La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DEADLETTER
Epica - 18/01/2026
Enzo Porta

Enzo Porta

mercredi, 10 septembre 2008 00:10

Classic Titles

Franco est sans aucun doute un des artistes congolais les plus notoires, chez nous. Le guitariste/chanteur affiche plus de quarante ans de carrière au compteur. Et elle est résumée sur ces deux copieux disques qui retracent les premiers pas du ‘Tout Puissant Ok Jazz’ dans la première moitié des années cinquante, en passant par les diverses incarnations de la formation jusque dans les années quatre-vingt, où Franco a succombé au SIDA. L’auditeur rencontre ici le prototype (et l’origine) de la rumba congolaise. Ce style particulier propre à l’ex Zaïre mélange les sons cubains (chant, percussions) à des lignes de basses et de guitares virevoltantes ; le tout traversé discrètement par quelques cuivres. Les chansons s’étirent souvent au-delà des six minutes et content des histoires qui seront mieux appréciées si vous pratiquez le lingala. A ce titre, la chanson « Nabala ata mbwa » constitue est un bon résumé musical du contenu de ce disque : un chant très latino américain et des solos de guitares impressionnants. C’est d’ailleurs cette guitare, soutenue par la basse et les percussions en arrière-plan qui entretiennent le groove tout au long des huit minutes de cette plage. Au fil du temps, Franco va faire de son orchestre un véritable empire financier. Ce qui lui permettra d’entretenir jusqu’à cinquante personnes, toute l’année. Pour arriver à ce résultat, tous les coups sont permis et notre homme ne se privera d’aller débaucher les meilleurs musiciens chez ses concurrents directs… Musicalement, les années cinquante et soixante sont les plus intéressantes, surtout pour ces magnifiques parties de guitares très aigües et légèrement triturées qui ponctuent presque chaque titre. Cette compilation constitue un point d’entrée idéal dans la riche discographie de Franco, d’autant que les notes de pochette sont très instructives.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:08

Electric Laser

Issu de Los Angeles, ce jeune trio nous propose son deuxième album. Depuis 2002, Newman, Maanumental et Chikaramanga pratiquent un hip hop positif et old school, à l’instar de formations comme Jurrasic 5 et les excellents Pharcyde. Les treize titres d’« Electric Laser » sont caractérisés par une approche un peu répétitive dans les flows (dont quelques rimes en japonais !) largement compensée par les excellents beats qui jalonnent l’album. Pour la partie plus hédoniste de l’opus, l’auditeur a droit à quelques tranches d’électro funk bien balancées (« Speakers Pop », « Speakers Funk »), des moments plus pop et ensoleillés (« Ready To Fly », « Same Old Shit », « Do The Robot In Cyberspace »). Quatre titres qui devraient bien fonctionner sur les pistes de danse… Sous un versant plus introspectif, on épinglera l’original « Pops », au cours duquel un des emcees évoque l’homosexualité de son père et profite de l’occasion pour dénoncer l’homophobie du milieu rap. Dans un autre registre, « Let It Go » et son ambiance soul se penchent sur la sécheresse créative (toute relative) qui sévit dans le rap d’aujourd’hui. Un bon album, assez créatif et qualitatif pour se distinguer de la masse, paru sur l’excellent label Tres Records.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:06

Isabela

Congolais d’origine angolaise, Ricardo Lemvo a émigré aux Etats-Unis à l’âge de quinze ans, afin d’y poursuivre ses études. Grand fan de salsa, et plus particulièrement de Johnny Pacheco, notre homme fonde Makina Loca en 1990. La formation compte cinq albums à son actif, une discographie qui lui a permis de permis de tourner un peu partout dans le monde. L’originalité de Lemvo procède de sa capacité à pratiquer plusieurs langues : portugais, kikongo, lingala, swahili et espagnol. Il mixe donc naturellement ses influences africaines et latines sur ce cinquième album dédié à sa fille « Isabela ». Lemvo touche à tous les genres : salsa, soukous, rumba congolaise (il reprend « Lollobrigida », un classique congolais des années 50), et également plus cubains comme le son et le boléro. Un grand écart stylistique au cours duquel notre homme s’amuse même à transformer une chanson pop turque (« Elbette » de Candan Erçetin) en boléro cubain… Du bon son, que les amateurs du genre apprécieront à sa juste valeur.

lundi, 20 février 2006 02:00

Blessed

Depuis quelques temps, on assiste à un regain de popularité du gospel. Pour le meilleur et pour le pire, cette musique religieuse est occupée de reconquérir une certaine visibilité. La chorale de Soweto fait partie des pointures du genre et leur premier disque « Voices from Heaven » a été une des meilleures vente de ‘world music’ aux Etats-Unis. Il est important de signaler que les gains engrangés par la chorale lors de ses tournées mondiales servent à financer des actions sociales dans la ravagée Afrique du Sud. Musicalement, les nombreux morceaux proposés sur ce disque oscillent entre traditionnels africains, reprises (« Asimbonanga » de Johnny Clegg) et évidemment classiques du genre tels que le beau « I Bid You Goodnight » ou encore l’immanquable « Happy Day ». L’accompagnement instrumental se résume souvent à de simples percussions africaines, même si parfois une formation basique (piano-basse-guitare-batterie-cuivres) soutient la chorale. Un accompagnement de toute façon discret, puisque les plus important procède des belles performances de ces chanteurs d’exception.

mardi, 08 août 2006 03:00

Blackout

Dans la série des rééditions de l’immense catalogue du légendaire label Fania, on épinglera ce « Black Out » du pianiste Monguito Santamaria. Fils du légendaire percussionniste Mongo Santamaria, Monguito n’était pas en reste au niveau du talent musical et opérait sur ce disque le grand écart entre la soul d’inspiration latine et une salsa qui commençait à fixer ses règles au moment où ce disque a été enregistré (1970). On commence à s’éloigner de l’exubérance du boogaloo pour toucher à un certain classicisme pas encore fermé au changement. « Black Out » s’ouvre par la bien nommée « Crying Time », une perle de soul spectrale trempée dans le spleen des ruptures amoureuses, comme l’est du reste une grosse partie de « Black Out ». L’enlevé « Guarara » vise les dancefloors latins tandis que le funk lourd de « You need Help » et « I’ve Got To Find » ont sans doute été composés en pensant au public black de New York. Ce va-et-vient constant entre Amérique du Sud et héritage US s’avère étonnant, mais il recèle son lot de pépites, surtout du côté de la soul. It’s crying time…

samedi, 31 décembre 2005 02:00

All That I Am

« All That All I am » succède donc à l’énorme carton réalisé par « Supernatural » et au discret « Shaman ». Un disque pour lequel Santana a décidé de proposer plus ou moins la même recette musicale. Un mélange entre morceaux latins proches de sa personnalité et des menus sacrifices à la mode du jour, que favorise la participation de quelques grosses pointures du business musical actuel. Big Boi (Outkast), Mary J. Blige, Steven Tyler (Aerosmith), will.i.am (Black Eyed Peas), Sean Paul ou encore Joss Stone font donc partie de cet impressionnant casting. Alors que flanqué d’une pléiade d’invités, Herbie Hancock nous a récemment pondu une belle horreur, il faut avouer que Carlos s’en sort plutôt bien. Le disque démarre fort par « Hermes » : un chouette salsa rock exécuté sous le signe de la fête et des mélodies inspirées. Une impression positive corroborée par la ballade pop/rock convenue mais réussie « I’m feeling You ». Rayon r’n’b, « I am somebody » deviendra sûrement un tube l’été prochain ; un titre remuant commis en en compagnie de will.i.am ; tandis que le plus sentimental « I’m feeling You » (Big Boi et Mary J. Blige) devrait satisfaire les quarts d’heure américains des soirées à travers le monde. Moins agréable, le tire larmes « Just Feel Better » lorgne du côté ‘knuffel rock’. Caractérisé par son déluge de soli à la guitare, le délire heavy metal de « Trinity » constitue sûrement le plus mauvais moment de l’album. Et la présence de Kirk Hammet ne fait rien pour arranger les événements. Sean Paul et Joss Stone assurent quant à eux le service minimum sur le ragga latino de « Cry Baby Cry », tandis que le disque s’achève par un « Da Tu Amor » aux accents latin-jazz. Vous l’aurez compris, les styles se bousculent avec plus ou moins de bonheur sur ce nouvel opus ; ce qui en fait malgré tout une œuvre agréable et artistiquement plus solide que « Supernatural ».

lundi, 27 février 2006 02:00

Plan Maestro

Les Santo Barrio nous arrivent de Santiago et depuis 1997 ils sont les fers de lance du latin-ska en Amérique du Sud. Ce troisième album bénéficie d’une sortie européenne grâce au label allemand übersee records. Cette collection démarre fort par le merveilleux ska latin de “La Favorita”. Un morceau qui mélange percussions latines, cuivres ska, une rythmique quasi disco taillée pour les dancefloors et une mélodie imparable. Après un tel chef d’œuvre (oui oui), il est bien évidemment difficile de tenir les mêmes promesses tout au long de l’album. Leur mélange de funk, de rock musclé, de reggae sur fond de textes engagés mérite tout notre respect mais a du mal à renouer avec la magie du premier morceau. Restent quelques très chouettes morceaux comme l’ensoleillé et plus funky “Fantasia” ou encore les rêveurs “San Pauli” et “Mundo Paralelo”. Les arrangements et la production étant originaux et efficaces, l’écoute de l’album s’avère agréable malgré des moments un peu plus faibles. Cela dit, tout ça reste plutôt très bon et si vous ne jurez que par Manu Chao ou encore Roy Paci & Aretuska, ce disque est sans aucun doute digne de votre attention, ne fût-ce que pour la géniale plage d’ouverture.

mardi, 13 juin 2006 03:00

All the way

Etablis en Suisse, les Scrucialists servent de ‘backing band’ aux artistes jamaïcains (Lady Saw, Ward 21) qui transitent par la Confédération Helvétique. Ils ne se contentent pourtant pas uniquement de ce rôle et proposent sur cette plaque leur propre production musicale, enrichie des voix de quelques pointures jamaïcaines et locales. 17 morceaux qui épousent avec bonheur tous les styles du reggae, du dancehall au ragga en passant par le roots. Un effort sans prétention mais d’une qualité musicale exceptionnelle qui a bien inspiré les invités du projet. L’opus s’ouvre par Luciano, plus Dennis Brown que jamais. Il se fend d’une chouette ballade romantique intitulée « So Glad I Found ». Sur « Cross the Board », Burro Banton et Pinchers rappellent Chaka Demus & Pliers, un mélange de douceur et d’énergie sur un riddim qui s’inspire des rythmiques digitales de la seconde moitié des années 80. Le légendaire Dj Lone Ranger excelle sur le groovy « One Drop Come Back », une évocation nostalgique d’une époque bénie du reggae. Orienté dancefloor, le futuriste « My Love is No Secondhand » surfe sur des rythmes rapides traversés de sons électro. Musicalement magistral, il souffre cependant de la prestation vocale mielleuse de Nateesha Stream. « Compliments » est une martiale rythmique dancehall sur laquelle la talentueuse Lisa Dainjah alterne phases rappées et chantées du plus bel effet. Le Suisse Lion Face pose son efficace voix rauque sur l’aérien « Rise Up » qui rappelle les productions tardives de Lee Perry à l’époque du studio Black Ark, en moins psychédélique. Sur une rythmique plus expérimentale, le grave « Things Come To Pass » bénéficie de la voix habitée de Robert Levy. Plus tubesque et en allemand dans le texte, le « Radio » des Helvètes Phenomden contient un refrain imparable. On termine par Half Pint, une autre légende qui se fend d’une belle ballade romantique en guise de titre maître. Excellent et vivement conseillé à tous les amoureux de musique jamaïcaine sous toutes ses formes.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Change

Duo atypique issu de Los Angeles, Chace Infinite et Dj Khalil viennent de concocter un solide album sur le label de Dj Muggs (Cypress Hill). Le propos sans concessions de Self Scientific se distingue par un travail musical de très haut niveau. En outre, il n’hésite pas à briser les clichés en vigueur dans le hip hop pratiqué sur la côte ouest des Etats Unis. Le disque est partagé entre productions très électro et plutôt down tempo (« Balance », « When I Die », « 2 step »), gros beats bien gras teintés de soul rappelant EPMD (les phénoménaux « Change » et « King Kong ») et autres titres au cours desquels les boucles de disques soul défilent deux fois plus vite que la vitesse normale (« Tears », « Live n Breathe », le génial « What You Need »). Nettoyées de ses clichés, les rimes de Chace Infinite (au flow très proche de Jay Z) font le reste. Que le propos soit politique ou se focalise simplement sur la vie de tous les jours. Synthèse réussie entre titres hédonistes et propos plus graves pour un disque (trop) discret mais d’excellente facture.

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Bandidas

Cette partition du compositeur attitré de Luc Besson illustre un western exposant les beautés latines de Salma Hayek et Pénélope Cruz. Le Français délaisse pour l’occasion les synthétiseurs et se paie les services d’un grand orchestre et de cuivres mariachis pour aller piocher dans les atmosphères poussiéreuses d’Ennio Morricone. C’est bien foutu mais totalement référentiel, le génial Italien ayant créé un genre tandis qu’Eric Serra se contente de le paraphraser et n’en retient que les aspects les plus évidents, comme ces notes de guitare électrique noyées dans la reverb. Anecdotique !

Page 29 sur 51