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dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Blues & Tall tales

Nous sommes à Minneapolis, le berceau du label Blue Loon. Rockin' Daddy est le surnom du guitariste Dan Schwalbe. Il a reçu le concours des Rough Cuts, drivés par l'harmoniciste Steve Grosshans. " Blues & tall tales " constitue leur 2ème album sur ce label, après "Straight shooter" en 93. Le groupe implique également Dave Sanny à la basse et Marty Bryduck à la batterie.

Dan ouvre l'album par "Yes she sends me", une chanson au cours de laquelle il gratte ses cordes dans le style cher à la West Coast d'aujourd'hui. "C.O.D" est un shuffle à la rythmique d'enfer, que Dan avait enregistré dans le passé avec son ancien groupe Blues Deluxe. RD & the Rough Cuts ne sont en fait que Blues Deluxe avec un nouveau nom! "Why do I stay" est un blues lent paraissant sorti tout droit des swamps louisianais. Bruce McCabe est au piano. Aujourd'hui dans le backing band de Joni Lang, Bruce fut longtemps du Lamont-Cranston Band et des Hoopsnakes. "Elbow room" reste du côté de Baton Rouge, avec un son qui flaire bon le style de Slim Harpo ou de Lazy Lester. La guitare vibrato, le jeu d'harmonica de Steve, tout y est! Parenthèse néo-orléanaise pour "Your conscience is on my side". McCabe joue du piano avec une réelle aisance. "Easy come, esay go" est un blues rock très entraînant. Dan attend impatiemment le moment de libérer ses cordes et Steve sort sans doute son meilleur solo. "Joke on your back" est un bon slow blues bien juteux. Une occasion pour Dan de sortir à nouveau de l'ombre pour produire un solo bien mesuré. Rockin' Daddy aborde en mode jump "Wiggle & wobble", démontrant ainsi qu'il sait se montrer alerte à la manière d'un Hollywood Fats des bons jours. "Can't believe" adopte un profil Chicago blues musclé. Dan joue merveilleusement dans un style sobre pouvant rappeler Steve Freund ou le meilleur Peter Green. La finale est toute en douceur. Un instrumental ne laissant cohabiter que guitare et harmonica, à l'instar des grands duos de Chicago, tels que Big Walter Horton et Robert Nighthawk par exemple. Un album de très honnête facture!

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Whiskeyd up

Radiotones est un trio acoustique issu de Perth, en Ecosse. Une région industrielle défavorisée qui produit rarement des groupes de country blues aussi purs. Quoique la rudesse conjuguée à une certaine agressivité dans le timbre de la voix du chanteur, trahissent un mal de vivre évident.

A ce jour, cet ensemble comptait un seul album à son actif, "Gravel road". Ce nouvel opus épingle huit compositions personnelles qui s'ajoutent à des adaptations de classiques du Delta Blues. Dave Arcari chante et joue de la National steel guitare. Jim Harcus souffle dans son harmonica. Adrian Paterson assure le rythme à la basse. Et avouons-le, la production est excellente. Le son des cordes de la National est restitué avec toute la puissance et le caractère métallique que peut dégager l'instrument.

C'est gagné dès la 1ère plage, "Don't stop". Le son est dépouillé à l'extrême, les frappes sur la guitare glaciales. L'harmonica reste discret à l'arrière, avant d'éclater entre deux parties vocales arrachées à l'arrière-fond de la gorge de Dave! Et le meilleur est encore à venir. " Dry " tout d'abord. Et puis l'instrumental " Cool it ", qui permet à Jim de décoller vers le sommets. "Close to the edge" ressemble plus à un chant à boire, émanant d'un vieux pub irlandais. "Wherever I go" se goûte à nouveau près d'un comptoir. La National steel sonne comme un banjo. L'harmonica tout proche semble venir d'un lonesome cowboy du Far West. Le pub est devenu saloon. Le son du delta vient alors nous chatouiller les oreilles. Rien de surprenant dès qu'il s'agit de "Can't be satisfied" et de "Going to see the king" de Bling Willie Johnson ; de "Nobody's fault but mine", ou encore du "Preachin Blues" de Robert Johnson. Surtout lorsque la voix de Dave devient complètement graveleuse. Dans le genre, c'est un bon album !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Way back home

Herman Parker est originaire de West Memphis dans l'Arkansas. Le virus du blues lui a été inoculé en 1948 par le célèbre Sonny Boy Williamson II. C'est d'ailleurs Sonny qui lui a décerné le surnom de Junior. En 49, il reste dans le sillage d'un autre grand, Howlin' Wolf. Il commence alors à enregistrer sous le nom de Little Junior et monte ensuite sa formation, les Blue Flames. Cette collection est sous-titrée "The Groove Merchant years". Elle se concentre surtout sur la 2ème partie de la carrière de Junior. Bien moins focalisée sur le blues, elle se prolongera jusqu'à la mort prématurée de l'artiste en 71. Il n'avait même pas 40 ans.

Nous le retrouvons vers 1970 lorsqu'il est pris en main par le producteur Sonny Lester. De l'album "Outside man", sorti en 70 sur Capitol, nous ne retrouvons rien de bien excitant. Je retiendrai quand même les reprises. Et en particulier "River's invitation" de Percy Mayfield, "You know I love you" de B.B King, rehaussée par une armée de violons, mais également caractérisée par la présence d'une guitare minimaliste toute en sensibilité ; sans oublier une version très originale du "Lady Madonna" des Beatles. De l'album, "Dudes doin' business", gravé en 71 et enregistré en la compagnie de l'organiste Jimmy McGriff, j'épinglerai "Drowning on dry land" d'Albert King. Mais également "Ain't that a shame" de Fats Domino, un autre titre des Beatles "Oh darling", une cover assez réussie d'un blues de Dr John particulièrement réussie, "A losing battle", et un hit pour Johnny Adams. A l'époque, Lester lui fait réenregistrer des plages mises en boîte pour le label Duke, il y a des lustres. Et notamment des classiques du blues tels que "Sweet home Chicago", "Tin pan Alley", "Look on yonders wall" et "That's alright". Une occasion pour Junior d'empoigner son harmonica et de nous montrer comment il peut toujours chanter le blues de manière bouleversante. Ces titres furent réunis sur l'album "Blue shadows falling". Nous serons sélectifs dans l'écoute de cette collection, car si nous ne retrouvons pas l'énergie de l'époque où il créa "Mistery train", ses interprétations du blues lent sont autant de brûlots. A l'instar cette adaptation live de "Don't throw your love on me so strong" d'Albert King, enrichie par la guitare de O'Donel Levy et surtout l'intervention remarquable à l'orgue de Mc Griff.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Exposed

Parker’s Alibi est un jeune quartette anglais issu des cendres de Monty Turnbull!! Il est drivé par un jeune de 23 ans, diplômé en psychologie de l'Université de Derby. Un chanteur/guitariste qui donne son nom au groupe. Il est entouré de Morg Morgan aux claviers, Chris Lomas à la basse et de Tony Baylis à la batterie. L'album a été enregistré live, le 27 juin 2000, au Robin R&B Club de Merry Hill.

Les premiers accords sont sèchement plaqués sur la guitare. L'orgue progresse dans l'ombre. "Cheatin' on you" est une plage rythmée qui accroche l'oreille. "Five long years" est un des slow blues les plus célèbres du pianiste Eddie Boyd. L'interprétation d'Alibi est typiquement british blues. La guitare au son réverbéré, très amplifiée, aux accents dramatiques, occupe l'avant-scène. Une formule qui me rappelle le Chicken Shack de Stan Webb. La voix de Ian est bien posée et dialogue avantageusement avec sa guitare. Le rythme s'accélère pour "Brick" qui accorde un nouveau clin d'œil au style extraverti de Webb. Alibi n'hésite pas à passer au scat, pendant que le chant accompagne la guitare débridée, dans ses épanchements. Du tout bon travail! Sur "Funky now", Parker prend son billet de sortie sur le style cher à Carlos Santana. La reprise très climatique du "It's a man's, man's, man's world" de James Brown est un des moments forts du concert. Le tempo est très, très lent. L'atmosphère est sombre. Parfois, le son est à peine audible, tant la quiétude est de rigueur ; et l'instant suivant la guitare se libère, éclate, dans un torrent de notes. Une belle réussite d'Alibi! D'ailleurs, la force du groupe réside certainement dans l'interprétation des tempos lents. Je soulignerai tout particulièrement la finale, "Almost cut my hair", une chanson issue de la plume de David Crosby. David chantait avec autorité cette chanson flanqué de ses célèbres acolytes, Steve Stills et Graham Nash. Parker's Alibi est une bonne formation qui mériterait de passer par chez nous.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Two trains running

Voilà un autre album de country blues, fruit d'une collaboration entre le bien connu chanteur guitariste anglais, Dave Peabody, et un harmoniciste qui nous vient des antipodes, Brendan Power. Un répertoire très conventionnel qui débute par "Broken down engine" de Blind Willie McTell. J'adore la version vigoureuse de "Ride, ride mama" de Johnny Shines. La voix, la guitare et l'harmonica remplissent tout le décor sonore. Brendan souffle puissamment, de manière désespérée et perçante. Dave et Brendan se transportent dans le Chicago de la fin des 40s, sur "Queen Bee". On pourrait imaginer Jimmy Rogers aux cordes et Sonny Boy Williamson, à l'harmonica. Un exemple d'efficacité ! Le duo enchaîne avec "Two trains running" de Muddy Waters. Brendan Power y est bouleversant. Le traditionnel "Crow Jane" bénéficie d'un traitement étonnant. Le jeu d'harmonica n'est vraiment pas celui de monsieur tout le monde. Sans doute fort proche du "Whoopin' sound" de Sonny Terry, cet exercice de virtuosité est aisément réussi. "Losing hand" est un titre lent, très triste. Dave se limite à quelques accords tandis que l'harmonica sonne le glas. La reprise percutante du célèbre "Mama talk to your daughter" de J.B Lenoir est bien plus joyeuse. Brendan est sans équivoque un magicien de l'harmonica. L'écouter procure une claque permanente. Un album de country blues chaudement recommandé qui se termine sur les accents d'une guitare National Resophonic.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Back on Top

Joe Willie ‘Pinetop’ Perkins est un vieillard sémillant de 86 ans. Il reste une des dernières légendes vivantes du blues, à fouler notre bonne vieille terre. Il affichait déjà 75 ans au compteur lorsqu'il a sorti son 1er album sous son nom. Depuis, et surtout ces dernières années, il est manifestement devenu un des bluesmen les plus prolifiques. "Back on top" constitue son 2ème album pour Telarc, après "Born in the Delta". S'il sévissait déjà dans les années 30, notamment en compagnie de Robert Nighthawk, il est surtout connu pour sa participation de 1969 à 80 au Muddy Waters Band. Il assurait alors la succession du bouleversant Otis Spann.

"Back on top" débute par un blues lent écrit jadis par Earl Hooker, "Anna Lee". Sa voix est reposée et les échanges entre le piano et la steel guitare de Corey Harris sont une parfaite manière d'aborder cette nouvelle oeuvre. Cap ensuite sur le boogie woogie de "Down in Mississippi". Sugar Ray Norcia est à l'harmonica et Corey démontre tout sa versatilité aux cordes. Pinetop interprète de nombreux canons du blues. Entre autres "Kansas City" et "Five long years", un très célèbre slow blues écrit par un autre pianiste, Eddie Boyd. D'une sobriété exemplaire, l'accompagnement est tout à fait efficace. Denny Breau est à la guitare et la section rythmique de luxe est composée de Mudcat Ward et de Per Hanson. "Hi heel sneakers" reçoit ce même type de traitement. Seule la guitare, quasi acoustique, est discrètement amplifiée. L'ambiance est donc plutôt roots. C'est avec beaucoup de respect pour ses compositeurs, Leroy Carr et Scrapper Blackwell, que Corey Harris et Sugar Ray entrent en communion sur "How long blues". Et pour être tout à fait complet, sachez que l'opus recèle deux titres chers à Perkins, "Pinetop's boogie woogie" et "Pinetop's blues", mais sous de nouvelles versions. Une bonne production de plus pour Telarc.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Knocking at your door

John Primer est un bluesman contemporain. Il est aujourd'hui âgé de 55 ans. Il est né, comme tant de grands, dans le Mississippi. En 63, il s'est établi à Chicago, et en 79, il a fait partie des All Stars de Willie Dixon, avant de rejoindre le Muddy Waters Band. Il y restera jusqu'en 1983, année de la mort de ce monstre sacré. Il rallie ensuite les Teardrops de Magic Slim. Il y restera 13 ans. " Knocking at your door " bénéficie de la production du célèbre Mike Vernon. Tout comme ses deux derniers albums "The real deal" et "Keep on lovin' the blues" (NDR : parus cependant sur le label Code Blue). Et le résultat de sa mise en forme est excellent. Le son est réellement puissant, chaque instrument est effectivement distinct.

John est ici entouré d'excellents musiciens. Matthew Skoller se réserve l'harmonica, Ken Saydak les claviers, tandis que Larry McCray le seconde à la guitare. Dès l'ouverture, "Knocking at your door" se détache par le son de l'harmonica de Matthew Skoller. Ce petit gars posède un style riche en tonalités personnelles. Sur "Change your evil ways", Primer déambule sur un axe résolument moderne, tendu entre le Chicago Westside et le Memphis de BB King. Tramée sur un thème bien connu d'Earl King, "Lonely days and nights" est une composition imprimée sur un tempo inhabituel ; et John fait à nouveau mouche dans l'exercice de ce swamp pop louisianais. La reprise de "Excited by your charms", de Jerry McCain, est l'occasion rêvée pour Skoller d'étaler tout son savoir-faire, de démontrer tout ce talent de souffleur, capable de créer de petites phrases vraiment géniales. La section rythmique dégage une force incroyable, tout au long de "Hard working woman" ; une bonne occasion pour Steve McCray, le frère de Larry, Steve McCray, de cogner dur sur ses peaux. Comme pour rappeler son séjour chez Muddy Waters, et son admiration pour Sammy Lawhorn, John empoigne sa slide pour interpréter "Brutal hearted woman"'. Skoller est cependant pour moi la révélation de cet album. Aussi étonnant que cela puisse paraître, à certains moments, il me fait penser à Pierre Lacocque, de Mississippi Heat. Et croyez-moi, c'est un compliment ! Tendez donc l'oreille à "Everytime you touch me" et à "A woman was made to be loved". Hommage à Jimmy Rogers, "That's alright", est un instant de grande émotion. Et le duo Primer - Skoller, une pureté à fleur de peau! Privé de blues mené à la Muddy, cet album n'aurait pu être complet. C'est chose faite avec "I been dogged around". Une leçon d'efficacité pour un album de 1ère division !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Double shot!

Au cours des années 80, Snooky et Mel ont joué ensemble au célèbre club texan, l'Antone's d'Austin. Mel a ensuite participé à la confection de l'album "Can't stop blowin'" de Snooky, sur ce label Electro-Fi. Début de l'an 2000, Mel Brown nous a gratifié d'un superbe album "Neck bones and caviar". Les voici de nouveau ensemble pour ce nouvel opus. Une formule familière à Snooky, puisqu'il joua longtemps avec Johnny Shines et surtout Homesick James.

Les deux musiciens sont tous deux originaires du Mississippi. Snooky a 79 ans, Mel, 61. Ce n'est pas la formule du duo acoustique qui a été retenue mais bien l'ensemble électrique. Faut dire qu'ils ont accompagnés par les Homewreckers. John Lee au piano, Al Richardson à la basse et Jim Boudreau à la batterie.

Tout ce beau monde démarre pied au plancher par "Dirty rat". C'est fou l'énergie que peut encore déployer à près de 80 ans, Mr Pryor. Il possède un style très personnel à l'harmonica ; et si les mêmes phrases reviennent régulièrement, c'est avec un plaisir sans cesse renouvelé que nous le retrouvons. Sa voix, juste ce qu'il faut de ravagé, reste autoritaire. Elle mène "Early in the morning" pendant que John Lee fait frétiller au piano. "Big leg beat" est un très long blues lent, particulièrement inspiré par le Chicago Blues. Snooky et Mel s'y sentent comme des poissons dans l'eau. Mel est également un vocaliste intéressant. Il chante "Rock this house" (de Jimmy Rogers), flanqué de Michaël Fonfara, bien excité derrière ses ivoires. Blues bien rythmé, renforcé par son attaque sur l'harmonica, "Let your hair down woman" est du Snooky Pryor typique. Un de ces petits joyaux dont il nous gratifie à chaque album. Traversé par une implacable intervention de Brown à la guitare, "So fine" poursuit dans le rythme. "That's all right" est un autre titre de Jimmy Rogers. Il est chargé d'émotion et intensité, mais cette adaptation est beaucoup plus lente que la version originale. Pour "Do the boogaloo", le sémillant Snooky nous invite à la danse joyeuse. Mel chante merveilleusement, d'une voix chaude, de soul man, "Easy my mind", un blues au tempo modéré. A pleurer! Un excellent album!

 

mercredi, 16 mai 2012 22:49

Chasing butterflies

Neil Taylor est anglais. Il n’est guère notoire au sein du grand public ; et pourtant, c’est le guitariste de Robbie Williams. Originaire de Bristol, il est âgé de 51 ans. A ses débuts, il militait chez Neon, une formation qui impliquait de solides noms issus de la new wave britannique ; et en particulier Curt Smith (Tears for Fears) et Pete Byrne (Naked Eyes). Il va d’ailleurs participer à l’aventure Tears for Fears. Depuis 2001, il est le gratteur attitré de Robbie Williams, l’illustre chanteur pop qui a fait les beaux jours du boysband Take That. Mais lorsque le natif de Stoke-on-Trent décide de retourner au sein du mythique quintet, en 2010, Neil décide de voler de ses propres ailes. « Chasing butterflies » ne constitue pourtant pas son premier essai en solitaire, puisqu’il avait déjà publié un premier elpee en solitaire, “No self control”, dès 2010, mais le disque était passé inaperçu.

Cette chasse aux papillons est essentiellement acoustique. Neil signe les onze plages. Quoique très personnel, son style reste marqué par ses différentes expériences. En particulier par celles qu’il a vécues chez Naked Eyes et surtout Tears for Fears. Et on s’en rend compte dès le titre d’ouverture, “Dream machine”. La production est impeccable. Les rythmes et les parties vocales sont bien mises en place. Les cordes acoustiques sont lumineuses. “Would you love me” baigne dans le même climat. Le sens mélodique est soigné. La guitare rythmique fougueuse. Des percus soutiennent l’ensemble. La voix sensuelle et puérile de Sachi Copley épouse parfaitement celle de Neil. Le long playing accorde également un espace au country blues, mais sous une forme toujours très personnelle. Et “Silver man” en est un excellent exemple. Une incursion dans le blues encore plus flagrante sur des titres comme “Cocaïne blues” et “Drunken lullaby”, deux plages subtilement caressées d’un bottleneck! Parfois, Taylor me rappelle les Beatles d’une certaine époque et même Marc Bolan. A cause de cette approche particulière mais limpide des vocaux. « Drive away » et le titre maître du disque, une ballade tout bonnement majestueuse, en sont les plus belles illustrations. Le son des cordes est d’une grande pureté tout au long de “Shadows fall”. Une technique qui me rappelle le gratteur de Felt (NDR : encore un combo insulaire né en pleine période new wave), Maurice Deebank. L’album recèle encore “No self control”, un rock’n’roll déjanté et s’achève par “No God”, confirmant l’esprit créatif qui règne tout au long de la plaque… 

 

mercredi, 16 mai 2012 22:33

Live in Wolverhampton

La carrière de Glenn Hughes est déjà bien remplie. Agé de 60 balais, cet Anglais est bassiste mais surtout chanteur. Son premier succès, il l’a vécu au sein d’un trio de hard rock funkysant, baptisé Trapeze, un combo drivé par le guitariste Mel Galley. Son heure de gloire est arrivée en 1973, lorsqu’il est recruté par Deep Purple pour remplacer le bassiste Roger Glover. Il partage alors le chant avec David Coverdale. Son addiction à la cocaïne va lui rendre la vie difficile, pendant de nombreuses années.

Il a également participé à différentes expériences musicales, notamment en compagnie du guitariste Pat Thrall, chez Hughes/Thrall, Gary Moore au sein de G Force et s’est ouvert une courte parenthèse dans Black Sabbath, suite aux liens qui le lient au gratteur Tommy Iommi. Il a ensuite embrassé une carrière solo. Il a frôlé la mort à deux reprises à cause de sa cocaïnomanie. Depuis 2010, il milite au sein de Black Country Communion, en compagnie du jeune sixcordiste Joe Bonamassa ainsi que du drummer Jason Bonham, le fils du regretté John, préposé à la batterie chez Led Zeppelin! Cet elpee a été immortalisé ‘live’, chez lui à Wolverhampton, en juin 2009, avant donc qu’il n’entame son aventure Black Country Communion. Hughes a toujours joui d’une belle réputation de chanteur. Et pour cause sa voix puissante, éraillée, funkysante, est fortement influencée par les vocalistes issus de la northern soul, tant chez Tamla Motown que Stax.

Ce double opus (cd et dvd) réunit des morceaux interprétés au cours de deux shows différents, accordés au mois de juin. Sous-titrée “Full band show”, la première nuit se concentre sur sa carrière en solitaire et celle accomplie chez Deep Purple. Baptisée “You are the music – An evening of Trapeze” et empreinte de nostalgie, la seconde est consacrée à ses débuts opérés au sein de Trapeze.

Le premier volet s’ouvre par “Muscle and blood”. Il nous replonge à l’époque Hughes/Thrall. Ce morceau de hard rock posé, bluesy, funkysant, est balisé par les lignes de basse du leader, pendant que guitares et claviers le suivent à la trace! Le ton est donné. Les titres alignés opèrent dans le même registre. Y figurent même deux plages issues de “Burn” le 1er  elpee de Deep Purple auquel il avait participé, “What’s going on here” et “Mistreated”.

La soirée finale est chargée d’émotion. C’est la première fois qu’il réserve son répertoire à Trapeze. Ce soir, il dédie ce set à la mémoire de  Mel Galley, décédé le 1er juillet 200. Il était atteint d’un cancer. Cette plaque nous réserve une majorité de pistes extraites de “Medusa” et “You are the music, we are the band”. Notamment du premier. Dont l’inévitable “Touch my life”. Le trio s’y révèle brillant dans son interprétation, et nous réserve même des compos où se mêlent douceur, mélancolie et sens mélodique. A l’instar de “Jury”, “Seafull” et “Medusa”. Faut dire que le potentiel vocal de Glenn n’a pas été altéré. Fidèle à sa réputation, il chante naturellement, sans forcer. Un beau témoignage…

 

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