L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Epica - 18/01/2026
Hooverphonic
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

samedi, 31 décembre 2005 01:00

10 Days Off – The Soundtrack # 6

Chaque année au mois de juillet, pendant les ‘Gentse Feesten’ (prononcez « Fiiiisten »), se déroulent au Vooruit les fameuses « Ten Days Off », sans doute le meilleur festival électro de notre plat pays. Cette compile rend hommage aux DJ’s et autres producteurs bookés pour l’occasion : Miss Kittin, Tiga, Nathan Fake, Mu, Munk, Whitey, Chloe, Lopazz ou encore Vitalic. Des tubes : « Prototype » de Rex The Dog (retenez ce nom), « Louder Than a bomb » du sieur Tiga, et le « Flat Beat » de Who Made Who, la nouvelle sensation allemande (chez Gomma). De quoi largement se la péter en feignant de mixer, à une boum ou une soirée privée.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Dr. Lektroluv presents : Elektrik Planet

La pochette de la sixième compile du Géant vert de l’electro eighties est un pastiche : celui de l’affiche du fameux film de Fred McLeod Wilcox, « Forbidden Planet » (1956), une adaptation futuriste de « La Tempête » de Shakespeare. Pas un hasard, puisque la BO de ce film est souvent considérée comme la première à avoir été composée entièrement à l’aide d’instruments électroniques. Hommage donc à Louis et Bebe Barron, ces précurseurs en la matière… Même s’il est vrai que les bleeps qu’on entend dans le film ont été tout simplement créés à l’aide de générateurs de fréquences. Selon les spécialistes la vraie distinction reviendrait donc plutôt à Robert Wise et à son film ‘The Andromeda Strain’ (1971), pour lequel Gil Mellé inventa une pléthore de sons synthétiques, qu’il combina avec une musique concrète faite de bruits de boules de bowling heurtant un jeu de quilles, de scies circulaires et de trains. Il n’empêche, même Autechre avec son ambient « Nomina » s’est emparé du mythe Barron… Néanmoins, cette compile nous ressert encore une fois la même popote eighties, comme à son habitude : Bangkok Impact, Savas Pascalidis, Mikkel Metal, David Caretta,… Même le fermier Plastic Bertrand – et son insupportable « Tout petit la planète » - est de la partie… Mais rendons à César ce qui lui appartient : ce bon vieil « Headhunter » des frelatés Front 242 – ce qui vaut toujours mieux qu’un Tiefschwarz tête à claques.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Catching A Grizzlybear, Lesson One

Un groupe de post-rock ‘West-Vlaams »’, mais pas n’importe lequel : il s’appelle Toman, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il mérite d’être comparé à Mogwai, Explosions in the Sky, De Portables (Jürgen de Blonde au mixage), Bedhead ou Slint. « Deportivo », le titre d’ouverture, appartient à la (grande) classe de ces faiseurs d’ambiances neurasthéniques, bâti sur les cendres du rock le plus mélancolique. Une claque ! Au centre de ce tourbillon sensitif, les guitares s’embrassent à pleine bouche pour mieux se rejeter, dans un fracas bruitiste évoquant l’après bataille, « Westhoek morne plaine ». « Also For Example » rappelle le meilleur d’American Analog Set, avec son Rhodes câlin, son xylophone ouateux et cette voix hachée menue, comme en pleine confession amoureuse. C’est beau, et ça ne s’arrête pas là : « sur « Boston » des chœurs presque fantômes renvoient l’humain à sa condition plus que précaire, et « You Somehow… » mixe mathcore et indietronica dans un élan de sagesse et d’espoir. Réconfortante, la musique de Toman ? Elégante et épique, poignante et empreinte de révérence : un grand disque de chez nous, qui donne du baume (et des électrochocs) au cœur. Magique.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Boa Vs Python

Une nouvelle signature Domino, le label de Franz Ferdinand’, voilà une surprise qu’on n’attendait plus ; surtout depuis que la bande à Basile de l’‘art rock’ (?) truste les charts et les oreilles des jeunes. Un Anglais, deux Ricains, moyenne d’âge : 21 ans. Autre précision : l’un d’entre eux (Devonté) a vu sa vie changer après avoir écouté… Slipknot. Pas cool, même si la musique de ces Test Icicles, elle, ‘déchire vraiment trop grave’. Deux titres (c’est un single), 5’25 en tout. On pense à Help She Can’t Swim, My Red Cell, voire à des Blood Brothers qui joueraient des covers d’Eighties Matchbox B-Line Disaster. Ca dépote, c’est criard, ça fait sa crise de post-adolescent. Test Icicles : retenez ce nom si vous croyez être encore jeune.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Teyssot-Gay Serge & Al Jaramani Khaled

Après deux albums solos (dont l’un tentait vaillamment de mettre en musique l’incroyable récit concentrationnaire de Georges Hyvernaud, « La Peau et les Os »), le guitariste de (feu ?) Noir Désir tente l’aventure orientale, le trip désertique comme exorcisme salvateur. Bertrand Cantat sous les verrous, il n’était pas possible pour ses amis de rester sans rien faire. La musique, pour cela, reste un remède puissant. Sur ce disque, Teyssot-Gay s’est adjoint les services du Syrien Khaled Al Jaramani, un joueur d’oud au toucher virtuose. A deux ils croisent le fer, sans jamais tirer à eux la couverture : c’est un échange, et ça s’entend. Teyssot-Gay tricote des riffs au cordeau sur les accords glissants de l’oud, et vice-versa, pour un résultat hypnotique et prenant. Parfois s’extirpe la voix d’Al Jaramani, telle une incantation… Peut-être s’adresse-t-elle, l’expiatoire, à Cantat, ou bien est-ce une prière ? De la transe, en tout cas, comme chez les musiciens de Joujouka (cfr la compile de Brian Jones). On (s’) y retourne tel un derviche tourneur, en appelant de ses mains que le ciel soit clément.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Superwolf

Après le coup de l’album-cover introspectif (« BPB Sings Greatest Palace Music ») augurant d’un possible essoufflement créatif (faire des covers de ses propres chansons, n’est-ce pas…), quel virage pouvait donc bien négocier le chantre de l’alt-country, Will Oldham, songwriter de génie à la barbe étouffante ? Pour beaucoup, ce nouveau disque du jeune prodige américain devait représenter un cap. Ca tombe bien, c’est le cas : « Superwolf » pourrait même être le meilleur album de Will Oldham depuis « I See A Darkness », diamant folk-country aux reflets plus que noirs (demandez à Johnny Cash). Sans doute est-ce dû à la présence en renfort musical du rockeur Matt Sweeney, vu chez Chavez et chez Zwan. C’est lui qui signe les mélodies, pour une fois moins tentaculaires, et surtout davantage lumineuses. Steel ou acoustique, la guitare ici ne gémit plus comme si c’était son dernier souffle : au contraire elle vibre de tout son corps, comme guérie des maux de l’esprit. Celui d’un homme qui enfin se libère de ses tics (la voix, pas geignarde), en repoussant tout confort. C’est bien là le talent de Will Oldham : ne jamais satisfaire, et être satisfait. Sans cesse rester sur le qui-vive, en émoi, dans le doute, indifférent à la critique et aux attentes, sincère et authentique. Des magiques « Goat and Ram » et « Lift Us Up » au poignant « Blood Embrace » (du Will Oldham à son climax qualitatif), « Superwolf » est un disque magnifique. A chérir pour toujours.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Caught Between Worlds

‘Coincé entre deux mondes’, c’est sûr que ce n’est pas trop la fête. Comme ces types qui restent dans le coma toute leur vie, à végéter en attendant leur mort, ou les grands romantiques qui marinent entre deux femmes (l’ex, la future), le cœur presque à l’arrêt. C’est une image, et celle qu’évoque la musique de ces types n’est pas jolie à voir. Guitare/basse/batterie, le truc habituel ; mais une formule mise ici au service d’un prog metal instrumental très rarement inspiré. Ca ne vaut pas un Noxagt, un Uzeda ou ce genre d’avant-garde électrique. Stinking ? Mmmm, pas bon.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Flies the Fields

Un nouveau bon disque des Américains (Chicago) de Shipping News ! Comme si ces types étaient abonnés à l’excellence, ignoraient tout du mauvais goût, avaient compris les règles d’or du mathcore, de l’EMO, voire du slowcore quand ils osent la jouer profil bas. « Axons and Dendrites » donne le ton : louvoyant entre colère rentrée et accalmie post-déprime, c’est un titre déjà phare, que ne renieraient peut-être pas les Broken Social Scene… Puis les guitares stoppent net pour repartir en vrille, et c’est la panacée post-rock (« Louven »), d’un genre cette fois plus acariâtre : on dirait du Isis en moins doom, pour plaire aux filles et aux garçons sauvages. Le meilleur nous vient de « (Morays or) Demon », une décharge noisy entre Tool (la voix) et Fugazi : « It’s not an act of war », mais ça y ressemble quand même… Avant l’armistice « It’s not too late », toujours ce calme après (avant ?) la tempête rock. Bob Weston (Shellac) aux decks, Fay Davis Jeffers (Pit Er Pat) au chant sur « Untitled w/ Drums », et ces ruptures de tons qui mènent nos sens à l’hypnose : Shipping News réalise ici un sans faute, et signe peut-être bien son album le plus coriace et le plus inspiré. Quand à ceux qui s’inquiètent pour le chat de la pochette, Shipping News les rassure : il va bien malgré l’aluminium ; et on ronronne avec lui de plaisir. Ici l’auditeur échaudé n’a pas à craindre l’eau froide : que meure donc toute méfiance, à l’égard de ce rock douloureux mais ô combien fébrile.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

La Marche de l’Empereur

Elle est jolie, Emilie Simon. Et sa musique aussi : il y a deux ans on la découvrait lors d’un premier album d’électro-folk champêtre qui lui valut tous les honneurs (et une Victoire de la Musique, une !), et des comparaisons flatteuses (Björk, Anja Garbarek, Stina Nordenstam, Kate Bush,…). « La Marche de l’Empereur » n’est pas a priori le deuxième album de la Française : plutôt un travail de commande, pour un docu sur les pingouins… Le vrai bonheur c’est qu’il tient bien la route, et qu’au contraire des manchots sur la banquise, il ne donne pas la chair de poule : rempli de berceuses cristallines et de chansons mignonnes, ce disque, c’est sûr, ne fondra pas à l’arrivée des hirondelles. Celesta, glockenspiel, vibraphone, Ondes Martenot,… : pour mettre en son et en lumière la calotte glaciaire, Emilie Simon pioche dans son imaginaire de petite fille (les ambiances, burtoniennes). Ca donne un disque charmant à écouter, comme on se lit des contes avant d’aller dormir. C’est qui, hein, notre fée à nous ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

School of the Flowers

Un son chaud de caisses free jazz se fait entendre dans la pièce. Dans la salle de bain, la lessiveuse bat son plein, tournoyant sur son centre : de gravité, il est ici question. Car Ben Chasny, gourou lo-fi d’un folk qu’on qualifie d’‘acid’ parce qu’il vrille le cerveau, fait courir dans sa tête de drôles d’animaux. Noirs, pour la plupart, comme ces papillons qu’on essaie d’attraper dans nos rêves, et qui masquent le soleil inconscient. Des bourdons, comme ces drones qui se massent sur ce disque pour former un nuage menaçant, au prénom féminin. Parfois, le bruit sourd entame sa descente et laisse entrevoir une jolie éclaircie : Ben Chasny, disciple de Gary Higgins (ici repris avec « Thicker Than A Smokey »), de John Fahey et de Sun O))), peut alors s’avérer un doux (dingue) songwriter. Qui ose la nudité après une grosse colère – comme si l’un n’allait pas sans l’autre… Les larsens étirés pleurent une étrange litanie ? Le fingerpicking côtoie l’acupuncture ? En le laissant entre les mains de Chasny, le folk se tape ici une grosse migraine. Résultat : on se perd en chemin, la vue coupée par des murs de guitares qui vrombissent. ‘La sortie, svp ?’… Première à gauche après la statue d’Incredible String Band, puis tout droit, jusqu’au panneau : ‘Vous êtes libres’.
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