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Bernard Dagnies

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vendredi, 20 janvier 2017 18:40

Schmilco

Un an après avoir publié le très électrique « Star Wars », Wilco nous propose son 10ème elpee ; un disque qui en revient à un format plus acoustique. Enfin, essentiellement acoustique. Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, Jeff Tweedy militait au sein d’Uncle Tupelo, notoire pour son americana. Et après avoir privilégié ce style, Wilco a décidé d’électrifier davantage sa musique. Atteignant même le sommet de son art sur le remarquable « Yankee Hotel Foxtrot », en 2002. Et en recrutant le virtuose de la six cordes, Nels Cline, en 2004, l’expression sonore de Wilco ne pouvait que devenir plus électrique. Quoique…

Si « Schmilco » en revient à l’americana, Wilco n’en a pas pour autant négligé l’expérimentation. Même lors des échanges de cordes acoustiques. Nels et Jeff rivalisent même régulièrement de créativité. Attention, les grattes électriques s’immiscent parfois insidieusement dans le jeu de quilles. Mais surtout judicieusement. Ainsi, alors que « Common sense » baigne au sein d’un climat psyché, acide même, digne de Kevin Ayers, malgré la présence d’un xylophone, le plus menaçant et ténébreux « Locator » lorgne tour à tour vers les Feelies voire The Minutemen. Et lorsqu’un zeste de clavier vient tapisser l’ensemble, on ne peut s’empêcher de penser au Band de Dylan. Il serait cependant injuste de ne pas mentionner le rôle de la section rythmique (basse, batterie) aussi efficace que raffinée. Dans ce contexte, vous vous doutez que le sens mélodique doit être soigné. Et il l’est tout particulièrement. Certaines chansons semblent même hantées par le double blanc des Beatles. La voix de Jeff rappelle ainsi régulièrement John Lennon ; et notamment sur « Nope » et l’épatant « Someone to lose », une compo caractérisée par sa ligne de basse caoutchouteuse et ses cordes chatoyantes. Le long playing recèle une majorité de ballades, mais hormis l’hommage à sa mère décédée (« Happiness ») les compos de Tweedy –dont les textes se penchent en général sur son passé et sa patrie– semblent portées par une forme conjointe d’allégresse, de douceur et de romantisme. Ce qui leur confère finalement un feeling rassurant. Même la pique lancée au ‘Band Aid’ à travers l’offensif « We are’nt the world (safety girl) », baigne dans un même climat. Et pour que votre info soit complète, sachez que la pochette a été réalisée par l’artiste espagnol, Joan Cornellà. Un must ! D’autant plus qu’au fil des écoutes de cet album, on va de surprise en surprise...

 

vendredi, 20 janvier 2017 18:39

Totally stripped (cd + dvd)

En 1995, les Stones ont eu la bonne idée d’accorder quelques concerts plus intimistes (?!?!?), en marge de la tournée ‘Voodoo lounge’. Enfin, plus exactement dans des salles de capacité raisonnable (l’Olympia de Paris, le Paradiso d’Amsterdam et la Brixton Academy de Londres) ; soit loin de la démesure des spectacles organisés dans les stades. Ce dvd nous propose le documentaire ‘Totally stripped’, diffusé à l’époque sur quelques chaînes TV ainsi que des extraits (en entier) de ces concerts mi-acoustiques, mi-électriques. Si les puristes se réjouiront de la présence des versions d’« I Can’t Get Next To You » d’Al Green ainsi que de « Tumbling Dice », limité au piano et la voix, votre serviteur s’est littéralement régalé à l’écoute et à la vision des compos bien électrifiées et judicieusement choisies lors de ces sets. On y découvre également des images inédites de répètes, des interviews et des soundchecks. L’adaptation du « Like a rolling stone » de Dylan et l’incontournable « Gimme shelter » (NDR : le morceau figure dans sa version intégrale sur le cd) sont de petits bijoux. Et le reste vaut vraiment son lot de pierres qui roulent…

vendredi, 20 janvier 2017 18:38

Alone

A l’origine, cet opus devait constituer le second en solo de Chrissie Hynde ; mais sans doute pour des raisons commerciales, il est signé The Pretenders. Pourtant, Martin Chambers n’y a même pas participé ; et les deux autres musicos originels sont décédés depuis belle lurette (James Honeyman-Scott en 1982 et Peter Farndon, l’année suivante) ; enfin, Heywood, Walbourne et Wilkinson, qui n’ont débarqué qu’après 2005, ne sont pas davantage de la partie. Ce qui n’a pas empêché la native de Hereford de bien s’entourer. Bénéficiant tout particulièrement de la collaboration de Dan Auerbach. A la mise en forme, à la guitare et tutti quanti. Et puis d’une flopée de musiciens de studio, dont Duane Eddy, qui apporte une coloration surf au titre funkysant « Never be together ». Un des quatre morceaux qui figurent au début de l’elpee. Et ils tiennent particulièrement bien la route. Tout comme le titre maître qui ouvre la plaque. Une piste ‘rollingstonienne’, caractérisée par une intro au piano roadhouse. Le bluesy « Roadie Manu », ensuite. Le pub rock « Gotta wait », enfin. Imprimé sur un tempo tribal, il semble hanté par Dr Feelgood. Malheureusement, le reste manque singulièrement de punch. Et la superbe voix de Chrissie a beau se lover dans la mélancolie ou la sensualité, le ressort semble cassé. Il y a bien une rumba (« One more day »), mais insipide, une autre plage qui ose quelques riffs de gratte discordants, mais sans tracer une quelconque ligne directrice (« Chord lord »), et puis de la slide sur le slow « Death is not enough ». Avant un dérapage dans l’électro établi sur « Holy connection », un bonus track destiné à la promo. Allez comprendre pourquoi ? Et pour couronner le tout, Hynde clame qu’elle se hait (« I hate myself »). Suivant la bio, les sessions n’ont duré que 48 heures. Ce qui explique sans doute la panne d’inspiration. Une déception !

 

Après avoir publié son dernier elpee, « Post Pop Depression », disque pour lequel il avait reçu le concours du batteur des Arctic Monkeys, ainsi que de Josh Homme et Dean Fertita, respectivement guitariste et multi-instrumentiste chez Queens of The Stone Age, Iggy Pop est reparti en tournée. Il a entraîné ce backing group dans l’aventure, auquel s’est joint un autre QOTSA, Troy Van Leeuwen, et le bassiste Matt Sweeney. Le périple est passé par le Royal Albert Hall de Londres, en mai 2016. Et ce set a été immortalisé sur un Dvd et un double cd.

Hormis, le drummer et l’Iguane, tous les musicos sont vêtus de pantalons noirs et de vestes scintillantes, comme à l’époque des Shadows. Westerberg porte également un veston, qu’il va jeter au bout de trois morceaux, laissant apparaître son torse nu toujours aussi bien musclé.

La set list recèle des morceaux issus de son dernier elpee, mais également des grands classiques extraits de ses deux opus enregistrés sous la houlette de Bowie (« Lust for life » et « The idot »), auquel il rend un hommage bien électrique sur la cover de « China girl », dont la finale atteint une intensité presque crazyhorsienne. Faut dire que lorsque les trois guitares entrent en fusion, on en prend plein la tronche. Mais aussi son pied. Au sein du tracklisting, il y a bien une exception qui confirme la règle, « Repo Man », extrait de la BO d’un film du même nom. Bref, au bout de 2 heures de concert sans le moindre relâchement, au cours duquel l’animal va haranguer la foule, s’y mêler en n’hésitant pas à étreindre ses fans, sans oublier de crowdsurfer, l’auditoire est ravi. Et nous aussi.

A quelques détails près, le double cd reproduit ce concert, sans l’image, of course…

 

vendredi, 20 janvier 2017 18:34

Girl At The End Of The World

Fondé en 1983, James est une formation qui est toujours parvenue à se transcender sur les planches. Et encore aujourd’hui. Mais si entre 1986 et 2000, elle a publié quelques excellents albums et surtout gravé d’inoubliables singles (« Sit down », « Come home », « She’s a star », « Born of frustation », notamment), depuis le début du millénaire, la discographie fait un peu pâle figure. Bien sûr, Tim Booth a tenté une aventure en solitaire. Et puis les musicos du groupe ont opéré d’incessantes allées et venues. A l’instar du génial trompettiste Andy Diagram ou du tout aussi talentueux violoniste Saul Davies. Ce sont d’ailleurs ces deux membres du band et bien sûr la voix de Tim qui ont toujours apporté cette singularité à la musique de la formation mancunienne. Depuis donc, James cherche vainement à se renouveler. Et tente sur « Girl At The End Of The World” un pari sur l’électro. Qu’il avait pourtant réussi sous la houlette de Brian Eno, sur l’expérimental « Wah wah ». Mais sur ce nouvel essai, il n’y a plus rien d’expérimental, mais des beats et des synthés qui cherchent uniquement à faire danser. Qui cherchent. Mais à mon humble avis, ils vont encore chercher longtemps. Même la superbe voix de Booth est régulièrement martyrisée. Hormis le premier morceau de l’opus, l’hypnotique « Bitch », et le titre maître qui le clôt, une pop song hymnique, parcourue par une slide gémissante et imprimée par une boîte à rythmes bien calibrée, le reste est complètement massacré par l’électronique, évoquant même parfois Donna Summer (« Surfer’s song »), une rencontre entre Pet Shop Boys et Jean-Michel Jarre (« Dear John ») voire du U2 sub « Pop » (« Move down south »). C’est Max Dingel (The Killers, Muse, White Lies ») qui s’est chargé de la mise en forme ; et manifestement, n’est pas Brian Eno qui veut.

 

vendredi, 20 janvier 2017 18:32

Hamburg Demonstrations

Sept ans après avoir publié « Grace/Wastelands », Peter Doherty nous propose son troisième elpee solo. Et manifestement, il semble progressivement retrouver la forme, puisqu’en 2013, il avait déjà publié « Sequel to the Prequel », en compagnie des Babyshambles, et deux ans plus tard, « Anthem for a doomed youth », des Libertines.

Cet opus a été enregistré au sein des studios Cloud Hill, à Hambourg, sous la houlette de Johann Scherer. Ce qui explique certainement le titre du long playing. Un disque qui recèle plusieurs hommages. Tout d’abord aux victimes du Bataclan (« Hell to pay at the gates of heaven”). Puis à Amy Winehouse. A travers une nouvelle version de « Flags from the old regime ». Feu Amy lui aurait écrit « Birdcage ». Et il l’interprète en compagnie de Suzi Martin. L’opus recèle deux superbes versions du contagieux « I don’t love anymore (but you’re not just not anyone) ». Une plus lente, absolument bouleversante, soulignée par des interventions de violon (instrument qu’on retrouve dans la finale, « She is far ») et une autre, parue en single, destinée aux radios.

« A spy in the house of love » invite davantage d’instruments électriques, sans pour autant virer au rock’n’roll. Une autre demo retravaillée. Et le résultat est vraiment épatant. Tout comme « Oily boker », un morceau déchirant, quasi-dramatique, qui s’ouvre et s’achève pourtant dans un climat presque paisible. 

Mais ce qui fait le charme des chansons, c’est la voix de Peter. Faussement détachée, fragile et surtout à fleur de peau elle transcende littéralement toutes les compos aux textes empreints d’une poésie torturée voire tragique. En onze plages largement acoustiques, pour 36 minutes, tout est dit. Pas la peine d’en rajouter une couche. Et on a immédiatement envie d’appuyer sur la touche ‘play’…

En concert ce 11 mars 2017 au Cirque Royal de Bruxelles.

 

Bigflo & Oli sont les premières têtes d'affiche confirmées au Village Francofou

http://www.francofolies.be/

 

 

dimanche, 15 janvier 2017 19:37

Nouvel album pour Doris and The Daggers

Doris and The Daggers, c’est le projet de Stott Kannberg, aka Spiral Stairs, un des membres fondateurs de Pavement et de Preston School of Industry. Le combo publiera son second opus ce 24 mars 2017. Matt Berninger (The National) et Kevin Drew (Broken Social Scene) ont apporté leur concours aux sessions d’enregistrement.

Selon la bio, la musique de D&DD serait le chaînon manquant entre Roxy Music et Wire. A vous de juger…  

Pour voir et écouter la vidéo de « Dance (Cry wolf) », clip auquel Jason Lytle (Grandaddy) a participé, c’est ici

Tracklisting:

Dance (Cry Wolf)
Emoshuns
Dundee
Man
AWM
No Comparison
The Unconditional
Trams (Stole My Love)
Exiled Tonight
Angel Eyes
Doris
and The Daggers

 

dimanche, 15 janvier 2017 19:37

Tiercé dans l’ordre pour Ropoporose

« Kernel, Foreign Moons », c’est le titre du nouvel opus de Ropoporose, dont la parution est prévue pour ce 17 février 2017. En prélude à cette sortie, le premier clip du titre « Horses », titre qui figurera sur ce elpee, est disponible ici

Ce deuxième album a été enregistré par Thomas Poli (Laetitia Shériff, Dominique A…), et proposera des plages qui mêlent kraut, indie-pop, noise, math-rock et lo-fi…

dimanche, 15 janvier 2017 11:27

Cosmonaut

Fondé en 1978, The Monochrome Set a sévi de 1978 à 1985, puis de 1990 à 1998 avant de se reformer en 2010. « Cosmonaut » constitue son quatrième elpee studio depuis sa réunion, et son 13ème à ce jour. Du line up, il ne reste plus que le chanteur/compositeur Bid (NDR : un véritable prince indien !) Qui se charge également de la guitare, aujourd’hui.

Londonien, The Monochronme Set était considéré comme une des formations les plus douées de sa génération. Mais si ses musiciens étaient particulièrement talentueux, ils pêchaient aussi et surtout par dilettantisme. Et le groupe a beau être devenu culte, il n’a jamais vendu des tas de disques. Pourtant, il a gravé quelques opus tout bonnement remarquables. 

Et ce dernier ne l’est certainement pas moins. Peut-être hors du temps. Première constatation, il y a davantage de claviers. Le plus souvent vintage. Pensez aux sonorités d’orgue dispensées chez The Attractions, l’ex-backing group d’Elvis Costello. Une exception qui confirme la règle, « Squirrel in a hat », une piste dont les synthés rappellent carrément Ultravox. On y retrouve bien sûr la voix de crooner nasillarde, laconique de Bid, dont le trémolo et les inflexions sont très susceptibles de rappeler Edwyn Collins. De chouettes mélodies aussi. Et puis des lyrics complètement décalés, lorsqu’ils n’évoquent pas d’étranges pratiques sexuelles. Faut dire que le sens de l’humour bien british de Bid est légendaire. Sophistiquée et excentrique, la musique de TMS doit autant au cabaret, au surf (NDR : ces accords de guitare !) qu’à la pop des sixties. Parfois, on se demande même si elle n’a pas influencé Neil Hannon, le leader de The Divine Comedy. Pourtant, sur cet opus, on décèle des traces de country et de Tex Mex. Et puis des chœurs féminins qui apportent une forme d’allégresse aux compos. Une excellente surprise !