La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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dEUS - 19/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Urban Gipsy

On connaît surtout Bai Kamara Jr pour son « Donwtown in St-Josse », belle comptine sur une des communes les plus pauvres de Bruxelles. Après avoir concocté un album solo acoustique (« Living-Room »), il sort cet album de groupe enregistré il y a cinq ans et qui pour des raisons financières n’avait pu être finalisé. A cheval entre rock (Sting) et soul (Marvin Gaye), cette collection de chansons classiques mais efficaces souffre un peu d’une production un peu trop neutre pour convaincre. On se prend d’ailleurs à imaginer ce qu’aurait pu devenir cet album s’il avait été confié à un de ces producteurs imaginatifs d’outre-atlantique. Car cet interprète hors pair a composé ici quelques excellents morceaux (« Learning Something New », « Beautiful Love », « Live It Up the Most and Just Cruise », « Quite Sure »…) qui méritent mieux que ce traitement sonore compassé. A découvrir tout de même, car on risque d’entendre encore parler du bonhomme.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Best Of

Résumant les six albums déjà sortis par la chanteuse aux racines bruxelloises, ce « best of » ne se contente pas d’aligner les succès de Natacha mais propose aussi des nouvelles adaptations et quelques remixes peu entendus. « Leysh Nat’Arak », sûrement un de ses meilleurs morceaux, est par exemple décliné en pas moins de trois versions (dont deux totalement dispensables). L’essentiel du menu parcourt ce grand mélange des genres qu’elle a initié en compagnie de Transglobal Underground. Un mix entre cordes égyptiennes, percussions africaines et orientales, culture indienne ainsi que rythmiques dance et ragga. On passera notre tour sur les reprises moyennement réussies d’« I Put A Spell On You » et du « Man’s World » de James Brown. Le reste recèle son lot de choses intéressantes, à l’instar du groovy « Eye Of The Duck ». On ne peut que saluer le talent vocal de Natacha Atlas dont le timbre rehausse souvent les compositions qui se laissent trop fréquemment aller aux tentations d’une world-dance un peu facile.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Brazilian Soul

Précurseur du ‘tropical funk’, ce groupe brésilien fête ses trente années d’activité par la publication de ce copieux album qui navigue allègrement entre bossa-nova, soul et jazz-funk. Embrassant de larges portions instrumentales où les musicos démontrent leur impressionnante dextérité, « Brazilian Soul » compte aussi quelques invités vocaux dont Roberto Menescal (NDR : pour ne citer que le plus connu). Le disque commence sous les meilleurs auspices par « Estatico », une chanson à la mélodie envoûtante qui évoque le générique d’une ‘telenovella’ sud-américaine. Par la suite, « Brazilian Soul » s’égare quelque peu dans de stériles joutes instrumentales au cours desquelles les musiciens oublient de composer des chansons (NDR : et le plaisir de l’auditeur par la même occasion). Tout au long de cette semi débâcle, je retiendrai malgré tout le classique mais efficace « Ed Lincoln » ainsi que « O Lance » caractérisé par son ambiance funk années 80. En lissant la production de cet opus, toutes les aspérités ont été soigneusement gommées et le sens premier du mot ‘funk’ a été oublié...
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Vintage

Actif depuis 1986, ce duo chicagolais nous propose son troisième long format. C’est dire si DJ Tone B. et MC Capital se réclament d’une certaine coolitude et d’un attachement aux anciennes valeurs du hip hop. Ils se sont donc acoquinés à quelques pourvoyeurs de beats pour accoucher de cette œuvre qui nous transporte au début des années nonante. On a donc droit à des productions aux ambiances très chaudes où l’alternance de boucles jazzy et soul rappelle les travaux du producteur Pete Rock. Le flow de Mc Capital et de ses invités renvoie aux groupes de la Native Tongue ; un style posé qui sans faire preuve d’originalité demeure solide. Parmi les morceaux les plus réussis, citons les groovys « Southside » et « Keep It Movin’ », le lascif « When I See You » et l’excellente relecture de « Check the Time », le classique de A Tribe Called Quest. En résumé, si vous êtes de ceux qui pensent que le rap a arrêté d’être intéressant après 1995, ce disque devrait vous combler. Pour ceux qui aiment les innovations, vous pouvez d’ores et déjà passer votre chemin.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Va, vis et deviens

La musique de ce film français oscille entre musique africaine, orientale et surtout classique d’inspiration occidentale. Grave comme l’histoire qu’elle illustre, la partition est d’une grande sobriété et fera certainement le bonheur de ceux et celles qui ont déjà vu le film. Les cordes dominent l’ensemble, mais les éléments vocaux ne manquent pas. Sortent du lot le très beau « Naté » et l’intrigante mélodie de « Mère et enfant » qui évoque un peu les travaux de Danny Elfman pour le compte de Tim Burton. Un travail d’accès peu aisé, mais qui réserve de bonnes surprises à l’oreille curieuse. Un bémol : la chanson Every Time, une horrible bluette tire larmes que même Bryan Adams n’oserait plus nous balancer depuis 1993.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Tank

Déjà le cinquième album pour ce collectif anglais et plus ou moins la même recette sonore. Une musique au flux énergique élevé qui mélange allègrement guitares rock’n’roll, reggae, hip hop, drum and bass, sonorités indopakistanaises et électro en général. De son vocal reggae roots, le chanteur Ghetto Priest apporte un peu de douceur et tempère la virulence du flow ragga de Mc.Spex. Porté par l’excellent single « Flyover », on ne peut pas dire que cet album fasse dans la dentelle. La virulence des propos (sur la situation irakienne et la société anglaise) s’allie à un magma sonore qui désarçonne un peu à la première écoute. On regrettera la structure un peu systématique de certains titres gâchés par l’alternance entre chant et ragga. Néanmoins, l’opus recèle quelques très bonnes plages ; à l’instar des groovys « Hope » et « Round Up », du glacial « Who Runs the Place » ou encore de « Tomorrow Begins Today », le seul track down tempo du disque. Sûrement pas le meilleur album du collectif, mais un solide essai qui devrait prendre toute sa dimension en concert.
vendredi, 12 décembre 2008 01:00

Soirée JauneOrange 2008 : vendredi 12 décembre

C’est dans un Botanique bondé que le collectif liégeois est venu fêter la sortie de sa quatrième compilation maison. Une copieuse galette de 21 titres où les stars du collectif (Superlux, Hollywood P$$$ Stars, Malibu Stacy) côtoient les nouvelles recrues (Dan San, Pale Grey).

Le concept de la soirée est simple. La Rotonde accueille les artistes pratiquant une musique intimiste, plus adaptée à cette petite et très belle salle, alors que l’Orangerie va se réserver les plus électriques. C’est là que les riffs vont fouetter l’air et les beats sans fioritures décoincer les guiboles (et le reste). Au total, une vingtaine de groupes vont se succéder lors d’une soirée sans temps mort, riche en surprises et, surtout, en bonne musique.

El National Quaterback ouvre les festivités à la Rotonde. Nouveau venu dans le collectif, ce quatuor rock n’a sûrement pas inventé la poudre. Ces jeunes gens pratiquent un rock indé qui fleure trop les années 90 pour totalement convaincre. Première surprise de la soirée, le chanteur des Malibu Stacy les rejoint pour un titre. Il faut dire que le chanteur des Quaterback n’est autre le frère de David. Et chez JauneOrange, la famille ça compte ! Le reste de la soirée confirmera largement cette impression.

Les vétérans de 7evenPm enchaînent rapidement pour jouer les trois morceaux qui leur sont dévolus. Quota accordé à tous les artistes, il faut le rappeler. Il faut dire que ces vaillants trentenaires sont actifs depuis le début de l’aventure JauneOrange. Nourri à la pop anglaise et aux sonorités américaines, leur rock n’a jamais vraiment touché le public, malgré leurs nombreuses années d’existence. Ce soir, leur prestation a beau être généreuse, leur musique est un peu trop poussiéreuse pour accrocher et appartient donc à une période révolue.

Changement de registre en compagnie de Pale Grey. Une guitare, une basse et un laptop. Ces nouvelles recrues du collectif proposent une musique très mélodique au cours de laquelle, ils s’amusent à expérimenter les sons. Cette pop atmosphérique rappelle un peu New Order (la voix du chanteur surtout) mais aussi un certain Notwist. Pas mal du tout !

Direction l’Orangerie pour assister au prochain tiercé de poulains. **Two-Star Hotel ouvre le bal et débute son set par « Cheeze Brain », chouette titre punk pop disponible par ailleurs sur la nouvelle compile JauneOrange. C’est toujours un bon moment de voir cette formation sur les planches. C’est dans ces conditions qu’elle parvient à montrer sa vraie nature : celle d’une machine à danser à la mode new wave, dans le sens le plus large et éclectique du terme. Ces trois excellents morceaux font même oublier la relative déception provoquée par leur deuxième album, paru en début d’année.

Electric Ladies Blues enchaîne en beauté. Une formation qui porte bien son nom. ELECTRIC SIN D est une authentique bête de scène, une chanteuse qu’on avait déjà eu l’occasion d’entrevoir sur les planches, en compagnie du groupe Seasick. Elle arpente la scène telle une possédée et éructe comme à la belle époque des Babes In Toyland. Un de leurs titres s’intitule « Motherfucker » et leur elpee « The Devil is a woman ». De quoi annoncer la couleur d’une musique réminiscente à la fois de Jesus Lizard, Lydia Lunch, Birthday Party ainsi que du rock noisy et barré en général. Une sacrée claque, qu’on vous invite à aller voir en ‘live’ au plus vite.

Le boogie-punk de The Experimental Tropic Blues Band suit l’ouragan des Electric Ladies Blues. A défaut d’être original, ce trio ressuscite fougueusement les fantômes de Little Walter et Howlin’ Wolf mais aussi le Jon Spencer Blues Explosion originel.

En s’absentant quelques minutes pour se rendre aux toilettes du Botanique, on rencontre un Américain. Il se plaint que ‘pissing is expensive in Belgium’. On lui rétorque que cinquante cents c’est pas la mer à boire, surtout quand on a traversé l’Atlantique pour venir se geler les gonades dans la capitale de l’Europe…

Retour à la Rotonde pour se reposer les oreilles. En fait, Tsu vient d’attaquer son set. Autre nouvelle recrue du collectif, ce groupe est drivé par le chanteur des Pale Grey. Ce quatuor pratique une pop pastorale gentillette. Hormis une belle chanson interprétée en ouverture, sa musique s’essouffle assez vite. Un comble pour une prestation d’à peine quinze minutes… Il existe certes du potentiel chez ces jeunes gens, mais il reste aussi beaucoup de pain sur la planche.

Les intrigants Dan San leur emboîtent le pas. C’est aussi une autre des bonnes surprises de la soirée. Leur folk rock psychédélique doit beaucoup à Elliot Smith et dans une moindre mesure à Nick Drake ; mais surtout à Simon & Garfunkel pour les superbes harmonies vocales. La belle chanson intitulée « Pillow » ouvre leur concert et ce groupe a tellement de charme qu’on vous invite à aller jeter un œil et tendre l’oreille sur leur MySpace : http://www.myspace.com/dansanmusic

Le pouvoir de fascination de Blue Velvet est sûrement moins puissant. C’est peut-être la raison pour laquelle la Rotonde se vide progressivement aux notes de leur pop très professionnelle (mais pas très enthousiasmante) qui rêve de gloire et d’Amérique.

Retour à l’Orangerie pour apprécier le show de Hollywood P$$$ Stars. Une formation dont l’histoire a commencé sous la forme d’une plaisanterie. Pour finalement se traduire par une véritable aventure. D’ailleurs le combo est désormais le fer de lance de JauneOrange. Pas de surprise ici, mais leur rock ciselé et nerveux est impressionnant de maîtrise. Surtout que les gaillards prennent un plaisir visible à se déhancher sur scène. Rock’n’roll quand tu nous tiens !

C’est encore en sueur que le batteur des Hollywood empoigne une basse pour entamer la prestation de Les Singlets. Il est rejoint sur le podium par le bassiste et le guitariste des Malibu Stacy. Leur court set, pas encore très au point, est une plongée sans prétention dans l’univers du punk glam et du rock ‘burné’ proche d’AC/DC.

Place ensuite à la pop ‘weezerienne’ des Malibu Stacy et leur. Le combo ouvre sa courte prestation par « Duck & Cover », ballade dont le style lorgne vers les derniers jours de Pavement. Très pro comme d’habitude, le groupe assure tranquillement, sans surprise.

La fatigue commence à se faire sentir… Et il faut bien avouer que s’il n’y avait pas la figure menaçante de Bernard pour nous rappeler qu’il faut chroniquer toute cette soirée, on s’éclipserait bien à l’anglaise… Mais le devoir est plus fort que tout et on se traîne à la Rotonde pour assister à la prestation profondément ennuyeuse de Vancouver, autre vétéran du collectif liégeois. La musique du groupe renvoie à un certain rock geignard et bruyant qui sévissait dans les années 90. Malheureusement, le manque de solidité des compos est flagrant, tout comme l’ennui qui plombe les spectateurs dans la salle.

My Little Cheap Dictaphone est venu présenter quelques morceaux d’un projet très ambitieux. Dirigé par Redboy (par ailleurs guitariste des Hollywood), la troupe prépare en effet un opéra rock ! Un spectacle complet impliquant costumes et orchestre symphonique. Ce concept devrait aboutir l’année prochaine. Une idée originale et audacieuse qui mérite d’être saluée. Les quelques titres (dans une veine très cabaret) présentés par l’équipe baignent en tout cas dans un climat proche de Kurt Weill.

Ensuite, le band de Redboy vient soutenir Elvy. Pour un titre. L’homme prend ensuite seul les commandes. Il s’accompagne uniquement à la guitare sèche pour nous plonger dans son univers ‘americana’. Cette musique dépouillée et sincère est manifestement destinée aux fans du Neil Young dans sa phase acoustique.

La soirée touche à sa fin et Piano Club déboule sur le podium. Sa pop est gonflée aux synthés ‘vintage’. Anthony Sinatra (chanteur des Hollywood P$$$ Stars) a le chic pour composer des morceaux qui semblent surgir d’un film pour ados américains des années 80. Le groupe n’avait plus répété depuis un an, mais personne ne s’en rend vraiment compte. Le son est gros et les titres efficaces, à l’instar du single « Andy », achevant la prestation.

Me & My Machines enchaîne. Si je ne m’abuse, cet artiste répondait autrefois au pseudonyme de Mr Poulpy. Son électro bastonne. L’efficacité est au rendez-vous ; mais le chant maniéré a raison des dernières gouttes de patience coulant dans les veines de votre serviteur…

La formule plus maîtrisée de Superlux est bien plus convaincante. En quelques années, la formation a bien mûri ; et son électro pop met littéralement le feu à l’Orangerie. Leur cocktail sonore est pêchu et subtil. Et franchement, réussir ce type de mixture n’est pas à la portée de n’importe qui.

La soirée s’achève par les hilarantes élucubrations décadentes du Colonel Bastard et sa majorette poilue et enrobée. Ce quart d’heure de furie technoïde et couillonne fait l’unanimité et amuse franchement la galerie. Le colonel montre son zizi à tout le monde et la (le) majorette éructe comme un(e) damné(e). Bref, on a l’impression d’être tombé dans une kermesse aux horreurs. Une manière comme une autre de clôturer la soirée… (NDR: et on vous invite à aller jeter un oeil sur les photos consacrées de cet événement)

Organisation : JauneOrange/Botanique

mardi, 09 décembre 2008 01:00

The Midnight Room

Enregistré dans une maison sise au Nord de l’Italie, dont le propriétaire précédent s’était suicidé d’un coup de carabine, ce deuxième album de Jennifer Gentle est empreint d’une atmosphère grotesque et nocturne. Doté d’une étrange de voix de farfadet démoniaque, le chanteur Marco Fasolo joue l’intégralité de l’instrumentation sur « The Midnight Room ». L’Italien convie Nino Rota (le compositeur de Federico Fellini), Kurt Weill et le psychédélisme du premier Pink Floyd afin de concocter un disque pour le moins étrange et inquiétant. Et pour l’atmosphère, le résultat est probant. On se croirait plongé dans le nouveau film de Tim Burton. « The midnight Room » est une petite symphonie gothique et moyenâgeuse où l’humour et l’horreur se mélangent. Quelques plages sont un peu plus faibles ; mais elles ne sont pas légion. D’ailleurs dans son ensemble, l’elpee passe très bien la rampe. Et en particulier sur le glacé « Twin Ghosts » (et ses orgues solennels), la ballade tordue « Take My Hand » et le morceau de country grandguignolesque « Electric Princess ». Ces chansons marient à merveille les guitares rockabilly, les orgues cryptiques et les voix qui rappellent les délires d’Ange et de Syd Barrett. Un disque à ne pas mettre entre toutes les oreilles (l’hiver est encore long). D’ailleurs, si on peut lui donner un bon conseil à Marco Fasolo : qu’il change d’adresse pour le prochain disque. Enfin, s’il souhaite conserver intacte sa (vacillante ?) santé mentale.

 

mardi, 09 décembre 2008 01:00

Evolver

Troisième album déjà pour le talentueux John Legend. « Evolver » est un habile mélange de ce que notre homme fait de mieux : une soul moderne à tendance romantique. Nouveauté, on y rencontre quelques traces de reggae.

L’album s’ouvre en force par les imparables « Green Light » (interprété en compagnie d’Andre 3000) et « It’s Over » (un morceau issu de la plume de Pharrell Williams des Neptunes). Deux tranches d’électro funk (bien) taillées pour les dancefloors. « Everybody Knows » revient en terrain connu et renoue avec ce qu’on l’habitude d’entendre chez John Legend : une ballade tramée sur une guitare acoustique qui sombre un peu dans le pathos. « Quickly » reste dans le romantisme, mais dans une veine plus synthétique et un peu convenue. « Cross The Line » conjugue piano et boîte à rythme, pendant que notre bon John essaie de convaincre une copine de passer aux choses sérieuses : ‘You’ve been my best friend, let’s put this to bed then !’. Sacré John ! Le pire c’est que son message passe sûrement. Reggae vibes, « No Other Love » est interprété en duo. Sa partenaire est Estelle, responsable du tube de l’été « American Boy ». Efficace, « Satisfaction » retombe sur les dancefloors avant de s’évader vers les sonorités caribéennes de « Take Me Away ». Le bon John dépasse la dose autorisée de glucose sur le sirupeux « Good Morning ». « I Love, You Love » s’inspire d’un titre des Dire Straits ; mais tout aussi sucré il n’est vraiment pas essentiel… si ce n’est pour ‘conclure’, comme disait Jean Claude Dusse dans « Les Bronzés ». « Evolver » s’achève par le militant « If You’re Out There », un témoignage de l’engagement de longue date de notre homme pour Barack Obama. En bonus, le disque recèle encore « Can’t Be My Lover », un bon reggae partagé en compagnie de Buju Banton et un remix inutile de « It’s Over », signé Teddy Riley. Bref, « Evolver » est un album honorable, même si notre homme est capable de faire beaucoup mieux…

 

mardi, 25 novembre 2008 01:00

Lies

De la ‘hype’ et ses limites… C’est un bon sujet d’étude soulevé par Heartbreak. Un duo saugrenu partagé entre le chanteur argentin Sebastian Muravchik et Ali Renault, petit génie des claviers. On soupçonne Heartbreak de vouloir titiller les tétons des critiques blasés en annonçant en grande pompe la naissance d’un nouveau mélange improbable : l’italo disco et le métal !! Justement intrigué, on jette une oreille sur ce qui est annoncé comme une machine à faire bouger les dancefloors. Mais hormis la franche rigolade provoquée par l’écoute de « Lies », il serait bien malhonnête de vous conseiller l’achat de ce disque pour enflammer vos surprises-parties. Sauf si vous avez envie d’amuser vos convives. Car les délires vocaux de Sebastian Muravchik valent effectivement le détour. Plutôt que d’un groupe de métal, il a plutôt l’air de s’être échappé d’un groupe de reprise des Scissor Sisters. Les paroles sont d’une débilité profonde (‘Heroes of the night, nothing to disguize, living just for fun !’) ; mais elles sont interprétées avec une telle conviction qu’on a l’impression que sa vie en dépend. Le tapis sonore est tissé dans les fibres ‘eighties’. Ali Renault emprunte (pompe ?) autant à la new wave électronique du début des années 80 (OMD) qu’aux gimmicks de l’italo disco de la même époque ; à un tel point que « Don’t Lose My Time » lorgne résolument vers le vieux tube « Tarzanboy », un morceau ayant rencontré son petit succès, il y a bien longtemps. « Robot’s Got The Feeling » touche même le fond. A cause de ce break horrifique qui rappelle  (pastiche) le « Thriller » de Michaeël Jackson; mais un "Thriller" au cours duquel Vincent Price se serait chargé des parties vocales. L’imitation est certes parfaite, mais pour l’originalité et les bons morceaux, il faudra revoir la copie.

 

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