abordés. Le swing, a l'instar du "Hey Bartender" de Floyd Dixon en 1954, "Flip flop and fly" pour le shouter Big Joe Turner en 55. Sans oublier le doowop, les Chips avec "Rubber biscuit". Et puis, si ces frères se nommaient Blues, c'est qu'ils aimaient cette musique. Une opportunité pour Junior Wells d'exécuter "Messing with the kid", Willie Mabon "I don't know", Billy Boy Arnold "I ain't got you", John Lee Hooker "Boom boom", et bien sûr ce bon vieil Albert King "She caught the Katy". N'oublions pas la présence de ce titre inoubliable, le meilleur du Spencer Davis Group : "Gimme some lovin". Chanté divinement par Stevie Winwood et nappé par ce son d'orgue qu'on croirait venu tout droit de Memphis. En finale, chacun reprendra "Sweet home Chicago" rehaussé, pour la circonstance, par la présence de l'harmoniciste Junior Parker.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Jump and Shout

Troisième volume des "Rhythm & Blues All Stars, cette nouvelle collection se concentre surtout sur des combos jazz 'n' blues. La machine à remonter le temps s'arrête à la fin des 40s et au début des 50s. Essentiellement à Los Angeles et à San Francisco, mais aussi à Chicago, Detroit, New York, New Orleans et Atlanta. Les bons moments foisonnent. Louis Jordan & his Tympani Five sur "All for the love of Lil", Saunders King, un guitariste inspiré par Charlie Christian, pour "2:00am Hop", et T-Bone Walker tout au long de son superbe, et au son toujours bien contemporain, "T-Bone boogie". La compile épingle d'autres tout bons guitaristes. Gene Phillips aborde avec brio "Big legs". Jimmy Liggins, "Cadillac boogie", un jump blues qui décolle. Et Dave Bartholomew, "Girl town blues". J'aime aussi beaucoup " Two time baby ", un R&B dont le groove procuré par Rabon Tarrant, drummer de l'orchestre de Jack Mc Vea est impressionnant. Mais également le chant félin d'une l'inconnue. Erline Harris. Qui interprète brillamment "Jump and shout", flanquée du Johnson Brothers Combo. Je vous rappelle l'existence de deux volumes précédents : "Jump with a shuffle" et "Rockin' the house".

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Little rock blues

Dans la série "The Essential recordings", parue avant-guerre, cette collection consacrée aux "Country Girls", fait suite à "The Blues ladies". L'accent est ici posé sur des chanteuses de blues rural, vous l'aurez deviné. Parmi les chanteuses sélectionnées, on retrouve Memphis Minnie. Probablement la plus célèbre, puisqu'elle émigra vers les grandes villes. Trois lui ont été réservés, dont le superbe "Chickasaw train blues", qui remonte quand même à 1934. Elle chantait d'une voix claire et puissante en s'accompagnant à la guitare ; et excellait dans ses dialogues échangés avec la voix et les cordes de Kansas Joe McCoy. A l'instar de "She put me outdoors". Peu connue, Geeshie Wiley est aussi une chanteuse guitariste, digne d'intérêt. Elle partage les vocaux avec Elvie Thomas, sur "Pick poor Robin clean". Hattie Hart possède aussi une superbe voix. Mais sur "I let my daddy do that" et "Coldest stuff in town", c'est le duo de guitares échangé entre Alan Shaw et Willie Borum, qui nous en met plein les oreilles. Une impression favorable reconduite lorsqu'en 1927, à Memphis, les cordes entourent Pearl Dickson, sur " Little rock blues ". C'est à Dallas, en 1929 que Bobbie Cadillac a enregistré "I can't stand that" et "He throws that thing", avec le concours de la voix mâle de Coley Jones. Et toujours énormément d'expression et de vie dans la voix de Nellie Florence, qui réalisait un tour de force, en enregistrant "Jacksonville blues" et "Midnight weeping blues", en 1928!

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Rollin Into Memphis

John Hiatt n'est pas un bluesman. Pourtant, ce " Rollin' into Memphis " est sous-titré " Songs for John Hiatt ". L'explication est pourtant simple. John cultive depuis plus de 25 ans ses racines américaines. Il est né en 1952 à Indianapolis et s'est fixé à Nashville en 70. Son 1er album "Hangin' around" est sorti en 74. En 78, il émigre à Los Angeles et intègre peu de temps après le backing band de Ry Cooder. Il faudra attendre 1987 et la sortie de l'album "Bring the family"(avec Cooder, Nick Lowe et Jim Keltner) pour enfin rencontrer la reconnaissance internationale. Ces 4 mêmes musiciens devaient former en 93 le groupe Little Village et concrétiser cette rencontre en gravant un album du même nom. John Hiatt sortira bientôt un tout nouvel album, "Across Muddy waters". Il reste surtout connu comme songwriter. D'ailleurs, Bonnie Raitt, Bob Dylan, Iggy Pop, les Neville Brothers, Doctor John et Buddy Guy ont enregistré au moins l'une de ses compositions.

Cette collection reprend des titres extraits d'albums de Hiatt commis entre 1980 et 95. Elle commence dans l'énergie et la joie du zydeco par C.J Chenier et "Fallin' up". La reine de la soul de New Orleans, Irma Thomas, reprend avec conviction "Old habits are hard to break". Anthony Geraci est assis derrière son orgue Hammond et G.E Smith libère une toute bonne partie de cordes. Face au violon de Mary Jo Carlsen, la voix chevrotante d'émotion, Odetta chante "Listening to old voices" de manière assez exceptionnelle. C'est l'une des 4 compositions extraites de l'album "Stolen moments" de 1990. J'adore "Thirty years of tears". La ligne mélodique est infaillible. Et il revient à Andrea Re (NDR : que je ne connais pas) d'assurer les parties vocales, pendant que Bill Chinnock tisse de bien belles phrases sur sa slide. "Back of my mind" est une très jolie berçeuse, chantée par Cliff Eberhardt. Beaucoup de douceur et de beauté dans le chant de Kenny Neal sur la belle ballade soul, "Love like blood". La féline Kris Wiley reprend "Wrote in down", dans une ambiance assez country. Elle bénéficie de la présence de James Cotton à l'harmonica. L'une des plus belles compositions est sans conteste "Feels like rain". Une composition qui avait déjà été reprise par Buddy Guy (de son album du même nom). Ici le traitement proposé par Tab Benoit et Raful Neal tient très bien la route. Et pour ravir les amateurs de roots music, Tab le Lousianais en profite pour sortir la plus belle guitare de cette collection.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Tantara presents Rhythm and Blues Volume 2 2000

Tantara est un label qui se consacre essentiellement à la promotion. Il aiguille les animateurs de radio en leur proposant des collections susceptibles de faire découvrir de nouveaux talents aux auditeurs du blues. Ce qui explique pourquoi, les artistes qui y sont retenus, sont pour la plupart des inconnus, lorsqu'ils n'appartiennent pas à la 3ème division.

Je connaissais depuis peu Liberty City, un groupe de Batavia, dans l'Illinois (non loin de Chicago). Fondé par les frères jumeaux Matter, Joel au chant et à la guitare ainsi que Jeff à la batterie, la formation compte en son sein un harmoniciste plutôt doué qui répond au nom de Larry Andersen. Le combo est ici présent sur deux plages tirées de leur album "Four guys and a Cadillac". Des blues rythmés, de bonne facture, situés quelque part entre Chicago et le L.A de Robben Ford. J'avais déjà eu l'occasion de vous recommander l'album de Sistah Blue. Un quintette exclusivement féminin, issu de l'Arizona. Des deux titres ici présents, je retiendrai "Sweet talk me", une composition chantée avec passion par la noire Lila Sherman et caractérisée par les interventions judicieuses à la guitare de Nancy Dalessandro, une soliste qui avait joué dans les Rocket 88s de Bill Tarsha. Vous connaissez aussi sans doute Billy Price, un chanteur blanc dont la voix d'or est saturée de soul. On le retrouve sur la meilleure plage de ce CD, "Indefinitely" ainsi que sur "What is love". Les autres artistes ou groupes sont tous inconnus au bataillon. Parmi ceux-ci, j'épinglerai quand même Sue Wilkinson. Issue d'Atlanta, elle possède une voix féline, joplinesque qui assure bien sur "Box". Elle joue agressivement du piano et partage sa vie musicale entre le pop alternatif et le groove blues!! Conni Emerson est une autre chanteuse digne d'intérêt. Tout comme son groupe Shindog, elle nous vient de Las Vegas. Mais surtout, la coquine possède un timbre vocal intéressant, située entre celui de Sue Foley et de Sheryl Crow. Le Lady A Blues Band nous vient d'Islamorada, dans les Keys floridiens. Leur "Snatch and grab it" a du tonus et du swing. Lady A chante correctement et joue de l'harmonica ; mais son mari, Ric Arra, est un sacré guitariste. Quatuor issu de l'Arkansas, Oreo Blue sonne très ZZ Top. Et pour être complet, ce disque recèle encore un autre ensemble issu de l'Alabama, Ryan Reardon & the Levee Breakers, les Portoricains Simply Blue, et surtout un certain Mark Miller qu'il serait intéressant de surveiller du coin de l'œil. S'il est nécessaire d'opérer une sélection au sein de ce recueil, je dois reconnaître y avoir déniché de bons espoirs.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Telarc´s got more blues

Le label Telarc semble disposer de solides moyens pour appuyer sa division blues. Ne signe-t-il pas presque exclusivement de solides pointures du blues? Sous-titrée "New blues for 2000", cette collection n’émarge sans doute pas au blues ‘nouveau’, mais les noms parlent d'eux-mêmes. Kenny Neal est présent avec deux extraits de son nouvel album "What you got", déjà le troisième pour Telarc. Son Seals, le réputé guitariste de Chicago, présente lui aussi deux plages de "Lettin' go". Son R&B est cuivré comme aux meilleurs moments de Stax, et sa guitare dont il arrache les notes au couteau est toujours aussi acérée. Les autres artistes n'ont droit qu'à un seul titre. Et certains comme Terry Evans, Sam Lay et John Primer pour un "Hard working woman" extrait de son superbe album, ont déjà été chroniqués dans ces pages. Parmi les anciens, on retrouve un disciple de Robert Johnson Robert Lockwood Jr. Une légende vivante qui fêtera ses 85 ans en l'an 2000. Il reprend ici le fameux "I believe I'll dust my broom". Célèbre depuis qu'il reprit le poste de pianiste du Muddy Waters, à la disparition d'Otis Spann, Pinetop Perkins, 87 ans, l'un des derniers grands bluesmen en vie, interprète ici "Hi-heel sneakers" en compagnie de Corey Harris et de Sugar Ray Norcia. Mighty Sam McClaim est une incontestable recrue de talent pour Telarc. Son blues est patiné de jazz, et son mélange de cuivres, d'orgue et de guitare fait l'unanimité. Chez les plus jeunes, Ronnie Earl applique un traitement chirurgical au "Catfish blues" de Muddy Waters, alors que le guitariste de Baton Rouge, Troy Turner, concède un vigoureux "Later than you think". La collection nous réserve le meilleur James Cotton en finale, qui exécute un "Boot knockin' boogie" avec David Maxwell et Rico McFarland aux cordes...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Where Blues Meets Rock IV

Ce label hollandais est spécialisé dans le rockin' blues bien électrique. Un domaine qu'il privilégie depuis pas mal d'années. Parce qu'il existe sans conteste un public qui raffole de ce style qui oscille du blues électrique texan d'Omar Dykes au hard rockin' blues de Walter Trout. Ce disque constitue déjà la 4ème collection consacrée par le label à ce genre musical. Elle démarre et se termine par le géant d'Austin, Omar et ses Howlers. Tout d'abord "Radio Man". Un extrait de son dernier album "The screaming cat". Expérimental, il avait bénéficié de la production de Papa Mali. "Don't you know" ensuite. Issu de l'album live enregistré en 1987à l'Opera House d'Austin, il était paru un peu plus tôt dans l'année. Pour la facette la plus blues, nous retrouvons le sorcier australien de la slide, Dave Hole. Il s'y exerce sur "Holding pattern". Mais également deux adeptes texans de Stevie Ray Vaughan. Bobby Mack sur le blues lent "Pourin' rain" et Jay Hooks pour le shuffle hendrixien, "Where you going?". Parmi les guitaristes connus du public, citons l'inévitable Walter Trout flanqué de ses "Radicaux Libres", et Michael Katon pour un menaçant "She's all mine". Une composition extraite de son dernier et tout bon album, "The rage called rock'n'roll". On y retrouve encore Carl Verheyen, Lance Keltner dans un hard rock original proche de Ted Nugent ; et enfin un autre australien protégé de Dave Hole, Rob Tognoni. Confidence, je ne connaissais pas du tout Tony Galla. Il est ici présent pour un blues rocker bien enlevé, "ASAP". Son 1er album devrait sortir sur Provogue en 2001. Fin des sixties, Tony assurait le chant au sein du groupe Raven, une formation soutenue par Jimi Hendrix en personne.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

You Can Make It If You Try

Après avoir sorti une collection consacrée aux chansons qui avaient inspiré Led Zeppelin, ce label anglais passe en revue les Stones. Si ce groupe mythique écrit ses chansons depuis très longtemps, " You can make it if you try " s'intéresse à ses premières années de carrière musicale. Qui ne sont pas toujours des versions originales. En effet, certaines sont celles qui ont directement inspiré nos pierres qui roulent.

L'album débute par leur deuxième single mais premier hit, "Not fade away". Il est ici chanté par Buddy Holly. C'est ensuite Chuck Berry qui nous emmène sur la célèbre "Route 66". Une composition écrite par Bobby Troup en 1946 pour Nat King Cole. Nous retrouvons plus loin le même Chuck pour deux de ses compositions, "Come on", qui fut le 1er 45 tours des Stones, et "Around and around". Un titre que nos Anglais avaient mis en boîte dans les studios Chess en présence de Berry. Bo Diddley chante son "Mona". Au sein du répertoire blues, Jimmy Reed interprète "Bright lights, big city", Slim Harpo, le merveilleux "I'm a king bee", Muddy Waters, "Hoochie Coochie man" et Howlin' Wolf, "Little Red rooster". Ces deux derniers titres avaient été écrits par Willie Dixon. Les Stones s'étaient aussi copieusement inspirés du R&B. Deux plages composées par le célèbre duo Leiber et Stoller, "Poison Ivy" par les Coasters et "Down home girl" par Alvin Robinson, "Can I get a witness" par Marvin Gaye, "Walking the dog" de Rufus Thomas, "Mercy mercy" de Don Covay et "Suzie Q" de Dale Hawkins en sont la plus parfaite illustration. Et en plus soul, "I can make it if you try" de Gene Allison, "Time is on my side", un des 1ers enregistrements de la merveilleuse Irma Thomas et "Just my imagination" des Temptations. Enfin, plus curieux, un reggae. "Cherry O Baby" d'Eric Donaldson, que les Stones reprirent sur leur album "Black & Blue" en 1978. Voilà, vous savez tout!

 

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

1949 : The R&B Hits

Le label Indigo poursuit sa série consacrée aux hits du R&B des années 40. L'année 49, qui annonçait déjà la future décennie, fut marquée par quelques étincelles, dont l'inoubliable "Boogie Chillun" de John Lee Hooker est sans conteste le plus célèbre. Il n'empêche, certaines des plages ici présentes, ont passé avec aisance l'épreuve du temps ; et sont encore régulièrement écoutées aujourd'hui. Et notamment "T-Bone shuffle" (T-Bone Walker), "Drinkin' wine spo-dee-O-dee" (Stick McGhee), " Saturday night fish fry " (Louis Jordan), "Roomin' house boogie" (Amos Milburn) et "Rock the joint" (Jimmy Preston). On écoutera avec beaucoup de plaisir le sax hurleur de Big Jay McNeely sur "The deacon's hop", la douceur cabaret, précieuse, de Charles Brown au sein de "Trouble blues" et de Jimmy Witherspoon pour " Ain't nobody's business ", le swing et la fraîcheur de Roy Milton avec "The hucklebuck", la guitare innovatrice de Clarence Gatemouth Brown chez "Mary's fine", le blues pur et souverain de Lowell Fulsom qui baigne "Come back baby", tout en sensibilité de Ivory Joe Hunter qui berce "Blues at midnight" ou simplement beau à pleurer de Ruth Brown, au fil de "So long". Wynonie Harris chante déjà "All she wants to do is rock('n' roll)" ; et pourtant nous ne sommes pas encore en 1950!! Je ne puis conclure dans évoquer le blues frissonnant, beau à couper le souffle, de Lightnin' Hopkins, "T Model blues", et de Robert Nighthawk, "Annie Lee blues".

 

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