La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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DEADLETTER
Hooverphonic
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 15 août 2006 03:00

Desert Doughnuts

Avec son pote de label Matteah Baim, Sierra Casady (CocoRosie) s’est perdue dans le désert, sur les traces de Nico, pour enfanter de ce disque sépulcral, aux échos de Maldoror. En plein mirage solaire, le couple a trouvé dans le sable des masques : il s’en affuble pour tromper la mort, l’apprivoiser, comme dans un trip à la Von Stroheim. Des ‘rapaces’ ? Oui, mais métalliques. Du ‘soft metal’ ? Plutôt des soundscapes à la Gus Van Sant, un mélange détonant de slowcore, de free folk et de doom céleste. De cette expérience quasi mystique, l’auditeur retiendra avant tout des images surannées, une sensation de vague à l’âme, l’angoisse de la fin qui approche. Le chant carbonisé par les rayons UV, ne subsiste qu’un squelette de voix, opératique, religieuse (en guest, Jana Hunter, Antony, Banhart, et Greg Rogrove de Tarantula A.D., à la batterie). Quant au riff (inutile prière ?) et au beat (en sursis ?), on les écoute en craignant qu’un vautour nous mange les oreilles. Dans le désert il n’y a rien, mais comme l’écrit Depardon, on y est ‘hors du temps, hors des choses, hors de la performance et de la virtuosité’. C’est peut-être pour cette raison que ce disque décontenance. Mais ce qui est curieux et rare, original et insolite, voire pervers, tout ce qui peut exaspérer les nerfs ou aiguiser la sensation, se doit d’être écouté. Si les faucons te matent, ne t’avoue pas vaincu.

lundi, 20 février 2006 02:00

Out of Touch

Comme sur ses deux premiers albums (« Songs Of Leaving » et « Cast In Concrete »), Geert Maris chante pour ceux qui ont connu l’amour, et qui l’ont perdu. Qu’il en parle à la première ou à la troisième personne, c’est d’ailleurs du pareil au même : ici tout est question de désespoir, d’adultère, de mauvaise foi et de vague à l’âme, comme souvent le ressent celui ou celle chez qui ne restent que les yeux, et l’amour propre (un semblant…), pour pleurer. On a beau se rassurer en tentant de se convaincre qu’on est ‘hors de portée’, l’ombre, elle, ne s’efface pas forcément quand le soleil se lève. Et c’est ce que chante Maris. Avec toujours dans la voix cette pointe d’ironie qui sauve du naufrage, mais pas de l’amertume… Héééé ouais : c’est pas drôle, hein, la vie de romantique ! Et l’on ressasse, et l’on essaie de comprendre, et puis au lieu de prendre du Xanax on fait un disque où on se confie, et c’est déjà ça de gagné, au prix où coûtent les psys ! Au troisième, forcément, rien n’a changé : la thérapie est longue. A peine se sent-on plus confiant, ce qui explique peut-être l’envie de Geert Maris d’être entouré de potes : Peter Pazmany au piano, Davy Deckmijn (Zornik, Tom Helsen) à la batterie et Bart Van Lierde (Zita Swoon, Zornik) à la basse. Un vrai groupe, donc, qui permet aux chansons de gagner en texture, en profondeur, et en radiophonie… Bref, le résultat vaut bien du Novastar, en moins U2. L’ambiance d’un dîner aux chandelles, mais sans les allumettes. Visiter le zoo d’Anvers en hiver. Manger seul en regardant « La Cible ». Se réveiller le soir en croyant que c’est le matin. Bref. Nona Mez, c’est du propre. De l’amour, du Prozac et d’autres curiosités.

lundi, 06 février 2006 02:00

Maritime

David Edwards aime la mer, le déo qui sent l’Océan Pacifique, l’électronica des années 90 (Warp) et la pop des années 80 (qui a dit Hall & Oates ?!?). « Maritime » est son deuxième album, après le joli « Chiff-Chaffs & Willow Warblers » sorti en 2001. Au début, ça sonne comme un pot-pourri de toutes ses belles passions : du vibraphone, de l’accordéon, des BPMs et Steve Reich coincés dans un ascenseur, et on oublie la clarinette, le piano et le violon. Parfois, on dirait du Mum, du Four Tet, de l’ambient de chez Skam, voire même du Plaid. D’où : mélancolie, Bristol morne plaine, « Equinoxe » de JMJ, « Journées Mondiales de la Jeunesse », beauté, aube, la mer, oui, celle dont le ressac berce nos tympans un jour paisible de juillet, à Coxyde après une after au Barbu avec des types en chemises à rayures. Certains vont dire que ce disque, c’est du ‘folktronica’ tellement mignon que ça donne envie de pleurer en regardant au loin les digues de Douvres. Parfois, pourtant, on dirait du Steely Dan au synthé, et il faut mentionner que c’est vraiment très moche. ‘Mais, enfin ! On ne peut pas tout avoir !’, comme on le dit souvent… Oui, certes, mais là on tourne en rond.

jeudi, 29 novembre 2018 11:33

The Cookbook

Au menu du nouveau festin concocté par Missy Elliott, toujours aucun danger d’indigestion, ni de surcharge pondérale. La preuve : dans le livret, Missy pose en Scarlett O’Hara, et elle est presque mince. Sans doute est-ce dû à un nouveau régime minceur, à base de samples un peu couillons mais efficaces (« Clear » de Cybotron alias Juan Atkins sur « Lose Control », la scie « Apache » des Shadows sur l’autre tube « We Run This », et du Slick Rick par-ci par-là) et de hip hop facétieux mais sans conservateurs (ni trop de colorants)… Certes, il reste un peu de couenne (le r’n’b de « Can’t Stop », de « 4 My Man » et de « My Struggles », feat. Mary J. Blige), mais l’essentiel est composé de tracks qui valent bien une bonne heure de spinning. Autre constat : les Neptunes, encore une fois, réussissent la gageure d’écrire un gros hit, taillé pour le dancefloor (l’épatant « On & On »), et Timbaland prouve qu’il a encore de beaux restes (« Joy » et « Partytime », en apéritif). Missy Elliott s’essaie même au crunk sur « Click Clack », qui comme c’est écrit claque plus fort qu’une fessée sur le c... de Lil’ Jon. Plus forte qu’une biatche en plan serré dans un clip de 50 Cent, Missy Elliott prouve une fois n’est pas coutume que le hip hop n’est pas qu’une histoire d’hommes. « Please stand uuuup !!! »

mardi, 08 août 2006 03:00

You Are There

L’Internationale post-rock, côté soleil levant. Si les Nippons savent y faire question noise et psychédélisme (de Merzbow à Acid Mothers Temple), difficile de ne pas leur reprocher, parfois, une certaine tendance au mimétisme scolaire. De bons élèves, qui étudient à fond leurs manuels du parfait petit rockeur avant de se lancer dans le moshpit, pour le plus grand plaisir d’une armada de teenagers friands de mode occidentale. Que Mono fasse du post-rock épique et le fasse bien n’a donc rien de surprenant : les règles de base (tension-rétention) sont respectées à la lettre. Ca déchire. C’est d’un ennui profond. Autrement dit les goûts et les couleurs… La seule différence avec Explosions in the Sky, Sweek ou Sickoakes, c’est l’usage des extrêmes : prenez donc votre temps, ça pètera bien à un moment. Patience est mère de sûreté ? C’est peut-être là le problème. Il n’y a rien de pire que ceux qui s’appliquent trop, pour avoir de bonnes notes. 9/10 ? Peut mieux faire.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Klunk.

Un gros beat caucasien déchire l’air, tandis qu’une nappe acid se traîne lentement vers la surface, avant l’explosion sourde : « Black Powder » ou la suprématie du BPM, le règne du TB 303, une histoire de boucles qui surgissent du néant et prennent bientôt toute la place, empêchant l’homme de respirer sous l’assaut des machines. Mr. Nô et Bryan Black, déjà connus sous le nom d’XLover (sur Gigolo), tentent ici de retranscrire la décadence féroce de notre monde digital. Tels des Speedy J encore plus speed, du Nitzer Ebb qui aurait mis de l’X dans son EBM (Douglas McCarthy chante sur « 1X1 »), les deux Motor n’hésitent pas à balancer la sauce dès qu’on appuie sur ‘Play’ (les frénétiques « King of USA » et « Yak »). Parleraient-ils un autre langage que celui de la techno ? Non. « Klunk. » tabasse du début à la fin, point barre. Et contient bien un hymne dancefloor à se taper la tête contre le mur : l’effréné « Sweatbox », qui porte bien son titre. 7 minutes de BPMs qui montent qui montent, avant le pétage de plombs certifié sans effets secondaires. De la came de première qualité, à s’enfiler fissa avant d’avoir les rotules en compote !

mardi, 20 juin 2006 03:00

Notes and the Like

L’indietronica doit beaucoup au label allemand Morr Music (Notwist, Lali Puna, Isan, Styrofoam,…) : grâce à lui laptop rime avec pop, électro avec dodo, BPM avec R.E.M. (« Rapid Eyed Movement »), et l’on s’endort dans les bras de Morphée en cligant des yeux. Quatre ans après « No P. or D. », Micha Acher (des Notwist) et Stefanie Böhm espèrent encore hanter nos nuits de leurs mélodies bleutées, où se trament d’étranges ballets numériques. Par ailleurs, les cordes (« A Million Times ») et les guitares (« Scan The Ways », « No. One ») se fraient un chemin sinueux au milieu de la flore synthétique : le paysage ressemble malheureusement à une carte postale, tant le sentiment de déjà-vu imprègne chaque titre de ce disque remplaçable. Déjà entendu, chez les copains du label, voire chez Broadcast et The Postal Service. Là où le bât blesse encore, c’est qu’aucune mélodie ne sort vraiment du lot. La formule tourne à vide, dans un excès de mélancolie… Un joli beat, des violons et une femme qui murmure ? Ce n’est pas suffisant pour se sentir ému.

jeudi, 30 mars 2006 03:00

Remembranza

Fernando Corona, le Brésilien qui se cache derrière Murcof, s’est fait connaître en 2002 lors de la sortie de son premier disque : l’étonnant « Martes ». Un mix ahurissant de clicks’n’cuts mélancoliques et de samples organiques, entre Clogs, Jobim, Autechre et Arvo Pärt. C’était quasi nouveau, ces ambiances hitchcockiennes pleines de sursauts électroniques et de caresses néo-classiques (piano, violon) : au final un beau disque, qui ne vieillira sans doute pas… Trois ans plus tard, Corona rempile en nous livrant ce « Remembranza », une plaque taillée dans la même veine, presque gothique. Si le silence ici se fait davantage pesant, c’est peut-être pour souligner la présence, en arrière-fond sonore, de fantômes menaçants. Il fait sombre tout au long de cette œuvre ; comme si Murcof, en parlant de mémoire, pensait à « Vertigo » : quelle vérité se cache donc sous le vernis glacial de ces beats en suspens, de ces cordes brumeuses ? Sous les bleeps en quinconce l’oreille cherche l’issue fatale : s’agit-il d’un mirage ou d’une échappatoire ? La lumière brille au loin, quasi inaccessible. C’est un rêve éveillé, comme le temps qui s’arrête. Un souvenir lointain, qui s’efface peu à peu.

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Damaged

Le titre le dit bien : Kurt Wagner a connu l’année dernière un accès de déprime, qui a failli l’envoyer au tapis. Dès lors, quoi de mieux comme catharsis d’enregistrer un nouveau disque de Lambchop, le neuvième, deux ans seulement après le double « Aw C’mon / No, You C’Mon » ? Personne n’est à l’abri d’une petite baisse de tension, c’est bien connu... Que Kurt Wagner nous raconte ses déboires en évitant de tirer sur la corde lacrymale, voilà la bonne nouvelle… Mais si « Damaged » sonne comme l’album le plus apaisé du groupe de Nashville, il n’en est pas le plus éblouissant. Aux oubliettes les envolées soul-folk du magnifique « Nixon », et si les cordes subsistent, elles crient ici un peu famine. Enregistré par le fidèle Mark Nevers en compagnie du duo électro Hand Off Cuba, « Damaged » ne laissera sans doute pas de grandes traces dans la discographie du groupe, sauf peut-être dans la tête de Wagner. Après les crépitements introductifs de « Paperback Bible » et sa mélodie profil bas, on attendra en vain un sursaut mélodique de la part de Lambchop. Las : « Damaged » pêche par gracilité, et on se surprend à bâiller aux corneilles devant ces dix titres aux ambiances frelatées. Unicolore et redondant, « Damaged » manque un peu de cette fougue qu’on aimait chez Lambchop. « Damaged » ? Plutôt « dommage », oui... Mais n’est-ce pas là le lot de toute mélancolie existentielle ?

mardi, 08 août 2006 03:00

Multiply Additions

« Multiply », le second album de Jamie Lidell, hante nos soirées les plus moites depuis un an déjà. Normal : c’est le meilleur disque d’électro-funk qu’on n’ait jamais entendu, comme si Curtis Mayfield, Prince, James Brown et Kraftwerk étaient vraiment restés tous ensemble, coincés dans un ascenseur. Imaginez la bamboula. Ceux qui ont vu le bonhomme en concert savent évidemment de quoi on parle : d’une tempête techno-soul ahurissante, convoquant le meilleur de Stax et de Motown avec l’électro la plus aventureuse. « Le Chant de la Machine » : tel est le titre d’une BD de Blot et Cousin retraçant l’histoire des musiques électroniques. Ici les machines ont une âme, et celui qui les triture chante comme un authentique ‘funk soul brother’ : le rhythm’n’blues digital existe, Lidell l’a inventé… Sur cette compile de live et de remixes, l’Anglais nous ressert donc une louche de « Multiply », entourés de tous ces potes : Gonzales, Four Tet, Mocky, Herbert, Luke Vibert, etc. Ils ont tous répondu présents à l’appel du beat suave, s’appropriant avec talent des titres comme « The City », « A Little Bit More » et « Multiply » (un exercice à la Ray Charles impliquant Gonzales - déguisé en pingouin - au piano). Dommage qu’on ne puisse regarder les images du live de « You Got Me Up », enregistré lors du concert de novembre dernier à la Scala de Londres… C’est paraît-il prévu pour une sortie en DVD, un jour. Nos aisselles en transpirent déjà. Jamie Lidell, lui, transpire le groove. Fuck yeah !

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