Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
Suede 12-03-26

Briqueville

Briqueville, De Casino, Sint-Niklaas le 24 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Nazgûl-robes et masques dorés aux becs sinistres : lors de son dernier concert belge, Briqueville fait descendre les ténèbres avec une plainte hypnotique, des enregistrements de terrain inquiétants et une instrumentation traditionnelle saisissante.

Ce collectif mystérieux de metal, né sur les rives de l’Escaut, est composé de musiciens ayant évolué dans d’autres genres et groupes lors d’une vie antérieure.

Depuis plus de dix ans, ils se relaient incognito (oui, même pendant les répétitions) en véritables trashers du metal.

Leurs concerts sont considérés comme des rituels et leurs morceaux sont baptisés « actes » qu’ils numérotent chronologiquement. Osez une virée psychédélique pleine de stoner doom…

(source : De Casino)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8988-briqueville-24-01-2026?Itemid=0

(Organisation : De Casino, Sint-Niklaas en collaboration avec Zingende Zwaluw)

 

 

Youth Code

Youth Code + invités, Trix, Anvers le 23 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Les titans américains de l’EBM, Youth Code, sont de retour avec « Yours, With Malice », leur première véritable sortie depuis plus de cinq ans.

YOUTH CODE

Le duo de Los Angeles Youth Code, composé de Sara Taylor et Ryan George, revient avec « Yours, With Malice », leur premier album complet en plus de cinq ans. Avec un mélange d’EBM, de hardcore et d’industriel, l’album sonne comme une tempête furieuse de synthés éclairs, de guitares déchirantes et de voix hypnotiques.

Depuis leurs débuts en 2012, ils ont tracé leur propre chemin : des démos sur cassette et des sorties en 7" jusqu’à des tournées avec Nine Inch Nails, Skinny Puppy et Chelsea Wolfe. Leur musique est intense et parfaitement équilibrée entre chaos et précision, confirmant leur statut de pionniers modernes de la body music industrielle.

KING YOSEF

King Yosef, de son vrai nom Tayves Yosef Pelletier, mélange l’industriel lourd, le hardcore et le hip-hop pour créer un son brut et intense qui accroche immédiatement. Depuis le début de sa carrière solo en 2017, il collabore avec des grands noms comme Youth Code et Converge, et son album de 2023 « An Underlying Hum » plonge profondément dans la psyché et les traumatismes. Sur scène, il est une tempête d’énergie et d’expérimentation, et sa musique se situe à la frontière du chaos et de la catharsis.

STREET SECTS

Street Sects est un duo américain qui fusionne industriel, punk et noise pour créer un son électronique brut. Depuis leur création, ils repoussent les limites avec des beats intenses, des synthés tranchants et des voix directes, leur musique étant aussi confrontante qu’intrigante. Leurs sorties et leurs concerts laissent toujours une empreinte indéniable sur la scène underground contemporaine.

(source : Trix)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Youth Code

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8991-youth-code-23-01-2026?catid=category

King Yosef

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8990-king-yosef-23-01-2026?catid=category

Street Sects

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8989-street-sects-23-01-2026?catid=category

(Org : Trix, Anvers)

 

Wolvennest

Notre nouvel album est pour nous comme un renouveau…

Le supergroupe belge Wolvennest frappe fort en cette fin d'année 2025 ! La meute infernale est de retour pour un double album intitulé “Procession”. Une bombe de psyché/doom, sortie sur Consouling Sounds. Au programme : guitares massives, thérémines hypnotiques, atmosphères oppressantes, riffs hyper-mélodiques, le tout enveloppé par la voix envoûtante de Shazzula. Le 3 décembre dernier, WLVNNST a célébré ce nouveau release au cours d'un concert hallucinant, accordé au Botanique, à Bruxelles. Une cérémonie d'une puissance ahurissante, qui a emmené les fans dans un sombre voyage alchimique à la recherche de la lumière.

En octobre dernier, Musiczine a eu le privilège de rencontrer Shazzula, la grande prêtresse préposée au chant et au thérémine, flanquée de Corvus von Burtle, guitariste et compositeur. Les autres membres du collectif étaient présents en esprit : Marc De Backer à la guitare solo, Michel Kirby à la guitare, Estéban Lebron-Ruiz, alias VaathV, à la basse et Bram Moerenhout à la batterie.

Le nouvel opus, “Procession”, est double. Ça veut dire que vous avez eu plus de liberté pour construire des longs morceaux ?

Corvus von Burtle : Oui, mais je crois de toute façon que c'est la nature du groupe de sortir des doubles albums. La plupart de nos LP sont des doubles. “The Dark Path to the Light”, paru il y a 2 ans, était unique, car nous étions particulièrement éreintés, avant même de l'enregistrer. Pour une question de survie, on s'est, entre guillemets, contentés d'un simple. On a dû faire des choix assez difficiles, comme raccourcir certaines chansons. On s'est rendu compte que le format double était plus naturel, pour nous. On a besoin de place pour enregistrer de longues compos, car ça offre plus de liberté à tout le monde.

Peut-on affirmer que, sur les disques, figurent deux morceaux un peu plus accessibles ?

Corvus : Oui, clairement. La première chanson, “Another Nail”, est très accessible. Elle dure quatre minutes, ce qui, pour nous, est très court. Et puis “The Shadow On Your Side”, une compo que nous avons qualifiée d'’occult pop’ (rires).

C'est vrai qu'elle est plus rapide, et le rythme est un 4/4 'four to the floor'.

Corvus : Oui, c'est clairement volontaire. Les guitares ne sont pas pop, mais la structure de la chanson lorgne vraiment vers la pop.

Idem pour “Décharné” ?

Corvus : Oui ! En plus, dans “Décharné”, il y a quelque chose d'assez accrocheur dans le chant, surtout dans le refrain.

(fredonnant) ‘Loin de Toi, j'ai le Coeur Décharné’...

Corvus : Le refrain, c'était une idée de Kirby (NDR : Michel Kirby). J'avais écrit la chanson, mais sans refrain. Et c'est Kirby qui a eu l'idée de l’inclure. Il a déclaré : ‘Ça créera un lien avec les autres chansons’. Et, avec le recul, il avait totalement raison. Dans “Damnation”, il y a aussi un petit côté pop. D'une façon générale, ce qui est bien chez Wolvennest, c'est qu'il y a trois guitaristes-compositeurs; Quand l'un de nous propose une compo, les autres ont la possibilité d'apporter une idée destinée à modifier ou à enrichir le morceau, voire, parfois, à le transformer complètement.

Parce qu'au départ, c’est toi qui composais ?

Corvus : Au début, pour le premier album, réalisé avec Der Blutarsch, c'était principalement Kirby qui s’en chargeait. Puis on a évolué vers un système à 3 compositeurs. Mais, pour le dernier disque, Marc a indiqué :  ‘Je vous laisse les clés’. Il s'est concentré sur ses riffs et ses solos. Mais, de toute façon, même lorsque j’apporte une compo, je veille toujours à laisser de la place pour les autres. Je suis ouvert à des changements qui peuvent être radicaux.

As-tu un exemple où le changement est radical par rapport à la démo ?

Corvus : Parfois, c'est tout le rythme de la batterie qui change. Il y a des parties qui sont coupées ou des éléments qui sont rajoutés. Par exemple, “The Shadow On Your Side” a pas mal évolué. Kirby osé des choses que je n'aurais pas tentées. A nouveau, en prenant du recul, il a fait grandir la chanson. Ma version était encore plus accrocheuse. Lui, il a ajouté une partie mélodique qui est beaucoup plus dans l'esprit du Wolvennest 'classique'. Contrairement à l'album précédent, où on était tous sur la défensive, là, on a accepté de prendre le meilleur de chacun. Au niveau humain, c’est vraiment un album de retrouvailles.

Des retrouvailles 'post-Covid' ?

Corvus : Oui, parce le précédent avait été difficile, au niveau émotionnel. Cette fois-ci, on a fait table rase. Il est comme une renaissance. On y ressent l'énergie d'un premier album.

Vous auriez pu l'appeler “Rebirth” (rires) !

Corvus : On aurait pu, en effet !

Mais il s'intitule “Procession”. Pourquoi ? Parce que c'est la procession de la fin du monde ?

Corvus : Exactement.

En tout cas, la fin de l'humanité ?

Corvus : Ou de la démocratie, on verra.

Penchons-nous, maintenant, sur des morceaux que j'appelle les deux 'magnum opus' de l'elpee ou plutôt 'magna opera', au pluriel...

Corvus : Respectons les langues mortes (rires) !

D'abord, le morceau sur lequel figure, en 'special guest', la chanteuse polonaise Hekte Zaren.

Corvus : C'est “Tarantism” !

Un titre complètement dingue. Et pas uniquement grâce à Hekte Zaren. L'ambiance générale est fascinante. Et ‘tarantism’ est un mot qui évoque une espèce de danse folle: c'est bien ça ?

Corvus : Oui ! Au Moyen-Âge, il s’est produit un événement assez étrange : des gens se sont mis à danser de façon frénétique, sans discontinuer. Ce sont des faits qui sont documentés. Ils étaient pris dans un délire collectif.

Ou dans un abus de substances, parce la cause pourrait être la consommation de champignons.

Corvus : Certains sont morts d'épuisement dans cette histoire. J'espère qu'ils sont partis à la fin d'un beau 'trip' offert par Dame Nature ! En fait, la chanson est partie d'une idée de Kirby. Il s'était filmé chez lui, torse nu, en plein été, en train de marteler quelques notes répétitives à la guitare acoustique.

On l'imagine bien en train de faire ça (rires) !

Corvus : A fond ! En fait, j'interviens très peu, voire pas du tout, sur ce morceau. Et c'est un de mes préférés. J'aime aussi, parfois, être extérieur à une chanson. Ça fait du bien. Déhà, notre producteur, s’est immiscé pour salir un peu le son. Il a ajouté une guitare avec un gros effet 'Fuzz', agressif, pour durcir l'ambiance. Ensuite, on a envoyé la compo à notre amie Hekte Zaren, en lui disant : ‘Tu fais ce que tu veux’. Parce que c'est quelqu'un qui a un caractère très affirmé. Elle n'aime pas qu'on lui donne des ordres. Elle nous a envoyé ses pistes de chant assez rapidement. Et elle y prouve qu'elle est vraiment une très bonne chanteuse, voire la meilleure chanteuse de black metal.

A-t-elle une formation lyrique ?

Corvus : Bonne question. Je suppose ou alors elle est vraiment très douée naturellement.

Quel est le nom de son groupe ?

Corvus : Adaestuo. Ils sont responsables du meilleur concert de black metal auquel j’ai pu assister. C'était en 2019, aux Ateliers Claus, à Bruxelles. Un spectacle organisé par ‘A Thousand Lost Civilizations’. C'est le seul pour lequel il y a unanimité au sein de Wolvennest. On a tous adoré. Il s'était véritablement passé quelque chose de spécial dans cette salle quand ils ont joué. L'ambiance était glaciale et sulfureuse. C'était vraiment un moment magique.

Et le deuxième magnum opus, c'est “Famadihana”. Également un des morceaux les plus remarquables de l'album. Le thème est lié aux rituels funéraires, si j'ai bien compris. En Inde ? Ou à Madagascar ?

Corvus : A Madagascar. Mais pas mal de cultures déterrent les morts.

Ils les déterrent pour les rhabiller ?

Corvus : En Inde, ils les rhabillent. À Madagascar, ils les déterrent et ils les portent sur eux ! Aujourd’hui, c'est interdit. Mais ça ne va pas les empêcher de le faire. Si c'est leur culture, ils ont bien raison. Le problème ou la solution, c'est selon, c'est que ça peut provoquer des épidémies. Des cas de micro-épidémies de peste se sont déclarés, à cause de cette tradition. Le cas s’est produit en Mongolie, également. Dans cette chanson, on est parti du principe que ça causerait une purification de la race humaine...

Et la chanson a été composés en grande partie par qui ?

Corvus : J’ai amené la démo. Kirby a ensuite modifié la structure. Il a un peu raccourci la chanson, me semble-t-il, parce qu'on passe directement du couplet au refrain. Et Marc aussi a ajouté un très beau solo.

On peut souligner le travail de Marc sur l'ensemble de l'album. Ses mélodies à la guitare sont superbes. Et le son de son instrument tranche pas mal avec le côté black metal, vu que c'est plutôt un son pur, un son 'rock'. Il parvient à se créer une place au niveau des fréquences pour dessiner des arabesques qui nous emmènent très loin...

Shazzula : J'aimerais bien intervenir au sujet de Hekte Zaren. Quand elle envoie des messages vocaux sur les réseaux, elle chante. C'est assez dingue. Elle part à chaque fois dans un délire complet, mais heureuse. Heureuse et dark en même temps. Franchement, je la kiffe. Elle est terrible, cette fille.

Abordons maintenant le rayonnement international de la formation. On constate qu’il se développe bien. Vous avez joué au Roadburn, au Hellfest et dans pas mal de festivals. Comment envisagez-vous l'évolution du groupe?

Corvus : On s'est toujours exportés, depuis le début. Dans le style de musique qu'on pratique, si tu te limites à la Belgique, tu es mort.

D'abord, vous avez été signés par Ván Records, en Allemagne.

Corvus : Oui. C'était un bon choix, à l'époque, parce que les sorties de ce label correspondaient à ce qu'on proposait. Ils ont eu du flair pour trouver le bon groupe au bon moment. Ce qui nous a permis de jouer en Autriche, Allemagne, Lituanie, Islande, Angleterre, France, Pologne, Roumanie, République tchèque. En Wallonie, ça ne sert pas à grand-chose parce que, culturellement, ce n'est pas une région axée sur le métal. La Flandre comprend mieux ce style.

Et maintenant, vous êtes justement sur un label flamand : Consouling Sounds... Et vous ne passez plus par une agence de booking?

Corvus : Non, on n'a plus d'agence de booking. C'est plus simple, on n'a pas besoin d'intermédiaire. On dispose des adresses e-mail, tout simplement. En plus, on ne cherche pas à décrocher cent dates par an. Ça dévaluerait la musique.

Et, en plus, vous avez tous un boulot.

Corvus : Et on milite dans d'autres groupes aussi.

Votre but n'est pas de devenir un supergroupe qui se produit dans tous les festivals black metal du monde.

Corvus : C'est une question de choix. Certains cherchent à en faire leur métier. Dès lors, ils acceptent des compromis. En gros, ils deviennent des petites putes. Ils ne travaillent plus pour eux, mais pour un label ou une agence de booking. Leur musique devient automatiquement dénaturée. Et ils le savent. C'est un sacrifice qu'ils acceptent de faire.

Ils vendent leur âme.

Corvus : J'essaie de ne pas trop juger, même si j'ai prononcé le mot ‘pute’. À la limite, j'ai plus de respect pour une pute que pour des musiciens qui vendent complètement leur âme. Nous, notre objectif, c'est de réaliser des albums de qualité, qu'on pourra encore écouter avec fierté dans 10 ou 20 ans.

Avoir des occupations et un métier stable vous donne plus de liberté pour créer la musique que vous voulez vraiment faire.

Corvus : Il n'y a pas de secret. On enregistre quand on veut. On dispose de notre ‘Home Studio’. Ce qui explique pourquoi on n'a pas besoin de budget, non plus, pour enregistrer. Et on n’est pas obligés de se taper des centaines de concerts pour rembourser les frais liés à la production des disques.

On rappelle en passant le nom des autres membres du groupe. A côté de vous, on a déjà parlé de Marc, alias Mongolito, mais qui maintenant signe sous son véritable nom, Marc De Backer.

Shazzula : On n'oublie pas la basse et la batterie, qui constituent, quand même, des éléments capitaux. A la batterie, c'est Bram.

Corvus : Bram Moerenhout.

Et à la basse, un petit nouveau. Esteban ?

Corvus : Oui. Parce que, notre ancien bassiste, qui était présent depuis le début de notre histoire, John, était au bout du rouleau, tant physiquement que mentalement. Et Esteban, c'est un gars que l'on connaissait sans vraiment le connaître. Il assistait à nos concerts.

C'était un fan ?

Oui, un fan, mais un fan critique aussi. Ça, c'est chouette. S'il n'aime pas quelque chose, il le dit. Il a du caractère. En plus, il est jeune. Il a 33 ans et il y a des années qu'il milite au sein de formations et qu'il organise des concerts. Et c'est un bassiste très doué. Il se sert uniquement de ses doigts. Il refuse d'utiliser un onglet. Il joue même de la guitare. Et c'est aussi un bon chanteur.

Shazzula : Il développe également d'autres projets musicaux.

Corvus : Il a aussi beaucoup enregistré en compagnie de Déhà. Ce qui explique pourquoi c’est le premier nom qui nous est venu à l’esprit lorsqu’on a dû dégoter un remplaçant, en urgence. On savait aussi qu'au niveau humain, ça allait 'matcher'. Il s'y connaît en doom, en stoner, en ambient, en black metal. Et quand on lui a proposé de nous rejoindre, il a dit 'oui' directement, et avec enthousiasme.

Quelque part, il redonne du sang neuf à votre collectif ?

Corvus : Oui, il nous a réveillés, clairement, parce que pour lui, tout est important. Ce n'est pas qu'on était blasé après 10 ans, mais on avait pris des habitudes, c'est normal. Et il y a une lassitude qui s'était installée.

Shazzula : Et comme il connaissait déjà bien le groupe et les morceaux, il s'est intégré très facilement. Dès la première répétition, il était déjà parfaitement en place. C'est un truc que je n'avais jamais vu auparavant.

Et donc toi, Sharon, qu'est-ce que tu as pensé du nouvel elpee ? Est-ce que ta contribution a évolué par rapport aux précédents ?

Shazzula : Il y a toujours une évolution. Cet album-là, pour moi, a été comme un renouveau parce que j'en avais un peu marre... Je le dis franchement, j'en avais un peu assez de jouer toujours les mêmes compos. Donc, je suis très contente de ce nouvel album, qui regorge de titres qui 'pètent'. Et même le morceau en français (NDR : “Décharné”) me plaît beaucoup, même si normalement, je ne suis pas trop branchée musique française.

En outre, c'est un morceau qui est le plus en vue. C'est carrément un 'hit'.

Shazzula : Oui, c'est une introduction à l'album. Le message principal est carrément 'antireligion', avec les croix renversées.

Et où en sont tes activités de réalisatrice de documentaires ?

Shazzula : Je n'ai pas pu terminer la trilogie “The Spirits Trilogy”, à cause d’un problème de budget. Mais ce n'est pas grave ; je suis encore jeune. J'ai encore toute la vie pour la terminer.

Tu avais achevé le thème consacré à la Mongolie, si je me souviens bien ?

Shazzula : La Mongolie et l'Islande. Il me reste le Mexique et l'Ecosse à faire. Mais bon, ce n'est pas le sujet... (rires)

C'est aussi un sujet qui m'intéresse...

Shazzula : Tu avais même participé à un de mes tournages (rires).

Oui, c'est exact ! Tu sais, je vois un lien entre tout ça. Dans tes documentaires, tu parles de chamanisme et perso, j’estime que Wolvennest est très chamanique.

Shazzula : Oui, je vois ce que tu veux dire.

Tu mets la musique à fond dans ton casque. Tu prends n'importe quoi avant. Et tu pars dans un 'trip', carrément... un trip chamanique. Pas uniquement psychédélique. C'est un trip qui va dans tes tripes...

Shazzula : Ah oui, c'est pas mal, ça.

Dans le sens où tu en ressors différent. Ce n'est pas uniquement de la musique, c'est aussi du 'healing', comme une purification, une guérison.

Shazzula : Oui, il y a des gens qui me donnent leur ressenti et ça va souvent dans ce sens-là. D'une façon générale, je pense que tous nos albums sont des trips. Dans celui-ci, il y a même des parties qui sont dansantes, figure-toi. J'adore cette nouvelle énergie.

Corvus : J'ai remarqué que Sharon s'est beaucoup amusée pendant les sessions d’enregistrements.

Shazzula : Ces nouveaux morceaux m'ont communiqué de la joie. Et je pense que ce sont vraiment des hits. Perso, c'est ainsi que je le ressens et je m'amuse beaucoup à les interpréter sur scène. Et je vois bien que les gens s'amusent aussi. Ce que j'aime bien dans le dernier album, c'est Hekte Zaren. Elle a vraiment une aura particulière.

Corvus : On l'avait invitée à venir jouer au Botanique pour le 'release' mais cela n'a pas pu se réaliser.

C'est dommage, j'aurais adoré la voir chanter. Merci à vous deux pour cette interview !

Corvus : Elle sera présente lors de notre concert en Pologne mais on espère bien pouvoir l'inviter bientôt dans nos régions...


Pour écouter la version audio de cette conversation, rendez-vous sur les pages de l'émission de radio WAVES :

-             mixcloud ici

-             radio panik

Pour écouter “Décharné”, c'est ici.

Pour acheter l'album “Procession”, c’est

Pour plus d’infos, voir la page ‘Artistes’ en cliquant sur Wolvennest, en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires, ci-dessous.

(Crédit photo : Void Revelations)

Paleface Swiss

Paleface Swiss + invités, Ancienne Belgique, Bruxelles le 20 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Avec Stick to Your Guns et Static Dress en invités spéciaux

Un concert de Paleface Swiss n’est pas un simple spectacle, c’est un véritable coup de poing. Ceux qui étaient présents lors du Graspop Metal Meeting se souviennent probablement encore des circle pits et de l’adrénaline.

Le groupe de metalcore était de retour.

Depuis sa création en 2017 à Zurich autour du chanteur Marc ‘Zelli’ Zellweger, Paleface Swiss renverse tout sur son passage grâce à un mélange de deathcore, beatdown et hardcore. Sur leur dernier album, ‘Cursed’ (2025), ils poursuivent dans cette voie. Ce disque prolonge la brutalité de ‘Fear & Dagger’ (2022), mais avec des thèmes comme la douleur, la trahison et la lutte intérieure, il est encore plus lourd et sombre. Armé de ce nouveau matériel, Paleface Swiss est prêt à reconquérir les salles.

Concert : Coproduction entre Ancienne Belgique, Biebob et Live Nation.

(Source : Live Nation/AB)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Paleface Swiss

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8985-paleface-swiss-20-01-2026?catid=category

Stick to Your Guns 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8986-stick-to-your-guns-20-01-2026?catid=category

Static Dress 

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8987-static-dress-20-01-2026

(Org : Live Nation + Biebob + Ancienne Belgique, Bruxelles)

 

Epica

Epica & Amaranthe, ‘Arcane Dimensions Tour 2026’, Forest National, Bruxelles le 18 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Début 2026, les pionniers du metal symphonique Epica et le groupe puissant Amaranthe unissent leurs forces pour la tournée européenne « Arcane Dimensions Tour dont. Proposant des têtes d’affiche alternées, la tournée passera par 26 villes dans 13 pays, dont une étape au Forest National de Bruxelles.

Epica domine la scène du metal symphonique depuis près de deux décennies. Pour ce groupe néerlandais, il s’agit de la première tournée européenne à la suite de la sortie de leur neuvième album, « Aspiral », paru en avril 2025. Cet elpee est décrit comme « un chef-d’œuvre de narration, de grandeur et de mélodies intemporelles ». Simone Simons & Co sont impatients de ramener leur son épique caractéristique et leur spectacle visuel sur scène.

Depuis sa création en 2008, Amaranthe suit sa propre voie. Leur mélange unique d’hymnes pop-metal accrocheurs et de performances live énergiques a immédiatement marqué la scène. Leur dernier album, « The Catalyst », met une nouvelle fois en avant les facettes les plus tranchantes du metal mélodique et du rock électronique.
Se produisant avec pas moins de trois chanteurs sur scène, Amaranthe a depuis longtemps prouvé sa maîtrise du genre.

En tant qu’invitée spéciale, The Obsession, le projet de Charlotte Wessels, rejoint la programmation. La chanteuse-compositrice néerlandaise et ancienne chanteuse de Delain a récemment sorti son premier album solo, « The Obsession ».

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Epica

Julien Fillion

Pour moi, le jazz, c’est la liberté.

Après avoir gravé un elpee éponyme, en 2021, Julien Fillion a sorti, en 2024, le single « Sahara », une pièce colorée aux multiples inspirations musicales, et « Ego », un EP de 5 titres sur le label Costume Records, Sur ce dernier, il plonge dans sa psyché et explore ses doutes et ses angoisses. Il compose de façon intuitive et arrive à créer des arrangements riches qui naissent d'une profonde introspection. Chaque instrument est une couleur, chaque note une réponse aux questions pour lesquelles les mots ne suffisent pas. Nous avons assisté au set ‘live’ de Fifty Lab Festival à Bruxelles et avons été très impressionnés par sa performance. Nous avions écrit à ce sujet : ‘Une improvisation multicolore. Tout le monde est encouragé, le son est ludique et les limites sont repoussées. Il s'ensuit un chaos instrumental, mais qui ne dégénère pas en bouillie. Les accroches musicales embellissent le tout. Distribuer des stimuli, monter en puissance vers un climax surnaturel et repousser les limites, voilà ce que fait Julien Fillion en permanence. Quelle montagne russe jazzy !’ (À lire ou relire ici)

Dans la foulée, nous avons eu une agréable conversation avec Julien...

Julien, pour briser la glace, une question classique : parlez-nous un peu plus de vous.

Je suis musicien et compositeur basé à Montréal, au Québec. Plus je vieillis, plus je me considère comme un multi-instrumentiste, car je jongle entre plusieurs instruments depuis quelques années, même si le principal reste le saxophone. Je collabore autant sur la scène pop que dans le milieu du jazz.

Qui vous a le plus influencé ?

Impossible de répondre à cette question (rires) ! J’ai l’impression de changer d’avis tous les six mois. Je dirais que mes influences viennent autant de mes professeur·e·s, de mes collègues, que d’artistes reconnus.

Votre premier album est sorti en 2021. Quelles ont été les réactions et vous ont-elles ouvert certaines portes ?

Toujours difficile à dire… mais oui, je crois que ça m’a ouvert des portes. C’était comme mettre un pied dans le monde de la création artistique, pas seulement dans celui de musicien accompagnateur. Au-delà des réactions du public, la vraie différence s’est opérée à l’intérieur : réaliser un premier album m’a donné confiance dans ma créativité et, rien que ça a changé ma vie.

Dans votre biographie, on parle de profonde introspection et de doutes au sujet de votre deuxième long playing. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lorsque l’idée d’un second album m’a traversé l’esprit, pour la première fois, je me posais vraiment des questions sur ce que je voulais raconter. Le premier est souvent plus naïf, spontané, un mélange d’envies. Pour le deuxième, le processus a été beaucoup plus complexe : introspection, remise en question, recherche d’une vraie ‘voix’. Le timing n’aidait pas non plus, car je vivais beaucoup de choses sur le plan personnel. Me retrouver face à moi-même dans cette période a parfois été ardu.

A l’issue de votre prestation Fifty Lab Festival à Bruxelles, j’ai écrit, dans la review : ‘Ce que vous proposez relève du jazz ou est-ce tiré par les cheveux ?"

Pour certains, c’est du jazz sans hésiter. Personnellement, je considère ma musique comme de la musique instrumentale avant tout. Ensuite, c’est le public qui choisit l’étiquette — c’est lui qui a le contrôle (rires) !

Que signifie ‘ jazz’ pour vous en tant que musicien ?

Pour moi, le jazz, c’est la liberté. Freedom.

Les deux batteurs ont marqué les esprits, durant le show. Comment les avez-vous dénichés et quelle importance ont-ils ?

Ce sont des amis de longue date. C’est un privilège énorme de faire de la musique avec eux.

‘Un chaos instrumental qui ne dégénère jamais en bouillie’. Est-ce délibéré ?

Totalement réfléchi. On a travaillé chaque détail pour que, même dans les moments de gros ‘build-ups’, on ne tombe jamais dans le chaos sonore. L’objectif : garder le public embarqué du début à la fin.

Sur disque, tout semble plus ordonné. Est-ce aussi une volonté ?

Oui. Sur album, tout est forcément plus travaillé : la performance est captée, mixée, contrôlée. En live, j’adore aller ailleurs, pousser l’énergie beaucoup plus loin.

Comment avez-vous vécu votre passage à Bruxelles et les réactions ?

J’ai adoré jouer à Bruxelles et j’espère vraiment pouvoir revenir bientôt. Les réactions ont été très positives. Je ne suis pas resté longtemps, mais les gens que j’ai croisés semblaient avoir apprécié le projet.

Tu n’as pas chômé pour concocter « Ego.alt ». Quelle est la grande différence ?

« Ego.alt » constitue la version ‘live session’ filmée de « Ego » C’est un second souffle : plus brut, plus organique. Et le film réalisé par Marc-André Dupaul est sublime.

Et il y a aussi un nouveau single, « Soda ». Il recèle une histoire ?

C’est mon ami Daoud, un super trompettiste français, qui m’a invité sur sa compo. Tout le mérite lui revient ! J’ai eu l’immense privilège de pouvoir jouer sur ce morceau.

On sent une soif de progression dans ta musique. Quelle est la prochaine étape ?

Je suis encore au début du chemin. L’objectif est clair : tourner le plus possible à l’international. Avec mon équipe, on travaille d’arrache-pied pour multiplier les opportunités et faire rayonner le projet.

2025, une année décisive ?

2025 a été vraiment une belle année. J’aurais aimé un peu plus de dates de concerts, mais je suis satisfait du chemin parcouru.

Quels sont vos projets pour la suite ?

En 2026, je recommence à composer pour sortir un nouvel album en 2027 — et probablement en lui consacrant un nouveau film pour l’accompagner.

Avez-vous un objectif précis à long terme ?

D’ici cinq ans, j’aimerais pouvoir me focaliser uniquement sur la musique. J’adore accompagner des artistes au Québec, mais mon rêve d’enfant est de travailler à temps plein sur mon propre projet. Et j’ai la conviction que c’est possible… ?

(Photo : Jonathan Arseneau)

Slaughter to Prevail

Slaughter To Prevail + invités, « The Grizzly Winter Tour 2026 », Ancienne Belgique, Bruxelles le 14 janvier 2026 - Photos

Écrit par

Slaughter To Prevail est revenu en Belgique ! Le mercredi 14 janvier 2026, les maîtres russes du deathcore ont débarqué à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, dans le cadre de leur redoutable « The Grizzly Winter Tour 2026 ». Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont amené avec eux deux véritables poids lourds en première partie : Dying Fetus et Suicide Silence.

Connus pour leur son impitoyable et la voix bestiale de leur frontman Alex Terrible, Slaughter To Prevail est devenu l’un des groupes les plus marquants de la scène metal extrême. Leur prestation au Graspop Metal Meeting l’an dernier a été un immense succès et a prouvé une fois de plus que le groupe est à son apogée en live.

La tournée est entièrement consacrée au nouvel album « GRIZZLY », sorti en juillet 2025.

Une tempête musicale inédite mêlant anciens et nouveaux morceaux, riffs survoltés et une dose brute d’agressivité.

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Slaughter To Prevail

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8944-slaughter-to-prevail-14-01-2026?catid=category

Dying Fetus 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8945-dying-fetus-14-01-2026?catid=category

Suicide Silence

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8946-suicide-silence-14-01-2026?catid=category

(Org : Biebob en collaboration avec Live Nation @AB)

Les Tops de l’année 2025

Écrit par

Les Tops de l’année 2025

Vous trouverez ci–dessous les différents ‘Tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce bilan s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet

Les émission 119 et 120, soit celles diffusées le 7 et 14 janvier 2026, seront consacrées aux albums qu’elle a plébiscités pour l’année 2024.

RQC – 95 FM – DAB + 12 B – Radioplayer – www.rqc.be – podcasts : ACAST Spotify Deezer – Amazon
(Facebook Inaudible)

En attendant, toute l’équipe vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2026.

 

Phil Blackmarquis 


Tops 20 albums et EP internationaux

1 The Chameleons – Arctic Moon

2 Ductape – Echo Drama Deluxe 

3 Anna von Hausswolff – Iconoclasts

4 Depeche Mode – Memento Mori: Mexico City

5 John Maus – Later Than You Think

6 Flora Fishbach – Val Synth

6 Zanias – Cataclysm

7 Carrellee – Carrellee

8 Circuit Des Yeux – Halo On The Inside

9 Nine Inch Nails – TRON : Ares soundtrack 

10 The Young Gods – Appear Disappear

11 Martin Dupont – You Smile When It Hurts

12 Kompromat – Playing / Praying

13 Nick Cave & The Bad Seeds – Live God

14 Peter Murphy – Silver Shade

15 The Horrors – Night Life

16 Tame Impala – Deadbeat

17 Wadruna – Birna

18 Lebanon Hanover – Asylum Lullabies

19 Cosey Fanni Tutti – 2t2

20 Marie Davidson – City of Clowns


Tops 10 concerts

1 Front 242 – AB (Bruxelles)

2 Wolvennest – Botanique (Bruxelles)

3 Pornographie Exclusive – Espace Mag (Bruxelles)

4 Catherine Graindorge (Songs For The Dead) – Warandepoort (Tervuren)

5 Luminance – Botanique (Bruxelles)

6 Linea Aspera – Botanique (Bruxelles)

7 The Chameleons – Trix (Anvers)

8 Ductape – AB (Bruxelles)

9 Steven Wilson – Cirque Royal (Bruxelles)

10 Pornographie Exclusive – Botanique (Bruxelles)Top

 

Tops 13 albums/EP Belgium

1            Pornographie Exclusive – Pornographie Exclusive

2            Luminance – Dragon Reine

3            Wolvennest – Procession

4            Fleur de Feu – Weep

5            The Bernadette Maries – LvvV EP 

6            Absolute Body Control - Shattered Illusion & Remixes

7            Parade Ground – Heaven With Care

8            Zinno & Allez Allez – Allez Zinno EP

9            A Week In Doggerland - Over The Shore EP

10         The Breath of Life – Slowly Crashing EP

11         An Pierlé Quartet – Ultimate Survival

12         Factheory - Post Modern Life EP

13         Fred Jannin – Timeless Mess

  

Didier Deroissart

 

Top 15 Concerts 2025 :

Stick To Your Guns – Ancienne Belgique le 27/01/2025

Colt – Ancienne Belgique le 20/02/2025

David Kushner – Ancienne Belgique le 02/03/2025

Ry X – Ancienne Belgique le 16/03/2025

Ibrahim Maalouf – Ancienne Belgique le 13/04/2025

The Maccabees – Ancienne Belgique le 25/06/2025

The Sparks – Cirque Royal le 28/06/2025

Ugly Kid Joe – Zik Zak le 27/07/2025

Jethro Tull – Cirque Royal le 11/09/2025

Agnès Obel – Cirque Royal le 18/09/2025

Damiano David – Forest National le 02/10/2025

Yungblud – Forest National le 05/10/2025

Graham Nash – Cirque Royal le 24/10/2025

Tom McRae – Ancienne Belgique le 22/11/2025

 

Tops 6 concerts groupes belges 2025 :

Colt – Salle Baudoin 4 le 04/12/2026

Ozark Henry – Cirque Royal le 15/11/2025

Millie Hopes –  AB club le 01/06/2025

ECHT ! – Ancienne Belgique le 20/03/2025

Lemon Straw – Zik Zak le 21/05/2025

Julie Rains–  Ancienne Belgique le 20/03/2025

 

Tops 10  albums + Eps 2025 

Julie Rains –  Lentement EP

Yungblud –  Idols

Damiano David – Funny Little Fears

Miki – Industry Plant

Roméo Elvis et Oscar & The Wolf – Jardin

Sienna Spiro – Sinknow, Swim Later

Puggy – Are We There Yet ?

Benson Boone – American Heart

Mumford and Sons – Rushmere

Asaf Avidan – Unfurl

 

Guy Dagnies (Inaudible)

 

Tops albums internationaux

New Candys - The  uncanny extravagancy (2025 05 30)

The Albinos - Enabilizer (2025 07 11)

Julia Why ? - Dust suspended on a sunbeam (2025 03 07)

Tremours - Fragments (2025 02 07)

Just Mustard - We were just here (2025 10 24)

Bambara - Birthmarks (2025 03 14)

Pit Pony - Dead stars (Dead Star 2025 02 07)

Cold Venus Revisited - In the garden (2025 08 26)

Odonis Odonis - Odonis odonis (2025 11 14)

Shame - Cuttthroat (2025 09 05)

Bdrmm - Microtronic (2025 02 28)

Glazyhaze - Sonic (2025 03 21)

Stella Diana - Everything goes through the light (2025 09 01)

TVOD - Party time (2025 05 09)

Murder Capital - Blindness (2025 02 21)

The Young Gods - Appear/disappear (2025 06 13)

The Underground Youth - 13 decollage (2025 04 04)

Siverlake - Afterglow (2025 12 24)

 

Bernard Dagnies

 

Tops  25 albums internationaux

Daily Toll - A profound non event - 2025-06-20

Tulpa - Monster Of The Week - 2025-11-28

Black Market Karma Mellowmaker- 2025-06-06

SONS - Hallo - 2025-09-26

Stereolab - Instant Holograms On Metal Film - 2025-05-23

New Candys - The Uncanny Extravaganza - 2025-05-30

Ty Segall - Possession - 2025-05-30

Lathe of Heaven - Aurora - 2025-08-29

TVOD - Party time - 2025-05-29

Black Lips - Season of the peach - 2025-09-19

Tropical Fuck Storm  - Fairyland codex - 2025-06-20

Marathon - Disorder - Fading image - 2025-04-11

TTSSFU - Call U Back - Blown - 2025-08-29

The Murder Capital - Blindness - 2025-02-21

The Underground Youth - Decollage - 2025-04-04

Mei Semones - Animaru 2025-05-02

Sprints - All that is over - 2025-09-26

SOFTSUN - Eternal Sunrise - 2025-11-07

EVNTYD - Lifelines - 2025-10-14

Hélène Barbier - Panorama - 2025-11-14

Index For Working Musik - Which Direction Goes The Beam - 2025-04-04

monde ufo - Flamingo Tower - 2025-03-07

Population II - Maintenant jamais - 2025-03-28

Hooverii - Manhunter - 2025-05-16

Bar Italia - Some like it hot - 2025-10-14

 

Top 5 albums Belgium

SONS - Hallo - 2025-09-26

Ghostwoman - Welcome to the Civilized World - 2025-09-05

The Loved Drones - Fooled Again - 2025-09-15

The Experimental Tropic Blues Band - Loverdose - 2025-10-03

The Broken - reflections (LP - undone of all hope - 2025-07-01

 

Top 5 concerts

TVOD - Aéronef (Lille)

New Candys - Aéronef (Lille)

Lambrini Girls - Aéronef (Lille)

The Young Gods - Aéronef (Lille)

The Bug Club - Aéronef (Lille)

 

Les Tops de la rédaction néerlandophone sont ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Hollywood Porn Stars

Je n’aimerais pas avoir 20 ans aujourd’hui, ce serait trop lourd à porter…

Écrit par

Méfiez-vous de l’eau qui dort ! Une expression singulière pleine de sens pour l’un des groupes belges les plus prolifiques de sa génération, Hollywood Porn Stars !

Le combo s’est reformé quasi de manière inattendue dans le cadre du vingtième anniversaire de son premier opus et ce pour quelques dates.

A travers un concert à l’énergie brute dans le cadre du festival Les Solidarités, Anthony Sinatra et Michael Larivière (alias Redboy) ont une nouvelle fois prouvé à toute une génération de fans qu’ils avaient gardé l’insouciance de leurs débuts par le biais d’une salve de titres parfaitement dans l’air du temps, malgré le poids des années.

Alors qu’ils viennent de quitter leur public, les deux chevilles ouvrières sont à pied d’œuvre pour une série d’interviews, preuve que leur popularité n’a pas changé d’un iota.

Anthony Sinitra s’entretient auprès d’un confrère ; donc, seul Michael Larivière – alias Redboy, se chargera de répondre aux questions de Musiczine.

Michael, vous revenez en force grâce à de nouveaux singles (« 6th of October » en 2024 et « Peach Bomb » en 2025). Comment définirais-tu le groupe artistiquement par rapport aux débuts de Hollywood Porn Stars ?

Nous sommes restés fidèles à nous-mêmes ! Nous sommes ici pour fêter les vingt ans de notre premier album (NDR : « Year Of The Tiger »). Nous ne souhaitions pas revenir sur le devant de la scène les mains vides. Accomplir une tournée best-of et ne proposer que des titres anciens, n’est pas une démarche dans laquelle nous souhaitons nous inscrire. Nous avons donc effectivement composé deux nouveaux titres. Pour ta parfaite information, nous travaillons en ce moment sur quelques nouvelles compos. Au niveau du style, je ne sais pas. Tout ce que je peux te dire, c’est que les retours du public sont très positifs, ce qui procure évidemment un plaisir immense. Artistiquement, je crois que nous sommes restés assez contemporains. A vrai dire, à aucun moment, nous ne nous sommes jamais posé la question de savoir sous quel angle nous allions aborder ces chansons. Nous avons fait ce que nous sentions !

J’imagine que le succès, la sortie de disques, les tournées et vos expériences passées modifient la manière de concevoir les évènements ? Dirais-tu que vous baignez l’un et l’autre dans une forme d’insouciance comme à vos débuts ?

Durant 15 ans, nous n’avons fait qu'enchaîner disques et tournées. Nous abordons la quarantaine aujourd’hui ! Ce rythme effréné nous a conduit à arrêter il y a quelques années déjà. Nous n’avons jamais vraiment splitté, mais l’idée de passer de salles en salles, ne nous convenait plus. Nous ressentions le besoin de passer autre chose, tout en restant dans le domaine musical. Anthony travaille comme éditeur pour un label. Moi, je fais du coaching pour des concerts. Puis, petit à petit, l’envie de se produire s’est doucement fait sentir à nouveau. Et afin de marquer le coup du vingtième anniversaire de notre premier album, l’idée de remonter sur scène est alors apparue. Nous avions alors booké une seule date à Liège. Le public s’est déplacé en masse puisque 1 500 personnes se sont donné rendez-vous. Ensuite, naturellement, les demandes de nous produire en festival se sont enchaînées. Mais, je te confirme que nous ne sommes plus du tout dans la même optique qu’autrefois. Ce n'est plus notre vie aujourd’hui !

Les titres de vos précédents albums n’ont pas pris une ride et s’inscrivent même dans l’air du temps, entre électricité et émotion. Peut-on affirmer qu’HPS est un groupe taillé pour traverser les âges et les générations ?

Nous avons passé du temps au stand merchandising juste après le concert afin d’y rencontrer le public. Si certains découvraient notre univers, d’autres, au contraire, connaissaient parfaitement le groupe. Pas mal de Français ont effectué le déplacement car nous y avions joué en son temps. Nous avons été surpris de voir les enfants accompagner des parents qui, jadis, constituaient notre public. A titre anecdotique, nous avons joué cet été au Ronquières Festival. L'éclairagiste de Zaho de Sagazan est fan de notre musique depuis qu’il est adolescent. Il nous a avoué qu’il avait réalisé un rêve de gosse en regardant notre concert. Les gens qui assistent à l’une de nos prestations passent un bon moment, c’est l’essentiel. On mouille notre chemise ! Il faut pouvoir profiter de l’instant présent. Nous sommes et avons toujours été un groupe de scène.

Si je peux me permettre, je dirais que le pont commun entre les nouveaux et anciens titres, réside dans la spontanéité, l’énergie et l’instant. Est-ce que je me trompe ?

Oui, c’est exact ! Nous avons toujours baigné dans cette dynamique, entre rock puissant, sans être très dur, et indie, tout en ajoutant cette pointe mélodique qui fédère auprès des puristes.

J’ai constaté peu de changement dans le line-up, si ce n’est le remplacement du drummer originel Benoît Damoiseau…

Oui, c’est exact ! Notre premier batteur est impliqué dans un autre projet. Nous pensions tourner avec lui, mais c'était trop compliqué. Le drummer actuel appartenait à notre entourage.

Qu’apporte-t-il de plus ou de différent par rapport à Damoiseau ?

Il est à nos côtés depuis la naissance d’Hollywood Porn Stars. Je ne le comparerais pas au batteur originel, mais on se comprend très vite, il y a un vrai feeling. Il suffit de jeter un regard pour être synchro sur les intensités ou les dynamiques. Si on vrille dans un truc totalement improvisé, il parvient à nous suivre sans aucun problème. On est sur la même longueur d’onde. On se connaît par cœur.

Si le retour d’HPS coïncide avec le vingtième anniversaire de votre premier long playing, le public est-il le même aujourd’hui qu’il ne l’était à l’époque ?

Ceux qui assistent à nos concerts peuvent être d’anciens fans. D’autres, sont nouveaux. Certains viennent en compagnie de leurs enfants. Quel bonheur de voir tous ces gens accrocher de nouveau à l’univers musical de Hollywood Porn Stars. Nous injectons beaucoup d'énergie et le public nous la renvoie. C’était encore le cas cet après-midi lorsque nous avons joué sur la scène P&V.

Craigniez-vous la réaction du public face au retour de HPS ?

Lorsque nous avons rejoué à Liège pour la première fois, l’interrogation était légitime. Depuis, quelques dates se sont enchaînées et tout se passe bien. Nous pouvons donc être rassurés à ce niveau.

Les attentes des mélomanes ont évolué depuis vos premiers essais. Vu l’émergence des plates-formes de streaming et des diktats de l’industrie musicale, comment HPS se positionne-t-il aujourd’hui par rapport à ces nouvelles contraintes ? 

Nous avons baigné dans le milieu musical durant de nombreuses années. C’était notre métier. Nous avions le statut d'artiste et nous ne faisions qu'enchaîner les concerts. En ce qui me concerne, je jouais u sein de deux groupes et j’étais constamment sur les routes. Ce n’est plus notre moyen de gagner notre vie maintenant. Nous nous produisons davantage pour le plaisir. Les contraintes sont donc moins nombreuses qu’auparavant. Pareil pour les frustrations. Développer notre carrière et continuer à remplir des salles ne sont plus des objectifs prioritaires. Notre ambition première est de prendre du plaisir.

Etrangement, vous n'apparaissez pas ou très peu, sur les réseaux sociaux alors que les médias, au sens le plus large du terme, constituent un moyen privilégié pour réseauter efficacement et partager avec son public…

A l’époque, ce genre de réseaux n’existait pas. On n’a pas envie d’adopter ce type de démarche, comme ouvrir un compte Instagram ou TikTok. Lorsqu’il s’agit de communiquer, on utilise la page Facebook du groupe, voire nos pages personnelles si besoin. Loin de nous l’idée de dénigrer ces nouvelles formes de communication, mais nous préférons les utiliser avec parcimonie.

Je me suis amusé à taper ‘Hollywood Porn Stars’ dans différents moteurs de recherche et je suis tombé, dans une majorité de cas, sur des sites à caractère pornographiques. Si je peux comprendre qu’à l’époque, vous cherchiez à vous singulariser en adoptant un patronyme qui dénote, n’est-il pas plus difficile à porter aujourd’hui, soit à une époque du politiquement correct ?

Au départ, ce choix était né d’une blague. Alors que nous n’avions que 20 ans, nous nous sommes inscrits sur un coup de tête au concours Circuit. En une après-midi, nous avons composé trois morceaux. Restait alors à choisir un nom. On venait de voir un reportage sur le côté sombre de l'industrie porno d'Hollywood. L’idée de s’appeler ‘Hollywood Porn Stars’ nous est alors venue à l’esprit. Nous y avions vu une bonne idée pour nous démarquer du reste, puisque très second degré. Nous avons finalement remporté ce concours quelques mois plus tard et nous avons immédiatement signé pour une maison de disques. Ensuite, les concerts se sont enchaînés durant des années. Hollywood Porn Stars était né. En réalité, le nom correspondait davantage à l'état d'esprit dans lequel nous étions, d’une part, et sur les clichés du rock'n'roll et du hard rock avec lesquels nous jouions, un monde très éloigné du nôtre. C’est un choix que nous assumons totalement. On ne va pas le changer 20 ans plus tard, uniquement parce que le band s’est reformé. Mais, il est clair que sur le net, c'est loin d’être facile. A titre d’exemple, quand on a voulu sortir un nouveau titre sur Spotify, la tâche n’a pas été facile pour le rendre accessible. En prenant du recul, toute cette histoire nous fait rire.

« Peach Bomb » est un nouveau titre plein de fraicheur. Il décrit avec beaucoup de légèreté la métaphore de la dangerosité des décisions prises par les dirigeants de ce monde et de leurs conséquences, à l’instar de querelles entre gosses dans une cour d’école. A l’échelle nationale, comment percevez-vous la politique, en général, et par rapport au monde culturel, en particulier ?

Très franchement, nous ne sommes pas très à l’aise avec tout ce qui se passe pour le moment. Faire le parallèle de la case politique avec celle d’une cour d’école était une manière d’avertir du danger que nous courons. Une bombe atomique se trouve sous nos pieds et elle peut exploser à tout moment. Nous vivons une époque étrange et difficile. A nos débuts, nos morceaux n’étaient pas toujours empreints de messages politiques. L’âge et la maturité aidant, on ne peut plus rester insensible face à ce genre de situations, tout en essayant de garder cette légèreté qui nous caractérise. On aborde donc les événements différemment. Nous avons également enregistré « 6th of october » il y a quelque temps. Ironie du sort, il est paru la veille des ignominies qui se sont produites à Gaza ; et ce morceau résume très justement la manière dont nous percevons une époque où nous ne nous sentons pas toujours très à l’aise. Aujourd’hui, les libertés sont nettement plus restreintes que lorsque nous étions jeunes. Je n’aimerais pas avoir 20 ans aujourd’hui, ce serait trop lourd à porter…

Ce morceau a été enregistré en live. Ces conditions nécessitent-elle davantage de préparation ?

Le live est l’ADN du groupe ! Pour le concours Circuit, nous n’avions rien prémédité. Le premier concert est arrivé. Instinctivement, l’énergie s’est emparée de nous. Il y avait quelque chose de fusionnel. Je crois que c’est la raison pour laquelle nous existons encore aujourd’hui. Et lorsque nous enregistrons en live, le naturel revient au galop. Pour l’enregistrement de ce titre, peu de prises ont été réalisées, car la majeure partie du temps a été consacrée à régler les sons. Si ma mémoire est bonne, je crois même que nous avons conservé la toute première prise. Le dernier album de Hollywood Porn Stars « Satellites » a été enregistré dans ces mêmes conditions.

Vous avez collaboré une nouvelle fois avec John Goodmanson qui a mixé et produit plusieurs opus culte, dont ceux de Nada Surf et Sun Garden, notamment. Quelle est la plus-value apportée par cet ingénieur du son en particulier ?

Oui, c’est exact ! John Goodmanson est un producteur américain dont on est très fan. Il a collaboré notamment pour Nada Surf ou encore Blondie. Quand on a bossé avec lui pour le deuxième album, il mixait la moitié des disques qu'on écoutait à l'époque, des trucs plus indés comme Blonde Redhead, Blood Brothers, etc. C'était vraiment le son idéal. On l’a recontacté pour lui dire que HPS se reformait. Il était ravi. Il écoutait toujours le disque que nous avons enregistré à ses côtés. Et ironie du sort, il fait aujourd’hui écouter cet opus à des groupes avec lesquels il bosse désormais. Notre collaboration s’est donc déroulée rapidement et naturellement.

Vous avez été tous deux dans diverses formations qui ont connu un succès d’estime et de critique. Je pense à My Little Cheap Dictaphone ou encore Piano Club. Au même titre qu’HPS, pourrait-on imaginer la résurrection de ces deux monstres sacrés du rock belge ?

Il n’a jamais été question de tourner la page définitivement. Ce sont des épisodes que nous avons mis entre parenthèse depuis environ 4-5 ans. Anthony n’est pas présent, je ne vais donc pas parler pour lui et Piano Club. Mais, en ce qui me concerne, les gens viennent souvent vers moi dans le cadre d’une reformation éventuelle. Disons que nous sommes au stade de la réflexion. Il n’y a rien de très concret pour l’heure.

Anthony a fondé, il y a quelques années déjà, l’ASBL Young Rock. Il a lancé le Liège Rock Festival, un événement organisé pendant cinq ans à la Soundstation et qui a mis en lumière des talents confirmés (Dionysos, Das Pop, ...), mais aussi des formations émergentes telles que Girls In Hawaii. Le modèle économique des festivals peine à perdurer, à cause, notamment, des cachets excessifs réclamés par des artistes confirmés alors que les évènements pourraient être de très bonne qualité en proposant davantage d’artistes émergents. Vous possédez tous deux une longue carrière dans ce domaine, mais comment perçois-tu ce modèle dans vingt ans ?

Je n’en sais trop rien ! J’en ai discuté avec différents organisateurs de festival qui m’ont tous confirmé que le modèle économique actuel était en passe de changer. Il y a clairement des choses à réinventer. Certains festivals connaissent des difficultés pour vendre la totalité des places disponibles. Quant à ceux qui parviennent à faire ‘sold out’, on n’y voit pas toujours les artistes les plus indépendants et les plus locaux. Les contraintes économiques sont telles qu’il va falloir faire cohabiter les grosses têtes d'affiches avec des artistes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou belges, en général. Aujourd’hui, les programmateurs de festivals souhaitent aller en ce sens. Mais, il est vrai, que ce n’est pas facile à concilier.

Pour terminer quels sont vos projets ? Avez-vous l’intention d’enregistrer un nouvel elpee ?

Pas vraiment ! Nous n’avons aucun plan, nous vivons plutôt au jour le jour, comme à nos débuts. Mais, nous sommes sollicités, je dois l’avouer. Nous avons sorti deux nouveaux titres et un troisième est en préparation. L’idée était de pouvoir se produire dans quelques festivals cet été. Comme nous l’avions signalé un peu plus tôt, nous avons pas mal tourné en France dans le passé, le public français serait désireux de nous revoir. Très honnêtement, aussi longtemps que l’envie et le plaisir y sont, on continue. Mais plus question de bourlinguer durant des centaines de kilomètres dans un van. On pourrait imaginer y consacrer quelques dates, afin de revoir quelques amis, par exemple, mais rien de concret pour l’instant. Après la saison d’été, nous avons encore quelques concerts sur le feu. Mais dans un an, je suis incapable de te dire si nous serons toujours là.

Les artistes français déclarent souvent que le public belge est le meilleur. Je me demande si le public français est aussi réceptif à votre égard que nous pouvons l’être…

Nous n’y sommes pas encore retournés ! Ce sont essentiellement les programmateurs de l'époque qui aimeraient nous y faire jouer. Nous devons y avoir accompli quelques 200 à 300 concerts et nous y comptons donc quelques fans. Justement, notre label est français (NDR : Naïve). Lorsque nous y serons, on verra si le public est toujours aussi réceptif.

(The) Nits

De véritables hommes-orchestres…

Écrit par

Le feu, les épreuves physiques, les années : rien ne parvient à ébranler les Nits. Toujours élégants et raffinés, ces ex-jeunes Beatles hollandais reviennent auprès de nous, fidèles à leur rendez-vous depuis un demi-siècle. La salle affiche complet, le son s’avère irréprochable. Aucun band en ouverture : le set, scindé en deux parties, débute par 55 minutes, suivies d’un entracte de 20 minutes, avant que le trio ne reprenne possession des planches pour 75 minutes, unique rappel inclus.

Après avoir célébré leur cinquantième anniversaire par une tournée européenne l’an dernier, la formation se remet déjà à l’ouvrage. Cinquante ans ! Un demi-siècle que les Nits existent, composent et, surtout, interprètent leurs chansons sur l’estrade ! Car, si les elpees de nos Bataves préférés captivent toujours, et se révèlent parfois excellents (« In The Dutch Mountains », « Ting », « Giant Normal Dwarf »), leur spectacle demeure une expérience à ne pas manquer. C’est en live que l’on saisit le génie de Henk, Rob et Robert. L’intensité émotionnelle, l’énergie qui infusent ces miniatures musicales profondément originales, traversent un large spectre, de la pop aux accents beatlesques à l’expérimentation la plus audacieuse, en passant par la new wave, l’indie pop ou l’ambient. La virtuosité de ces musiciens d’exception ne sert jamais à complexifier les morceaux ou à étaler leur talent, mais bien à les rendre plus accessibles, plus lumineux, plus joueurs. Même lorsque les textes de Henk Hofstede abordent des thèmes graves – massacres de la guerre civile espagnole, occupation nazie aux Pays-Bas, enfants-soldats –, la musique des Nits demeure intensément vivante. Pour un curieux qui découvre le set, la surprise est totale ; pour les fidèles, il s’agit d’une formalité réjouissante.

En toile de fond, deux écrans projettent sans interruption des dessins primitifs, reflets de l’univers singulier du trio. Ces œuvres, principalement signées Sven Geers pour les pochettes et visuels récurrents, naissent souvent d’une collaboration étroite avec la formation elle-même, très investie dans la création, même si d’autres artistes y apportent parfois leur touche, forgeant ainsi une identité visuelle unique et onirique qui accompagne leur musique depuis des décennies. Le combo adopte une disposition triangulaire sur le podium : Rob Kloet, batteur, s’installe à droite derrière un kit enrichi de multiples percussions ; Henk Hofstede, véritable colonne vertébrale du band, occupe le centre, micro en main, entouré de ses guitares acoustique et électrique, son clavier en retrait ; à gauche, Robert Jan Stips veille sur les claviers.

Le trio fait son entrée triomphale, accueilli par une foule chaleureuse. Henk salue l’auditoire en français, néerlandais et anglais. Le set s’ouvre sur « Jardin d’hiver », extrait d’un opus charnière dans la discographie foisonnante du band, « Omsk » (1983), où leur musique s’émancipe de l’influence new wave dominante pour s’épanouir en une pop avant-gardiste. La pureté de la new wave ne subsiste que sur quelques titres. Le spectateur plonge dans un univers de rythmes chatoyants et de vibrations éblouissantes, sensations que l’on retrouve dans « Jardin d’hiver », aussi léger et scintillant qu’un flocon sous le soleil hivernal. Nits incarne une formation dont l’histoire s’écrit au fil de mutations et d’expérimentations, la musique se régénérant sans cesse, indifférente au temps et aux aléas de personnel.

« Boy in a Tree », issu du long playing « Giant Normal Dwarf » (1990), s’impose comme un classique du trio, bâti sur deux accords, à l’image de Pink Floyd ou Lou Reed. Mais ici, tout relève de l’architecture et du dosage, notamment dans ce refrain sublime où Henk module sa voix sur un tapis sonore somptueux tissé par Stips. « Long Forgotten Story », du même disque, suit et aborde la guerre, Stips et Kloet y inventent des solutions sonores originales. Les mimiques de Henk captivent ; derrière lui, les écrans déroulent des dessins enfantins, échos d’une imagination toujours empreinte d’enfance radieuse.

Le public découvre ensuite « Ultramarine », courte fantaisie mettant en scène la rencontre improbable entre Claude Monet et Bob Dylan dans l’ascenseur du Savoy à Londres. Malgré leur goût pour l’expérimentation, les Nits, à l’instar d’Hergé, recherchent toujours clarté et précision dans leurs chansons. La légèreté s’invite pour « Yellow Socks & Angst » (inspirée par la grand-mère de Hofstede, tricoteuse compulsive), Henk arbore alors un petit chapeau jaune. La soirée se poursuit sous les notes de « Sugar River » et « The Swimmer », aux accents de tango argentin, avant de culminer dans un groove tzigane grâce au jeu incisif de Henk. Vient l’entracte de vingt minutes, après une première partie décontractée, teintée d’ironie.

Après une courte pause, la seconde partie du set révèle des pépites rarement jouées en concert, telles que l’entraînant « Moved By Her » enveloppé de claviers chatoyants, le réfléchi « The Tree » (extrait du dernier EP « Tree House Fire », Henk Hofstede au piano), ou la ballade country, rêveuse et discrète, « Road Not Taken ». Henk cède exceptionnellement le chant principal à Stips sur « The Long Song ». Pour « Lits-Jumeaux », Henk saisit un dulcimer des Appalaches et lance ce titre relatant une histoire de guerre, évoquant collaboration et Résistance. L’auditoire a droit à « Sketches Of Spain », qui évoque la guerre civile espagnole, puis au morceau entraînant « JOS Days », où Henk souffle dans l’harmonica et évoque sa brève carrière de footballeur. La valse mélancolique « Adieu Sweet Bahnhof » s’élève, suivie en rappel par « The Hours », dédiée à la regrettée Yasmine.

Ces trois musiciens accomplis se révèlent, chacun à leur manière, de véritables hommes-orchestres. Ils offrent une soirée d’une finesse musicale rare et d’une émotion profonde, confirmant leur statut de pionniers de la culture musicale européenne. Tour à tour enjoués et mélancoliques, originaux et vibrants, familiers et surprenants, les Nits ne déçoivent jamais. Pour une formation qui illumine les planches depuis cinquante ans, c’est un exploit. On en redemande

Setlist :

Première partie : « Jardin d'hiver », « Boy In A Tree », « Long Forgotten Story », « Flowershop Forget-Me-Not », « Nescio », « Ultramarine », « Yellow Socks & Angst », « The Swimmer », « Sugar River ».

Seconde partie : « A Touch of Henry Moore », « Moved By Her », « Sketches Of Spain », « The Long Song », « The Attic », « The Tree », « J.O.S. Days, J.O.S. Vrees », « Lits-Jumeaux », « The Flowers », « The Night-Owl », « In the Dutch Mountains », « Road Not Taken » (première fois depuis 2016), « Adieu Sweet Bahnhof ».

Rappel : « The Hours »

(Organisation : Live Nation)

Page 3 sur 1353