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Epica - 18/01/2026
Suede 12-03-26

Jaromil

Here to stay

Écrit par

Jaromil est une formation dijonnaise dont le patronyme est tiré du roman de Milan Kundera, « La vie est ailleurs ». Le quatuor français est né en 2004 et s’est frayé progressivement un chemin à travers la scène rock hexagonale. Il a ainsi été sélectionné par le très convoité ‘Cqfd’ (ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks puis programmé ‘groupe repérage 2009’ aux Eurockéennes de Belfort. Deux belles cartes de visite, il faut le reconnaître. En outre, le combo a eu l’opportunité d’ouvrir pour des artistes reconnus comme Syd Matters, Sébastian Schuller ou encore Troy Van Balthazar.

Mais à l’écoute de ce « Here to stay », leur premier opus autoproduit, on se demande quand même pourquoi Jarmil suscite un tel engouement outre-quiévrain. Bien sûr leurs mélodies sont soignées et leurs références aux 90’s solides. Elles oscillent d’ailleurs de Pavement (« Pumpin Iron ») à Radiohead en passant par dEUS (« We are here to stay »). Mais nonobstant l’un ou l’autre beat électro judicieux et quelques chouettes envolées, le résultat n’est guère concluant. Il y a bien la voix du chanteur, dont le timbre susceptible de monter dans les aigus à la manière de Matthew Bellamy (Muse) est irréprochable. Malheureusement à force d’en remettre couche sur couche, cet organe finit par agacer.

Bref, difficile de comprendre le tapage médiatique qui a été fait autour de ce combo bourguignon. A contrario du titre de leur album, je doute fort que Jaromil puisse un jour s’imposer sur la scène française et encore moins y rester.

 

The Meeting Room

Demos

Écrit par

‘Démos signifie que ces chansons ne sont pas officielles’ (sic). Olivier Estille, forgeron de The Meeting Room, annonce la couleur sur la pochette. Nous sommes soulagés. Bien que les sept titres de ce disque regorgent d’idées, ils mériteraient, en effet, un approfondissement. Et certains d’entre eux devraient carrément être abandonnés. Les trois premiers morceaux, « Turn Around », « Lens » (en hommage à la ville d’origine de la formation) et « The Best Friend » constituent la meilleure fournée de la plaque.

Deux grosses erreurs s’ensuivent, « Photograph » et « Clean », évoquant des BB Brunes qui auraient décidé de chantonner dans la langue de Shakespeare. Le titre suivant, « In Benefit Of Love » est tout à fait anecdotique. Caractérisé par son rythme entêtant, « Lily Blows » limite les dégâts, clôturant ainsi les démos de manière plutôt positive. Un bilan mitigé donc. Il ne reste plus qu’à attendre les versions définitives pour pouvoir se faire une idée exacte du potentiel de l’ensemble…

 

The Appleseeds

Late Sunday / Balloon Tripping (Démo)

Écrit par

The Appleseeds serait le plus grand groupe de tous les temps. De la région Nord/Pas-de-Calais, il faut le préciser. Enfin, c’est ce que leur bio tente ne nous faire croire. Bon, évidemment, comme je connais très mal cette scène locale, et que dès lors il m’est difficile d’opérer des comparaisons, on ne peut que leur laisser le bénéfice du toute. Et puis ce sont les premiers à avoir autoproclamé ce statut !

Trêve d’autodérision, qu’est-ce que cet Appelseeds a vraiment dans le ventre ? Leur mélange de pop, de rock et de folk est propre, harmonieux et correctement torché. Les instruments sont bien en place. On est en présence, manifestement, d’un ensemble homogène. Bref, la démo est d’honnête facture. Pour la critique, il faut regretter le manque de prise de risques. Peu de mélodies novatrices. A la limite, elles sont même redondantes. Des arrangements un peu trop lisses. Et une voix parfois un peu trop stressante qui dénote dans l’ensemble. Pourtant, la formation hexagonale a du potentiel. De la fraîcheur et de la bonne humeur communicative. C’est vrai leur solution sonore n’est pas géniale, mais elle tient la route. Et je reste persuadé qu’en éliminant leurs point faibles et en manifestant davantage d’audace, ces lascars pourraient surprendre agréablement…  

Paye ton Schtreimel

Musique Klezmer

Écrit par

Gratifié d’un dessin où 5 Rabbi Jacob jouent de la musique, Paye ton Schtreimel affiche la couleur : « Musique Klezmer » Fichtre ! Mon collègue Enzo et votre serviteur observons interrogatifs la pochette en nous demandant bien de quelle nature est cet ovni. Pourtant, nous sommes restés comme deux ronds de flancs, tout au long de l’écoute de cet album incriminé. C’est que ces petits gaillards jouent bien. Sur des airs traditionnels yddish, les quatre larrons du combo font crier la clarinette, chauffer le banjo ou la contrebasse. Et brillamment ! Beaucoup plus incisifs que ceux dispensés par un Debout sur le Zinc, les accords font tournoyer les cœurs, et nous incitent à clamer des ‘yaahhh’ sur les refrains. Complètement en marge de la pop actuelle, le projet « Paye ton Schtreimel » a des couilles et les exhibe fièrement. Entraînant et chaleureux, il n’est pas certain qu’il servira de décoration sonore idéale à une soirée ‘chill’, entre amis. Mais pour mettre de l’ambiance et faire sautiller tout le monde, des plus grands au plus petits, c’est une valeur sûre. Nous souhaitons bonne continuation à ces loustics, qui nous l’espérons, continueront leur chemin avec autant de liberté et d’entrain. Je vous invite d’ailleurs à visionner une courte vidéo de leur prestation scénique ici : http://www.dailymotion.com/video/x6s14i_paye-ton-schtreimel-en-concert_music

 

Bubble Monkeys

Bubble Monkeys (Ep)

Écrit par

Quatre morceaux en quinze minutes. C’est le nombre de titre et le temps qui m’ont été imparti pour que je puisse me faire une petite idée de la musique de Bubble Monkeys. Une démo, il faut l’avouer, guère transcendante. La formation est originaire de Liège et semble fière de défendre les couleurs de la Wallonie. Cool ! Mais quelles sont leurs influences majeures ? Apparemment autant Radiohead que Bob Dylan. Respect ! Mais si le groupe espère un jour atteindre leur niveau, il faudra que ses membres se retroussent les manches. Maintenant, la musique de Bubble Monkeys ne suscite aucune aversion en mon for intérieur ; et elle est bien loin d’être inaudible. Au contraire, elle recèle une forme de légèreté qui la rend agréable à l’écoute. Et les différents instruments sont bien mis en place. Sans oublier une mise ne forme très satisfaisante. Le principal reproche à adresser au combo, c’est son manque d’originalité. Ce type de solution sonore est déversée à profusion lors des concours ou crochets, organisés afin d’essayer de sortir un artiste de l’ombre. Le drumming est efficace. Que ce soit lorsqu’il soutient la cadence ou pour s’estomper au moment opportun. Les guitares tiennent honnêtement la route, mais elles évoluent à des années-lumière d’un Nick Drake. Enfin, si les chœurs passent plus ou moins bien la rampe, il faut reconnaître que le lead vocal constitue le maillon faible du combo. Surtout quand les lyrics sont chantés en anglais. Entendons-nous bien, mon objectif n’est pas de discréditer le travail opéré par Bubble Monkeys ; mais vu la qualité actuelle de la scène belge, le band me semble un peu largué. Néanmoins, je les invite à redoubler d’efforts et surtout à essayer de se forger une personnalité, pour ne pas sombrer dans le plus strict anonymat…

 

Mountain Reveries

Mountain Reveries (Ep)

Écrit par

Mountain Reveries est une formation liégeoise qui a le mérite de faire autre chose que du pop-rock. Distillant un mélange de rock et de post-rock, le quatuor est parvenu à se créer un style particulier, bien trop rare dans le paysage musical belge. L’ambiance authentique de morceaux tels que « Waves In An Empty Ocean… » et, surtout, « Human Requiem » laissent présager de futures grandes productions. Petit bémol, Mountain Reveries manque d’une pointe d’agressivité au niveau de ses arrangements et les chants. Un peu trop lisses et tremblants, ils manquent encore un peu de finition. Néanmoins, il serait judicieux de les tenir à l’œil et surtout de bien tendre l’oreille lors de leur prochaine sortie…

Twage

Tawge (EP)

Écrit par

Fondé en 2002, Twage est une formation originaire du Val d’Oise. Elle s’immisce dans la scène rock/metal ‘à la française’ en proposant cet Ep cinq titres, enregistré par Sylvain Biguet. On lorgne ici sérieusement du côté d’Aqme, d’Enhancer et de Mass Hystéria… Pas vraiment notre tasse de thé. Ne soyons cependant pas persifleurs et reconnaissons que la production est particulièrement bien soignée. Le quintet n’hésite pas à passer d’un titre au texte grave (« Guerre Sainte ») ou à un autre plus léger (« Luxure et excès »). Il s’attaque même à une ballade acoustique (« Pardonne-moi ») particulièrement pleurnicharde. C’est dire si nous sommes convaincus… Vite, glissons le dernier SUP dans notre lecteur !

 

Lydie Experience

Lydie Experience

Écrit par

Lydie Experience est une tentative brouillonne et moyenne, mais en tout cas osée. Elle vient  réinterpréter le répertoire de Jimi Hendrix au travers d’une pop psychédélique et électronique instable. Le modèle s’insinue quelque part entre Stereolab et Goldfrapp, mais rien n’est moins certain. La voix est souvent plus parlée que chantée, tantôt doucereuse, tantôt glamour-cabaret, mais toujours sur le fil du rasoir. Dérangeante, un peu hypnotique aussi, Dieu ou Diable, candide et hantée. Un passage chaud laisse place à des vapeurs givrées. Au secours ! On voudrait trancher ou faire cesser l’écartèlement. Lydie Brice, diplômée en improvisation vocale du conservatoire de Strasbourg, ne freine aucunement ses ardeurs expérimentales. C’est si vacillant qu’on attend indéfiniment que la boucle se referme sur une mélodie, un timbre, une tonalité. Disons, un parti-pris quelconque. Mais le chemin reste incertain, ouvert, instable, hésitant entre les tentatives louables (« Button belly window », « Voodoo child ») et celles parfaitement insignifiantes. Une chose est sûre, à l’issue de l’écoute de ce disque, on fronce les sourcils en éprouvant un léger tournis.

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