Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 30 novembre 2016 19:15

Un nouveau single pour Las Kellies

Après avoir publié son quatrième elpee, « Friends & Lovers », l’an dernier, Las Kellies nous revient avec un nouveau single. Intitulé « Sugar Beat », il paraîtra ce 27 janvier. Puisant essentiellement son inspiration chez les Slits, ESG, Thee Oh Sees et Delta 5, le trio féminin argentin devrait plaire à celles et ceux qui ont la nostalgie du mouvement riot grrrl si bien incarné par Bikini Kill, mais popularisé –notamment– par Veruca Salt et L7.

Pour écouter le single, « Sugar beat », c’est ici

Et si vous souhaitez jeter un coup d’œil aux vidéos, les liens ci-dessous devraient vous permettre de vous faire une petite idée du potentiel de la formation

'Summer Breeze': https://youtu.be/QM78ozhS44s
'I Don't Care': https://youtu.be/2HOpwmPaitQ
'Make It Real': https://youtu.be/yYZZ3i-K2mg

 

Bandcamp: https://laskelliesmusic.bandcamp.com/

 

 

 


 

 

mercredi, 30 novembre 2016 19:15

Le triomphe de La Féline

Ce 27 janvier 2017 paraîtra le nouvel opus de La Féline, « Triomphe ». Il s’agit du projet d’Agnès Gayraud dont l’univers, singulier, évolue entre deux mondes, celui de la musique et des textes. Le premier single, « Senga », extrait de cet opus, fait l’objet d’un clip pour lequel La Féline s'est associée au collectif As Human Pattern. Un clip sombre et fascinant qui nous transporte au plus profond d’une forêt brumeuse où résonnent encore des flûtes d'un autre temps, entre mythologie païenne et violence.

Pour voir le clip de « Senga », c’est ici 

En concert :

01/12/2016 - RENNES @ Bars en Trans
16/03/2017 - PARIS @ La Maroquinerie - Release Party

 

 

mercredi, 30 novembre 2016 19:14

Les derniers clips ‘Made in Belgium’

Daan

« Friend », un extrait de l’elpee « Nada », dont la sortie est prévue le 18 novembre. Un avant-goût des paysages sonores enregistrés par Daan pour le documentaire éponyme de Peter De Bruyne, en Espagne.

https://www.youtube.com/watch?v=ula83IRbFVg

Daan sera aux Pias Nites Chez Pias le 21 novembre et en concert au Botanique à Bruxelles le 11 décembre

Piano Club

« Christine » fait l’objet d’un clip réalisé par Eve Martin, déjà aux commandes pour Love Hurts, Take ou Elephant in the Room.

https://www.youtube.com/watch?v=Cl8QFjv4V08

En concert

03/12/2016 Père Noël est un Rockeur - Thuillies - BE
10/02/2017 Rotonde - Botanique - BE
25/02/2017 Young Guts Festival - Namur – BE

My Diligence  

“Aliens On The Moon” nouveau single et clip qui prélude la sortie d’un nouvel opus pour ce power trio établi à Bruxelles dont la musique oscille à la croisée des chemins de Queens of the Stone Age, At the Drive-In, Wolfmother ou encore Clutch. Enjoy and Share ! Le nouvel album est prévu pour 2017 !

https://www.youtube.com/watch?v=7U1Z2Tuft28&feature=youtu.be

 

 

mercredi, 30 novembre 2016 19:14

The xx en suspens

« On hold », c’est le titre du dernier clip vidéo de The xx. Il a été réalisé par Alasdair McLellan et tourné à Marfa, au Texas. Pour le visionner, c’est ici

Il s’agit également du troisième single issu du très attendu nouvel opus, « I see you », dont la sortie est prévue pour le 13 janvier 2017.

En concert

14 Février  Zénith – Paris, France
15 Février  Zénith – Paris, France – Nouvelle date
17 Février  Zénith – Strasbourg, France
21 Février  Halle Tony Garnier – Lyon, France
1 Mars  Forest National – Brussels, Belgium – Sold out
2 Mars  Forest National – Brussels, Belgium – Nouvelle date

mercredi, 30 novembre 2016 19:14

Pas de hit pour Nick Oliveri

Nick Olivieri, le leader/chanteur/bassiste de Mondo Genrator va publier toute une série de compiles baptisées "N.O. Hits At All" sur le label Heavy Psych Sounds, des recueils qui devraient inclure des inédits enregistrés en compagnie de nombreuses formations issus de la scène heavy rock internationale. 

"Ce projet est le premier volume d'une série de compilations de morceaux sur lesquels j'ai chanté. Pour des groupes que j'apprécie, ou des groupes qui appréciaient assez ma voix pour m'inviter comme guest sur l'un de leurs morceaux. Certains ont déjà vu le jour, et d'autres sont des exclusivités totales. J'ai eu la chance de chanter et jouer de la basse sur plus de 50 projets, pour des groupes que j'apprécie particulièrement – Dwarves, Mondo Generator, Svetlanas, Q.O.T.S.A, Kyuss, Bl'Ast, Bloodclo, Masters Of Reality, Vista Chino, Mark Lenagan Band, Turbonegro, Death Acoustic, The Uncontrollable, pour ne citer qu'eux. Mes amis de Heavy Psych Sounds Records sortiront donc une série intitulée "N.O. Hits At All”, mettant à la dispo du public pour la toute première fois en 25 ans tous ces morceaux sur lesquels j'ai participé. Get your head right, put this record on and play it loud!" Nick Oliveri  

"N.O. Hits At All Vol.1" paraîtra ce 27 janvier 2017 aux formats vinyle LTD transparent black, red, ainsi qu'au format.

Tracklist vol 1

FACE A

1. Komatsu "Lockdown"
2. Death Acoustic "Anything and Everything"
3. Winnebago Deal "Revenge"

FACE B

1. Svetlanas "Speedfreak"
2. Death Acoustic "Time To Think / Surf&Destroy"
3. Ken Pustelnik's Groundhogs "Eccentric Man"

http://www.heavypsychsounds.com/

 

 

mercredi, 30 novembre 2016 19:13

Colorado de plus en plus connecté…

« Cellphone », c’est le premier extrait du nouvel Ep de Colorado, « Mindset » qui paraîtra ce 9 décembre. Le clip est né d’une nouvelle collaboration avec le réalisateur Marc Mifune, concours qu’il avait déjà apporté à celui de « Lies ».

Pour voir le clip de « Cellphone », c’est ici

 

 

lundi, 14 novembre 2016 02:00

Un grand cru !

Lundi 14 novembre 2016. The Divine Comedy est programmé au théâtre Sebastopol à Lille. L’accréditation presse a été confirmée à 17h30. Pourtant le concert n’est pas sold out. Allez comprendre… Bref, en démarrant vers 18h30, la durée de parcours est estimée à une petite heure. Pour 30 kilomètres ! Sauf que la circulation est particulièrement dense. Et comme la météo est pourrie, les embouteillages se multiplient. Ouf, on arrive quand même vers 19h45 à la rue Solferino. Ne reste plus qu’à dénicher une place de parking. Et là, c’est manifestement un casse-tête chinois. Résolu de manière pas trop académique. M’enfin, on atteint enfin la destination vers 20 heures.

The Divine Comedy a publié un nouvel album début septembre 2016. Intitulé « Foreverland », il reflète la vision de Neil Hannon, de l’État et du pouvoir. Particulièrement critique, vous vous en doutez. Dans son style si caractéristique, britannique, tellement propice à la dérision. Et puis sa pop orchestrale, baroque y est toujours aussi savoureuse. Dès lors, 10 ans après son passage à l’Aéronef de Lille, il semblait judicieux d’aller revoir cet artiste, pour le moins, atypique.

Lisa O’Neil assure la première partie. Elle nous vient d’Eire. Plutôt frêle, elle est armée d’une sèche. Son accent est résolument gaëlique. Sa voix, particulièrement aigue. Et ses chansons trempent dans le folk. Elle est soutenue par une violoniste, dont on attend à peine les interventions. Sauf quand elle se consacre aux backing vocaux. Un accordéoniste vient les rejoindre en cours de set. Mais il n’est pas davantage audible. Bref, le plus intéressant procède des traits d’humour, qu’elle s’évertue à exprimer en français, entre ses chansons. Une chose est sûre, elle a la langue bien pendue…

Sur l’estrade, on constate la présence d’une grosse mappemonde, à gauche de l’estrade et puis d’une tête réduite de cheval blanc, entre deux claviers. Les musicos grimpent sur le podium. Un drummer, deux claviéristes, un bassiste et un guitariste. Barbe de trois jours, Neil Hannon arrive quelques secondes plus tard. En costume de Napoléon. Il affiche un sourire narquois. Applaudissements nourris. On est en France, pardi ! Aussi, après avoir amorcé son set par l’hilarant « How can you leave me on my own », il embraie par l’inévitable « Napoleon Complex », deux pistes issues du dernier opus. Pour ce dernier titre, un des claviéristes est passé à l’accordéon ; et ses interventions nous bercent littéralement, même lorsqu’elles baignent dans un climat ‘guinguette’. Elles vont d’ailleurs régulièrement colorer l’expression sonore. Quant à celles du drummer, elles sont singulièrement toniques. En outre, lorsque le guitariste, le bassiste –dont les déhanchements sont particulièrement sexy– et le second claviériste conjuguent leurs harmonies vocales, on se croirait presque au cœur d’un exercice de polyphonie vocale.

Neil dépose son couvre-chef sur la mappemonde, avant d’aborder « The frog princess », une chanson au cours de laquelle le bassiste se met à siffloter, alors que son leader charismatique souffle dans une drôle de clavinet. Ce dernier se sert un verre de vin. Proclame que le café est bon, puis affronte « Catherine the great », une diatribe à peine voilée du pouvoir politique en Russie. Mais Trump n’est pas davantage épargné. Son discours, entre les chansons, est très clair, à ce sujet. « The certainty of chance » clôt la première partie du show. La voix de Neil est emphatique, opératique même. Les chœurs sont éthérés. Les arrangements, dispensés par les synthés, reproduisent les orchestrations de cordes. C’est sans doute bluffant, pour une bonne partie de l’auditoire. Mais franchement, un quatuor de cordes aurait donné une autre dimension à la compo. Neil se retire quelques minutes. Les musicos en profitent pour régler leurs instruments en proposant une sorte d’‘ambient’.    

Hannon remonte enfin sur les planches. Il s’est changé. En homme d’affaires britannique, il s’est habillé de noir. Costard, et chapeau melon. Et, bien évidemment, le parapluie est de la même couleur. Sauf la chemise. Blanche et bien amidonnée. Le guitariste a opté pour le banjo, et le bassiste pour un ukulélé. Le combo se lance dans la valse « Bang goes the Knighthood ». Très british, of course. Et une attitude qui me rappelle quelque part le regretté John Steed, dans la série ‘Chapeau melon et bottes de cuir’. Encore que ses lyrics fustigent l’establishment, les tabloïds ; mais aussi les banques, qu’il estime responsables de la crise financière. Il fait tournoyer son pépin au cours de « The complete banker ». Pendant « Generation sex », Neil descend dans le public. Enfin dans l’allée centrale. Une vingtaine d’aficionados ont quitté leur siège ; et de leurs bras, forment une haie humaine, sous laquelle Hannon passe allègrement. Un peu comme lors d’une fête country. Quand il remonte sur l’estrade, c’est pour ouvrir son fameux globe. Afin de se servir un autre verre de vin. Des roadies lui apportent une chaise haute, sur laquelle il interprète « The happy goth ». Le spectre de Peter Hamill plane… Puis une seconde, afin d’accueillir Lisa O’Neil. Ensemble, ils vont interpréter « Funny peculiar », un morceau balisé par des sonorités de piano bar. Très cabaret ! Surprise, le band nous balance une cover, quand même abrégée, du « Brimful Of Asha » de Cornershop. C’est à partir de ce moment que le set va carrément changer de ton. Il devient plus rock. Le public se concentre de plus en plus dans l’allée centrale. « All the indie disco » enflamme les aficionados. Et la foule se lève enfin pendant « Something for the weekend ». A la demande de Neil, quand même. Une autre reprise ? Celle de Cilla Black, « Alfie ». Et après « I like », on lui apporte une belle guitare blanche sur laquelle, il va s’autoriser un solo. Pendant le dernier morceau du show, « National Express ».

Mais rapidement The Divine Comedy revient sur l’estrade. La troupe est sur sa lancée. Il faut donc battre le fer tant qu’il est chaud. Surtout quand il est bien rock. Mais avant de relancer la machine, Hannon rouvre sa mappemonde, et offre une tournée à ses musicos, n’oubliant pas de se servir un nouveau canon. D’un grand cru ? Ce n’était, apparemment pas, de la vulgaire piquette. Neil est un bon vivant, c’est une certitude. Les « Absent friends » ont probablement eu tort. Et ce superbe concert de s’achever –comme lors de la plupart de ses derniers sets– par le jubilatoire « Tonight the fly », sous les acclamations nourries de la foule…

Tracklisting

1. How Can You Leave Me on My Own
2. Napoleon Complex
3. Bad Ambassador
4. The Frog Princess
5. Catherine the Great
6. To the Rescue
7. The Certainty of Chance
8. Bang Goes the Knighthood
9. The Complete Banker
10. Generation Sex
11. Our Mutual Friend
12. The Happy Goth
13. I Joined the Foreign Legion (to Forget)
14. Funny Peculiar
15. A
Lady of a Certain Age
16. Songs of Love
17. Brimful Of Asha (Cornershop cover)
18. At the Indie Disco
19. Something for the Weekend
20. Bernice Bobs Her Hair
21. Alfie  (Cilla Black cover)
22. I Like
23. National Express 

Encore:

24. Absent Friends
25. Assume the Perpendicular
26. Tonight We Fly

(Organisation : FLP / Divan Prod)

Leonard Norman Cohen est décédé ce 10 novembre 2016, à Los Angeles, en Californie. Il était né le 21 septembre 1934 à Westmount (Montréal), au Québec. De son véritable nom Leonard Norman Cohen, ce poète, romancier et auteur-compositeur-interprète canadien s’est imposé dans l’univers du folk, fin des sixties, avant de teinter son style de multiples influences, oscillant de la pop au cabaret, en passant par la country et la world. D’une voix grave, il chantait le plus souvent au sujet de l'amour passion, de la religion, de la solitude, de la sexualité, des relations humaines et de la politique. C’était un Juif pratiquant. Ses plus grands tubes ? « Suzanne », « Bird on a wire » et « Hallelujah ». Il a exercé une influence majeure sur des artistes comme Suzanne Vega, Nick Cave, Ian McCulloch et Jean-Louis Murat. Notamment ! Il venait de graver un album studio, « You want it darker », le 21 octobre dernier. Il était monté sur scène, au Festival de l'île de Wight, en 1970, juste après Jimi Hendrix. Plus de 1500 artistes ou groupes ont repris ses compositions. Outre son impressionnante discographie, il a publié une dizaine de livres (romans, recueils de poésie, psaumes, prose, etc.). RIP.

Après avoir accordé un remarquable concert, dans le cadre du dernier Cactus, à Bruges, Wilco était de retour à l’Ancienne Belgique, ces 27 et 28 octobre. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les deux dates étaient sold out. En deux jours, la formation chicagoan a donc attiré 4 000 spectateurs. Et il faut avouer qu’à l’intérieur, c’était blindé de chez blindé. Mais –et il faut le souligner– la foule était constituée d’un public multigénérationnel. Le rock n’est pas mort ! La preuve par Wilco…

Wilco a gravé deux albums en 2016. Le plus électrique « Star Wars », en juillet et le plus acoustique « Schmilco » en septembre. Deux disques épatants qui s’inscrivent pourtant dans des styles diamétralement différents. Ce qui avait donc poussé votre serviteur à aller revoir la formation en ‘live’. Plus étonnant encore, la set list du 27 est différente de celle du 28 octobre ; et c’est ainsi tout au long de sa tournée. De quoi encore démontrer que le groupe cherche constamment à se renouveler…

Le décor est superbe. Une forêt enchantée à multicouches est disposée sur le podium. Et le light show va plonger la scène au sein d’un éventail de climats différents. Derrière, sur la droite, il y a même un morceau de ciel. Il laisse apparaître divers tableaux : un arc en ciel, des nuages qui défilent, etc.

Le set s’ouvre par trois morceaux du dernier opus. Des chansons qui trempent dans l’americana, mais suffisamment électrifiés pour ne pas être taxées de folk. Le son est vraiment nickel ! Toujours barbu, Jeff Tweedy est coiffé de son inséparable chapeau blanc/beige. Au bout d’une dizaine de minutes, les compos commencent à prendre de l’intensité. Et notamment dès « I am trying to break your heart ». Nels Cline, le guitariste soliste, se met à bidouiller les boutons d’un pupitre et la fin de parcours se révèle complètement déstructurée. Dans la foulée, amorcé par des bruitages électro et imprimé sur un tempo krautrock, l’excellent « Art of almost » lance véritablement le show. La set list est cependant bien équilibrée, les titres les plus acoustiques servant de césure entre les plus percutants. Ainsi on retrouve Nels, assis, la gratte sur les genoux, pour jouer de la pedal steel, alors que Pat Sansone, préposé aux synthés ou à la troisième gratte, se sert d’un dobro, sur « Misunderstood ». La ligne de basse caoutchouteuse de John Stirratt et les interventions au piano électrique de Mikael Jorgensen trament « Somenone to lose », une chanson dont le tempo offensif évoque manifestement les Beatles circa « Abbey Road ». Et « We are’nt the world (Safety girl) » adopte un même profil. Pensez un peu à l’époque où Billy Preston siégeait derrière l’orgue, comme cinquième membre non déclaré. J’ignore pourquoi, mais les mélodies –parfois même en multicouches– me rappellent souvent celles des Fab Four. Sans doute à cause de ces refrains contagieux ; même si les timbres sont différents. D’ailleurs quand les voix se conjuguent en harmonie, c’est plutôt aux Byrds qu’on se met à penser (« Heavy metal drummer »). Mais comme celle de Jeff campe un hybride entre John Lennon et Mark Oliver Everett, il n’est finalement pas étonnant que le spectre des quatre de Liverpool plane régulièrement.

Autre moment fort du show, « Impossible Germany ». Imprimée sur un mid tempo, bringuebalante, cette compo permet à Nels d’étaler toute sa virtuosité sur sa six cordes. Ce qui va lui valoir une monstrueuse ovation. Derrière ses fûts, Glenn Kotche est particulièrement inventif. Se servant de baguettes différentes, suivant les morceaux, il lui arrive de secouer une maraca en même temps. Trois grattes alimentent les morceaux les plus électriques. A l’instar de « I’m the man who loves you », morceau qui finit par tourner carrément à la jam. Nels a sorti sa belle guitare blanche, à deux manches, pour l’excellent « Dawned on me ». Il en frotte même les cordes à l’aide d’un bottleneck. Jeff plaisante régulièrement entre les morceaux. Ce qui a le don de faire rire l’auditoire. Et le set s’achève au bout d’une heure trente par le contagieux « The last greats ».

Enfin pas tout à fait, car deux rappels sont prévus. Le premier s’ouvre par « Jesus etc. » ; un titre plus r&b, rogné par les claviers. Cet ‘encore’ va inclure 6 morceaux, dont le plus syncopé « Random name generator ». Généreux, Wilco va clore le spectacle par un autre morceau sculpté dans le krautrock, « Spiders (Kidsmoke) », auquel votre serviteur ne pourra assister, car son train n’attend pas. Les transports en commun ne tiennent plus aucun compte de la fin des spectacles à Bruxelles. On doit impérativement se déplacer en voiture pour se rendre dans la capitale. Sauf que pour l’instant, y circuler, c’est la galère. Et la situation n’est pas prête à évoluer. Même le soir. Et surtout en début de week-end. Les problèmes de mobilité risquent encore de s’accentuer, si les transports en commun ne tablent plus que sur la rentabilité. Et c’est encore une fois le public provincial qui va en faire les frais…

N’empêche, quelle belle soirée ; et puis quel beau pied de nez à ceux qui colportent que le rock est mort. Un bémol ? Il y avait peut être un peu trop de monde. Ce qui nuit bien évidemment au confort d’un tel spectacle. Mais c’est sans doute la rançon d’une future gloire qui s’annonce irrépressible…

Set list

1. Normal American Kids
2. If I Ever Was a Child
3. Cry All Day
4. I Am Trying to Break Your Heart
5. Art of Almost
6. Pickled Ginger
7. Radio Cure
8. Company in My Back
9. The Joke Explained
10. Misunderstood
11. Someone to Lose
12. Reservations
13. Impossible Germany
14. Happiness
15. We Aren't the World (Safety Girl)
16. Locator
17. Heavy Metal Drummer
18. I'm the Man Who Loves You
19. Dawned on Me
20. Hummingbird
21. The Late Greats

Encore

22. Jesus, Etc.
23. Random Name Generator
24. Red-Eyed and Blue
25. I Got You (At the End of the Century)
26. Outtasite (Outta Mind)
27. I'm a Wheel

Encore 2:

28. Spiders (Kidsmoke)

(Organisation : Live Nation)

 

‘Toutes les nouvelles sont de mauvaises nouvelles’, chante Page Hamilton sur son dernier single « Bad news » (voir la vidéo ici), un extrait du nouvel album qui paraîtra ce 28 octobre 2016. Intitulé « Dead to the world », il prélude une tournée pour 2017. Qui passera notamment par

08.02. – Doornroosje, Nijmegen (NL)
09.02. – De Casino, Sint-Niklaas (BEL)
11.02. – La Maroquinerie, Paris (FR)
12.02. – La Sirene, La Rochelle (FR)
13.02. – Barbey Theatre, Bordeaux (FR)
14.02. – Le Metronum, Toulouse (FR)
20.02. – Le Moulin, Marseille (FR)
07.03. – Het Depot, Leuven (BEL)
08.03. – De Kreun, Kortrijk (BEL)

Cet elpee fait suite à « Seeing Eye Dog », paru en 2010.

www.helmetmusic.com