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dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The Chill

Tous les amateurs de blues moderne savent que Rusty Zinn est devenu, depuis quelques années, le guitariste attitré de Kim Wilson. Originaire de Long Beach, ce Californien a fini par atterrir à Oakland, où il vit aujourd'hui. Un type hyper doué, nonobstant son jeune âge. A ses débuts, il a été fort influencé par le regretté Luther Tucker, un guitariste noir qui a longtemps milité au sein du groupe de Little Walter avant d'émigrer vers la West Coast.

Rusty comptait déjà deux albums à son actif, "Sittin and waitin" et "Confessin", tous deux sortis sur Black Top. "The chill" marque son passage sur le célèbre label de Chicago, Alligator, dirigé par Bruce Iglauer.

R&B au riff solide et dansant, "Just like a fish" est une ouverture gagnante ; et la Gibson de Zinn n'attend guère avant de décoller vers des sommets. Autre R&B semblant sortir tout droit des 50s, "Meet me halfway" lui va aussi comme un gant. Une composition qui porte l'empreinte de Leiber et Stoller. La partie de cordes soulève l'enthousiasme. "Fallin' rain" a été écrit par Luther Tucker. Rusty lui rend un hommage poignant en adaptant ce blues lent. Il trace des lignes mélodiques très intenses, avec un feeling déchirant. Zinn a écrit plusieurs plages. Certaines en compagnie de Rick Estrin des Nightcats. "She's got style", un rocker bien nerveux. "The big eye", un merveilleux blues rythmé. Sa guitare est créative et l'économie de notes rappele le meilleur de Peter Green (époque "Mr Wonderful"). Ballade douce et pleureuse, "Ladies choice" est évitable. Imprimé sur un rythme sobre mais assez menaçant, "Dying on the vine" repose une nouvelle fois sur un solo dépouillé, véhiculé dans une atmosphère bien ombragée. A plus d'une reprise, Rusty peut nous faire penser à Magic Sam. Comme sur "I played the game". Une composition écrite par Ronnie Weber (de Little Charlie & the Nightcats). Bob Welsh y joue efficacement de son piano! Côté reprises, Zinn s'attaque de manière paresseuse au "Moonlighht blues" de John Brim, avec l'appui de la slide d'un pilier d'Alligator, Mr Elvin Bishop. L'album se referme sur une version musclée du "Looking back" de Johnny "Guitar" Watson. Et pour ne rien vous cacher, sachez que j'adore la plage titulaire : "The chill". D'ailleurs, tout au long de cette composition, Rusty évoque à nouveau le Peter Green de la fin des 60s. Ou plus exactement de l'époque "Then play on". Parce que la guitare y est vraiment fabuleuse ; et puis ce blues teinté de rock possède un sens mélodique imparable. Excellent !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

T-Bone blues

Aaron Thibeaux Walker est né le 28 mai 1910. Au Texas, à Linden très exactement. Tout jeune, il apprend le banjo, la guitare et le piano. Son 1er enregistrement date de 1929. Au cours des années 30, il passe à la guitare amplifiée, à l'instar de Charlie Christian. T-Bone s'établit à Los Angeles vers 1940.

Cette collection réunit des sessions réalisées entre 1942 et 47. De la toute première, on y retrouve deux plages, "I got a break" et "Mean old world", flanqué du pianiste Freddie Slack. Aaron fréquentait beaucoup les cercles jazz de l'époque. C'est donc entouré de nombreux cuivres que nous le retrouvons en 45, dans les studios de Chicago. Sa guitare force le respect et n'a pris aucune ride. Les soli sont surprenants par leur concision, le boogie porte la signature "T-Bone boogie", et le swing transpire naturellement.

 "You don't love me blues" et "Come back to me baby", le late night blues ou si vous préférez le blues fin de soirée, fait son apparition. Avec l'interprétation de "Evening" et surtout le triste "My baby left me", c'est réellement la marque indélébile du musicien qui rayonne. De retour à Los Angeles en 46, T-Bone dessine les accords plaqués qui feront l'essence de son style. Un style qui nous plonge dans une ambiance moite que l'on retrouve dans les petits matins des clubs de jazz et blues. Lorsque le tempo prend du rythme sur " No worry blues ", il affiche sa superbe. Aaron se fait shouter. Sa voix monte en puissance. Ses cordes envoient des réponses instantanées. Il est parfait sur "I'm gonna find my baby". Le style est désormais peaufiné.

Dix mois plus tard, le son superbe de "Hard pain blues" annonce bien le blues immortel "Call it Stormy Monday". T-Bone avait aussi marqué de son empreinte le jump qui fait encore autorité aujourd'hui. Il le rappelle sur "T-Bone shuffle". Essentiel!

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Jersey lightning

Indigo aime sortir des tranches d'histoire du british blues peu connues du public. Cet album constitue déjà le sixième de Webb avec ou sans Chicken Shack, parus chez Indigo. Ces enregistrements datent des années 1975 à 78. Chez Chicken Shack, Stan Webb avait été, rappelons-le, l'un des meilleurs artisans du blues anglais qui fit fureur à la fin des sixties. Il était ensuite passé au hard rock progressif, avec un certain succès commercial à la clé. En 1974, il avait rejoint, de manière fugace, le Savoy Brown du chanteur/guitariste/compositeur Miller Anderson et de Kim Simmonds bien sûr. L'album "Boogie Brothers" en est le seul témoignage sonore. L'existence de Chicken Shack ayant pris fin, il avait formé son Stan Webb Band, en compagnie de Miller Anderson. Un excellent musicien qui avait fait partie du Keef Hartley Band. Fin des 70s, le blues ne faisait plus la loi et le punk battait son plein. Ce sera donc une période peu prolifique pour Stan l'extraverti. Cet album présente cependant des moments fort honorables. Dommage que les notes de pochettes soient si discrètes sur les musiciens qui ont participé à l'enregistrement de cet opus.

Selon mes archives, ce " Jersey lightning " compile deux albums différents. Soit "Broken Glass", du groupe du même nom, sorti en en 76, avec un autre chanteur guitariste, Robbie Blunt, et "That's the way we are", enregistré en Allemagne en 1978, et attribué à Chicken Shack. Un album fort rare, au demeurant. De ce disque, je retiendrai surtout le boogie assez furieux "It wasn't me", et l'excellent " Can't keep you satisfied ". Vous ne l'aurez peut-être pas reconnu, mais Miller donne de la voix lors de l'ouverture, "Standing on the border" ainsi que sur "Evil" de Willie Dixon. L'album se termine par les inévitables classiques du blues, "Let me love you" de Willie Dixon, et "Shake your moneymaker" d'Elmore James, saluant ainsi la réactivation de Chicken Shack.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Stubborn

Womack est établi à Nashville. Il a sévi chez les Bis-quits et au sein d'un groupe de country punk, appelé Government Cheese. " Stubborn ", qui fait suite à " Positively Na Na ", paru en 1998, constitue son second album. Tommy pratique un roots rock contaminé par le folk, le blues, mais principalement par la country. Pour enregistrer cet elpee, il s'est entouré de plusieurs musiciens qui doivent vous rappeler de bons souvenirs. Et en particulier Jason Ringenberg (le Jason des Scorchers), Dan Baird des Georgia Satellites ainsi que George Bradfute, guitariste préposé aux derniers albums de Webb Wilder. Ces différentes références vous donnent maintenant une idée plus précise du style Womack. Tommy est aussi, et avant tout, un compositeur, un songwriter comme le décrirait les Anglo-saxons.

Ne soyez pas décontenancés par l'ouverture en mode punk de "Rubber maid". Elle ne dure même pas une minute ! Elle préface "Up Memphis blues", un folk blues à la Dylan, avec Al Perkins (Manassas, Flying Burrito Brothers) à la slide. "The urge to call" est une bien jolie ballade, pouvant rappeler les compositions de Ray Davies. Les interventions de Perkins au dobro et de Brad Jones à l'orgue sont superbes. Tommy reprend par ailleurs "Berkeley news" des Kinks. "I don't have a gun" est également une solide composition, menée par un George Bradfute bien affûté aux cordes et un Womack qui lui donne la réplique à la slide. D'ailleurs, dès que George se place sur le devant de la scène, comme sur "Tellin' you what you want to hear", la musique se rapproche fort des derniers albums de Webb Wilder. Et c'est superbe!. Ecrite par Jason qui vient, en outre, lui donner la réplique vocale, "Going nowhere" est une bien jolie ballade country. Et en final, "They all come back for more" est rehaussé par la présence de Dan Baird. Excellent!

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Blues at Sunrise

Attention, ceci n'est pas un album inédit de SRV mais une collection du meilleur de ses blues lents enrichie, pour raisons commerciales de 2 plages qui ne sont encore jamais sorties, dont une splendide version de son réputé "Tin Pan alley". Enregistrée live au festival de Montreux en 1985, elle réveille le souvenir d'un autre bluesman texan bien regretté, Johnny Copeland. A la guitare, mais aussi au chant. Un très grand moment, saturé de feeling, de le part de ces deux pensionnaires du Paradis du blues. L'autre inédit est une version alternative de "The sky is crying", d'Elmore James, immortalisée en 1984, lors des sessions de l'album "Couldn't stand the wheather". Dernière particularité à se mettre sous la dent, une version live de "Texas flood". Jamais gravée sur CD à ce jour, elle figurait sur la vidéo "Live at the El Macambo", tournée au célèbre club de Toronto, au Canada.

Il reste donc sept plages parmi lesquelles, je suis très étonné de retrouver "Blues at Sunrise". Issu de sessions commises en compagnie d'Albert King, elle figure sur l'album "In session", sorti en 99. Lorsque je pense qu'il dure un bon quart d'heure, il aurait été plus judicieux de trouver trace de l'un ou l'autre merveilleux concert de SRV. Cet opus recèle également "The things that I used to do", appuyé par le frère Jimmy à la 2ème guitare, mais aussi le très beau "Dirty Pool", extrait du 1er album"Texas flood", paru en 83. Sans oublier "Ain't gone 'n' give up on love", tiré de "Soul to soul", et "Leave my girl alone" (de Buddy Guy) de "In step". Il serait ingrat de ne pas signaler la présence de l'inoubliable section rythmique constituée de Chris Leyton et de Tommy Shannon, ainsi que du claviériste Reese Wynans, mais seulement pour quelques plages. Cet album permettra, à coup sûr, à ceux qui ne compteraient pas d'album de Stevie dans leur discothèque, d'écouter celui qui fut probablement le musicien phare de la dernière génération du blues et le porte-drapeau de ce fabuleux Texas blues…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Allons en Louisiane

Ce double album célèbre la Louisiane et fête l'accordéon. Un double disque composé d'un CD rom et d'un CD audio! Sur le CD rom, vous pouvez y recueillir des informations sur le tourisme local, les bons restos, la musique cajun et zydeco, les danses et la cuisine et tout ce qui fait l'originalité de cette région. Le CD audio réunit différents artistes louisianais, dont plusieurs accordéonistes bien connus des amateurs du style. Geno Delafosse tout d'abord. Mais aussi Steve Riley & the Mamou Playboys dans un vivifiant "Ca tu dis et ça tu fait ne sont pas pareils". Chris Ardoin & Double Clutchin' navigue entre funk et les rythmes des Caraïbes sur le terrain bien connu du "Bon Temps rouler" avec Clarence Garlow par Beausoleil. Bercez-vous en écoutant les Balfa Toujours interpréter une valse cajun toute en douceur, "Restez, mom et pop, restez" ; ou encore Al Berard & the babin Brothers, responsables de "Dans la Louisiane". Le regretté Beau Jocque se fait très blues avec ses Zydeco Hi-Rollers sur "Going to the country". Alphonse "Bois Sec" Ardoin chante comme un véritable poivrot (avec un nom pareil!) sur "Allons danser", et Bruce Daigrepont, amoureux transi, chante avec ferveur "La clef de moncoeur". Un beau tour des bayous louisianais, de tout le pays cajun, de Lafayette à Opalousa, en 15 chapitres.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Blue Haze

Trente ans qu'il est parti, lors d'une sombre nuit de septembre 1970. Il venait de traverser l'univers de la rock music tel un météore ; mais en l'espace de trois ou quatre années, il est parvenu à y inscrire son nom en lettres indélébiles. Plusieurs générations se sont succédées depuis ; mais jamais Jimi n'a été oublié, jamais son héritage n'a laissé indifférent. Même dans le monde musical contemporain. C'est la marque du génie. Voilà donc une collection de plus, réunissant des reprises de titres de Hendrix, rehaussée par la participation de quelques uns de ses disciples. Et l'on retrouve ici, ce qui fut la facette blues mais aussi la facette expérimentale de sa fin d'existence.

L'hommage démarre dans la douceur, la mélancolie amère, la beauté acoustique, d'un "Angel". James Peterson siège au piano. Eric Bibb chante de manière lumineuse, d'une voix étrangement proche de celle de Jimi. On ne sera guère étonné de retrouver à plusieurs reprises Walter Trout. D'abord parce qu'il retrouve sa principale source d'inspiration. Ensuite parce qu'il fait partie de l'écurie Ruf. Sur "Who knows", c'est l'orgie des cordes. Walter est rejoint par Popa Chubby et Jimmy Thackery. C'est à Walter que revient le droit de jouer sans surprise "Hey Joe", introduit par le "Star spangled banner". Eric Burdon a bien connu Hendrix. Son manager était en effet Chas Chandler, un ancien Animal. Eric écrit ici les notes de pochette et se présente deux fois. Pour "I don't live today" et l'aérien "Third stone from the sun/The story of my life". Il est ici flanqué de sa nouvelle formation, basée comme lui, à la Nouvelle Orleans. "The wind cries Mary" est l'une des plus belles compositions d'Hendrix. Buddy Miles, ancien compère du Band of Gypsies, la chante, entouré par Chris Layton et de Tommy Shannon, la section rythmique de Double Trouble. Il est vrai que Stevie Ray Vaughan eut aimé participer à un tel hommage! Les bluesmen sont bien présents. Taj Mahal chante un funky "All along the watchtower". Trudy Lynn furieusement et autoritairement "Voodoo Chile", avec un très hendrixien Eric Gales aux cordes. Bernard Allison nous sert "Hear my train coming" et Alvin "Youngblood" Hart, "Remember". Protégés teutons de Thomas Ruf, Constanze Friend et son partenaire Thomas Fellow nous proposent une curieuse reprise de "Purple Haze".

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Blueprint

Le célèbre magazine de blues anglais Blueprint propose ici son 3ème volume consacré aux productions locales. Un disque qui commence par l'excellent "Just can't afford it", une composition sur laquelle le pianiste intrépide Mike Sanchez, chante sur un rythme endiablé. Cette chanson est également le titre maître de son nouvel opus. Mike a quitté les Big Town Playboys pour entamer une carrière individuelle. Il chante, joue du piano, mais également de la guitare et de la basse. Nous le retrouvons en compagnie du vétéran sudiste, Bob Pearce flanqué de son Blues Etc, pour le nerveux et entraînant "14". Un extrait de son dernier album, caractérisé par le talent du pianiste Matt Empson, qui joue ici son petit Sanchez. La nouvelle reine du British Blues, Connie Lush monte sur les planches du Royal Albert Hall, pour chanter "Can we love again", entouré de son Blues Shouter. A travers "Crazy life", les Barcodes nous livrent une production prometteuse. L'atmosphère jazzy est entretenue par l'harmonica d'Alan Glenn (ex-Nine Below Zero et Yardbirds). Passionné de Jimmy Smith, le chanteur Bob Hadrell s'acquitte fort bien de sa tâche. En outre il double aussi à l'orgue Hammond. A l'instar des précédents recueils, Blueprint a mêlé blues électrique et blues acoustique ; et cette dernière frange est fort bien représentée par les Hokum Hotshots, Will Killeen, Ian Siegal, Papa George et quelques autres. Corrina Greyson possède une voix soul bien sentie. Elle le démontre sur "Why get up". Son guitariste, Matt Schofield, y va d'un solo proche du style de Jimmie Vaughan. Flanqué de ses Magnitones, Pete 'G' nous sort un shuffle inspiré du Texas et de la Louisiane, sur "Everything you say and do". Cette nouvelle collection se révèle une nouvelle fois intéressante, même si les plages ne sont pas toutes de première force. Elle se referme dans la quiétude d'un blues à la T-Bone, assuré par le guitariste Richard Studholme.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The Helena Scene

Il s’agit déjà le 6ème volume de cette superbe série baptisée "Blues across America". Arrêtons-nous donc dans l'Arkansas, le long du Mississippi, dans une cité surtout connue par son show radio ouvert en 1941 : le ‘King Biscuit Time’, sur KFFA. Helena est aussi réputée pour ses bluesmen prestigieux : Sonny Boy Williamson II, Robert Nighthawk, Pinetop Perkins et Robert Lockwood Jr.

Cette collection s'ouvre sur les derniers enregistrements du regretté Frank Frost, sous la bannière des Jelly Roll Kings. Sam Carr est aux drums et, dans le rôle de Big Jack Johnson, nous retrouvons le guitariste et producteur, Fred James. L'entrée en matière, dans le blues d'Helena est royale. A cause de cette interprétation lumineuse de Frank, à l'harmonica, sur le nerveux "Better take it slow". Le rythme ralentit. L'émotion monte d'un cran. Frank chante son "Hey baby", sans concession, ni fioriture, d'une manière très directe, mais combien convaincante. Une production roots qui va en ravir plus d'un. Frank rétablit le tempo sur "Keep things right". La section rythmique est implacable. Sam martèle ses peaux et Fred trace les lignes de basse avec une six cordes. Frost clôt sa participation avec panache, dans " Come here baby ", un titre de swamp blues, proche de Slim Harpo. C'est à John Weston que revient le redoutable rôle de succéder à Frank Frost. Cet harmoniciste d'Helena a déjà enregistré pour Evidence, Appaloosa, mais également Fat Possum. Il pratique, lui aussi, mais avec moins de panache, un blues électrique assez primaire. John est un musicien assez discret, inspiré par Sonny Boy II. Un chanteur sans charisme, qui peut toutefois se révéler efficace, lorsqu'il aborde le blues. A l'instar de "Baby weather blues", exécuté devant son guitariste, Troy Boussard. Dave Riley est sans aucun doute le moins connu des artistes présents. Il a passé une bonne partie de sa vie à Chicago, et est d'ailleurs toujours le bassiste de Byther Dmith. Sa version de "Automobile", écrite par Fred James, est une excellente entrée en matière. Le blues lent "Living in borrowed time" reste proche de Chicago. Dave joue de sa guitare avec parcimonie, me rappelant ainsi le Jimmy Dawkins d'une époque. Sa finale en shuffle "Heat up the oven " ne manque pas de panache. Un bon album qui vaut surtout par la dernière cuvée de Frank Frost.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Blues across America : The Los Angeles Scene

Pour ce volet supplémentaire à l'aventure américaine de Cannonball, nous voici donc, sans surprise, à Los Angeles! En compagnie de quatre bluesmen noirs, très différents. Le chanteur Finis Tasby, le guitariste Kirk Fletcher, l'harmoniciste Johnny Dyer et le sax Joe Houston. C'est ce dernier qui ouvre avec le blues fin de soirée, "If you see my baby". Son sax baveux est appuyé par le piano de Fred Kaplan, alors que les guitares de Kid Ramos et de Fletcher restent sur la défensive. Un Ramos qui se déchaîne sur un "Sweet home Chicago" à la sauce jump. Voilà près d'un demi-siècle que Joe a quitté son Texas natal pour la Californie. Il en a superbement intégré le swing. Comme sur "All I need is you".

L'harmoniciste Johnny Dyer est assez bien connu chez nous. Il a régulièrement enregistré en compagnie du guitariste des Mighty Flyers, Rick Holmstrom, pour le label Black Top. Il se manifeste par un bon shuffle tout au long d'"I wonder why". Fletcher est efficace aux cordes. Très versatile, Dyer passe aisément au boogie, et Kaplan y donne un accent jazzy sur " Cross town ". N'oublions pas que Johnny a longtemps été un proche de George ‘Harmonica’ Smith. "Real easy baby" est un instrumental accrocheur.

La série de Finis Tasby démarre par une version de "Reconsider baby", largement inspirée par Albert King. Un enregistrement très Memphis. Enrichi de cuivres (Jeff Turmes est au sax baryton!), il est à nouveau balisé par les guitares de Ramos et de Fletcher. Nonobstant les cordes de Ramos, sa reprise du "Kansas City" de Leiber et Stoller, sonne étrangement New Orleans. Finis se fait T Bone pour terminer, "Victim of circumstance". Il est vrai que son parcours suivit aussi l'axe Texas - L.A. Pour les 3 derniers titres, dont deux instrumentaux, Eli Fletcher reçoit son billet de sortie. Il est cependant remplacé par Lynwood Slim, au chant et à l'harmonica, pour une reprise sémillante du "99" de Sonny Boy 2. Slim signe aussi la production impeccable de l'album.

 

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