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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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Enzo Porta

Enzo Porta

mardi, 25 avril 2006 03:00

Rise

Appartenant à la confrérie des bobos ashanti, fraction fondamentaliste du rastafarisme, Jah Mason compte parmi ses coreligionnaires des pointures comme Sizzla et Capelton. Baptisé Mason pour sa capacité à régler les conflits (en hommage au héros de série télé Perry Mason), notre homme possède un chouette flow, souvent bien plus digeste que ces illustres collègues. On possède très peu d’infos sur cette plaque, largement constituée de ‘riddims’ déjà entendus ailleurs (Studio One, Taxi, King Jammy). Comme Sizzla et Capelton (qui s’invitent sur « Rise this Morning »), Jah Mason pratique un curieux style qui hésite entre un chant très mélodique (« Black Princess ») et des moments plus agressifs et exaltés (« No More We Slave », « Gess & Spell ») où le ‘singjay’ vitupère contre les turpitudes Babylone. « Rise » recèle des passages plus doux, comme sur ce « I’ll Never Brake Your Heart » qui rappelle Chaka Demus & Pliers. Mais le minimalisme des beats et le flow schizophrène de Mason peuvent également faire la loi. A l’instar des éprouvants « Nwa Gwaan » ou « Them Girls Want Bling ». Même si il y a souvent de bonnes périodes, on regrettera le manque de finition du produit (la voix souvent surmixée) et des titres. Jah Mason se contente souvent d’une idée par chanson, répétée inlassablement sur les trois minutes que durent la plupart des titres. Résultat des courses on finit quelque peu par s’ennuyer.

 

 

mardi, 13 juin 2006 03:00

Live in Paris at new morning

Chanteuse au riche passé, la ‘Queen Of Rare Groove’ peut se targuer d’avoir collaboré avec James Brown, les Temptations, Stevie Wonder, Ray Charles… Enregistré en juin 2005 à Paris, cet opus constitue le premier disque ‘live’ de l’Américaine, témoignage d’une soirée chaude passée en compagnie des efficaces Soulpower Allstars. La chanteuse y fait résonner son impressionnante voix dans la plus pure tradition de la soul et du funk sudiste (Al Green, An Peebles, Otis Redding, ...). Une prestation électrique et passionnée où les morceaux phares du répertoire de la chanteuse sont proposés. « 90% of me is you », « Cradle Of Love », « All This Love That I’m Giving », « Funky Sensation »… Des morceaux parfaits, qui ont d’ailleurs été samplés par une armada de bidouilleurs pour concocter quelques tubes d’aujourd’hui. « You make me feel so good people », répète Gwen au cours de sa prestation, mais il faut dire qu’elle le rend bien au public conquis de cette soirée. Il ne manque plus qu’un nouvel album studio pour couronner ce come-back.

jeudi, 30 mars 2006 03:00

Underwater Cinematographer

Ces jeunes gens de Toronto sont parrainés par les Broken Social Scene, qui ont décidé de les soutenir en sortant leur premier effort sur « Arts & Crafts », leur propre label. Comme les Flaming Lips de la première période, ils affectionnent les titres à rallonge et à l’humour bizarre, du genre ‘the protagonist suddenly realizes what he must do in the middle of downtown traffic’. Les chansons concassées qui habitent cet étrange disque exaspèrent autant qu’elles fascinent. Structurées comme des poupées russes, elles flirtent avec les atmosphères rêveuses et le psychédélisme en général. L’instrumentation est détaillée : une formation rock classique renforcée par une nuée de claviers et des rythmiques électroniques qui évoquent les productions des poulains du label Saddle Creek. La voix de fausset du chanteur (un peu dure à supporter sur tout un disque) est souvent soutenue par les chœurs de ses camarades qui hésitent entre l’exaltation mystique et les beuglements de supporters de foot. Les changements de tons sont la règle. On passe allègrement de paysages sonores rêveurs au punk rock le plus bourrin en passant par le jazz électronique et les guitares folk. L’incroyable « Where cedar nouns and adverb walk » résume bien l’esprit qui a présidé à la création d’ « Underwater cinematographer ». Il commence par une rythmique drum and bass, se noie dans les claviers avant de repartir sur un refrain très pop où les guitares se font de plus en plus ‘noisy’. Brouillon vous dites ? Certes, et le fait que chaque morceau soit enchaîné à l’autre accentue la confusion. Ainsi, si « Underwater Cinematographer » ne compte que 11 plages gravées, on a l’impression d’en avoir entendu 45 à la fin du disque. Plusieurs écoutes seront donc nécessaires pour apprécier pleinement la pop psychédélique de nos amis, qui malgré quelques sacrés passages à vide démontrent assez de talent et d’inventivité pour garder éveillé l’intérêt de l’auditeur.

vendredi, 17 novembre 2006 02:00

Under a billion suns

Il y a un petit temps qu’on avait perdu Mudhoney de vue, un groupe impossible à détester tant sa démarche est et restera toujours empreinte d’une admirable intégrité. Même s’il n’a pas vraiment arrêté de jouer, la fin du grunge l’a renvoyé fissa à cet underground qui lui a toujours collé aux basques. Hormis l’adjonction de cuivres, la manière et le son n’ont pas changé. Immobilisme ? Peut-être. On a toujours droit à ce punk rock légèrement psychédélique, ces guitares dopées aux pédales ‘fuzz’, ces paroles qui oscillent entre sarcasme et désespoir et ce son général ‘boueux’, un adjectif qui m’est toujours venu à l’esprit en écoutant la musique de ces gaillards. Moins jovial que par le passé, ce disque est loin d’être mauvais mais il manque de mélodies assez attachantes pour avoir envie de le remettre dans le lecteur cd. En résumé, il sonne un peu fatigué et pas très inspiré. Pour ceux qui aimeraient découvrir Mudhoney sous un meilleur jour, on leur conseillera plutôt l’excellent « Every Good Boy Deserves Fudge ».

vendredi, 17 novembre 2006 02:00

Olesi : fragments of an earth

Faites attention à cet objet sonore non identifié, il risque de vous brûler les neurones. Cet improbable mariage entre hip hop et free jazz (réalisé par une chanteuse américaine d’à peine 23 ans) convie les fantômes de Sun Ra et Albert Ayler, mais aussi de Pharoah Sanders, de l’Art Ensemble of Chicago ; bref tous ces musiciens mystiques et politiques qui ont poussé la musique populaire afro-américaine vers l’avant-garde tout en gardant un pied dans la ‘soul music’. La voix de Georgia Anne Muldrow évoque celle de Lauryn Hill. D’ailleurs, à l’instar de cette dernière, elle est aussi à l’aise dans le domaine rap qu’au chant. La différence réside dans la manière de chanter. Tout au long de la vingtaine de titres (souvent très courts) de ce « Fragment of an earth », Georgia explore des harmonies étranges et peu entendues, révélant leur grande musicalité au fil des écoutes de plus en plus intriguées que génère cette galette. Côté musique, le disque oscille entre titres pas du tout électroniques - à l’instar de l’obsédant « New Orleans » qui rappelle les albums ‘free jazz gospel’ d’Archie Schepp) - et morceaux plus électroniques proches de certaines productions d’artistes maison comme Madlib ou encore le défunt J-Dilla. Le tout dispensé avec un feeling incroyable, comme sur le très beau « Patience ». A découvrir en priorité donc, mais à petites doses, sous peine de sombrer sous les assauts répétés de cette dense matière musicale.

mardi, 19 décembre 2006 02:00

Keep your heart

Ce trio américain pratique un hardcore à haute teneur mélodique. Du travail de bonne facture où la qualité dans l’écriture des chansons n’a pas été négligée. On pense quelquefois à Nirvana pour la manière de placer les chœurs, à Green Day pour la sensibilité pop qui transpire du disque et aussi à Bad Religion pour les cavalcades électriques menées à un BPM élevé. Le tout sur fond d’un spleen tout adolescent. Du bon boulot qui devrait plaire aux skaters et aux indécrottables fans de punk rock californien.

 

mardi, 07 novembre 2006 02:00

Friendly Fire

Même si huit années nous séparent du premier disque de Sean Lennon, le fils de John est loin d’avoir chômé. Il a collaboré avec une multitude d’artistes : Yoko Ono (logique), Thurston Moore ou encore Handsome Boy Modeling School. Il signe ici un album sentimental et feutré, mélancolique et romantique, hanté par la mort et légèrement psychédélique. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, les chansons de « Friendly Fire » rappellent fortement les Beatles période « Abbey Road » et, en particulier, celles composées par Lennon père pour le compte des scarabées. Les plus douces, bien sûr ! Mais Sean Lennon possède assez de talent pour ne pas se contenter de singer ses illustres aînés. Les chansons proposées vont droit au cœur grâce à des mélodies imparables, des arrangements classieux et le soin tout particulier consacré à la sonorité des instruments. Le disque audio est, en outre, enrichi d’un dvd : un film ambitieux illustrant les chansons de « Friendly Fire ». Réalisé par Michele Civetta, il représente de manière rêveuse ces histoires d’amour contrarié, où notre ami Sean Lennon ballade sa bouille de clown triste au sein de décors psychédéliques. Chaudement conseillé !

samedi, 31 décembre 2005 02:00

Lamp Fall

Enregistré entre Bahia, Londres et Dakar, le troisième album de ce musicien sénégalais est tout entier dédié à l’Afrique. Une œuvre polymorphe où plusieurs styles font bon ménage : tango, reggae, percussions brésiliennes, funk, musique cubaine et le m’balax, genre musical numéro un au Sénégal. Comme d’habitude chez World Circuit, la production du disque est parfaite, un son chaleureux et direct qui met le travail des musiciens en valeur. « Lamp Fall » n’est pas un disque facile d’accès et il nécessitera plusieurs écoutes pour en découvrir les beautés. Ceux et celles qui fourniront cet effort ne le regretteront pas. Le disque s’ouvre par « Sou », une superbe ballade à la sensibilité argentine mais illuminée de percussions africaines. Caractérisée par ses parties de tama (tambour ‘parleur’), « Kelle Magni » évolue dans un univers très proche du funk. L’étrange et puissant « Sénégal-Brésil » mélange afro beat et percussions de Bahia. Le traitement quasi dub administré aux cuivres de Pee Wee Ellis (James Brown) et aux voix en font un des grands moments de l’album. Imprimé sur un rythme cubain, le poignant « Sante Yalla » rend hommage aux défunts. L’opus recèle également des chansons plus douces et ensoleillées : « Toogayu M’Bedd », la rumba congolaise de « N’Galula » et la déclaration d’amour de « Sama Kaani Xeen ». Le très beau « Zikroulah » clôt ce disque, entièrement focalisé sur les voix et les percussions. Une œuvre à la fois belle et discrète qu’on vous recommande chaudement.

mardi, 13 juin 2006 03:00

Kinavana

Les plus éveillés d’entre vous l’auront sans doute déjà compris au titre de l’album. Le troisième opus des vénérables papys congolais invite La Havane à Kinshasa. Pas vraiment une surprise, car le précédent « Congo Life » recelait déjà pas mal d’éléments cubains. Il faut dire que cette musique a beaucoup influencé la rumba congolaise des années 50 et 60, les musiciens de l’époque y retrouvant des composants de la musique de leurs ancêtres. Pour la circonstance, le concept implique la reprise de morceaux adaptés ou composés par Guillermo Portabales. Ce guitariste cubain jouissait (à son insu) d’un grand succès en Afrique et popularisa la guajira (musique des campagnes). Nonobstant les paroles chantées en lingala, ce disque constitue donc un hommage. Manu Dibango apporte quelques solos de sax, alors que les arrangements de cordes et de cuivres sont signés par Nelson Hernandez (producteur de Celia Cruz). Ajoutez-y quelques pointures new-yorkaises de la musique latine et le concours de beaux solos de guitare offerts par Papa Noël (tout compte fait il existe), et vous obtenez un album dont la très belle couleur sonore est enrobée par une charmante atmosphère volontairement désuète ; une atmosphère déjà présente sur « Congo Life ». Malheureusement ce Kinavana souffre des mêmes défauts : un peu trop uniforme et lisse pour susciter l’adhésion, il privilégie l’indolence à l’énergie. Résultat des courses : on s’ennuie un peu, même quand le rythme fait mine de s’emballer. Et je pense tout particulièrement à « Fungola Motema » ou encore à l’envoûtant « Yo Odeconer ». Néanmoins, les mordus du genre devraient apprécier. Les autres peuvent passer leur chemin.

mardi, 07 mars 2006 02:00

Mi Sangre

La pochette et les photos intérieures de ce disque font craindre les pires stéréotypes… Un type musclé et tatoué, de long cheveux noirs, un regard sombre, des poses plus cliché les unes que les autres... Bref, on se dit qu’on a hérité d’une plaque du digne héritier de Julio Iglesias…

Juan Esteban Aristizabal, alias Juanes, a débuté sa carrière à la fin des années 80 dans la sombre Colombie où Pablo Escobar faisait la loi. Son groupe Ekhymosis pratiquait du heavy metal et a même connu un certain succès. Entre-temps, Juanes a émigré aux Etats-Unis et a renoué avec ses racines colombiennes. Il a signé trois albums (entièrement en espagnol) qui ont fait de lui une superstar en Colombie et parmi la communauté latino-américaine vivant aux Etats-Unis. Ce nouvel album hésite entre des ballades un peu convenues (« Para tu amor », « Qué pasa ? », « Volverte a ver ») et quelques morceaux un peu plus intéressants où notre homme élargit sa palette musicale. Ouvrant l’album, le sautillant « Amame » donne le ton à « Mi Sangre » : une production efficace qui favorise les guitares et les orgues sans oublier les rythmiques (les batteries sonnent vraiment très bien). Focalisé sur une guitare sèche, « La camisa negra » est un mélange réussi entre des contretemps quasi reggae et des rythmiques traditionnelles. « No siento penas » trahit les influences Beatles de Juanes, tandis que « Damelo » est une incursion dans le funk rock tel que le pratique Lenny Kravitz. « Lo que me gusta a mi » et « Rosaria Tijeras » puisent quant à eux dans les rythmiques colombiennes et cubaines. A la fin, ce curieux assemblage qui oscille entre recherche musicale (plutôt réussie d’ailleurs) et ballades très FM laisse donc perplexe. On vous laissera donc le soin de juger, mais la production musicale de notre homme vaut en tout cas mieux que l’attirail visuel qui le présente.


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