Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Guns N Roses

Iced Warm

Requielle

Écrit par

Du métal pour pas un  balle !

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle’ st une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

Dans cette rubrique, nous aimons les voyages et la musique extrême. Alors, tels des Nicolas Hulot de la musique burnée, nous portons notre quête du heavy métal gratuit dans les pays les plus exotiques et les plus éloignés. Aujourd’hui, nous nous rendons en Asie Centrale et pour être plus précis à Tashkent, la capitale de l’Ouzbékistan.

Iced Warm existe depuis 2005. Son line-up actuel, composé de cinq individus, semble jouir d’une configuration difficilement exportable en concert. Quatre membres du combo se partagent l’écriture de la musique et des paroles. Oleg ‘Neon’ Bogdanov, qui doit être doté du don d’ubiquité, se réserve, en outre, le chant, la batterie ainsi que la réalisation des différents concepts. Maria ‘Estelaje’ Bogdanova est partagée entre le clavier et les cordes. Dmitry ‘Draven’ Bedyukhov est préposé à la guitare et à la basse. Irina ‘Nebelhafte’ Negrienko se concentre exclusivement sur la plume, pour en déclamer prose et poésie. Et enfin, Galina Golubkova alimente les compos de magnifiques vocaux opératiques.

Les allergiques au power métal symphonique haussent déjà les épaules. Qu’ils se rassurent, Iced Warm n’est pas une nouvelle resucée de Nightwish et d’Epica. Et s’il possède en son sein une chanteuse d’opéra c’est pour servir un propos beaucoup plus sombre que celui de ces deux formations.

« Requielle » est un opéra métal aux ambiances doom et gothiques. Le ton est donné dès l’introduction : du vent, des croassements de corbeaux, des coups de tonnerre. A l’évidence, on n’est pas venu jusque là pour rigoler. Une chorale religieuse enchaîne tandis qu’une voix féminine, soutenue par un clavier symphonique et un piano, déclame une poésie sombre. Lente et lourde, la guitare entretient ce climat à la fois mélancolique et ténébreux Soudain, la superbe voix de Galina Golubkova pénètre dans ce décor sonore, afin d’y apporter une forme de beauté et de pureté. Répondant, à la manière de Liv Christine sur les premiers opus de Theatre Of Tragedy, aux vocaux death métal de Bogdanov, elle illumine de sa prestation, l’intégralité de l’opus.

Magnifique album, « Requielle » devrait plaire aux nostalgiques des premiers essais de Theatre Of Tragedy et de Cemetary Of Scream.

Pour une obscure ( ?!?!?!) raison, « Requielle » qui est normalement divisé en neuf titres distincts, a été converti sous la forme d’un seul fichier mp3/320kbps d’une durée de 36’44. Si ce type de conversion rend un peu difficile la navigation entre les titres, elle ne diminue en rien la qualité sonore de l’album. N’attendez pas plus longtemps pour faire plaisir à vos oreilles et téléchargez sans frais, l’album sur le site officiel du groupe, dans l’onglet ‘albums’.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Iced Warm !

Téléchargement : download : http://www.iced-warm.narod.ru/requielle.htm

 

Valgard

Elements

Écrit par

Du Métal Pour Pas Un Balle !

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle’ est une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

Il est parfois réconfortant de se montrer chauvin. En présentant Valgard, par exemple, un groupe bien de chez nous.

Les plaines du Limbourg n’ont manifestement pas grand-chose à envier aux mers tumultueuses de la Scandinavie et les fiers guerriers belges de Valgard n’hésitent pas une seconde à s’aventurer sur le terrain de chasse des Vikings.

Originaires des villes de Bilzen et Molenbeersel, ces six cavaliers de l’apocalypse chevauchent allègrement entre les frontières qui séparent le folk, le black et le powermetal classique pour proposer une musique guerrière qui n’est pas sans évoquer le viking métal d’Amon Amarth, Mithotyn et Einherjer ainsi que le back métal d’Ancient Rites. Le rythme des guitares varie du speed au mid-tempo tandis que le clavier emmène les ambiances du folk au symphonique. Les vocaux sont extrêmes et renforcent le côté guerrier des compositions.

Réunissant 8 titres pour une durée totale de 27’31, « Elements » est une œuvre disponible en téléchargement gratuit, pochette comprise, au format mp3 (320kbps) sur le site officiel du groupe : http://www.valgard.be

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Valgard !

Illusions Fate

The Ghost Of Maya

Écrit par

Illusions Fate est exactement le genre de groupe pour lequel, chez Musiczine, nous éprouvons un profond respect. Comme c’est souvent le cas chez les artistes qui marquent leur génération, ce groupe américain, originaire de Chicago, se soucie peu des modes et impose son propre style sans le moindre compromis. « Ghost Of Maya », son premier album, arrive à point nommé pour rabattre le caquet de ceux qui affirment qu’en matière de métal, tout a déjà été fait et qu’il est impossible d’innover.

Attention, nous n’irons pas jusqu’à affirmer qu’Illusions Fate est un groupe révolutionnaire. Vu la structure basée sur le chant, la guitare, la basse, et la batterie nous sommes en terrain connu. C’est plutôt au niveau du mélange inédit des genres que le combo marginalise sa musique. Pas besoin pour lui d’aller explorer des styles musicaux éloignés comme le classique, le funk ou le folk. Non, son inspiration, c’est dans les nombreuses déclinaisons du métal et du rock américain moderne qu’il la trouve. Fusionner le grunge et le death, le blues et l’industriel ou le néo métal et l’alternatif avec le gothique pour développer un rock sombre et métallique qui lui est propre, c’est son crédo.

De ce fait, c’est un vrai casse tête chinois pour l’humble rédacteur de ces lignes de comparer la musique d’Illusions Fate à celle d’une autre formation. Est-ce une version organique de Marylin Manson ? Une déclinaison metalcore d’Alice In Chains ? Ou peut-être un Staind qui aurait goûté au côté obscur de la force ? Oui. Illusions Fate, c’est toutes ces considérations à la fois et bien plus encore. Du rock, sombre, métallique, alternatif et unique en son genre.

Plus besoin de vous faire un dessin, vous aurez compris que « Ghost Of Maya » est un disque riche en émotions fortes et variées –violent et subtil à la fois– au cours duquel Illusions Fate explore les facettes les plus sombres de l’humanité.

Autoproduit, l’album sera disponible dès le 14 février 2010 via la page MySpace du groupe ou sur les plateformes de téléchargement légal telles qu’iTunes. Hautement recommandé à tous ceux qui n’ont pas peur d’explorer la face cachée de leur personnalité.

Emerald Mind

Tales Of Soveena

Écrit par

Du Métal Pour Pas Un Balle !

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle’ est une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

Ce groupe originaire de Vladivostok à l’Extrême-Est de la Russie (et donc pas très loin du Japon) débute sa carrière en 2003 sous le nom de Diadema. C’est seulement vers la fin 2007 qu’il parvient à stabiliser son line-up et décide de changer son patronyme en Emerald Mind. En novembre 2009, le groupe déménage à St. Petersburg, emportant sous le bras son premier album, « Tales Of Soveena », fraîchement enregistré. Sans contrat discographique et, selon ses dires, sans intention commerciale (NDR : par pur amour de l’art donc), Emerald Mind décide d’offrir son œuvre en téléchargement gratuit sur son site internet. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos amis russes savent offrir ; et que, quand ils font un cadeau, ce n’est pas n’importe quoi. En effet, « Tales Of Soveena » est un opus d’une telle qualité que nous aurions bien cassé notre tirelire pour l’acheter s’il ne nous avait pas été offert aussi gracieusement. Se réclamant du métal progressif et du power métal, le groupe cite comme influences principales Therion, Dream Theater, Pain Of Salvation et Nightwish. C’est sans aucun doute à ce dernier que l’on pense le plus en écoutant le fruit des efforts du combo russe. En effet, à l’instar des Finlandais, nos amis soviétiques comptent en leur sein un atout de charme majeur en la personne de la très jolie vocaliste Svetlana Vysotskaya qui, côté organe, n’a pas grand-chose à envier à Tarja Turunen. ‘Encore un groupe à chanteuse !’ me direz-vous. Et bien oui. Il faut s’y faire, ces demoiselles sont partout. Et pourquoi pas après tout, si, comme c’est le cas ici, la prestation est de qualité. Côté musique, contrairement à Nightwish, les guitares sont ici beaucoup plus en avant que le clavier. Ceci explique probablement pourquoi, malgré sa voix opératique, Emerald Mind se réclame plus du power métal que du métal symphonique. Les claviers ne sont cependant pas en reste. Bien présents, ils distillent atmosphères et ambiances au gré des thèmes abordés dans les chansons.

Qu’on se le dise : « Tales Of Soveena » est un must pour tous les amateurs de métal progressif et de métal ‘à chanteuse’. Il vous est possible de le télécharger gratuitement sur le blog de la page MySpace du groupe et sur son site internet où il est fourni, avec sa pochette, au format mp3/320Kbps. Les collectionneurs peuvent aussi, s’ils le désirent, acheter le Cd original via le site officiel du groupe.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Emerald Mind !

Blog MySpace : http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=454665284&blogId=521961538

 

Damdelium

My Downfall (Démo)

Écrit par

Du Métal Pour Pas Un Balle !

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle !’ est une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

Damdelium est une formation dont nous ne savons pas grand chose, si ce n’est qu’elle est espagnole et a été formé en 2006 par Erik Monsonís, son guitariste. La page MySpace du groupe est assez avare d’informations quant à sa biographie. Peu importe après tout. L’important est de savoir qu’il vient de mettre en ligne sa première démo trois titres en téléchargement gratuit et que, pour une première, elle est plutôt d’excellente facture.

Dandelium officie dans le métal gothique et marche donc sur un territoire défriché il y a quelques années par des groupes comme Tristania, Sirenia, Leave’s Eyes ou même Epica. Bella Diánez, la jeune chanteuse du groupe possède un joli brin de voix et un très bon sens de la mélodie ; en outre, elle ne cherche pas à se prendre pour une chanteuse d’opéra. Gothique oblige, elle est parfois secondée par une voix claire masculine et plus rarement par des ‘growls’ death métal. « Deceiving Time », le premier des trois titres de la démo est plutôt entraînant. Pas symphonique pour un sou, les claviers lui ajoutent un petit côté dansant guère désagréable rappelant les premiers efforts de Sirenia. « My Downfall » s’enfonce au sein de climats plus variés, où les claviers se font plus symphoniques et les guitares plus heavy. Cette tendance est confirmée sur le troisième titre intitulé « Stronger ».

Dandelium ne pourra pas postuler au titre de groupe le plus original de l’année ; cependant, les trois titres de la démo, proposés gratuitement sur la page MySpace du groupe en format mp3/192kbps (artwork compris) sont d’une qualité irréprochable et s’écoutent avec énormément de plaisir.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Dandelium !

Lien de téléchargement : http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=70949989&blogId=526455548

 

Superlijm

Superlijm (Ep)

Écrit par

Superlijm est un combo originaire de Malines mené tambour battant par Pieter-Jan Delesie. Ce premier Ep éponyme marque le point de départ d’une carrière qui pourrait bien faire du bruit. A condition que les prochaines productions du quatuor belge soient à la hauteur de ce disque d’excellente facture. Très inspiré par Grandaddy, sans tomber dans la caricature, les cinq morceaux de cet Ep dévoilent un potentiel énorme.

Entre ritournelles indie semi-acoustique (« Super Sunday », « Input Selector », « Summertime ») et excursions pop joliment matinées d’électronica (« Michael Jordan », l’engageant « Why Bother California »), Superlijm connaît son sujet et l’exploite avec une habileté tout à son honneur. A condition qu’ils jouissent de la promo qu’ils méritent, les quatre galapiats n’ont pas fini de faire parler d’eux.

 

Netherbird

Covered In Darkness (EP)

Écrit par

Pour les musiciens et les fans de musique, internet est un outil merveilleux. Tout d’abord, parce que depuis l’avènement de MySpace, plus personne n’est obligé de croire tout ce que les chroniqueurs racontent. Ni les campagnes de pub orchestrées par les cellules marketing. Il suffit de se connecter sur la page d’un groupe (NDR : de nos jours, presque tous les artistes en ont une) et d’écouter les titres mis à disposition pour se faire sa propre opinion. Ensuite, parce que, pour mieux se faire connaître du public, certains artistes n’hésitent pas à mettre des albums entiers en téléchargement gratuit à la disposition de leurs fans.

C’est le cas pour le combo suédois Netherbird qui, récemment, a mis en ligne, en téléchargement tout à fait libre, un mini elpee constitué de quatre reprises de groupes et de titres ayant influencé son orientation musicale. Netherbird pratique un mélange de heavy, de doom et de black metal mélodique. S’attaquer au répertoire d’autrui est un exercice de style bien plus difficile qu’on ne l’imagine. Se contenter d’une adaptation de moindre qualité est un peu ridicule. Identique n’a aucun intérêt. Et pourtant, elle doit demeurer identifiable. Netherbird est parvenu à éviter tous ces pièges ; car tout en demeurant fidèle à l’esprit des différents auteurs, ses covers sont tout à fait personnelles. 

Enregistré originellement en 2007 par Netherbird alors que son line-up n’était pas encore figé, « Covered In Darkness » se fend d’abord d’une interprétation survitaminée du classique de Paradise Lost : « As I Die » (1992). Black métal et doom death mélodique y font bon ménage. Les claviers d’ambiance, les chœurs féminins et les hurlements typés black métal ajoutent encore un côté plus glauque au morceau original, déjà bien morbide. Composé par la formation finlandaise Sentenced, « Nepenthe » est une petite merveille de heavy métal boosté à la sauce black ; un morceau au cours duquel les soli de guitares n’ont pas à rougir face à celle de leurs concepteurs. Si les réappropriations d’« As I Die » et de « Nepenthe » ne sont pas vraiment surprenantes (NDR : et pour cause, elles ont été composées par des groupes jouant dans la même cour ‘extrême’ que Netherbird), on ne peut pas en dire autant de la troisième ; en l’occurrence un standard. Celui du « Alison Hell » des Canadiens d’Annihilator. Un classique incontournable du trash métal dépoussiéré, modernisé et transformé en pur titre black métal symphonique. Claviers grandiloquents, ambiances funèbres et vocaux lugubres sont combinés à des soli de guitares aussi alambiqués que les originaux de Jeff Waters. Un pur moment de bonheur. Le quatrième et dernier titre, « Firmament Vacation », est une cover plutôt sympathique du groupe rock suédois The Soundtrack of Our Lives. Un titre au refrain mémorisable proposé ici dans une version alliant le black et le gothique.

Si vous aimez les précisions, sachez que le combo s’est depuis stabilisé, son line up réunissant Nephente aux vocaux (Benighted, Fear The Future), Bizmark à la guitare et aux claviers, Johan Nord à la guitare et aux vocaux, Tobias Gustafsson (The End, Armageddon, Eucharist, Eternal Lies) à la basse et à la batterie, et, cerise sur le gâteau, l’ex At The Gates, The Haunted, et Cradle Of Filth : Adrian Erlandsson. (NDR : celui-ci vient d’ailleurs de sortir un excellent album orienté punk/métal en compagnie de son épouse sous le patronyme de Nemhain).

S’il est vrai qu’une compilation consacrée à des reprises ne fournit qu’une idée plutôt approximative du potentiel musical d’un groupe, il ne fait aucun doute que la qualité du travail de réécriture fourni par les musiciens de Netherbird sur « Covered In Darkness » nous a ouvert l’appétit et que nous attendons impatiemment, « Monument Black Colossal », le prochain elpee, prévu pour début 2010. En attendant, si vous le souhaitez, il vous est loisible de procéder au téléchargement gratuit et légal de « Covered in Darkness » sur ce lien : http://www.netherbird.com et ici : http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=81710857&blogId=522444767

 

Maggid

Maggid

Écrit par

Il y a quelques semaines, un album de Maggid échouait par hasard dans mon lecteur de disques. A l’issue de son écoute, j’en griffonnai ces quelques lignes : ‘Il y a du potentiel chez ce jeune groupe klezmer made in Belgium! Maggid, composé pour ce disque d’un accordéoniste et d’un violoniste, mais dont le line up est actuellement élargi à un contrebassiste et un percussionniste, reprend des musiques juives traditionnelles du début du XXème siècle et les arrange à sa sauce. Si le disque commence de manière assez sage, le deuxième morceau, « Uskudar terkish », et ceux qui suivent, provoquent une ondulation corporelle sinusoïdale, de bas en haut et de gauche à droite. Cette musique instrumentale raconte, comme une fable musicale, et on se représente aisément la rencontre entre deux personnages, leur dialogue puis leur itinérance (c’est un peu ce que raconte la BD « Klezmer », de Joann Sfar). Tour à tour allègre, tendu, lyrique, l’air entonné est à chaque fois interprété avec intensité. Ce charmant petit album promet de belles suites à Maggid, des concerts émouvants, et des compositions personnelles plus fortes encore ? On l’espère!’

Dans le doute, je vérifie qu’il s’agit bien de reprises. Exact. Sauf que depuis, la bande a sorti deux autres disques, dont le dernier (toujours sans titre malheureusement, appelons-le « Le disque bleu ») vaut le détour ; il est même émaillé d’une compo originale!

Etoffés de la contrebasse et des percussions, plus riches rythmiquement et d’une gamme d’intensités plus variée, ces morceaux sont une joyeuse surprise. Un bond de géant a été franchi par le groupe, qui peut maintenant jouer dans la cour des grands.

Avec cet album, l’horizon s’élargit vers d’autres influences, du Maghreb dans le jeu du percussionniste, et par moment, d’Amérique du Sud. On songe à Richard Galliano pour l’élégance et la profondeur, aux plus discrets El Kerfi Marcel et Amsterdam Klezmer Band pour les ambiances festives. « Enveloppen », écrit par Jonas De Rave, l’accordéoniste, dégage un mystérieux climat de tango. Sur « Meron Nign », il arrive si délicatement qu’on croirait une flûte. Etrangement, le dernier morceau « Hershfeld’s Bulgar », m’évoque le collectif Think of One, des Flamands ayant sillonné le monde pour nourrir leur répertoire.

Un regret, c’est la maigre durée des disques, qui n’excèdent pas les six pistes, et l’injuste discrétion du groupe, dont la création est introuvable chez les disquaires. Mais l’oiseau Maggid est rare et il mérite qu’on se donne la peine de l’attraper.

Cd disponibles à la demande : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Page 28 sur 39