Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 21 mars 2017 11:24

Woods

Peter Broderick avait participé aux sessions d’enregistrement du premier elpee physique de ce Californien. Paru en 2015, il s’intitule « Midsotroy ». Mais c’est la sœur du natif de l’Oregon, Heather Woods, qui prête sa voix à « Differences », le morceau qui ouvre le nouvel opus. Et en duo, les harmonies vocales sont superbes. A cappella, elles baignent au cœur d’un style savoureusement suranné, tout en lorgnant vers les Beach Boys. C’est d’ailleurs la voix de Peter qui fait la différence tout au long de l’album. Parfois elle évoque Paul Simon. Et à cet instant, on imagine un hypothétique tandem qu’il pourrait partager en compagnie d’Art Garfunkel. Mais le plus souvent, elle est proche de celle de Nick Drake. Et c’est flagrant tout au long de « Song for Chantal », plage au cours de laquelle il joue de la guitare en picking. L’accompagnement est d’ailleurs minimaliste. A l’instar de « Hymns » réduit à la sèche et au chant, et au plus expérimental « The universe », limité aux percus et au chant, même si la fin de parcours invite quelques notes de synthé. Le long playing recèle deux instrumentaux ténébreux au cours desquels Allred nous réserve une intervention poignante à la trompette, deux pistes qui pourraient aisément servir lors d’obsèques religieuses ; et tout particulièrement le titre maître, pour lequel il vient y injecter de l’orgue… funèbre…

 

mardi, 21 mars 2017 11:24

Orange Violet

Avant de se lancer dans une carrière solo, Alex Diaz, aka Xela Said, militait, au cours des 90’s, au sein du groupe expérimental Ho Chi Minh. En fait, il a entamé son aventure en solitaire, lorsque les autres musiciens ont déménagé à Los Angeles. Lui a préféré rester à Miami, en Floride, où il vit d’ailleurs depuis pas mal de temps. Mais ce n’est pas parce que l’artiste est seul sur son nuage, qu’il a décidé de changer son fusil d’épaule. Parce que sa musique est tout aussi expérimentale. Les médias spécialisés l’ont même taxée de noise/art/rock voire de folk post apocalyptique. Tout au long de cet « Orange violet », on croise des accords de guitare à la dérive ou répétitives, un zeste d’harmonica, du spoken word, des vocalises éthérées à priori mélodieuses (?!?!?), des tas de bruitages, de l’électronique, des tas de percussions, des accès de basse et on en passe et des plus insolites. Bref, le genre de truc qui pourrait éventuellement servir de B.O. (NDR : les plages les plus angoissantes) à un film d’épouvante ou alors (NDR : le reste) à un documentaire consacré à la copulation entre fourmis…

 

Pionnier du rock’n’roll, Chuck Berry est décédé ce 18 mars 2017. Il avait fêté ses 90 ans en octobre dernier. De son véritable nom Charles Edward Anderson Berry, il est l’auteur de compos incontournables comme "Maybellene" (1955), "Roll Over Beethoven" (1956), "Rock and Roll Music" (1957), "Johnny B. Goode" (1958), "No particular place to go" (1964) et même d’un tube pop intitulé My Ding-A-Ling (1972). Son pseudo ‘Chuck’, il le devait à une marche de canard (‘duckwalk’), qu’il exécutait sur les planches, en jouant de la guitare. D’ailleurs, en ‘live’, il n’en était pas à une acrobatie, près. Personnage imprévisible et pas très commode, il a séjourné, à plusieurs reprises, derrière les barreaux ; et ce le plus souvent pour des faits de mœurs. Des tas d’artistes ou de groupes considèrent ou considéraient Berry comme leur père spirituel. Et la plupart d’entre eux ont ainsi repris ses standards ; depuis les Beatles aux Stones, en passant par Jimi Hendrix, Johnny Winter, Grateful Dead, Elvis Presley, Johnny Rivers, Buddy Holy, Electric Light Orchestra, The Band, Ten Years After et la liste est loin d’être exhaustive… RIP.

 

lundi, 06 mars 2017 19:12

Change of state

Novella, c’est le titre d’un album de Renaissance, une formation qui a sévi au cours des 70’s. C’est également le nom choisi par un quatuor londonien. Un patronyme déjà utilisé, et à de nombreuses reprises, dans l’histoire du rock. Bref, plutôt qu’un « Change of state », le combo risque peut-être un jour de changer d’appellation.

« Change of state » constitue son second essai. Il fait suite à « Land » paru en 2015. Les compos de Novella véhiculent des textes engagés, traitant, notamment, du Brexit, des comportements de Donald Trump, des conflits armés dans le monde ou encore du terrorisme. Bref, des sujets, bien dans l’air du temps. Le tout sur une musique noisy/psyché/pop bien alimentée par les deux grattes duales et une basse à la ligne percutante, mais le plus souvent mélodieuse, quand elle ne joue pas le rôle de contre mélodie. Les harmonies vocales sont tour à tour, légères, angéliques, éthérées. Un peu comme si Slowdive et Swerverdriver avaient chopé l’énergie de Lush. Hormis le mélancolique « Desert », les compos de cet opus sont entraînantes (l’hypnotique « Does the island know », le krautrock « Come in »), mais parfois adoptent un tempo versatile ; cependant, les mélodies sont soignées et se révèlent même quelquefois contagieuses. Et subrepticement, un synthé vient s’immiscer subrepticement dans l’ensemble. Enfin, caractérisé par sa structure en crescendo, « Thun » constitue certainement le sommet de l’opus. Et pour que votre info soit complète, sachez que les enregistrements ont été opéré sur un 8 pistes datant des 60’s ; de quoi apporter davantage d’authenticité à l’expression sonore. Excellent !

 

lundi, 06 mars 2017 19:10

Almost transparent blue

Tiens, c’est curieux, au cours des 60’s, un certain Björn Magnusson militait au sein d’un quatuor suédois psyché/pop répondant au nom de Fabulous Four (NDR : pas de relation, cependant, avec les Beatles). Celui qui nous concerne est plus jeune. Et suisse. Il est également le leader de Great Black Waters et de The New Bodies, des formations helvètes au line up à géométrie variable, qui se revendiquent… psychédéliques. Il a donc décidé de se lancer dans une aventure solo. D’après la bio, il aurait ainsi déjà publié deux elpees et quelques Eps, en solitaire.

Pour enregistrer « Almost transparent blue », l’artiste a reçu le concours du drummer Danny Hole (Nikki Sudden, Kid Congo, The Warlocks), disque dont les 13 pistes trempent, bien évidemment, dans le psychédélisme. Certaines sont plus expérimentales que les autres, et semblent contaminées par les délires de Syd Barrett. Les plus accessibles (?!?!?) naviguent sur des eaux aussi troubles que Devendra Banhart et surtout Ariel Pink (NDR : pensez à « The doldrums »). Elles peuvent d’ailleurs se révéler harmonieuses et élégantes, à l’instar de « The heat » ou du très subtil et fruité « Lisa plays the drums (sucking on a lemon) ». Les vocaux sont flemmards, mais constamment en abîme, légèrement reverb. Les cordes de guitares filandreuses, aventureuses, vaporeuses, parfois noisy (« It keeps hanging around my neck »). Il y a même un excellent blues baptisé « Snakeskin ». Bref, cet elpee nous plonge au cœur d’une atmosphère à fois mystérieuse et fantasmagorique. Créatif, il pourrait ouvrir la voie de la reconnaissance à Björn Magnusson ; pourvu qu’il soigne davantage le sens mélodique de ses chansons. Enfin, s’il souhaite vraiment entrer dans la cour des grands. Et il en a le potentiel !

 

lundi, 06 mars 2017 19:09

Friends & lovers

« Friends & lovers » constitue déjà le cinquième elpee de ce trio argentin… exclusivement féminin. Si la chanteuse/guitariste Cecilia Kelly et la drummeuse/vocaliste Silvana Costa militent au sein du groupe depuis le départ, c’est-à-dire 2005, le rôle de bassiste a régulièrement changé. Manuela Ducatenzeller est ainsi aujourd’hui préposée à la quatre cordes.

Si les premiers opus privilégiaient le funk blanc, dans l’esprit de Gang of Four et le dub, dans celui d’ESG, « Friends & lovers » adopte un profil davantage noisy et post punk. Deux exceptions qui confirment la règle : le caoutchouteux « Sugar beat » et l’hypnotique, groovy, « Sundays ». Faut dire que le drumming précis et syncopé de Silvana Costa correspond parfaitement à ce style musical. Bref, tout au long du reste de l’opus, les guitares bruitistes, savoureusement discordantes, alimentent l’expression sonore. A l’instar de « Breath of light », réminiscent de Jesus & Mary Chain. Mais également de « Love as I do », du lancinant « Summer breeze » et de « Make it real ». Des pistes imprimées sur un mid tempo. Davantage post punk, l’excellent « Tied to a chain » ainsi que le sauvage « I don’t care », un autre sommet de l’elpee qui alterne guitares distordues, surf ou cinglantes, lorgnent carrément vers Siouxsie & The Banshees. Certains médias n’ont pas d’ailleurs pas hésité à qualifier ce dernier titre, comme la réponse féminine à Thee Oh Sees. Et si les B52’s planent au dessus d’« I’m on fire » (ces backing vocaux !), caractérisé par ses flux de sonorités de grattes, « Sun goes down » est aussi tranchant qu’un Shonen Knife. L’opus s’achève par le plus tribal et offensif « Celebration life », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Delta 5. Un chouette album !

 

lundi, 06 mars 2017 19:07

Last Place

Onze années déjà que Grandaddy avait mis la clef sous le paillasson ; et ce après avoir publié son chef-d’œuvre, « The Sophtware slump ». Depuis, les musicos ont poursuivi leur parcours, chacun de leur côté, Jason Lytle, le chanteur et leader publiant deux elpees en solo : « Yours truly, the computer » en 2009 et « Dpt. Of Disappearance » en 2012. Dans un style, fort proche de ce qu’il proposait auparavant en compagnie du groupe, il faut le souligner. En 2015, la formation a donc décidé de reprendre le cours de l’aventure. Et « Last place » constitue » son premier opus, depuis ce come-back.

Première constatation, Grandaddy n’a rien perdu de la fragilité de son sens mélodique, un sens mélodique entretenu par des harmonies vocales veloutées et des synhtés vintage. Mélancoliques, romantiques, les compos sont le plus souvent imprimées sur un mid tempo. Et puis, on y retrouve un thème de prédilection si souvent exploré, comme le combat entre la nature et la technologie. Autre constante, la musique affiche toujours cet aspect à la fois troublant et rassurant.

C’est le single « Way we won’t » qui ouvre la plaque. Un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Matt Sharp (Weezer, Rentals). En fait, les premières compos de cet LP reprennent les choses là où le combo les avait laissées. Puis, dès « The boat is in the barn », le ton commence à changer. Il y a ce recours au mellotron. Ces riffs spasmodiques qui ouvrent la plage. Et puis le spectre des Travelling Willburys qui se met à planer. Pas tellement étonnant, car Jeff Lynne (ELO) a toujours été une référence pour Jason. « Check ijinn » est un titre plus rock, plus enlevé. Mais c’est en fin de parcours que le long playing devient le plus intéressant. Tout au long de trois autres pistes imprimées sur cet inévitable mid tempo. Ballade majestueuse, romantique, « This is the part » est coloré d’arrangements symphoniques rappelant les Moody Blues. Des arrangements qui se prolongent sur « Jed the 4th », nonobstant des bruitages électroniques qui s’invitent en milieu de parcours. Mais le sommet de l’opus est atteint par le majestueux « A lost machine ». Guidée par les accords d’un piano, cette piste s’enrichit progressivement de bruitages psychédéliques, d’orchestrations symphoniques, dans l’esprit d’un Mercury Rev au sommet de son art. A cet instant, le falsetto de Jason n’a jamais été aussi proche de celui de Jonathan Donahue. L’elpee s’achève par « Songbird son », un titre plus dépouillé, acoustique, malgré quelques légers effets cosmiques. Un retour réussi !

 

lundi, 06 mars 2017 19:06

Here they come

E-Grand, c’est le projet du Lyonnais Didier Frahier. Avant de monter ce nouveau groupe, il avait sévi chez Dynamo. Et « Here here they come » constitue le deuxième elpee d’E-Grand. Il fait suite à « 1st album », paru en 2011. Première constatation, au sein du line up figure trois gratteurs, dont le leader qui se réserve également et circonstanciellement les claviers. Donc la musique est particulièrement électrique. Bien vu !

Dès l’ouverture, l’électricité gicle tout au long d’une ballade mid tempo (c’est souvent le cas) offensive mais élégante, qui doit davantage à Wilco qu’au Crazy Horse de Neil Young. Et puis, il y a ce drumming ample, digne de Glenn Kotche. Ainsi que ce feeling si caractéristique chez la bande à Jeff Tweedy. Comme sur le plus mélancolique et presque hymnique « Safari ». Seules, pourtant soignées, les harmonies vocales évoquent tour à tour Teenage Fan Club voire Big Star. Une électricité qu’on retrouve à tous les étages, mais pas nécessairement dans le même registre. Plutôt sous un profil pop/rock. Ou plus exactement britpop. A cause du sens mélodique. Un peu comme si Graham Coxon et les LA’s avaient décidé d’enregistrer ensemble. Encore que les inflexions vocales du lyrique « A Queen of the street » semblent empruntées à Peter Gabriel. De cet opus, on épinglera encore le plus funky « A sign of love », « Memories », galvanisé par une ligne de basse hypnotique, « She lives on », discrètement traversé par une traînée stridulante, manifestement inspirée par le « Ashes to ashes » de Bowie », le dansant « Call of life », émoustillé par ses chœurs presque ‘rollingstoniens’ (ouh ! ouh !) ; sans oublier le superbe « The keys to your life », une plage intense, dont la fin de parcours est à nouveau particulièrement électrique. Un peu comme le titre d’entrée. La boucle est ainsi bouclée. Une excellente surprise !

 

lundi, 06 mars 2017 19:05

The last soap bubble crash

« The last soap bubble crash » constitue le second elpee de Dario Mars & The Guillotines, le nouveau projet de Renaud Mayeur (voir interview ici). Cet ex-La Muerte, Hulk, Les Anges, et on en passe, pratique ce que qu’on pourrait appeler du spaghetti-western-voodoo-garage.

Son nouvel opus s’ouvre par « Summer ice », une plage qui ne manque pas de punch. Sorte de bossa nova uptempo imbibée de claviers vintage, « Hold on » évoque curieusement… Vaya Con Dios. A cause de la voix de Bineta qui emprunte les inflexions de Dani Klein. Tout comme sur le plus filmique « Far from you ». Une impression qu’on retrouve encore sur le soul/blues, « Strange happiness ». En fait, essentiellement lors des morceaux les plus paisibles. Nonobstant les cordes de gratte surf, « Gone with sorrows » épouse le sens mélodique d’un Texas. Oui, oui, celui de la bande à Sharleen Spiteri. Et pas une référence à l’Etat du Sud des States… Ténébreux et sauvage, l’excellent « I wish I was with you » semble hanté par des voix démoniaques. Et pourtant, il est bien rock. Tout comme l’uptempo « Vertigo ». Les cordes de guitare sont à nouveau sculptées dans le surf. La basse est sombre, mordante. Le drumming échevelé et les claviers vintage. Le spectre du Led Zeppelin –n’en déplaise à Renaud– plane sur deux morceaux. Et ils figurent parmi les meilleurs du long playing. Tout d’abord « Walk baby walk », même si l’intro évoque plutôt le célèbre « Albatross » de Fleetwood Mac ». Puis l’oriental, incantatoire et hypnotique « Soulless ». Angoissant, « Keep smiling » (un paradoxe !) macère dans des sonorités qui semble sortir d’un bistrot guinguette, un peu comme dans la B.O. du long métrage signée Yann Tiersen, ‘Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ?’. Manifestement les références au cinéma sont légion. Et la version alanguie du « I wanna be loved by you », popularisée par Marylin Monroe, qui clôt l’opus, en est une nouvelle illustration. Un chouette album !

 

lundi, 06 mars 2017 19:02

Ruins

Wolf People nous vient des Iles Britanniques, du Bedfordshire très exactement. A son actif, quatre elpees, dont le dernier, « Ruins ». A l’origine, le groupe puisait ses sources d’inspiration majeures chez Captain Beefheart, Grateful Dead, Jimi Hendrix, Black Sabbath, Jethro Tull, Led Zeppelin, The Incredible String Band et Fairport Convention. The Black Mountains également, pour citer un band contemporain. Fondé en 2005, le combo semble digérer, progressivement, ses influences. Progressivement, le mot est bien choisi, car sa musique continue d’osciller entre prog, folk insulaire, hard rock et psychédélisme. Il est même parfois étonnant de retrouver sur un seul morceau un feeling pastoral très susceptible de se réserver des envolées bucoliques ainsi que des turbulences bien métalliques chargées de groove. Ces duels de grattes, ce mellotron, cette flûte, ce saxophone et ces synthés font ainsi bon ménage. Même au sein d’un climat exotique. Parfois on pourrait imaginer le résultat d’un bœuf entre Black Sabbath et Steeleye Span. Encore qu’en prenant un peu de recul, c’est surtout à Dream Theater, qu’il faudrait penser. On a même droit à un blues (NDR : le morceau d’ouverture « Ninth night », qui se réfère à l’ésotérisme historique). N’empêche pour des « Ruins », il faut reconnaître que les morceaux ont encore fière allure…