Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Afghan Whigs
Ora Cogan

The Ataris

Welcome The night

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Anciens adeptes de l'emo-core à tous crins, les membres de The Ataris avaient adopté une approche plus pop sur « So Long », leur premier opus pour une major (Astoria) paru en 2003. Quatre ans plus tard, les Américains nous reviennent avec un album taillé pour MTV et les charts du pays de l'oncle Sam. Un peu à l'instar de Jimmy Eat World, The Ataris propose un rock emphatique et très émotionnel, soutenu par de grosses guitares bien baveuses et une voix n'hésitant pas à jouer la carte du pathos. S'il faut bien évidemment être adepte de ce genre de réjouissances, admettons cependant que, dans le style, The Ataris ne se défend pas mal. Les treize compositions présentes sur le cinquième effort du combo devraient arracher quelques larmes aux teen-agers qui se rueront sans nul doute sur « Welcome The Night » en quête d'un quelconque réconfort masochiste... Pour les amateurs du genre donc...

 

Bikini Machine

Daily Music Cookin with

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Shake-it, shake-it ! Pour les plus anciens, vétérans des 80’s, le nom de Thierry Hazard rappellera sans doute une période de leur vie au cours de laquelle l’homme sévissait sur les ondes et squattait les plateaux télé. Déversant à tout va un ersatz de ‘Jerk’. Matraqué à l’extrême, l’air n’a pu échapper à personne. Pourquoi évoquer ces moments de tortures auditives du temps passé ? C’est que Daily Music Cookin With Bikini Machine nous y oblige un peu, vue la ressemblance des mélodies redondantes et soûlantes avec le sieur Thierry. Terrain hasardeux le style ‘Jerk’ peut vite rendre nerveux à contrario de sa motivation première.

Le ‘maillot deux pièces’ a la qualité de ne pas se prendre au sérieux et d’essayer de faire décoller le pied du sol, malheureusement sans succès. Le « Jerk du Gastronome » nous donne même droit à une liste d’aliments et de plats à faire pâlir Bocuse. Batterie roulante, basse répétitive, orgue Hammond, effets electro ‘cheap’ sont les composants-maître de la recette. On pourrait comparer l’album à une grosse sucette fluo ; et tout content d’y coller la langue, on s’apercevrait au final de son interminable taille et de son goût écœurant. Conclusion : on va la coller dans un coin et l’oublier au fil du temps. Peut-être aurait-il été moins vieux-jeux de se vêtir uniquement d’un monokini pour aller danser le ‘Jerk’ sur de la musique Pop !

 

 

Various Artists

Brownswood ‘bubblers’

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Dj influent dans la sphère de la soul, du jazz ou encore du funk, Gilles Peterson a fondé aussi deux labels qui ont tout de même laissé leurs traces : Talkin’ Loud et Acid Jazz. Sa nouvelle structure « Brownswood » reste dans les mêmes eaux et cette compilation se charge de nous présenter les poulains du label. Beaucoup d’artistes démontrent un goût pour l’expérimentation sonore qui doit beaucoup aux travaux des magiciens du hip hop et du r’n’b américains, de Dj Jazzy Jeff à Timbaland. Mais les rythmiques les plus concassées ne perdent jamais de vue la recherche mélodique. Au delà de l’électro (et un peu de jazz et samba) donc, c’est la soul qui mène la danse, qu’elle soit plutôt sixties (Nicolle Willis & the Soul Investigators) ou bien tournée vers le futur (Benny Sings & The Rednose District). A part les tentations ‘lounge’ de Ben Westbeech et quelques passages un peu trop cérébraux, la (grande) qualité est de mise. Ceux qui apprécient la soul mystique de Bilal, Georgia Anne Muldrow, Erykah Badu, D’Angelo, Jill Scott et les Soulquarians trouveront ici de quoi faire leur bonheur.

 

 

 

 

Gomm

4

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Que les médiators s’échauffent ! Voici : comprenez Guillaume, Olivier, Marie et Mathieu. GOMM 4 pour être plus précis. Le chiffre 4 constituant certainement une équation du nombre d’acolytes sévissant, pour leur troisième opus, au sein du line up du groupe. Super punky et tendance à souhait, les boucles répétitives de l’album tentent d’effriter les murs décrépis de nos vies en y jetant un seau d’acide et de vitriole. Oui mais… derrière cette jeunesse bien en forme (mais avançant malgré tout) se profile le revers de l’âge. Le ton est un peu trop répétitif à mon goût et la rage d’expression peu cadrée. Ca hurle, ça pète, ça sature, ça ressemble un peu à une caisse de brocante où plein de chouettes trucs sont à découvrir. Malheureusement, ils sont cachés sous la crasse d’autres objets inutiles. Quoiqu’il en soit, il vous en coûtera après recherche : les doigts sales et un temps de patience non négligeable. De plus, pourquoi chanter en anglais avec cet accent ? Ont-ils l’impression d’avoir plus de crédit en hurlant dans la langue de Shakespeare ? Mi-français, mi-anglais le mélange est assez étonnant à entendre, surtout que les voix se calent mieux dans l’ensemble sans cette pointe de parodie british. Un album bourré d’énergie (et le mot est faible !), pas vraiment nouveau dans le genre et un tantinet lassant de par les voix. A n’écouter qu’un seul morceau, choisissez « Why Can’t I Relieve You », un bon condensé de l’ambiance générale rencontrée sur cet opus. Et de préférence, à écouter à fond… la gomme.

Ted Leo

Living with the living

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Autant l’écrire tout de suite, cet album ne convainc pas d’entrée de jeu et l’inspiration manque quelque peu pour en réaliser une chronique. Le ton est en effet bien loin des mélodies ‘pop’ de 3 minutes qui accrochent instantanément par leur petit refrain. Heureusement, après trois titres, la patience et la curiosité sont rapidement récompensées. « Why do you love ? » nous plonge (enfin) au sein d’un univers passionnant. Celui de Ted Léo. Au guidon d’une Harley le long de la route 66. Dans ce contexte typiquement ricain, on se sent alors pousser des ailes. Et nous permet d’aborder la suite au cœur d’un périple qui oscille entre rock US bien trempé, bon vieux rock 70’s, rythm’n’blues, de folk irlandais -comme sur « A bottle of buckie », balayé par un whistle ou encore reggae (« The unwanted things »). Mais toujours en balisant le tout sur un tempo punk/rock engagé. Sans oublier d’y inclure l’un ou l’autre riff de guitare étincelant. Parfois on pense à Kings of Leon voire à Paul Weller (les ballades !). Les lyrics sont inévitablement engagés. Politiquement. A gauche, mais surtout anti-Bush. Sans l’indiquer explicitement. A l’instar de « The world stops turning ».

Bref, Ted Leo est demeuré fidèle à sa ligne de conduite. Mais sa philosophie s’adresse essentiellement à ses aficionados. En particulier ceux qui vivent sur la côte Est des USA. Vingt ans qu’il milite pour les mêmes idées. Même quand il sévissait chez les groupes de hardcore Animal Crakers, et Citizen's Arrest. Et apparemment, il n’a toujours pas envie de s’extraire de cette zone crépusculaire de l’underground. Ce qui n’empêche pas cette œuvre de s’avérer plutôt agréable à écouter… 

 

 

Nadj

La

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Faites briller les cuirs les mecs, va falloir assurer sévère. Fini le temps où les concerts rock étaient désertés par la gente féminine, elles s’y sont introduites tout naturellement revendiquant même le droit à passer de l’autre coté de la scène : dessus !! Et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, loin de là. Nadj, nourrie aux Fu Manchu et Motorhead n’en a gardé que les bonnes vitamines. Elle a décidé d’en profiter et de poser son 38 au pied du micro pour y crier ses textes. Elle n’é pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Motivée par l’intérêt suscité par une major sur sa maquette autoproduite, elle semble vivre avec délice ce virage important. La provocation glamour de cette petite Bretonne, ancienne RMIste, se ressent sur des morceaux plus calmes comme « Aime » ou « Le Sens des choses », n’échappant pas à un retour de flamme comme sur « Tu Joues Quoi ? » qui vient percuter les lèvres et l’arcade. C’est rock, c’est doux, c’est sexy, c’est simple. On sent que la belle à encore des choses à dire. Donc si comme moi vous aimez les sous-tifs en cuir, ceci est une affaire à suivre…

 

Tarwater

Spider Smile

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La boutique MORR Music, située au carrefour entre l’inconscient et le subjectif ouvre à nouveau ses portes. Derrière le volet où sont stockées les perles vient s’ajouter au rayon Tarwater un nouveau bijou : « Spider Smile ». Véritable vivier electro et actionnaire principale du Domino’s Festival 2006 (souvenirs, souvenirs …) MORR peut fièrement déposer dans son écrin et aux yeux de tous, ce petit bijou pour en présenter le montage parfait. Rien d’étonnant dans le chef du duo allemand de Tarwater après les excellents précédents albums (« Animals, Suns & Atoms », « The Needle Was Travelling », « Silur »,…) Le flair et la qualité, quand à eux, ne sont plus à prouver pour le label berlinois. Tissant sa toile avec patience et précision, ils développent, comme par magie, tout ce que l’electro à de plus beau et de plus touchant. Pris par surprise dans la toile de l’Araignée Souriante, on la laisse nous empaqueter, non pas pour nous dévorer mais plutôt pour nous protéger d’un prédateur crapuleux. L’écoute des 11 titres se fait tout aussi naturellement et simplement qu’en appuyant sur la touche ‘play’ de notre machine. L’ambiance flottante envahit la pièce créant ça et là des petits cocons où il fait bon flâner, des petites cellules ouvertes, inondées d’émotion. Avec ses influences pop et folk, cette petite merveille est à mettre de toute urgence entre les oreilles prêtes à se faire du bien, prêtes à pénétrer un univers electro riche et simple à la fois. Se refuser ce petit plaisir serait une erreur et la certitude de manquer une bonne affaire.

 

 

Dan Deacon

Spiderman Of The Rings

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Après avoir fouillé toutes les armoires et chopé tout ce qui peut se brancher sur le courant –pourvu que ce soit susceptible de produire un son– Dan Deacon a modulé l’ensemble des machines en studio, y accrochant au passage sa (ses) voix, déformable(s) à souhait. L’opus est né, blindé d’énergie exclusivement electro multivitaminée. D’ailleurs, pour tenir le coup tout au long de l’opus, il faut croire qu’il a avalé 10 boîtes de Pharmaton. Chaque plage est une claque que l’on se prend en pleine gueule, tel le clou coincé dans le bois, esclave de son marteau. Pas le temps –ou si peu– de souffler un brin, les 9 plages s’enfilent en 45’ minutes chrono. Audacieux à souhait, il prend d’assaut la moindre parcelle vivante de son corps pour le transformer en électricité, en électrons libres, chargeant de 10.000 volts les atomes venus s’y associer. Essayer de se taper un petit roupillon en se déversant ce « Spiderman Of The Rings » entre les oreilles relève du défi. Et même complètement destroy, c’est impossible. La puissance émise par Dan et ses comparses équivaut à un bain froid dans lequel on plongerait en pensant s’y ébouillanter. Derrière la pochette, collage de bric et de broc, se cache une cathédrale de son, d’énergie et de puissance franchement sympathiques. L’album longe la zone expérimentale sans jamais tomber dans son travers… pfiouuu que d’énergie,… que d’énergie.

Dog Day

Night Group

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Comme pour se faire pardonner de nous avoir empoisonné l’existence en exportant certains de ses plus mauvais artistes, le Canada tente de regagner notre estime en changeant la donne de la manière la plus efficace qu’il soit. A ce titre, Dog Day fait honneur à son pays d’origine. Sans être forcément exceptionnel, le quatuor originaire d’Halifax délivre un recueil efficace. Evoquant une grosse bouffe au soleil entre The Smith et The Weddding Present qui se clôturerait par un concert accordé en hommage à Belle & Sebastian, « Night Group » semblerait presque être sorti à la mauvaise décennie. Car là où certains réussissent à donner une saveur contemporaine à un son eighties ou nineties, Dog Day n’y parvient que difficilement. Un anachronisme qui lui coûtera certainement la reconnaissance d’un large public. Ce qui n’empêche aucunement des titres tels que « End Of The World » ou « Vow » d’être de véritables cartons potentiels. A consommer de préférence avant le…

Driving Dead Girl

50 000 Dead Girls Can’t Be Wrong

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Ok ok ok… fallait pas les chercher, pas provoquer leur ire. Boostés après ‘leur’ festival de Dour, nos petits compatriotes Montois commettent ici un premier véritable album, suite attendue de leurs 2 premières démos prometteuses. Aux volants de leurs bolides, la course semble déjà commencée depuis longtemps. Dès les premières notes de « 50 000 Dead Girls Can’t Be Wrong », ça pète, ça râle, ça gueule. Les chromes se rapprochent pour se frotter, provoquant ça et là quelques gerbes d’étincelles. Frôlant les murs à toute allure, l’aspiration de l’air semble avaler la voix de Dimitri Rondeau qui peine à se frayer un passage dans la course. La queue de renard sur l’antenne flotte comme en apesanteur, s’amincissant sous la pression de l’air. Le duo de dés en poils (détail indispensable dans ce genre de course) s’entrechoque en silence sous le rétro. Tout va très vite, mais pour aller où ? Personnellement, je n’en ai aucune idée. Je me suis laissé transporter, accrochant à pleines mains fauteuils et poignées de porte. Voici un univers où la guitare, maître, balise la piste, voici un univers rockab’, où se poser des questions fait perdre du temps et de la distance. Alors comme moi, écoutez ce disque sans vous en poser et rendez-vous à l’arrivée !