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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 20 juin 2006 03:00

Musique pour chien

Etrange, comme une pochette de disque, un titre, peuvent s’avérer trompeurs… Mais si on devait s’arrêter à ce genre de constat, bien des chefs-d’œuvre n’auraient sans doute jamais été traités comme tels, tant l’artwork, par sa laideur, ne donne parfois aucune envie de creuser davantage. Rassurons-nous également quant au nom de ce groupe : il ne s’agit pas de trance, et c’est un soulagement… Plutôt de songwriting électro-acoustique, entre Syd Matters, Troy von Balthazar et l’écurie Record Makers : en gros du beau boulot, encore marqué de l’hésitation due à la jeunesse, mais d’une évidence mélodique qui fait plaisir à entendre. Une beatbox attendrie, parfois des nappes à la John Carpenter, une guitare acoustique et cette voix caressante, à la Elliott Smith/Salim Nourallah : Loïc D., l’homme derrière H-Trance, a composé ici 10 ritournelles sans prétention, et pourtant il parvient à faire mouche. S’il s’agit de « Musique pour chien », alors on est prêt à se lécher le derrière en remuant la queue. Une belle découverte !

mardi, 13 juin 2006 03:00

DE09 - Transitions

En 1999 sortait le premier volume de la série DE9 (« Decks, EFX & 909 »), et le clubber lambda de prendre une grosse claque en plein climax océanique : au milieu du boum boum extatique s’ouvrait comme une porte vers un nouvel ailleurs, numérique, en constante progression. Deux ans plus tard, « Closer to the Edit » osait le concept deleuzien du rhizome et de la déterritorialisation : une centaine de loops agencés en une grande fresque électronique, tel un mix au carré, une mise en abîme élégante du travail de DJ. Un petit pas pour Richie Hawtin, un grand pas pour l’humanité ? Du moins pour celle qui sort le samedi soir en boîte… Et la voilà projetée une nouvelle fois dans le futur avec ce « Transitions » implacable : un truc de ouf qui s’écoute d’abord en 5.1, sur DVD (le CD est en fait le bonus). Où l’exploration du concept de « transition » (caler deux vinyles, c’est un art) prend enfin tout son sens, dans le temps (X), l’espace (Y), et l’au-delààààà (Z). Autant vous dire qu’on rentre dans le son, sans même avoir gobé une P avant d’appuyer sur la télécommande. Sur l’écran défilent les noms des artistes samplés (Sleeparchive, Villalobos, Carl Craig, Pan Sonic, Robert Hood, The Detroit Grand Pubahs, Alex Under, Maurizio, Luciano, et bien sûr Plastikman, Fuse, Hawtin,…), qu’il s’agisse d’un de leurs beats, d’une nappe, d’un kick minuscule - le tout s’enchaînant et se superposant à l’infini, dans un tourbillon technologique proprement sidérant. ‘Comment former une sorte d’infinie transition en troublant constamment ce qui vient de se passer par ce qui n’en finit pas de toujours arriver’ : cette théorie sous-tend ce mix prophétique, en avance sur son temps. ‘Oui mais, si on danse ?’ Pas d’inquiétude : au-delà du concept théorique, « Transitions » est un mix (le mot est faible) qui déchire. Enfin l’abstraction se révèle sudatoire : l’Histoire, on l’espère, ne s’arrêtera pas là.

mardi, 08 août 2006 03:00

The Exchange Sessions Vol. 1 & 2

Kieran Hebden, alias Four Tet, incarne l’éclectisme fait musique : après quatre albums audacieux où se mélangent allègrement techno, folk, électro, jazz, krautrock, fusion et ‘kosmische muzik’, le jeune Anglais (à peine 30 ans) publie ces deux galettes concoctées en roue libre en compagnie de Steve Reid, jazzman underground au touché à la fois détendu et complexe. Le vieil homme a collaboré avec Coltrane, Miles Davis, Fela Kuti. Il a tenu les fûts de Martha et de ses Vandellas. Peu importe la différence d’âge, puisque la rencontre se révèle ici incroyablement féconde. Kieran Hebden n’a d’ailleurs jamais caché son amour du beat retors et du groove calciné (cfr sa contribution aux séries de compiles « DJ-Kicks » et « LateNightTales »), et Steve Reid a su prouver tout le long de sa carrière qu’il apprécie les rapprochements contre-nature. Enregistrées en totale improvisation, sans aucun overdubs, ces ‘sessions d’échange’ convoquent les fantômes de Sun Ra, d’Alice Coltrane et de Faust, à l’ère du laptop et de la frénésie IDM. L’exercice séduira avant tout les vrais esprits rebelles, ceux qui ‘rêvent librement’ et ne craignent pas les brûlures sonores. ‘I hope this record opens our minds’, commente Kieran Hebden dans le livret du second volume. Si dans l’ensemble ils y arrivent tant bien que mal, l’expérience s’avère quand même moins percutante qu’elle le laissait entendre… « Space is the place » ? Euh, Houston ?, we’ve got a problem here.

lundi, 20 mars 2006 02:00

Red Hash

Il est sans doute très probable que ce disque, s’il ne profitait pas du revival acid folk de ces deux dernières années (Devendra Banhart et consorts), n’aurait jamais été sauvé de l’oubli dans lequel il croupissait depuis plus de trente ans… Pareil pour Vashti Bunyan, qui depuis son intronisation par Banhart et Animal Collective, est ressortie du bois l’année dernière avec un nouveau disque (« Lookaftering »), trois décennies après son fameux « Just Another Diamond Day ». « Red Hash », qui date de 1973, vient donc d’être réédité par l’excellent label Drag City, au grand bonheur de tous les fans de néo-folk (barbus, pour la plupart) et des fashion victims (ce qui revient au même). Pour la petite histoire, Gary Higgins tenait la basse au sein du groupe Random Concept dans les années 60, dont l’un des autres membres, Simeon Coxe, fondera un peu plus tard les excellents Silver Apples… La suite est plus tragique : en octobre 1972 Gary Higgins est incarcéré parce qu’il dealait de la marijuana. Il reste en taule pendant 13 mois… Juste avant, il aura eu le temps d’enregistrer, en l’espace de 40 heures, ce fameux « Red Hash », alors pressé à 3000 exemplaires par un micro-label, Nufusmoon. Onze titres d’obédience acid folk, d’une qualité irréprochable malgré l’absence de moyens dont souffrait alors le chanteur. Vingt ans plus tard, la galette, tombée dans l’oubli suite à l’incarcération de son créateur et à l’absence de toute promotion et de distribution, s’échange sur le net pour plus de 200 dollars… C’est alors qu’en 2005, le folk hippie bénéficiant d’un regain d’attention de la part des labels et des médias (ils espèrent tous découvrir et signer le nouveau Banhart), ressurgit du néant cette pépite acoustique. Ben Chasny (Six Organs of Admittance, Comets on Fire), pour le coup, enregistre même une cover de « Thicker Than A Smokey » sur son dernier album « School of the Flower », de quoi alimenter le buzz et jouer au kador free folk… Sur « Red Hash » on retrouve donc des flûtes et du fingerpicking, des contes narcotiques et des cordes fleuries. Entre blues acoustique et mantras folk, ces treize titres (dont deux bonus) surprennent encore par leur vitalité, comme s’ils dataient d’hier… D’Adem (le surprenant « Stable the Spuds », quasi folktronica) à BRMC, de Mark Lanegan à Josephine Forster, nombreux sont ceux qui risquent d’avoir une claque en écoutant ce disque. « I Pick Notes From The Sky », titre l’une des chansons : si le ciel peut attendre, il est grand temps de rendre hommage, à l’homme et à son œuvre. Les pépites sont rares, et d’autant plus précieuses.

lundi, 06 février 2006 02:00

La Nuit des Balançoires

Prince pop de la comptine surréaliste, enchanteur enchanté débitant ses histoires comme on joue à ‘Taboo’, Hugo s’amuse avec la langue française, et l’on sourit aussi. Espiègle, coquin, rêveur, ce Français au timbre cajoleur ‘livre des moustiques à l’Institut Pasteur’, ‘vole des bicyclettes pour écouter leur sonnette’, se retrouve ‘au Brésil d’un seul battement de cils’, bref il est ‘fou, mais pas beaucoup’. Juste assez, en fait, pour qu’on lui trouve du charme, sans parler de ses humbles chansons : telles des sauterelles qu’on attrape dans l’herbe en joignant les deux mains, elles chatouillent nos oreilles de leurs belles mélodies. Avec son Fender Rhodes qui rougeoie sous les coups de soleil, du piano joué debout pour éviter les crampes, des guitares gentillettes qui rappellent Voulzy, voire Melon Galia (et la pochette, signée Dupuy et Berberian !), « La Nuit des Balançoires » donne envie de dire « oui ! » à toutes les filles qu’on croise dans la rue. Vivement le printemps, que les jupes fleurissent sur les plaines de jeux !

mardi, 13 juin 2006 03:00

Beats, Noise, and Life

Kohei The Fast alias Dr. Kohei-C alias Da Filtheh alias GxCx alias Shibaki Electronics alias Afro Blue, mieux connu sous le nom de Guilty Connector, n’a sans doute pas attendu qu’un vrai médecin lui dise que ces tympans tiraient une sacrée tronche pour faire du gros boucan. Attendu, entendu, bref « Make Some Fucking Noiiiiise !!! », peu importe les ordonnances prescrites par le nez-gorge-oreille. Il faut écouter très fort le nouveau disque de cet esthète du noise, sinon où est l’intérêt ? Car qui dit noise, dit volume. Pour bien comprendre la douleur, il faut parfois la subir, et ce n’est pas un petit CD qui va nous faire peur, mmm ? Quarante minutes de bruit blanc qui ponce bien l’intérieur du conduit auditif, ponctuées d’amers moments de grâce, et de quelques silences constructifs (cfr. Merzbow, Haino et consorts). 'Des beats, du bruit, et la vie' : c’est presque un haïku tellement c’est beau… D’accord, c’est bruitiste. Et alors ? Ca nous rend l’accalmie encore plus précieuse. L’ange, toujours, ne fait que passer.

mardi, 30 mai 2006 03:00

Briefly shaking

On découvrait Anja Garbarek il y a cinq ans lors de la sortie de l’étonnant « Smiling & Waving », mélange audacieux de trip-hop, de jazz cool et de pop alambiquée. Fille du saxophoniste Jan Garbarek (ECM), la Norvégienne parvenait à rallier à sa cause aussi bien les tenanciers d’une musique dite ‘sérieuse’ (le jazz) que ceux lui préférant le carcan douillet de la pop tout-terrain. Une révélation, dont on avait pourtant perdu la trace depuis lors… Pendant ce temps, ailleurs sur le continent, d’autres (jolies) filles tentaient de la localiser, par disques interposés (Emilie Simon, Stina Nordenstam, Emilian Torrini, et récemment les fantastiques Midaircondo). Mais aucun de ces appels du pied ne firent sortir du bois la Garbarek, dont on priait ardemment le retour, au plus vite et en forme. Un tour de passe-passe chez l’horrible Luc Besson (la B.O. de sa dernière bouse, « Angel-A »), et c’est tous nos espoirs qui connurent un coup dur. Anja Garbarek, en remplacement d’Eric Serra ? Une aubaine, sans doute, pour refaire surface, mais une grosse bêtise si l’on en vient à parler d’image et de réputation… Et voilà que sort ce nouvel album, « Briefly Shaking », plus pop que son illustre prédécesseur. La voix se veut coquine, les arrangements espiègles, et la note bleue d’être ternie par ces guitares rebelles. Anja Garbarek aurait-elle décidé de faire sa crise de puberté ? Le beat crapahute, le riff étrangle tout rêve de romantisme… Certes, la débandade n’est pas encore inscrite au programme de la belle, mais l’on n’y croit plus trop. C’est bien joli tout ça (« The Last Trick », un tube, et « Shock Activities », comme du Tori Amos rajeuni), alors quoi ? Sans doute qu’a disparu l’‘inquiétante étrangeté’ dont Garbarek s’enivrait sur « Smiling & Waving »… Du coup le rictus s’avère plus figé, et on ‘tremble’ d’angoisse. C’est charmant, mais ça ne suffit pas.

mardi, 23 mai 2006 03:00

The Days of Mars

C’est l’histoire d’un couple néo-hippie coincé au stade anal du trip sous acide, dont la vision hédoniste rappelle celle de Jodorowski et des designers de Haight-Ashbury. Ils s’appellent Delia Gonzalez et Gavin Russom, composent de la musique trans-sensorielle, aux confins de la transe psychotrope et du maxi-minimalisme à la Terry Riley. Membres du collectif Black Leotard Front (une chorale disco), magiciens à la Crowley (le Mystic Satin) et chorégraphes spasmophiles (Fancy Pantz), ils vouent un culte à Dionysos, et aux rites païens. Leur musique ? D’étranges oscillations aux harmonies dilatatoires, de l’extase cosmique et progressive, en rupture totale avec le temps et ses compromissions, comme s’il n’existait plus. Quatre morceaux, une heure d’intense divagation, sous le couvert analogique : on pense à Manuel Göttsching et à son disque « E2-E4 », à Vangelis, voire à Brian Eno et à John Carpenter. Les nappes psychédéliques se superposent aux beats contemplatifs, et l’oreille tangue en pleine berlue amniotique. Le chamanisme existe : voilà son rituel sous plastique, destination la piste de danse, atomisée sous le poids de l’étirement… Qui sont donc ces druides du drone mystique, qui « se sentent obligés de planer » (dixit Tangerine Dream) ? Un couple à la pointe de l’onirisme, perdu dans les limbes de l’électro la plus dérivative. Inspirez, expirez, et faites tourner les têtes avec ce disque d’exception, aux ambiances parallèles. Martiennes ? C’est son titre qui le dit.

lundi, 13 février 2006 02:00

Spelled In Bones

En 2003 sortait un bel album de pop altière, « Mouthfuls », et avec lui, de l’anonymat, Eric Johnson, songwriter émérite biberonné aux Beatles plus qu’aux Stones. Aujourd’hui secondé par Dan Strack et John Byce, Johnson réanime ses Fruit Bats, le temps d’un chouette album soft pop qui rappelle les Shins, Modest Mouse et les frères Nourallah. Pourtant, il paraît que Johnson voulait que ce disque sonne comme un beau chant du cygne – noir, le cygne : ‘I was going to write this dark bummer record with shades of optimism, but my life started getting better’… D’où ce disque, romantique, comme si Gram Parsons était fan de Ravel et mangeait tout le temps des pissenlits, mais pas par la racine. Et qui dit romantisme, dit nostalgie : les seventies, les sixties, rien de bien neuf mais rien à redire, d’ailleurs Johnson aime Tim Buckley, et Tim Buckley est un génie. Pour conclure cette critique, un titre, le dernier de l’album : ‘Everyday That We Wake Up It’s a Beautiful Day’. Si c’était vrai chaque matin, on proclamerait Fruit Bats « meilleur groupe du monde ». Ach, pas de chance : ce n’est vrai pour personne.

‘Vise son bras ! On dirait le steak dans ‘Poltergeist’ !!!’, dit-il à son copain lors du concert des Red Hot au Sportpaleis d’Anvers. Yeux fermés, mine défaite mais concentrée, John Frusciante balance laconiquement le riff d’« Under The Bridge », et les briquets s’allument. Mais l’homme aux bras fondus se fout bien du star-system, des stades de foot remplis jusqu’aux toilettes : dans sa tête il ulule, à l’amour, à la mort, et face à lui tout est vide. Qu’y a-t-il à l’intérieur du vide ? C’est la question qu’il se pose, de disques en disques. Parce qu’en plus d’être le guitariste du ‘plus grand groupe de rock du monde’ (Mojo), John Frusciante est aussi un des plus grands songwriters américains. Pas moins ! Et l’un de ses plus beaux écorchés vifs. Depuis son premier album qui puait le suicide (« To Clara » : l’album 100% déprime), John Frusciante a joué avec le feu. Revenu de très loin (la drogue), sa réintégration au sein des Red Hot signera l’apothéose de leur carrière, en commettant le très bon « Californication ». Normal : les mélodies dessus, c’est lui. Et il en a encore plein la cervelle, à en juger sa productivité : cinq albums et un EP en moins d’un an (+ l’album « Shadows Collide With People », plus FM, hors cette collection) ! De quoi décourager tout apprenti rockeur, d’autant que les compos ici disséminées sont loin d’être médiocres. Rock abrasif, ballades rimbaldiennes, folk à la Fahey, délires chamaniques, électronique tribale, cold wave squelettique,… John Frusciante laisse libre cours à son talent fantasque, en réaction sans doute au formatage obligé de l’écriture RHCP, dédiée aux compiles rock et aux ambiances de festivals. Et de découvrir que derrière le masque de la rock star se cache en fait un homme assailli par le doute, aux épaules trop menues pour porter le succès de son groupe, préférant l’ombre aux paillettes, etc. L’incarnation typique du musicien maudit parce qu’incompris, balançant ses pépites aux pourceaux, qui réclament un gros slow ou du funk-rock qui tire la langue. Le symptôme Syd Barrett, en quelque sorte… Mais notre chance, c’est que John Frusciante a réussi là où les autres ont raté (la liste est longue), bref qu’il est toujours en vie. Sans doute a-t-il besoin de jouer pour ne pas perdre pied (autre cliché), sauf que cette fois le plus dur est passé, et la vie de reprendre. D’où cette impression d’entendre un homme, si pas en paix avec lui-même, du moins en plein travail de réadaptation. Et de prendre conscience pour de bon, s’il restait une légère hésitation, qu’il s’agit bien d’un des guitaristes les plus impressionnants de sa génération. A l’instar d’un Ben Chasny (Six Organs of Admittance, Comets On Fire), d’un Ray Davies (The Kinks) ou d’un Omar Rodriguez (At The Drive-In, The Mars Volta, ici présent), John Frusciante est capable de tout faire avec sa guitare (écoutez le disque signé Ataxia, en fait lui, Josh Klinghoffer et Joe Lally, de Fugazi). Quant à sa voix, elle varie du cri dépressif aux baisers de l’araignée : une fois qu’elle vous tient, c’est souvent jusqu’à l’hypnose. Il est temps de rendre justice au Frusciante de l’ombre, celui dont les mélodies nous percent de leur intensité. Un petit génie du rock comme c’est devenu très rare, là où tout le monde ne voit en lui qu’une bête de foire.

 

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